DÉBRIS DE TEMPLES
Sainte-Mavie m Cosmedin, r~ L'intérieur est divisé en trois nefs par seize colonnes antiques, dont les chapiteaux sont très-variés. Les grandes colonnes encastrées dans les murs sont un reste du temple de la Pudicité patricienne^ où les femmes de cette classe avaient seules le droit d'entrer. Dans la cour on voit l'ancienne cella d'un temple. Tite-Live le désigne sous le nom de Mater Matuta ou Matris Magnœ Ideœ [ffisê., XXXVI, 36).
La rue voisine a conservé le nom de Via délia Greca^ en souvenir de l'école grecque qui était en cet endroit et où Ton croit que saint Augustin professa la rhétorique.
Saint' Nicolas in Carcere. — On observe à la façade et au mur latéral de grandes colonnes .d'ordre corinthien. Les trois nefs sont divisées par quatorze colonnes antiques de cipollin et de granit. Dans la crypte, existent les substructions de trois temples, désignés par Tite-Live sous les vocables de l'Espérance, Spes (XXIV, 27), de Junon, Ju7io sospita (XXXIV, 53) et de la Piété filiale, Pietas (XL, 34). Ce dernier fut construit l'an de Rome 561.
Sainte-Marie in Ara Cœli. — On y monte par un escalier de cent vingtquatre marches, construit en 1348 et dont le marbre blanc provient du temple de Quirinus. Les trois nefs sont partagées par vingt-deux colonnes antiques de granit, survivance du temple de Jupiter Capitolin, que Tite- Live nomme Jupiter in Capitolio (XXXV, 41) . La troisième colonne à gauche porte une inscription en lettres pédales, qui indique qu'elle a été prise au palais des Césars : a cvbicvlo av&vstorvm.
St'Barthélemy en /'//e. — Les quatorze colonnes de granit qui partagen les trois nefs proviennent du temple d'Esculape, bâti au même emplacement. Dans le couvent voisin, on peut observer les restes de la pointe de l'île, à laquelle les Romains avaient donné la forme d'un bateau.
Saint-Adrien au Forum, — La façade, construite en briques, passe, auprès de certains archéologues, pour être celle du temple de Saturne.
Sainte-Marie au Transtévère. — On croit que les vingt-deux colonnes de granit rouge et noir, de hauteur, de diamètre et de chapiteaux différents, sont l'unique débris du temple des Ravennates, élevé pour les soldats de la flotte qu'Auguste forma à Ra venue.
Saint'Chrysogone. — Les vingt-deux colonnes de granit rouge ou gris des nefs et les deux colonnes de porphyre de l'arc triomphal ont été évidemment empruntées à un temple païen, dont on ne connaît pas le nom.
Sainte-Françoise Romaine, — L'église et le couvent occupent l'emplacement du double temple construit par l'empereur Adrien et connu vlilgai-
rement sous le nom de Vénus et de Rome. Il ne reste plus de l'édifice antique que les deux absides adossées, avec voûtes en caissons.
Saint- Paul aux trois fontaines. — Il y a quelques années, on creusa le sol de cette église pour l'assainir. On trouva, à un peu plus d'un mètre de profondeur, des bases de colonnes, seul reste de la salle où les Romains s'exerçaient au jeu du pugilat et de la palestre .
Saint'Pierre-ès-Liens. — L'intérieur est divisé en trois nefs par vingt deux colonnes cannelées, en granit et d'ordre dorique.
Sainte-Marie Majeure. — Les colonnes qui séparent les trois nefs sont au nombre de trente-six, en marbre du mont Hymette et d'ordre ionique. On s'accorde à dire qu'elles appartenaient au temple de Junon.
Sainte-Sabine. — Les vingt-quatre colonnes de marbre de Paros, cannelées et d'ordre corinthien, que l'on voit à l'intérieur, ont été tirc»3S du temple de Diane, qui était situé au sommet de l'Aventin.