OBSERVATION III
Ex 1826, on nous montra, dansune ville opulente, une jeune demoiselle, âgée de g ans, d’une constitution débile , née de parens chargés de graisse molle et étiolés , laquelle n'avait aucune force et se refusait aux exercices de son âge. Elle était habituellement couchée ou appuyée sur les genoux de sa mère. Si elle marchait, elle s’entravait avec ses propres pieds; elle serait tombée très-fréquemment , si l'on n'avait eu Île soin de ne pas la perdre de vue et de la tenir presque constamment par une main. Ses fonctions se faisaient assez bien, excepté Ja digestion qui était lente et la défécation irrégulière. La région de l'épine, lorsque l'enfant était appuyée vers la face, formaitune courbe légère et uniforme en devant ; mais , si on la couchait en pronation , l'épine paraissait parfaitement droite. L'enfant étant debout et marchant, l'épine paraissait prendre diverses inflexions qu'elle perdait aussitôt. La pression exercée horizontalement sur les vertèbres dorsales , surtout les moyennes, les déplaçait sensiblement ,et, en cessant, permettaitune lente restitution ; mais , celte même pression, quand
(21) elle était suffisante , faisait manquer tout à
coup les deux jambes , de manière à causer une chute: les bras n’éprouvaient pas d'af-
faiblissement. Il y avait des douleurs habi-
tuelles àlatête, quelques vertiges et quelques légers épistaxis. Il n'y avait pas eu d'accident auquel on püt rapporter ce relâchement des articulations vertébrales.