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À. Dans les muscles communs à la cuisse et au bassin.
LE même phénomène est aussi la conséquence d'un défaut de développement des muscles de la cuisse qui prennent une insertion au bassin : les adducteurs en dedans, le droit antérieur , et en arrière les demi-tendineux , demi-membraneux et biceps , sont ceux que ce vice atteint le plus communément.
Lorsque l’on peut constater la bonne conformation du fémur et de l'os coxal, on ne peut attribuer qu'à un arrêt de développement dans les muscles, leur briéveté, leur tension et la gêne des mouvemens dont ils sont la cause évidente. Il reste à distinguer ce vice de celui qui a le plus d’analogie avec Jui, la contracture musculaire dont nous avons déjà parlé précédemment. La contracture résulte de l'inflammation ou d’une lésion cérébrale ou spinale. Dans le premier cas, les traces de suppuration, d'abcès, sont évidentes ; dans le second, les lésions cérébrales ou de la moelle-épinière ne peuvent presque jamais borner leurs effets rétracteurs à quelques muscles seulement : des phénomènes
paralytoïdes se font remarquer aïlleurs , soit dans d’autres muscles , soit dans les organes de la sensibilité, soit dans ceux des sens, soit dans les facultés intellectuelles. On peut d’ailleurs remonter à une catastrophe qui à marqué l'origine de tout. Cette distinction est importante ; car, on peut remédier jus-
qu’à un certain point aux vices de dévelop-
pement dans les muscles, même aux effets de la contracture d’origine inflammatoire, et rarement à celle qui a une origine cérébrale.
B. Dans les extenseurs de la jambe.
Les muscles extenseurs de la jambe sont quelquefois dans ce même cas. La jambe en est tenue dans l'extension continue , ou bien les mouvemens de la flexion sont renfermés dans Ja plus étroite limite. En même temps, le membre est gréle , et le fémur lui-même est au-dessous des dimensions ordinaires,