‹ Observations cliniques de la taille et des membres ... accompagnées d'un atlasChapitre 64 sur 107 · OBSERVATION XLIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XLIV

Üx jeune garçon , âgé de 8 ans , se plaignait de douleurs dans l'épaule et le bras gauches. La mère étant une pauvre veuve, garde-malade , on fit d'abord peu d'attention à ces premiers symptômes ; mais, deux accés de convulsions étant survenus, et l'enfant en étant demeuré comme hébété pendant quelques jours, on nous le montra. Il avait repris alors la liberté de ses sens et de son intelligence ; il se plaignait de tout le bras gauche , mais particulièrement entre le sommet de l'épaule et les vertèbres dorsales supérieures. Ïl n'y avait pas d’engorgement, mais une torpeur marquée des membres.

Une fièvre assez vive s'était déclarée la veille, sans lésion sensible d'aucune fonction. La fièvre prit une plus grande intensité ; le bras gauche fut presque paralysé ; le tronc s'inclina à gauche; une inflexion manifeste de l'épine de ce côté se pronouca, le foyer répondant aux premières vertèbres dorsales. Ïl survint alors de la toux, de l'oppression , des crachats sanguinolens, de l’égophonie dans la partie supérieure de la plèvre droite, et alors , le bras était entièrement paraly-

tique. Un abcès se montra entre les quatrième et cinquième côtes gauches ; il fut ouvert par une piqûre et donna une pinte de pus fétide. Les piqüres furent réitérées souvent. Enfin, l’une d'elles se maintint , et le foyer en fut tenu constamment vidé. L'enfant a vécu deux ans en cet état ; mais il a recouvré complétement l'usage du bras gauche, et la région dorsale de l’épine s’est entièrement redressée.

— Une affection inflammatoire des névri- -1èmes du plexus axillaire s'étendant aux méninges du rachis, a été, on ne peut pas plus évidente dans ce fait, où la pleurésie et l’'empyème ont été des conséquences de l'affection première. On voit aussi fort clairement que la contracture du membre , sa paralysie, l'inclinaison latérale de l'épine ont été des symptômes qui ont cessé avec leur cause, et qui n'ont nullement dépendu d’une Jésion de Ja moelle-épinière,.

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