Voy. obs, XIX
2 08 En résumé, jusqu’à de nouvelles recherches plus concluantes sur la part que prend le tissu musculaire à l’accroissement de la tumeur, on peut dire : Le sarcome prend son origine dans le tissu conjonctif du muscle ; la fibre musculaire subit des altérations passives, et les cellules qui se forment dans l’intérieur de la gaîne du sarcolemme ne semblent pas constituer des cellules sarcomateuses, <
Les vaisseaux et les nerfs situés dans le voisinage de la tumeur peuvent présenter des altérations. Les vaisseaux sanguins, surtout les veines, sont assez fréquemment envahis par le sarcome : dans leur intérieur, ily a production de bourgeons néoplasiques, qui, constituant une véritable thrombose, entravent et même arrêtent la circulation. Une observation, rapportée en 1871 par M. Joffroy, est devenue classique. Il s’agissait d’un
homme atteint d’un fibro-sarcome des muscles situés vers les vertèbres lombaires ; le néoplasme envahit le canal vertébral ; à l’autopsie on trouva la veine-cave remplie par un houchon sarcomateux. Dans une observation de MM. Hayem et Graux (1), on trouva à l’autopsie de petits sarcomes greffés sur la tunique interne de la veine-cave.
Les nerfs eux-mêmes peuvent être atteints. Dans notre observation, les fibres nerveuses étaient séparées les unes des autres par des amas plus ou moins volumineux de cellules inflammatoires.
Tandis que l’épithélioma se généralise par la voie