T. LIX. (SÉANCES
SÉANCE DU 2o OCTOBRE 1912.
n’est pas le Chenopodium anthelminticum des auteurs américains modernes (Britton et Brown), ni celui de Moquin (in DC. Prodr.), ni celui de Fenzl (in Mart. Fl. Bvasil.).
M. A. Thellung, dont la courtoisie ne fait aucun doute, me
permettra de combattre, de la même façon, son argumentation qui, je dois le déclarer, me paraît très faible; elle repose, tout entière, sur ce que le Ch. anthelminticum de Moquin et celui figuré par Fenzl (in Martius Fl. Bra-
sil.) a les feuilles considérablement plus larges, ovales-oblongues, ou rhomboïdales; non lancéolées ou ovales-lancéolées et surtout les rameaux de la panicule complètement aphvlles (dépourvus même de petites bractées au moins dès leur milieu).
Examinons donc la valeur de ces
deux arguments.
1° Forme et dimensions des feuilles.
On ne doit pas perdre de vue que la largeur des feuilles varie suivant leur situation sur la tige principale ou sur les rameaux latéraux et suivant Fig J ~ Fe uiHe du Cheno- leur distance du collet.
podium anthelminticum de . . . , . . fi(ynr p
Chantenay. Nantes, octo- Ainsi qu on le verra par la ligure
fore 1890. — Grandeur natu- ci-jointe
port de Nantes, cet organe atteint parfois jusqu à 0,035 mm. de largeur sur 0,085 mm. de longueur, pétiole non compris.
La plante figurée par MM. Britton et Brown ( ’Ill • fl or - °l JSorth U. St., fig. 1373) offre dés feuilles tout à fait semblables à celles de notre plante comme dentelure, forme et dimensions.
Enfin Moquin-Tandon lui-même attribue à son Ch. anthelminticum des feuilles oblongues 1 « foliis oblongis » et non pas
t. Qui est trois à quatre fois aussi long que large (Germain de Saint Pierre Dict.).
d'une feuille de la plante du