Observations critiques sur le traité d'Aristote "De Partibus animalium", suivies des variantes de la traduction de Guillaume
Le travail le plus important dont ce traité ait été l’objet est la traduction latine de Théodore Gaza Je ne comprends pas qu'on ait
pu lui reprocher d’avoir traduit mot à mot sans s’inquièter du sens
général. Cette traduction est au contraire tràs-intelligente; on reconnaît en maint endroit que Gaza a senti la difficulté et vu le reméède. Le docteur Frantzius, qui ἃ traduit en allemand (1) l'ouvrage d’Aristote, plutôt en naturaliste qu’en philologue, et Bussemaker, qui l’a édité dans la collection Didot, n’ont pas assez profité du travail
de Gaza (2).
(1) Aristoteles’ υἱοῦ Bürher über die Theile der Thiere, Griechisch und Deutsch, und mit sacherklærenden Anmerkungen, herausgegeben von D° A. von Frantrius. Leipzig, 1853.
(2) Frantzius a proposé quelques bonnes conjectures; ainsi il supprime μὴ (696 a 23), il traduit comme s’il avait lu λιχνά au lieu de ἰσχνά (691 a 9; cf. 660 ὁ 8), qui n’a aucun sens; il transpose 687 ὁ 20 xai ... 22 τούτου après 17 μαχρός, et 688 a 7 ὁ γὰρ... 8 πέμπτος après 11 χεφαλῆς. Bussemaker a introduit avec raison quelques leçons du manuscrit E qui avaient échappé à Bekker, et ἃ nroposé σημείον au lieu de σμικροῦ (689 ὁ 5), substitution qui me semble évidente. Ils auraient dû lire avec Gaza πτητιχοί au lieu de τονιχοί (693 ὁ 12), et ἀποδιδῷ ou ἀναλάδῃ qui manque (674 ὁ 11).