‹ Observations critiques sur le traité d'Aristote "De Partibus animalium", suivies des variantes de la traduction de GuillaumeChapitre 4 sur 4 · DEUXIÈME RÉDACTION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME RÉDACTION

Τῶν χαλῶν χαὶ τιμίων τὴν εἴδησιν ὅπολαμόάνοντες, μᾶλλον δ᾽ ἑτέραν ἕτέpas ἢ κατ᾽ αχρίδειαν ἢ τῷ βελτιόνων χαὶ θαυμασιωτέρων εἶναι, δι’ ἀμφότερα

M. Torstrik pense (p. 113) que περὶ τῆς ψυχῆς est plus exact (rectius dicitur) que τῆς ψυχῆς; il a oublié que le génitif s’emploie très-fréquemment seul en cette acception. En outre, il dit (p. 112) que τε καί pourrait induire en erreur en faisant rapporter ἀμφότερα aux idées unies par τε χαί et non à celles qui sont unies par ἢ -- ἤ. Je ne crains pas de répondre que c’est attribuer à Aristote des délicatesses qu’il n’a jamais connues. Les écrivains grecs de 1 âge classique, et Aristote surtout, comptent bien plus sur l'intelligence des lecteurs. On peut même reprocher à Aristote d'y compter beaucoup trop, si toutefois (ce qui paraît douteux) il a mis la dernière main aux ouvrages qui nous sont parvenus.

On y remarque les deux caractères qui distinguent la manière d'écrire aux âges classiques : la langue est pure et le style a le naturel et l'abandon du discours parlé. On ἃ souvent considéré Aristote comme le premier représentant de la grécité commune (ἢ χοινὴ διά- Xexros), qui ἃ prévalu après la mort d'Alexandre, et les atticistes ont noté quelques-unes de ses expressions (1). Mais j’avoue que ce que

(1) Voir Phrynichus (éd. Lobeck), p. 311, qui lui reproche de dire πρώτως pour πρῶτον.

Cobet me paraît dire très-justement du disciple (4) : «ineptum est « credere Theophrastum non optime attice loqui solitum, » doit être encore pius vrai du maître. Presque tout ce-qu’on signale de contraire à l’usage attique chez Aristote (2) est imputable aux copistes, qui, comme on sait, ont glissé dans les textes originaux les formes usitées de leur temps. Cette langue, Aristote la manie avec la liberté commune à tous ceux qui ont écrit dans l’âge d'or des littératures ; il puise ses tours non dans les livres, mais dans le langage de la conversation; il écrit pour les oreilles plutôt que pour les yeux. D’autre part, comme il a soigné assez peu la rédaction de ses ouvrages, qui n'étaient sans doute pas faits pour être publiés, il tombe souvent dans d’étranges négligences. Ainsi les expressions corrélalives μὲν ---- δὲ, τε — χαί, ὥσπερ ---- ὁμοίως, sont séparées par des intervalles énormes (3). Un des philologues qui se sont occupés avec le plus de succès de la critique d’Aristote, M. Bonitz (4), a appelé l'attention sur ces périodes surchargées d’incises et de pareñthèses, qui exigent un grand effort d'attention, si l’on veut distinguer l’apodose de la protase, c'est-à-dire comprendre ce qu’Aristote ἃ voulu dire (5). Aristote use et abuse de la parenthèse, non-seulement entre une proposition principale et une proposition subordonnée, mais encore entre des propositions coordonnées. IL lui arrive assez fréquemment de s’interrompre par une digression assez longue et de revenir à son point de départ sans avertir le lecteur, en coupant sa pensée de la façon la plus équivoque et la plus propre à tromper sur la suite des idées. On en trouvera plus bas des exemples dans les remarques sur 672 a 33, 686 ὁ :0. Wailz a signalé celte particularité

- (1) Novæ lectiones, p. 595.

(2) Voir Lobeck dans son édition de Phrynichus.

(3) Par exemple : 79 ὦ 25, ἐν μὲν... 80 ὁ 17, ἐν δέ; 88 a 19, πρῶτον μὲν. .. 30, ëx δὲ ; 717 α 31, ἐν uèv.... ὁ 4, τοῖς δ᾽ : 104 ὁ 19, θέσις δέ ἐστιν... 24, ἢ: 467 α 31, 1€. .. 3h, καὶ; 583 a 85, τε... 02, καὶ; 661 D 7, πρὸς τε... 18, μάλιστα δέ; 725 ὦ 6, τε... 19, ἔτι; 780 a 28, οὔτ᾽... 82, τε; 747 a 13, τε... 19, καὶ; 1089 ὁ 15, ἀνάγχη... 20, πολύ τε. Voir Waitz (Organon) sur 182 ὃ 1 et Bonitz (Aristotelische Studien, ΤΠ et IIT, p. 420) sur 352 ὁ 3-13.

(4) Aristotelische Studien, II et III. Vienne, 1863.

(5) On peut encore ajouter d’autres exemples à ceux que M. Bonitz ἃ rassemblés. Ainsi 86 ὁ 5 καὶ ñ... ἄρα est l’apodose de εἰ γὰρ 86 a 38, et a 39 ἔστω... b 5 δι᾽ οὗ est une parenthèse. Le même fait se remarque dans d’autres constructions; ainsi, il faut ponctuer : 365 a 19, φησιν... 26 (τὰ μὲν... 23 σομφήν), ὡς ὄντος... — hh6 ὁ 2 (καὶ et... (, ἧττον). ὥσπερ.... — 737 ὑ 31 (ὥσπερ τινές... 738 a 1 ἐγγίνεται), ἐπεὶ χαὶ (qui sert à motiver ce qui précède ὥσπερ). — 789 a 17 (oi γὰρ... 19 παντελῶς) διὰ τὸ (qui sert à expliquer ce qui précède oi γὰρ).

dans son excellent commentaire sur l'Organon (4), et M. Bonitz dans son commentaire sur la Métaphysique f2), mais on n’a pas encore assez remarqué combien elle était fréquente (3).

I, 1. 639 a 26. Quand on traite séparément du lion, du cheval, du bœuf, etc., on est exposé à répéter plusieurs fois ce qui est relatif au sommeil, à la respiration et autres choses de ce genre qui sont communes à tous les animaux; ὥστε ἐὰν χαθ᾽ ἕχαστον τῶν ouu6s6nxoTuv λέγη τις; πολλάχις ἀναγχασθήσεται περὶ τῶν αὐτῶν λέγειν, ὅσα ταὐτὰ μὲν ὑπάρχει τοῖς εἴδει διαφέρουσι τῶν ζῴων, αὐτὰ δὲ μηδεμίαν ἔχει διαφοράν, La proposition ἐὰν — τις ne signifie pas ce qu'Aristote veut dire, puisqu'on ne peut pas la traduire autrement que par : si l'on traite de chaque propriété en particulier ; et il faudrait : si l’on traite de chaque animal en particulier. On pourrait transposer τῶν ouu6e6nκότων après 26 λέγειν.

E, 1. 639 b 26. II y ἃ deux sortes de nécessités : l’une absolue, pour les choses éternelles ; l’autre conditionnelle, pour celles qui ont un commencement. ἀνάγκη δὲ τοιάνδε τὴν ὕλην ὑπάρξαι, εἰ ἔσται οἰκία ἢ ἄλλο τι τέλος " χαὶ γενέσθαι τε χαὶ χινηθῆναι δεῖ τόδε πρῶτον, εἶτα τόδε. Cetle phrase explique évidemment en quoi consiste la nécessité conditionnelle.

(1) Voir Waïtz sur 44 a 30, 118 à 14, 177 a 6.

(2) Voir M. Bonitz sur 1070 a 8.

(3) En voici un certain nombre d'exemples. J'indique par les premiers mots et les derniers, en les séparant par des points, ce qui doit être mis entre parenthèses; j'ajoute après la parenthèse les mots par lesquels Aristote revient à ce qui la précède. 59 ὁ 8 (λέγω δ᾽... 11, ὑπάρχειν). ἔστω γὰρ. — 7h α 38 (οἷον... ὁ 1 ἰσοσχελές), ἀλλ᾽ où... — 75 δ 18 (ἀλλ᾽ οὐδ᾽... 16 ἀριθμητικήν), οὐδ᾽ etre... —- 81 a {0 (ἔστι à... b 6 αἴσθησις) “ οὐ γὰρ... (Peut-être faut-il lire ici οὐκ ἄρ᾽ en supprimant la parenthèse}. — 252 ὁ 18 (οὐδεμιᾶς γὰρ... 20 χινήσῃ) “ τοῦτο γὰρ... — 288 a 14 (AÉYW δὲ... 17, ἕν). εἰ γὰρ... — 358 a 9 (σημεῖον δ᾽... 10 mépuxev). ἔπειτα... — 379 a 12 (où μὴν ἀλλ᾽... 14 φύσεως). διὸ... — 424 à 34 (καὶ γὰρ... ὁ 1 θερμαίνεται) “ αἴτιον γὰρ... — 1260 ὁ 15 (αἰσθητὰ... 17, χρῖνον) “ οὔτε δὴ... (Il faut probablement οὐδὲ δὴ). — 438 ὁ 8 (καὶ... ἀήρ). οὐ γάρ... — 446 ὁ 15 (διὸ χαὶ... 25 ἀκούουσιν), ἔστι δ᾽...-- (52 a 12 (διὸ... 13 ἐνίοτε). τὰ δ᾽ αἴτιον... — 455 ὁ αι (καί γὰρ... 8 γίνονται), ἀλλ᾽ ὅταν... --- 455 b 22 (A δ᾽... 25 ὀέλτιστον)" ὥστε... — 594 ὁ 6 (καὶ... 7 σώματος), καὶ τοὺς... --- 709 a 9 (καὶ... 12 ἰσχίοις). ἀλλ᾽... — 717 δ19 (διὸ... 21 νευρώδης). ὥστ᾽... — 720 α (διὰ δὲ... 9 πόρου) «δῆλον δὲ... -- 786 α 2 (Κτησίας γὰρ... 8 σώματος), παχὺ dE... — 741 a 29 (κεχώρισται γὰρ... ἅρρεν)" ὅπερ... — 759 ὁ 81 (διὸ, ««ὄργανον) * οὐ γὰρ... — 1045 ὁ 2 (10... 4 ὄν τι). διὰ... — 1052 α 6 (οἷον... 8 ἄν), ἀλλὰ...

ΠῚ faudrait donc ἀνάγκη δὴ ou γὰρ, comme ἃ traduil Gaza; et peutêtre faut-il lire δὲ au lieu de re, qui n’est pas bien motivé.

[, 4. 640 a 1. Après avoir pris les exemples de nécessité conditionnelle dans les ouvrages de l’art, Aristote fait remarquer qu'il y a aussi une nécessité conditionnelle dans les œuvres de la nature. ἀλλ᾽ ὃ τρόπος τῆς ἀποδείξεως χαὶ τῆς ἀνάγκης ἕτερος ἐπί τε τῆς φυσικῆς χαὶ τῶν θεωρητιχῶν ἐπιστημῶν. εἴρηται δ᾽ ἐν ἑτέροις περὶ τούτων. À γὰρ ἀρχὴ τοῖς μὲν τὸ ὄν, τοῖς δὲ τὸ ἐσόμενον. [] est clair que la science de la nature el les sciences théoriques sont opposées aux sciences pratiques dont Aristote vient de tirer des exemples; mais la science de la nature n'esl pas opposée aux sciences théoriques, comme on l’a cru. De même, plus bas (IT, 10. 672 b 12), Aristote dit du diaphragme : διορίζει τὸν. τε πλεύμονα χαὶ τὴν xapôlav, où le poumon et le cœur sont opposés aux organes qui sont au-dessous du diaphragme. Les mots εἴρηται ---- τούτων sont une parenthèse ; ear la particule γὰρ se rapporte à la proposition précédente ἀλλ᾽ ὃ τρόπος --- ἐπιστημῶν.

Ι, 3. 640 a 27, 29, 32. La formation des êtres animés est telle, parce que leur nature est telle; l’homme engendre l’homme. ὀμοίως δὲ χαὶ ἐπὶ τῶν αὐτομάτως δοχούντων γίνεσθαι, χαθάπερ χαὶ ἐπὶ τῶν τεχναςῶν * ἔνια γὰρ χαὶ ἀπὸ ταὐτομάτου γίνεται ταὐτὰ τοῖς ἀπὸ τέχνης, οἷον ὑγίεια. τῶν μὲν οὖν προὐπάρχει τὸ πονητικὸν ὅμοιον, οἷον ἀνδριαντοποιητική * οὐ γὰρ γίνεται αὐτόματον. À δὲ τέχνη λόγος τοῦ ἔργου ὃ ἄνευ τῆς ὕλης ἐςίν. al τοῖς ἀπὸ τύχης διιοίως " ὡς γὰρ ἣ τέχνη ἔχει, οὕτω γίνεται. Dans la première proposition, qui n’a pas élé traduite clairement, Aristote veut dire que le résultat de circonstances fortuites peut ressembler aux ouvrages de Part (cf. Metaph. ΥἹ, 7. 1032 a 28); δμοίως se rapporte, non à ce qu précède, mais au corrélalif suivant καθάπερ, comme Gaza semble avoir compris. On s’attendrait au développement de la différence entre les deux sortes de produits ; et τῶν μὲν indique même une opposition dont le second membre manque. Il y a encore une autre difficulté. Frantzius ἃ senti que καὶ τοῖς ἀπὸ τύχης δμοίως n’a pas de sens ct ne peut se traduire ; il propose de le placer à la fin de la phrase suivante, après γίνεται. Mais alors si la constraclion est possible, le sens ne me paraît pas plus satisfaisant. Je crois qu’il faut supprimer le point après ἐστίν et lire χαὶ τοῖς ἀπὸ τέχνης ὅμοιος. La pensée qu'Aristote exprime ici est développée plus clairement Métaph., NI, 7. 1032 ὁ 11 et suiv.

Ι, 1. 640 ὁ 1. ταῦτα δ᾽ ἕπεται, ἐπεὶ δ᾽ ἔςι τοιοῦτον, τὴν γένεσιν ὡδὲ x: τοιαύτην συμῥαίνειν ἀναγχαῖον. διὸ γίνεται πρῶτον τῶν μορίων τόδε, εἰτα τόδ᾽: Le pronom ταῦτα se rapporte à ce qui suit : L’enchainement des

choses est tel, qu’un être ayant telle nature, il en résulte nécessairement qu'il se forme de telle manière. Il faut donc un point en haut après ἕπεται et δὴ au lieu de à. Gaza n’a pas traduil ταῦτα à ἕπεται.

Ι, 1. 641 a 10. Aristote compare la manière dont les anciens philosophes expliquent les causes de l’organisation des animaux à celle dont un charpentier rendrait raison d’une main de bois. ὃ μὲν τέχτων ἐρεῖ πέλεχυν ἢ τρύπανον, ὃ δ᾽ ἀέρα χαὶ γῆν. Il vaut mieux lire avec Guillaume ἤ au lieu de χαί; car les anciens philosophes ramenaient d'ordinaire toutes choses à un seul élément.

[, 4. 611 α 15. λεχτέον ὡς τοιοῦτον τὸ ζῷον, καὶ περὶ éxetvou, χαὶ τί χαὶ ποῖον τι, χαὶ τῶν μορίων ἕχαςον, ὥσπερ χαὶ περὶ τοῦ εἴδους τῆς κλίνης. εἰ δὴ τοῦτό ἐςι ψυχὴ ἢ ψυχῆς μέρος À μὴ ἄνευ ψυχῆς .............., τοῦ φυσιχοῦ περὶ ψυχῆς ἂν εἴη λέγειν χαὶ εἰδέναι, χαὶ εἰ μὴ πάσης, χατ᾽ αὐτὸ τοῦτο χαθ᾽ ὃ τοιοῦτο τὸ ζῷον, καὶ τί ἐςιν à Wuy4..... Le pronoin τοῦτο, au commencement de la seconde proposition, se rapporte évidemment au principe par lequel l'animal est tel, suivant l'expression qu'Aristote emploie un peu plus bas, ce principe qui est à la matière dont l’animal est formé ce que la forme est à la matière dont un lit est fait. Or, ce principe n’est pas clairement désigné dans la première proposition. Si on rapporte éxelvou à τὸ ζῷον, les mots ποῖόν τι forment une tautologie ; si on le rapporte à l’idée contenue implicitement dans τοιοῦτον, c’est d'abord très-obscur, et ensuite τῶν μορίων ἕχαςον ne peut bien se construire. Il me paraît probable qu'il faut lire ᾧ τοιοῦτον τὸ ζῷον et transposer ces mots après ποῖόν τι. Ensuite il me semble qu’il faut lire δὲ au lieu de à; car Arisiote passe à la mineure de son raisonnement.

1, 1. 641 b 12 et suiv. Le naturaliste ne doit pas s'occuper de toutes les parties de l'âme; ainsi l’âme intelligible qui ne se trouve que chez l’homme n’est pas de son domaine, pour différentes raisons. Ἔτι δὲ τῶν ἐξ ἀφαιρέσεως οὐδενὸς οἷόν τ᾿ εἶναι τὴν φυσικὴν θεωρητικὴν, ἐπειδὴ ἣ φύσις ἕνεχά του ποιεῖ πάντα. Aristote veut dire ici qu’une autre raison qui exclut l’âme intelligible des recherches du naturaliste, c’est qu'elle est, ainsi que ses conceptions, séparée de la matière; et le naturaliste ne considère la forme qu’unie à la matière. La dernière proposition : puisque la nature fait tout en vue d’un but, n’a aucun rapport à la précédente. Il faut mettre un point après θεωρητικήν, lire ἐπεὶ δὲ au lieu de ἐπειδή, et voir ici la protase d’un développement embarrassé de parenthèses, dont l’apodose se lit seulement, 642 a 1, εἰσίν ἀρα. Voici la distribution de ce développement : 12 ἐπεὶ δὲ à φύσις... (φαίνεται --- 23 φαίνεται), πανταχοῦ δὲ, (26 οὐ γὰρ — 642 a 1

Ι, 1. 649 α 15. ὅτι μὲν οὖν δύο τρόποι τῆς αἰτίας, χαὶ δεῖ λέγοντας τυγχάνειν μάλιςα μὲν ἀμφοῖν, εἰ δὲ μή, δῆλόν γε πειρᾶσθαι ποιεῖν. Les mots δῆλόν γε sont évidemment hors de leur place; car ὅτι doit sc construire avec δῆλόν el πειρᾶσθαι avec δεῖ, [l faut sans doute les placer après αἰτίας. Gaza les ἃ traduits au commenc. ment de la phrase.

[, 3. 643 a 4-5. εἰ δὲ μὴ ἐνδέχεται τοῖς εἴδει διαφέρουσιν ὑπάρχειν εἶδός τι τῆς οὐσίας ἄτομον χαὶ ἕν. ἀλλ᾽ ἀεὶ διαφορὰν ἕξει, οἵον ὄρνις ἀνθρώπου (À διποδία γὰρ ἄλλη χαὶ διάφορος), χἂν εἰ ἔναιμα, τὸ αἶμα διάφορον : ἢ οὐδὲν τῆς οὐσίας τὸ αἷμα θετέον. εἰ δ᾽ οὕτως ἐςίν, À μία διαφορὰ δυσὶν ὑπάρξει. Il me semble qu’il faut placer l1 phrase ἤ — θετέον entre deux parenthèses, suivie d’une virgule, et lire εἰ δὴ οὕτως. Car le cas οἷ le sang est différent dans les animaux qui ont du sang est un second exemple ajouté à celui de la διποδία ; ce n’est pas la conclusion de ce qui précède.

Ι. 3. 643 a 27. Je soupçonne une lacune après εἴρηται; car l’ohjection développée par Aristote (16-27) contre la dichotomie est iocomplète. Voici, en effet, quelle est sa marche : « Le genre étant d’abord subdivisé en deux différences, comme blanc et noir (je crois qu’il manque après 20 τὰ λευχά, les mots χαὶ τὰ μέλανα, que Gaza ἃ suppléés), et chacune de ces différences en deux autres, on arrivera ainsi à quatre différences ou à un multiple quelconque des deux premières, et à un nombre égal d'espèces. Or, la différence qui constitue l’espèce existe dans la matière (car aucune partie de l’animal ne peut être séparée de la matière). Donc ..... » Celle conclusion nous manque. Je crois qu'Aristote ajoutait que le nombre des espèces ne peut être conforme à celui qu’exigent les symêtries dichotomiques qui sont abstraites, c’est-à-dire séparées de la matière.

Ι. 3. 643 a 35. Il y a certainement une lacune après πρὸς δὲ τούτοις. Car Aristote ne veut pas qu'on divise les êtres animés d’après les opérations communes à l'âme et au corps. Et, dans ce qui précède, il prescrit comment il faut diviser. fl manque donc ici quelque

chose comme οὐχ ὀρθῶς ἔχει διαιρεῖσθαι.

Ι, 3. 643 b 17. On ne prendra pas la différence de la différence, si, après avoir divisé les animaux en ailés et non ailès, on divise les animaux ailés en sauvages et domestiques ; ce n’est pas là une différence qui tienne à la propriété d'avoir des ailes (19-23). ἐὰν δὲ μὴ διαφορᾶς Aau6dvn τὴν διαφοράν, ἀναγχαῖον ὥσπερ συνδέσμῳ τὸν λόγον ἕνα ποιοῦντας, οὕτω χαὶ τὴν διαίρεσιν ouveyñ ποιεῖν. [l est évident que si on ne prend pas la différence de la différence, la division ne peut pas être continue. Il y a probablement une lacune après διαφοράν, cl il faut suppléer quelque chose comme οὐχ ὀρθῶς ἔχει, ἀλλ᾽.

[, 4. G44 à 23. τὰ γὰρ πολλὰ ζῷα ἀνάλογον ταὐτὸ πέπονθε. Il faut évidemment lire πολλὰ γὰρ ζῷα. Cf. plus bas, ὃ, 645 ὁ 4 et 13. Gaza ἃ traduit en effet magna pars.

[, 4. 644 a 25, 27-28, 31. ἐπεὶ δ᾽ οὐσίαι μέν εἶσι τὰ ἔσχατα εἴδη, ταῦτα δὲ χατὰ τὸ εἶδος ἀδιάφορα, οἷον Σωχράτης Κορίσχος, ἀναγχαῖον ἢ τὰ καθόλου € LÉ / 2 Φ. Ἃ “ ἣν 4 / LA εἴ δὲ ὑπάρχοντα πρότερον εἰπεῖν ἢ πολλάχις ταὐτὸν λέγειν, χαθάπερ εἴρηται, τὰ δὲ χαθόλου χοινά + τὰ γὰρ πλείοσιν ὑπάρχοντα χαθόλου λέγομεν. ἀπορίαν δ᾽ ἔχει

περὶ πότερα δεῖ πραγματεύεσθαι. ἢ μὲν γὰρ οὐσία τὸ τῷ εἴδει ἄτομον, χράτιςον, εἴ τις δύναιτο ea τῶν χαθ᾽ Éxasov χαὶ ἀτόμων τῷ εἴδει ET χωρίς, Gers περὶ ἀνθρώπου, οὕτω χαὶ περὶ ὄρνιθος * ἔχει va? san τὸ AE τοῦτο * ἀλλὰ περὶ ὁτουοῦν ὄρνιθος τῶν ἀτόμων, οἷον ἢ ςρουθὸς ἢ γέρανος À τι τοιοῦτον. On ne comprend pas comment de ce que les individus sont substances, il résulle qu'il soit nécessaire de commencer par traiter des propriétés qui leur sont communes, sous peine de tomber dans des répétitions. D'autre part, les deux propositions τὰ δὲ — λέγομεν sont évidemment mal placées; elles devraient précéder la réflexion ἀναγκαῖον x. τ. ë. Mais, en opérant cette transposition, il reste tou'ours une difficulté c’est que la première partie de la proposition causale ἐπεὶ δ᾽ οὐσίαι ne se rapporte en rien à l’apodose. Peut-être faut-il, en transposant comme nous l'avons indiqué, lire et ponctuer ainsi : ἐπεὶ δ᾽ — Kopioxos, τὰ δὲ χαθόλου — (τὰ γὰρ — λέγομεν), dvayxatov δ᾽ ἢ — εἴρηται, ἀπορίαν δὴ x. τ. ἑ.

Dans la proposition suivante, il faut (ligne 31) lire, au lieu de οὕτω. οὗ τοι; Car Aristote dit précisément qu’on ne doit pas traiter de l’oiseau comme on traite de l’homme; l'oiseau est un genre qui a des

espèces, tandis que l'homme n’en à pas. Gaza ajoute sed non de his devant ἀλλὰ

1,5. 645 a 31, 33, 36. δμοίως τε δεῖ νομίζειν τὸν περὶ οὑτινοσοῦν τῶν μορίων ἢ τῶν σχευῶὸν διχλεγόμενον μὴ περὶ τῆς ὕλης ποιεῖσθαι τὴν μνήμην, μηδὲ ταύτης χάριν, ἀλλὰ τῆς ὅλης μορφῆς, οἷον χαὶ περὶ οἰχίας, ἀλλὰ μὴ πλίνθων χαὶ πηλοῦ χαὶ ξύλων * χαὶ ὍΣ περὶ φύσεως περὶ τῆς συνθέσεως χαὶ τῆς ὅλης οὐσίας, ἀλλὰ μὴ περὶ τούτων ἃ ἃ un συμβαίνει χοριζόμενά ποτε τῆς οὐσίας αὐτῶν. Je ne

sais ce qu’il faut lire au lieu de μορίων (ligne 31), qui est certainement

altéré. Il faut un mot qui désigne un produit de l’industrie humaine. J| manque après οἰχίας (ligne 33), comme l’a compris Gaza, quelque chose qui soit opposé à ἀλλὰ μὴ et qui réponde à περὶ τῆς συνθέσεως. Enfin, je ne comprends pas ce que signifie μὴ devant συμ- &ava. Si on ne le supprime pas (il manque dans la traduction de fuillaume), il faut admettre ici une lacune.

1, 5. 645 ὃ 22, 23, 26 97, λεχτέον ἄρα πρῶτον τὰς πράξεις τάς TE χοινὰς πάντων χαὶ τὰς χατὰ γένος χαὶ τὰς xar’ εἶδος. λέγω δὲ χοινὰς μὲν αἵ πᾶσιν ὑπάρχουσι τοῖς ζῴοις, χατὰ γένος δέ, ὅσων παρ᾽ ἄλληλα τὰς διαφορὰς δρῶμεν χαθ᾽ ὑπεροχὴν οὔσας, οἷον ὄρνιθα λέγω χατὰ γένος. ἄνθρωπον δὲ χατ᾽ εἶδος, χαὶ πᾶν ὃ χατὰ τὸν χαθόλου λόγον μηδεμίαν ἔχει διαφοράν. τὰ μὲν γὰρ ἔχουσι τὸ χοινὸν χατ᾽ ἀναλογίαν, τὰ δὲ χατὰ γένος, τὰ δὲ χατ᾽ εἶδος. Aristote ἃ dit 1α]même pius haut (6%4 a 14-22) qu’il y ἃ deux sortes de différences entre les animaux, les unes fondées sur l’analogie, comme entre l'oiseau et le poisson (l’écaille e.t à l'oiseau ce que la plume est au poisson), les autres fondées sur le plus et le moins, comme entre un oiseau ct un autre oiscau. Il est visible qu'ici les fonctions propres aux animaux qui ne diffèrent que par le plus et le moins (car ὅσων, ligne 23 se rapporte aux animaux et non aux fonctions) sont opposées à celles qui sont communes à tous les animaux, qui diffèrent par l’analogie. Les fonctions du genre ne diffèrent donc pas à ce point de vue des fonclions de l’espèce. Je crois en conséquence qu'il faut RUE τὰς (ligne 22) devant xar εἶδος, et ajouter χαὶ ar εἶδος APrès χατὰ γένος δέ (ligne. 23).

Quant à la dernière proposition, elle ne me semble pas susceptible d'être expliquée d'une manière satisfaisante. Gaza (et les autres avec lui) traduit : « Nm alia proportione, alia genere, alia specie rationem compient communitalis. » Mais l’analogie ou proportion est précisément principe de différence et non de ressemblance entre les animaux; el Aristote vient d’opposer les fonctions communes (κοινάς) aux fonctions particulières du genre et de l'espèce. Le sens el la suite «les idées semblent exiger que τὰ μὲν... τὰ δέ soient entendus des organes (μόρια) des animaux, que ἔχουσι τὸ χοινόν soil OPposé ἃ χατὰ γένος el κατ᾽ εἶδος, et χατ᾽ ἀναλογίαν à χαθ᾽ ὑπεροχήν. Il faudrait qu'on eût : « Car les organes diffèrent par analogie chez les animaux qui ne sont réunis que parles fonetions communes, et ils différent par le plus et le moins chez ceux qui font partie du même genre ou de la même espèce. » Mais dans [ὁ Αἱ où le texte nous est parvenu, je ne vois pas comment on pourrait y introduire ce sens.

Au reste, it devait être question des parties des animaux; car les MOIS χαὶ τρίτον ὧν ὄντων ἀναγχαῖον ὑπάρχειν que l'on lit plus bas répondent évidemment à πρῶτον qu'on lit, line 21. En somme, Aristote ἃ voulu dire : «Il faut parler d’abord des fonctions des animaux, en second lieu de leurs organes (mention qui manque aujourd’hui dans notre texte), en troisième lieu (καὶ τρίτον) des choses dont l'existence est nécessaire à celle des autres.» Quelles sont ces choses? Aristote ne le dit pas, bien que dans ce qui suit (ligne 33 et suiv.) il

explique ce qu’il faut entendre par πρᾶξις οἱ μόριον. qui sont pourtant des termes beaucoup plus faciles à comprendre. Je soupçonne une lacune après τῶν ἄλλων (646 a 1). Il est probable qu’il disait que par ces choses dont l’existence est nécessaire à celle des autres, il entendait l’enchaînement des causes efficientes tel qu'il le développe dans le de Generatione.

En somme, l'ordre dans lequel Aristote annonce ici (645 ὃ 20 — 646 a 4) qu'il traitera de l’histoire naturelle et qu’il rappelle à la fin de ce 1 livre (χαθάπερ διωρίσαμεν, πρῶτον ἀπὸ τῶν πρῶτων), exigerait la disposition suivante des traités qu’il nous ἃ laissés : Parva naturalia, de Motu animalium, de Incessu animalium. de Partibus animalium (IT-IV), de Generatione animalium. Dans 105 Parva naturalia, il traite des πράξεις χοιναί ; dans le de Incessu et le de Motu, il traite des πράξεις ἰδίαι ; dans le de Partibus, des μόρια ; dans le de Generatione, de l’enchaînement des cauces efficientes. Je ne vois dans le plan que trace ici Aristote de place déterminée ni pour le de Anima ni pour les Historie animalium [1 est du reste bien certain que, comme on l'a déjà établi (Titze, Spengel), le [τ livre du de Partibus ne sc rapporte pas à ce traité; c’est une introduction générale à l’histoire naturelle; et, à mon avis, les mots par lesquels il se termine se rapportent à ce qui précède et n’annoncent nullement le second livre.

IL, 4. 646 a 1%, 16. τριῶν δ᾽ οὐσῶν τῶν συνθέσεων πρώτην μὲν ἄν τις θείη τὴν ἐχ τῶν χαλουμένων ὑπό τινων ςοιχείων, οἷον γῆς ἀέρος ὕδατος πυρός. ἔτι δὲ βέλτιον ἴσως ἐκ τῶν δυνάμεων λέγειν. Il faut lire avec Guillaume ἔστι au lieu de ἔτι. Car Aristote n’ajoute pas une considération nouvelle à l'appui d’une asserlion antérieure. Gaza ne traduit pas ἔτι. Un peu pius bas (ligne 16), il faut supprimer avec Guillaume χαὶ devant πρότερον. Cf. 647 a 26-27.

IT, 4. 646 a 24. La proposition causale ἐπει δ᾽ ἐναντίως ἐπὶ τῆς γενέσεως ἔχει χαὶ τῆς οὐσίας a pour apodose, quant au 560Π:5, ὥστε τὴν μὲν X, ΤΟΣ (646 ὁ à). Mais Aristote sembleavoir perdu de vue la construction par laquelle il ἃ commencé. Bonitz (Aristotelische Studien, 11-11}], p. 186) voit l’apodose dans (646 a 35) τῷ μὲν οὖν χρόνῳ x. τ. ἑ. Mais le sens ne me paraît pas satisfaisant. De ce qu'il y ἃ opposition entre ce qui est relatif à la génération et ce qui est relatif à l’essence, il ne résulte pas que la génération soit antérieure dans le temps, et que l’essence le soit par nature. C'est là une explication de cette opposition; ce n’en est pas la conséquence.

\ - “ ἣν , - II, 1. 646 ὃ 7. τὴν μὲν τῶν ςοιχείων ὕλην ἀναγχαῖον εἶναι τῶν διιοιομερῶν ἕνεχεν. ὕςερα γὰρ ἐχείνων ταῦτα τῇ γενέσει, τούτων δὲ τὰ ἀνομοιομερῇ * ταῦτα

γὰρ ἤδη τὸ τέλος ἔχει χαὶ τὸ πέρας. Les mots τὴν... ὕλην sont opposés pour le sens à τούτων δὲ τὰ ἀνομοιομερὴ, qui semblerait devor être lu : ταῦτα δὲ τῶν ἀνομοιομερῶν, la proposition précédente ὕστερα — γενέσει étant mise entre parenthéses. Mais peut-être y a-t-il une sorte d’anacoluthe dans Aristote lui même.

11, 1, 010 D 93. τὰ μὲν οὖν διλοιομερῇ χατὰ μέρος διείληφε τὰς δυνάμεις τὰς τοιαύτας (τὸ μὲν γὰρ αὐτῶν ἐςὶ μαλαχὸν τὸ δὲ σχληρόν, χαὶ τὸ μὲν ὑγρὸν τὸ δὲ ξηρόν, χαὶ γλίσχρον τὸ δὲ χραῦρον), τὰ δ᾽ ἀνομοιομερῇ χατὰ πολλὰς χαὶ συγχειμένας ἀλλήλαις. Aristote veut dire que dans les parties homogènes élémentaires le mou et le dur, l’humide et le sec, l'élastique (il faut lire τὸ μὲν γλίσγρον avec les manuscrits ΡΖ, comme l'a fait Bussemaker) et son contraire sont séparés, landis que dans Îles organes ils sont associés. ΠΠ faut suppriiner χατὰ qui ne peut se comprendre devant πολλὰς. 11 ÿ ἃ Zeugma. [i faut spoléer εἴληφε dont l’idée est contenue dans διείληφε. Gaza mel au lieu de κατά, continent.

If, 1. 646 b 35. Il est impossible que les parties ho nogènes soient composées de parties non homogènes; τὸ γὰρ δμοιομερὲς πόλλ᾽ ἂν εἴη ἀνομοιομερῆ. Le sens exige ἦν au lieu de εἴη. Car il est impossible qu'une par!ie homogène consiste en plusieurs parties non homogènes.

[1, 4. 547 a 23, 2%. De ce que les animaux sentent avec les parties homogt nes, Aristote conelnt que le cœur, principe de la sensation et du mouvement, doit tenir de la nature r'e ces deux sortes de parties. ΠῚ faut donc ponctuer ainsi ce passage en lisant (ligne 2%) δή au lieu de δ᾽ : ἐπεὶ © ἀδύνατον... (ἢ μὲν γὰρ — τούτοις), αἱ DE... αὐτοῖς, τῆς δὴ

IE, 1. 647 ὃ 8. διότι μὲν οὖν αἱματιχὰ τὴν μορφὴν τὰ σπλάγχνα ἐςίν, εἴρηται, χαὶ διότι τῇ μεν ὁμοιομερὴ τῇ δ᾽ ἀνομοιομερῆ. 1] faut supprimer τὴν μορφήν. où le transposer après ἀνομοιομερῆ, où lire τὴν ὕλην. Car Aristote vient de dire (647 a 35, que le sang est la matière des viscères, et (647 a 33) que le cœur est une partie non homogène à cause de sa forme. Il dit mène en-propres terines (LE, &. G65 ὃ ὁ) : συνέστηχεν αὐτῶν (les viscères) ἕχαστον ἐξ αἱματιχῆῇς ὕλης.

F1, 9. 647 b 17-20. Des parties homogènes les unes sont molles οἱ liquides comme le sang, la graisse ; les autres sont dures et solides, comme les os, les arêtes, les nerfs, les veines. xat γὰρ τῶν δμοιομερῶν À διαίρεσις ἔχει διαφορᾶν : ἔςι γὰρ ὡς ἐνίων τὸ μέρος δμιώνυμιον τῷ ὅλῳ, οἷον φλεῤὸς φλέψ, ἔςι δ᾽ ὡς οὐχ δμιώνυμον, ἀλλὰ προσώπου πρόσωπον οὐδαμῶς, La conjonction γὰρ dans καὶ γὰρ ne se lie en rien à ce qui précède. En outre, Pexemple des parties homogènes dont la partie n’est pas sem-

blable au tout ne convient pas; car le visage n'est pas une partie homogène. Il y ἃ ici quelque altération profonde, à laquelle je ne vois pas de remède.

Il, 2. 647 b 30. Des parties homogènes, les unes servent de matière aux parties non homogènes, les autres servent de nourriture, les autres sont des excréments. Il y a des différences dans ces trois classes de parties au point de vue du bien. αὐτῶν δὲ τούτων αἵ διαφοραὶ πρὸς ἄλληλα τοῦ βελτίονος ἕνεχέν εἰσιν, οἵον τῶν τε ἄλλων xal αἵματος πρὸς αἴμα. Les mots αἵματος πρὸς αἴμα ne S’accordent pas avec πρὸς ἄλληλα, Il faut supposer qu’il manque après εἶσιν quelque chose comme χαὶ πρὸς ἑαυτά. Ces parties ne diffèrent pas seulement entre elles; chacune d'elles peut offrir des différences comparée à elle-même.

1, 2. 647 ὃ 39. 648 a 4-5, II y ἃ en ces deux endroits un défaut de liaison, comme il est facile de 16 voir, en s’attachant à la suite des idées. La voici telle que la donne le texte : « Le sang est plus léger ou plus épais, plus trouble ou plus pur, plus froid ou plus chaud soit dans un même animal comparé à lui-même dans ses diverses parties, soit dans un animal comparé à un autre. ΕἾ en général des animaux les uns ont du sang, les autres, quelque chose d'analogque au sang. Le sang le plus épais et le plus chaud donne plus de force, le sang le pius léger et le plus froid est plus favorab'e à la sensation. Il ya la même différence dans ce qui est analogue au sang. C'est pourquoi 195. abeilles et autres animaux de ce g'nre sont plus intelligents que beaucoup d'animaux qui ont du sang, et parmi les animaux qui ont du sang, ceux qui l'ont léger et froid sont plus intelligents que les autres. »

La proposition el en général, etc., est évidemment isolée entre ce qui la précède et ce qui la suit. D'autre part, la proposition il y a la méme difference, etc., ne se lie pas bien avec ce qui suit immédiatement. Je crois que si l’on transpose la seconde de ces propositions devant la première en lisant χαὶ γὰρ ὅλως (lig. 35), on rétablira ici la suite des idées. Peut-être manque-t-ii quelque chose après Ψυχρότερον (648 a 4). Il faut lire avec P τὸ ἀνάλογον ὑπάρχον (618 a 5) au licu de τῶν ἀν. üx., qui ne peut se construire.

Π, 2 648 b 22-25. Nous disons que de deux choses la plus chaude est celle qui se refroidit le plus lentement ou s’échaulfe le plus vite, ὡς τὸ μὲν ἐναντίον, ὅτι πόρρω, τὸ δ᾽ ὅμοιον, ὅτι ἐγγύς. 11 fiut supprimer ὅτι avec Z et le manuscrit de Guillaume. Aristote ne veut pas dire : «dans la pensée que l’un est contraire, parce qu’il est loin, et l’autre semblable, parce qu'il est près; » mais : «dans la pensée que le

contraire est loin, el le semblable, près. » Évidemment le froid n’est pas contraire au chaud parce qu'il en est éloigné, mais il en est éloigné parce qu'il y est contraire.

IL, 2. 649 ὦ 8. θερμαίνει dé μᾶλλον πολλάχις τὴν αἴσθησιν τὸ κατὰ συμ-- Gebnxos (θερμόν). Peut-être faut-il re avec Guillaume χατὰ τὴν αἴσθ. IL v ἃ plus bas (ligne 10) κατὰ τὴν ἁφήν, comme il faudrait lire 649 ὁ 4. Ce qui est chaud n'échauffe pas 16 toucher, mais au toucher.

Π, 3. 649 b 19. Tout ce qui peut remplir d'eau autre chose est humide en acte et en puissance ; de même tout ce qui peut remplir de terre autre chose 051 sec en acte et en puissance. χαὶ τὸ χυρίως καὶ ἁπλῶς ξηρὸν τοῦτον μάλιςα λέγεται τὸν τρόπον. δμοίως δὲ χαὶ θάτερα τὰ δγρὰ χατὰ τὸν αὐτὸν λόγον ἔχει τὸ χυρίως χαὶ ἁπλῶς, χαὶ ἐπὶ θερμῶν χαὶ ψυχρῶν. Les derniers mots nous reportent à ce qu’Aristote ἃ dit ἀ8η516 chapitre précédent du chaud et du froid. Il les compare ici au sec οἱ à l’humide; pourlant ces mots ne sont construits grammaticalement qu'avec ce qui est dit @e l’humide. Je crois qu'il faut mettre un point après τὰ ὑγρὰ et lire ensuite : καὶ ταῦτα χατὰ τὸν αὐτὸν x. τ. ἕ.

I, 3. 649 ὑ 22, 93. τὸ aux ὡδὶ μέν ἐςι θερμόν, οἵόν τι ἦν αὐτῷ τὸ αἵματι

- 7 / \ 4 LAN ! 7, “ εἶναι, καθάπερ si ὀνόματι σηυναίνοιμεν. τὸ ζέον ὕδωρ οὕτω λέγεται, τὸ δ᾽ ὑποχεί- 9 \ δ Ὶ 2 ) ] A - / \ ς \ 14 \ À; μενον χαὶ ὃ ποτε ὃν αἴτιά ἐςιν, οὐ θερμόν * χαὶ καθ᾽ αὑτὸ ἔςι μὲν ὡς θερυόν ἐςιν,

€ "7 \ \ es / FU Ὁ ss LA , CC … ἔςι δ᾽ ὡς οὔ. ἐν μὲν γὰρ τῷ λόγῳ ὑπάρξει αὐτοῦ À θερμότης, ὥσπερ ἐν τῷ τοῦ

λευχοῦ ἀνθρώπου τὸ λευχόν * ἣ δὲ χατὰ πάθος τὸ aix, οὗ καθ᾽ αὑτὸ θερμόν. Le sens vénéral de ce passage n’est pas douteux si l’on se reporte à ce que Trendelenburg a dit sur la formule τὸ τί ἦν εἶναι (Historische Beiræge zur Philosophie, 1, 34 et suiv. Cf. Zeller, Philosophie der Griechen, 11. 2, 16, note 1). Le sang est chaud considéré dans sa forme, dans ce qui constitue son essence de sang antérieurement (ἦν) à tout le reste ; mais le substratum, ce que 16 sang est en recevant la forme de sang, c’est-à-dire sa matière, n’est pas chaude. La définition du sang renferme l'idée de chaleur, parce que toute vraie définilion contient le τί ἦν εἶναι. Quoique le sens général soit incontestable, le texte offre des difficultés. D'abord les mots οἷόν τι... εἶναι ne sont pas susceptibles d’une interprétation exacte ; la formule ordinaire est τὸ τί ἦν αἵματι εἶναι: ct je ne comprends bien ici ni οἷον, ni, ni αὐτῷ. Il y là quelque altération, à laquelle je ne vois pas de remède. Ensuite il faudrait τὸ ζέον (ἂν) ὕδωρ οὕτω λέγοιτο. Aristote fait une hypothèse; ce n’est pas un fait que l’eau chaude soil appelée d’un seul nom. Enfin on ἃ interprété d'une manière peu exacte ou peu claire les mots 3 ποτε ὃν αἷμά ἐστιν; ils Signilient littéralement : « ce qu’étant le sang est sang: » 6 est attribut de ὄν et désigne Fa matière, aux attribut de

ἐστιν dé-igne la forine. La formule 6 ποτε dv, qui se retrouve enco:e ailleurs (219 ὁ 1.), 18, 26. 220 a 8. 2923 a 25. 319 a 33. 649 a 14), a élé ès-bicn expliquée par Torstrik (Rheinisches Museum, nue Folge, XII, 101 et suiv }. Aristote dit ailleurs 166 l’on commettraitune faute en définissant le corp par τὸ ἔχον τρεῖς διαστάσεις (Topica, VI, ὃ. 142 ὃ 26) : οὐ γὰρ εἴρηται τί ὄν τρεῖς ἔχει διαστάσεις. C’est à-dire, on ne donne que la différence spècifique, mais on ne donne pas le genre prochain.

IL, 3. 649 ὃ 28. ἐν τῇ φύσει τῶν τοιούτων τὰ μὲν θερμὰ χαὶ ὕγρὰ χωριζόμενα δὲ πήγνυται χαὶ ψυχρὰ φαίνεται, οἷον τὸ αἴμα, τὰ δὲ θερμὰ χαὶ πάχος ἔχοντα χαθάπερ ἣ χολή, χωριζόμενα δ᾽ ἐχ τῆς φύσεως τῶν ἐχόντων τοὐναντίον πάσχει. Frantzius ἃ compris que les mots ἐν... τοιούτων üoivent st construire avec τὰ μὲν. ἊΣ bypx el τὰ dE... ἔχοντα : «ce qui était chaud ct humide dans les t'es organisés, mais en est séparé, se fige et paraît froid. » Seuiement τῶν τοιούτων ne se comprend pas; car il ne se rapporte pas à ce qui précède. Il faut probablement substituer ἐχόντων ἃ τοιούτων.

Π 5. 651 b 11, 19. Les animaux trop gras vieillissent vite, parce qu'ils ont peu de sang. τὰ δ᾽ ὀλίγαιμα ἤδη προωδοποίηται πρὸς τὴν φθοράν : h γὰρ φθορὰ δλιγαιμία τις ἐςί, χαὶ τὸ ὀλίγον παθητικὸν χαὶ ὑπὸ ψυχροῦ τοῦ τυχόντος χαὶ ὑπὸ θερμοῦ. χαὶ ἀγονώτερα δὴ τὰ πίονά ἐςι διὰ τὴν αὐτὴν αἰτίαν. | faut évidemment lire τὸ ὀλίγαιμον au lieu de τὸ ὀλίγον qui n'offre pas de sens ici.[l vaut mieux lire, avec le manuscrit Z el avec Guillaume, δέ au lieu de δή. Car Aristote ajoute ici quelque chose de nouveau : « Les animaux trop gras vieillissent vite, et en outre sont moins féconds. » Ce n'est pas une confirmation de ce qu’il vient de dire.

[1, 6. 651 ὃ 29. τῶν μὲν πιμελωδῶν λιπαρὸς xal πιμελῇ ὅμοιος, ὅσοις δὲ μὴ πιμελῇ ὅμοιος ἀλλὰ ςέαρ γίνεται τὸ αἴυια πεττόμενον, τούτοις δὲ ςεατώδης (ὁ μυελός). [l faut lire πιμελὴ après μὴ, en supprimant ὅμοιος.

11, 7. 652 b 1. Aristote dit en parlant da cerveau : ἔςι δ᾽ οὔτε περίττωμα οὔτε τῶν συνεχῶν μορίων. ἀλλὰ ἴδιος À φύσις, καὶ εὐλόγως τοιαύτη. ὅτι μὲν οὖν οὖχ ἔχει συνέχειαν οὐδεμίαν πρὸς τὰ αἰσθητιχὰ μόρια, δῆλον μὲν χαὶ διὰ τὴς ὄψεως. Frantzins ἃ traduit συνεχῶν par consistant (zæhen) et croit qu’Aristote fait allusion aux parties tendineuses ; mais le mot συνεχής ne peut avoir celle acception. La particule οὖν qui coinmeuce la phrase suivante semble indiquer qu'Aristote ἃ dû dire que Le cerveau n'est pas cuve/ñs τοῖς αἰσθητιχοὶς μορίοις ; Mais dans l’état où le texte nous est parvenu on he peul corriger ainsi sans violence τῶν συνε ὧν μορίων. [y ἃ dans ces mots une aliération dont je ne vois pas le remède.

1,7, 652 ὃ 32. Pour que la chaleur ne nuise pas au cervean, le sang qui v vient n'est pas de même qualité que dans les autres par- Lies : ἀντὶ δὲ πολλοὺ χαὶ παχέος αἵματος λεπτὸν χαὶ χαθαρόν. La symétrie de l’autithèse indique qu'il faut lire avec Gui laume θολεροῦ au lieu de πολλοῦ, Qui n'est pas OPPOsË ᾿ χαθαρόν.

IT, 9. 65% b 17, 48. La colonne vertébrale est l’origine de tous les OS. ἐχ δέ ταύτης τοῖς ἔχουσι χῶλα συνεχῇ πρὺς αὐτήν, τὰ τούτων ὀςὰ τῶν ἄρμογιῶν ἐςίν, ñ μὲν ἔχει τὰ χῶλα χάμψιν, συνδεδεμένα τε νεύροις, καὶ τῶν ἐσχάτων συναρμοττόντων, τοῦ μὲν ὄντος χοίλου τοῦ δὲ περιφεροῦς ἢ καὶ ἀμφοτέρων χοίλων, ἐν μέσῳ δὲ περιειληφότων, οἷον γόμφον, ἀςράγαλον. Aristote veut ‘ire que dans les animaux qui ont des me ubres, les os des mem- Eres (τὰ τούτων 8otà) tiennent d’une part à la co'onne vertébrale et se continuent aveé elle, d’auhie part se divisent aux articulations, là où les membres se courbent. Mais il est impassib'e de tirer ce sens du texte tel que nous l’avons. Je crois qu'il faut supprimer la virgule après αὐτὴν et supposer devant τῶν ἁρμονιῶν une lacune. Remarquons d’ailleurs que le μὲν dans à μὲν x. τ᾿ ἕ. n'a pas de corrélatif.

11, 9..655 α 35. οἱ μέν οὖν ἐν τοῖς πεζοῖς ἀμύελοι χόνδροι χεχωρισμένῳ μυελῷ. Aristo'e veut dire que les cartilages des animaux terrestres n’ont pas de moelle séparée. Il faut donc lire, comme Gaza, χεχωρισμένου μυελοῦ, en le construisant avec ἀμύελοι qui coutient L'idée de privation. Les manuscrits EZ el celui de Guillaume portent κεχωρισμένοι.

If, 10 656 α 1. à μὲν οὖν τῶν φυτῶν ψύσις οὖσα μόνιμος où πολυειδής ἐστι τῶν ἀνομοιομερῶν. Les mois τῶν ἀν. ne peuvent bien se construire. Le sens exige qu'on les construise avec πολυειδής, Ce qui, gramimaticalement, est insolite. La difficullé disparaîtra si où Hit πολυειδῶν. Gaza traduit: « non ex multis variisque partibus constat. »

"1, 10. 656 b 22-26. Grammaticalement, ce passage n'offre aucune difficulté. Cependant on ne comprend pas ce qu'Aristote veut dire, quand on songe au rôle très-secondaire qu'il attribue au cerveau dans la sensation. [i dirait ici que tous les animaux qui ont un cerveau ont le cerveau en avant, parce que la direction de la sensation est en avant, parce que la sensation vient du cœur et que le cœur est en avant, enfin parce que la sensation s'opère au moyen de parties contenant du sang Οἱ qu'il n’y ἃ pas de vaisseaux sanguins dans la partie postérieure du crâne. Toutes ces raisons expliquent pourquoi les organes des sens, eten particulier la vue, sont en avant; mais le cerveau ne sert pas à la sensation, suivant Aristote. Qu'importe au cerveau que la partie pos'trieure du crâne n’ait pas de vaisserux sanguins? Je soupconne qu'il frut lire (μη 22) τοῦ ἐγχεφάλου.

et transposer ce passage plus haut (ligne 2), après εὐφυλαχτότατόν ἐστιν, en l’appliquant au sens de la vue. Ce serait une sorte de digression, où il énoncerait par anticipation les idées qu’il exprime une seconde fois, lignes 29-31. Ces répétitions ne sont pas rares chez Aristote.

fl, 43. 657 « 32. Aristote dit à propos des animaux qui ont des paupières : τοῦ μὲν οὖν φυλαχὴν ἔχειν αἴτιον τὸ ὑγρὰ τὰ ὄμματα εἶναι, ἵνα ὀξὺ βλέπωσι τοῦτον τὸν τρόπον ὑπὸ τῆς φύσεως. Les mots ὑπὸ τῆς φύσεως ne peuvent se construire ni avec ὀξὺ βλέπωσι ni avec δγρὰ εἶναι. Ils manquent dans le manuscrilZ; et ils sont, en effet, plus embarrassants qu'uliles. Peut-être faut-il lire ἀπὸ τῆς w. et transposer après ἔχειν.

11, 16. 659 a 8. La proposition causale (ligne 3) ἐπεὶ τὴν τροφὴν x. τ. €. a pour apodose (tigne 9) οἷον οὖν x. τ. £. Il faut doncune virgule (ligne 8) après γῇ ct meltre entre parenthèses (ligne T) τὸ γὰρ —(8) γῆ. Il ne faut pas de virgule après δπερθάλλον ; Car ὄν se rapporte au sujet de χρῆσθαι.

If, 16. 659 D 17-18. Les animaux qui ne respirent pas, τὰ μὲν διὰ τῶν βραγχίων, τὰ δὲ διὰ τοῦ αὐλοῦ, τὰ δ᾽ ἔντομα διὰ τοῦ ποζώματος αἰσθάγόνται τῶν ὀσμῶν, χαὶ πάντα τῷ συμφύτῳ πνεύματι τοῦ σώματος ὥσπερ χινεῖται * τοῦτο δ᾽ ὑπάρχει φύσει πᾶτι χαὶ οὐ θύραθεν ἐπείσαχτόν ἐςιν. On traduit les mots χαὶ πάντα... χινεῖται Par : « Omnia nativO spiritu sui Corporis quasi moventur.» Mais il ne s’agit pas de la manière dont se meuvent les animaux qui ne respirent pas; il s’agit de la manière dont ils perçoivent les odeurs. Je crois qu’Aristote veut dire : « Les animaux qui ne respirent pas perçoivent les odeurs, les uns par un organe, les autres par un autre, el tous au moven du souffle interne qui meul (je crois qu'il faut lire ᾧπερ avec SV ct probablement E) leur corps. » Aristote it ailleurs (de Sensu V. 44% ὃ 21-24) que [08 animaux qui respirent perçoivent les odeurs, parce que leur souffle soulève un couvercle qui empêche les odeurs de pénétrer, mais il dit aussi que les animaux qui ne respirent pas n’ont pas de couvercle à soulever; il ne parle pas du souffle interne de leur corps, dont il est encore question dans le de Partibus (LV, 6. 669 a 1).

IF, 16. 659 b 30. Les animaux ont des lèvres pour protéger leurs dents : διόπερ ὡς éxelvov μετέχουσι τοῦ ἀχριδῶς καὶ χαλῶς ἢ τοὐναντίον, οὕτο» χαὶ τοῦ διηρθρῶσθαι τοῦτο τὸ μόριον ἔχουσιν " of δ᾽ ἄνθρωποι μαλαχὰ καὶ σαρχώδη χαὶ δυνάμενα χωρίζεσθαι (τὰ χείλη). 1] faut transposer ἔχουσι et ponc- (Π6Γ : ... τὸ μόριον " οἱ δ᾽ ἄνθρωποι ἔχουσι μαλαχὰ x. τ. ἕ.

I, 10. 659 b 34. Les hommes ont des lèvres non pas seulement pour protéger leurs dents, mais encore en vue de la parole: πρὸς γὰρ

τὸ χρῆσθαι τῷ λύγῳ χαὶ ταῦτα, ὥσπερ γὰρ τὴν γλῶτταν οὖχ ὁμοίαν τοῖς ἄλλοις ἐποίησεν À φύσις, πρὸς ἐργασίας δύο χαταχρησαμένη, χαθάπερ εἴπομεν ποιεῖν αὐτὴν ἐπὶ πολλῶν, τὴν μὲν γλῶτταν τῶν τε χυμῶν ἕνεχεν χαὶ τοῦ λόγου, τὰ δὲ χείλη τούτου τε ἕνεχεν χαὶ τῆς τῶν ὀδόντων φυλαχῆς. Pour que ὥσπερ ait un corrélatif, il faut sous-entendre ἐποίησε devant τὴν μὲν γλῶτταν x. τ. £., Ce qui semble dur. La traduction latine porle sic à la place de ὥσπερ, ce qui est peut-être une faute de copiste pour sicut, qui diffère à peine de sic dans le système d’abréviation du Χαμ" siècle. Je crois qu’il faut lire et ponctuer : πρὸς... καὶ ταῦτα, ὥσπερ χαὶ τὴν γλῶτταν, οὐχ ὅμοια rois x. τ. Ë. Le participe χαταχρησαμένη est construit avec les accusatifs τὴν μὲν... τὰ δὲ ..., comme plus bas III, 2. 663 b 32-33.

IL, 2. 663 a 1, 7. τῶν δὲ διγαλῶν τὰ μὲν πολλὰ κέρατα ἔχει πρὸς ἀλκήν, χαὶ τῶν μωνύχων ἔνια, τὰ δὲ χαὶ πρὸς βοήθειαν. ὅσοις δὲ μιὴ δέδωχεν À φύσις ἄλλην ἀλκὴν πρὸς σωτηρίαν ..... τὰ δὲ χαυλιόδοντα, ὥσπερ καὶ τὸ τῶν ὑῶν γένος, διχαλόν. Il faut supprimer avec Guillaume δὲ après ὅσοις et mettre une virgule au lieu d’un point après βοήθειαν. Ensuite (ligne 7) διχαλόν ne peut se construire; il faut lire τῶν διχαλῶν, génitif partitif qui se construira avec τὰ δὲ.

IT, 2. 663 b 19. Aristote dit en parlant de la manière dont les cornes sont placées : οὕτω γὰρ χαὶ τὰ χέρατα ἔχοντα πρὸς ἀλχήν TE χρησιμώτατ᾽ εἶναι χαὶ πρὸς τὸν ἄλλον βίον ἀνοχλότατα. L’infinitif εἶναι ne peut se construire. Guillaume ἃ sunt..I[l faut sans doute εἴη ἄν.

ΠῚ. 3. 65% a 28. Le poumon ne peut être placé immédiatement après la bouche; δεῖ γὰρ εἶναί τινὰ χοινὸν οἷον αὐλῶνα, δι’ οὗ μεριεῖται τὸ πνεῦμα χατὰ τὰς ἀρτηρίας εἰς τὰς σύριγγας. διμερὴς ὦν. Les mots διμερὴς ὧν ne peuvent se construire. [l faut lire avec Guillaume. διμεροὺς ὄντος.

Π,9. 664 b 28. Quand la nourriture pénètre dans l'œsophage, l’épiglotte se rabat, ἵνα μηθὲν mapaspo7 παρὰ τὴν ἀρτηρίαν. Au lieu de παρὰ, le sens exige εἰς, qu’on lit en effet plus haut (ligne 5) et plus bas (ligne 935). Guillaume traduit ad comme s'il avait [ἃ πρὸς; car il rend παρὰ par secus.

IT, &. 666 α 8. Aristote dit en parlant du cœur : αὕτη... ἐστιν ἀρχὴ χαὶ πηγὴ τοῦ αἵματος ἢ ὑποδοχὴ πρώτη. Il faut lire avec Guillaume χαὶ au lieu de ἤ; car Aristote ajoute ici une détermination nouvelle, ἢ conviendrait mieux au lieu de χαὶ après ἀρχή.

IT, 4. 666 « 30. Aristote dit, pour expliquer que le foie n’est pas principe du sang, comme le cœur: ἔτι δὲ τείνει δι’ αὐτοῦ φλέψ, ἐξ ἐχείνης δ᾽ οὐδεμία * πασῶν γὰρ τῶν φλεθῶν dx τῆς καρδίας αἵ ἀρχαί. Il

faut lire à ἐκείνης. Le foie est traversé par un vaisseau sanguin; mais aucun vaisseau sanguin ne traverse le cœur. Aristote ne fait que répéter ici ce qu'il ἃ dit plus haut 665 b 31-34. La leçon éxetvou est mauvaise; il est contraire à l'usage de désigner ainsi le même objet par αὐτοῦ el par ἐχείνου.

III, 4. 666 a 32. ἐπεὶ οὖν ἀνάγχη μὲν ee τούτων Fed εἶναι, μή ἐςι δὲ τὸ ἧπαρ, ἀνάγχη τὴν es εἶναι χαὶ τοῦ αἵματος ἀρχήν. La négation μή indique qu'il faut lire εἶ au lieu de ἐπεί.

III, 4. 066 b 95, 29. Le cœur a {rois ventricules chez les grands animaux, deux chez CCUX qui sont δ: pets, un chez tous. δι᾿ ἣν δ᾽ αἰτίαν, εἴρηται. δεῖ γὰρ εἶναι τόπον τινὰ τῆ: PAS χαὶ os l τοὺ

πρώτου αἵματος. ὅτι δὲ πρῶτον ἐν TA χαρϑδία γίνεται τὸ αἷμα. πολλάχις εἰρήχαμεν ρ ἰ ς ρ ἡ AAQAIX D ρή μὲν,

peau UE εν PET χαὶ τὰς que αὐτῶν χεχωρίσθαι " τοῦτο à ἂν εἴη διφυοῦς ὄντος τοῦ αἵματος καὶ χεχωρισμένου. διόπερ ἐν οἷς ἐνδέχεται, δύ᾽ εἰσὶν ὑποδοχαί. Par les mots δι’ ἣν δ᾽ x. τ. &., Aristote expiique seulement pourquoi le cœur à au Moins un Veplricuie Chez lous les antinaux. Ensuite 1] explique pourquoi il en ἃ deux. Mais il est évident que le sang ne s’elabore pas d’abord dans le cœur, parce qu'il ÿ a deux Vaisseaux sanguins qui sont origine de tous les autres; mais conime il y ἃ deux Vaisseaux sanguins, il vaut mieux qu’il y ait deux ventricules. Les Muls ὅτι di ... eipnxauev doivent donc se rattacher à ce qui précède, elil saut lire avec les manuscrits ESUYZ διὰ δὲ τὸ τὰς x. τ. ἕ, considérer coinine unc parenthèse Les propositions éxatéonuc ... xeywρισμένου. el chercher la proposition principale dans διόπερ... ὕποδοχαι. Îl faut convenir que διόπερ est employé fort irrégulièrement; mais 1l y à un anacoluthe cau<é par la longueur de la parenthèse. Entin ke mot διψυοῦς (ligne 23), qu'Aristote emploie partout en parlant des organes doubles et, comme nous dirions aujourd'hui, symétriques, ne Convient en aucune manière au sang. On lit dans ESUY διαφόρου, Mais l’enchaîuement des liées montre qu’il s'agt ici d'une séparation dans le cœur correspondant aux deux vaisseaux sanguins prin- Cipaux. διφυοῦς me paraît être la vraie leçon; seulement il faut admeltre qu'il manque après ὄντος quelque chose comme (τοῦ τόπου τοῦ PE αἴιλατος.

Π|, 4. 667 a 9. ἔχουσι δὲ χαὶ do τινα αἱ χαρδίαι παραπλησίαν ταῖς ῥαφαῖς. οὐχ εἰσὶ δὲ συναφεῖς ὥς τινος ἐχ πλειόνων συνθέτου, ἀλλὰ χαθάπερ εἴπομεν, διχρθρώσει μᾶλλον. Le mot συναφεῖς est évidemment Op posé à διαρθρώσει, qui ne peut bien se construire. Les variantes διαθρώσεις U, διαρθρώσεις PSY, διάρθρωσιν Z, indiquent qu'il faut lire ἀρθρώδεις.

ΠῚ, 5. 667 Ὁ 30. διὰ μὲν οὖν τὸ ἐν ἑνὶ εἶναι μορίῳ τὴν αἰσθητικήν ἀρχὴν χαὶ τὴν τῆς θερμότητος χαὶ ἣ τοῦ αἵματος ἀπὺ μιᾶς ἐστὶν ἀρχῆς. διὰ δὲ τὴν τοῦ αἵματος ἑνότητα χσὶ ἣ τῶν φλεθῶν ἀπὸ μιᾶς. Il faut lire διὰ δὲ τὴν τῆς τοῦ χ. τ. £., el SOUS enlendant ἀρχῆς. Les veines ne proviennent pas d’une origine unique, parce que le sang est uu, mais parce qu'il vient d'une source unique.

ΠΠ|. ὃ. 668 α 20 ἔοιχε δ᾽ ὥςπερ. «- χαὶ ἢ φύσις. ἡ... ὥχέτευχε. .. [} faut lire ὠχετευχέναι, à moins qu'on n'ad net'e un anacoiuthe.

HT, 6. 659 a 3%. Aristote dit en parlant des ovipares : δύναται πολὺν ἐν τῷ δγρῷ ἀνέχεσθαι χρόνον : ἅτε γὰρ ὀλίγον ἔχοντα θερμὸν ἱχανὼς ἐπὶ πολὺν χρόνον χαταψύχεται ὕπ᾽ αὐτὴς τῆς τοῦ πλεύμονος χινήσεως, οὔσης ἀερώδους χαὶ χενῆς. [ faut lire ὄντος ἀερώδους χαὶ xevod; car ces adjectifs se rapportent évidemment au poumon, et non à son mouvement.

ΠῚ, 7. 669 ὁ 24. ὃ δὲ πλεύμων ἔν τε τοῖς φοτόκοις τοσοῦτον διέστηχεν ὥστε δοχεῖν δύ᾽ ἔχειν αὐτὰ πλεύμονας. La particule τε n’a rien qui lui réponde. ΠῚ manque sans doute la mention d'un: autre espèce d'animaux chez lesquels on remarque la même particularité,

HT, 7. 669 b 27-30. On peut douter que le foie et [ἃ rate se partagent en deux. τούτου δ᾽ αἴτιον ὅτι ἐν μὲν τοῖς ἐξ ἀνάγχης ἔχουσι σπλῆνα δόξειεν ἂν οἷον νόθον εἶναι ἧπαρ ὁ σπλήν. ἐν δὲ τοῖς μὴ ἐξ ἀνάγκης ἔχουσιν, ἀλλὰ πάυμικρον ὥσπερ σημείου χάριν, ἐναργῶς διμερὲς τὸ ἧπάρ ἐστιν. Je ne comprend< pas comment ii y ἃ lieu de douter que le foie et la ra'e soient prrtagis en deux, parce que le foie est visiblement partagé en deux chez les animaux où la rate est très-pelite et que la rate paraît une sorte de faux foie chez les autres. ΠῚ ΠΝ a aucun lien entre ces idées, I yaici quelque allération profonde dans le texte.

ΗΣ, 7. 669 b 33. Le foie est moins visiblement partagé en deux chez [05 ovipares. ἐνίοις δὲ χἀχεῖ ὥσπερ ἔν τισι ζῳοτόχοις ἐπιδήλως διέστηχεν. Π faut saus dou'e lire χἀχείνων.

IL, 7. 670 a 5, 6. Ce qui fait que les viscères sont doubles, c’est qu’il y a un côté droit et un côté gauche. ἑκάτερον γὰρ ζητεῖ τὸ ὅμοιον, ὥσπερ χαὶ αὐτὰ βούλεται παραπλησίαν χαὶ διδύμην ἔχειν τὴν φύσιν, καθάπερ ἐχεῖνα δίδυμα μέν, συνήρτηται δ᾽ εἰς ἕν, καὶ τῶν σπλάγχων ὁμοίως ἔχαστον. Cetle phrase ne peut se traduire que si on lit avec le manuscrit de Guillaume ὥστε au licu de ὥσπερ, οἱ χαὶ καθάπερ ( elle dernière leçon e:t aussi dans 1.2).

ΠῚ. 7. 670 α 10-12, Je ne comprends pas comment les vaisseaux sanguins, qui, élant comme suspendus, sont rattachés au corps par la

rate et le foie comme par des clous, peuvent être camparès à des ancres. Ce sont plutôt les viscères qui ressembleraient à des ancres. il y a là quelque altération dans Le texte.

IT, 7. 670 a 26. δεῖ γὰρ εἶναί τινα οἷον ἑστίαν, ἐν ἣ χείσεται τῆς φύσεως τὸ ζωπυροῦν, χαὶ τοῦτο εὐφύλαχτον, ὥσπερ ἄχροπολις οὖσα τοὺ σώματος. La grammaire exige ἀχρόπολιν οὖσαν.

ILE, 8. 671 a 1. Les animaux qui ont du sang dans les poumons ont une vessie, parce qu'ils ont soif et absorbent plus de liquide que les autres. διὰ γὰρ τὴν ὑπεροχὴν τῆς φύσεως, ἣν ἔχουσιν ἐν τῷ μορίῳ τούτῳ, δυψητικά τε ταῦτ᾽ ἐστὶ μάλιστα τῶν ζῴων... [] faut lire avec le manuscrit de Guillaume, les manuscrits PY οἱ le correcteur de E, θερμότητος au lieu de φύσεως, qui n'offre ici aucun sens.

IT, 9. 671 ὃ 12. Les miladies des reins sont difficiles à guérir chez l’homme. συμόαίνει γὰρ ὥσπερ πολλοὺς νεφροὺς νοσούντων χαλεπωτέραν εἶναι τὴν ἴχσιν ἢ τῶν ἕνα νοσούντων. Je doute qu'Aristote ait voulu comparer le traitement des maladies des reins chez l’homme, où les reins sont composés, au traitement des mêmes maladies chez les animaux. Je crois qu’il faut supprimer τῶν devant ἕνα. Gaza traduit : « quam si uno infestarentur. »

IT, 9. 672 a 28-30. Cette réflexion est hors de sa place, comme il est facile de le montrer en reproduisant la suite des propositions de la ligne 26 à la ligne 32 : « Les animaux ont souvent les reins entourés de graisse et mêiLe pleins de graisse; et cela leur est bon, excepté pour les brebis, qui en meurent. Mais quelque gras que soient les reins, il manque toujours quelque chose sinon aux deux reins, du moins aurein droit. Ge qui fait que les brebis meurent, c’est que, etc. » Ce qui est en italique rompt évidemment la suite des idées; ce n’est d’ailleurs que la répétition de ce qui a été dit plus haut (ligne 23) : « chez tous les animaux, [6 rein droit est moins gras que l'autre. » Cetle répétition est même assez obscure; car quand les reins sont très-gras, on n’a pas besoin de dire qu'il ne manque rien aux deux. Peut-être ce passage doit-il être transposé (ligne 23) après εἶσιν, en lisant ἐν πᾶσι γὰρ.

1, 9. 672 a 33, 36. Aristote explique pourquoi les brebis meurent quand leurs reins s’engraissent. αἴτιον δὲ τοῦ μόνον ἢ μάλιστα τοῦτο συμθαίνειν ἐπὶ τῶν προδάτων, ὅτι τοῖς μὲν πιμελώδεσιν ὑγρὸν τὸ πῖον, ὥστ᾽ οὐχ δμοίως ἐγκαταχλειόμενα τὰ πνεύματα ποιεῖ τόν πόνον. τοὺ δὲ σφαχελισμοῦ τοῦτ᾽

πῇ." ἈΝᾺ \ ES ! vs \ \ ! ἘΞ αἴτιόν ἐστιν διὸ χαὶ τῶν ἀνθρώπων τοῖς πονοῦσι τοὺς νεφροὺς, χαΐπερ τοῦ πιαί-

». / cl A / / / 29/ ! / νεσθαι συμφέροντος, ὅμως ἂν λίαν γίνωνται πίονες. ὀδύναι θανατηφόροι cumbat-.

γουσιν. τῶν δ᾽ ἄλλων τοῖς στεατώδεσιν ἧττον πυχνὸν TO στέαρ à τοῖς προθάτοις La véritable raison n'est donnée que (ligne 36) τῶν δ᾽ ἄλλων ; remarquons de plus qu'il faut lire τῶν δὲ στεατωδῶν τοῖς ἄλλοις ; car le sens exige que le mot opposé à πιμελώδεις soit au datif. [l faut retrancher le point après πόνον et συμδαίνουσιν, el enfermer τοῦ δὲ cpaxeAood . . . συμ- 6xtvousu entre parenthèses. On rencontre un passage analogue dans le de Generatione IV, 7.787 ὃ 22 et suiv. L'autre terme de la comparai-on instituée (187 b 22) par ἢ δ᾽ ἄνεσις παραπλησία γίνεται ὥσπερ Ne se trouve que beaucoup plus Das (788 a 4), ὥσπερ ἀπὸ τῆς χορδῆς x. τ. ἕ, Mais il y ἃ là un véritable anacoluthe, comme plus bas (voir la remarque sur 684 b 214), et on ne peut employer les parenthèses, comme dans le passage du de Partibus.

IT, 40. C72 D 10-114. Aristote parle du diaphragme qui sépare le cæur et le poumon des autres viscères : τυγχάνει δὲ ταῦτα κεχωρισμένα ἀλλήλων τῷ διαζώματι, τοῦτο δὲ τὸ διάζωμα χαλοῦσί τινες φρένας * ὃ διορίζει τὸν τε πλεύμονα χαὶ τὴν χαρδίαν. χαλεῖται δὲ τοῦτο τὸ διάζωμα ἐν τοῖς ἐναίμοις, ὥσπερ καὶ εἴρηται, φρένες. [1 Υ ἃ ici une tautologie scandaleuse. L'une des deux propositions où il est question du nom de φρένες est évidemment de trop, s’il n’y ἃ pas une lacune considérable après φρένας. C’est ce qui me paraît probable; car les mots ὥσπερ καὶ εἴρηται indiquent qu'Aristole rappelle une explication donnée longtemps aupal'avant

ΠῚ, 10. 673 α 3. γαργαλιζόμενοί τε γὰρ ταχὺ γελῶσι, διὰ τὸ τὴν χίνησιν ἀφιχνεῖσθαι ταχὺ πρὸς τὸν τόπον τοῦτον. θερμαίνουσι δ᾽ ἠρέμα, ποιεῖν ὅμως ἐπίδηλον χαὶ χινεῖν τὴν διάνοιαν παρὰ τὴν προαίρεσιν, Non-seulement il faut mettre une virgule, avec Bussemaker, après τοῦτον ; mais encore il faut lire avec les manuscrits PUY θερμαίνουσαν au lieu de θ:ρμαίνουσι. La leçon θερμαίνουσι Où plulôt θερμαίνουσιν de E est une faute de copiste.

ILE, 19, 673 a 8-10. τοῦ δὲ γαργαλίζεσθαι μόνον ἄνθρωπον αἴτιον ἥ τε λεπτότης τοῦ δέρματος χαὶ τὸ μόνον γελᾶν τῶν ζῴων ἄνθρωπον. 6 δὲ γαργαλισμὸς γέλως ἐςὶ διὰ χινήσεως τοιαύτης τοῦ μορίου τοῦ περὶ τὴν μασχάλην. Je ne comprends pas que ce qui fait que l’homme est le seul animal qu’on puisse chatouiller, c’est qu’il est le seul qui rie, ni comment le chatouillement est un rire. Il y a ici quelque altération profonde dans le texte.

ΠῚ, 14. 675 a 31. Après avoir parlé de l'estomac, Aristote passe ainsi aux intestins : μετὰ γὰρ τὴν χοιλίαν À τῶν ἐντέρων ἔγχειται φύσις πᾶσ' τοῖς ζῴοις. Ou il y ἃ une lacune, ou il faut lire δὲ au lieu de γὰρ, qui n’a aucun sens, Gaza ἃ passé γὰρ.

ΠῚ, 14. 675 b 13. Aristote dit de la structure des intestins : πάντα ὃς ταῦτα μεμηχάνηται τῇ φύσει πρὸς τὰς ἁρμοττούσας ἐργασίας περὶ τὴν τρυφὴν χαὶ τοῦ γινομένου περιττώματος Les mots ro ... περιττώματος ne peuvent se construire. Il mançqie sans doute après χαὶ [0 mot γάριν.

I, 14. 675 b 23. ὅσα μὲν οὖν εἶναι δεῖ τῶν ζῴων σωφρονέστερα πρὸς τὴν τὴς τροφῆς ποίησιν εὐρυχωρίας μὲν οὐκ ἔχει μεγάλας κατὰ τὴν χάτω χοιλίαν, ἕλικας δ᾽ ἔχει πλείους χαὶ ox εὐθυέντερά ἐςιν. Le mot ποίησιν n’a pas de sens 10]. Gaza traduit, d'après le sens général, desiderium. Peut-être faut-il Tire πόρισιν, mot qui ne se rencontre pas d’ailleurs.

[V,2. 677 a 9. Ari.lo:e dit en parlant d'animaux qui n'ont pas de vésicule du fiel : ἔν τε ταῖς ἀνατομαῖς ἄν ἐγίνετο τοῦτο φανερόν. [I faut lire avec Guiiliume γίγνοιτο, car 11 est possible de disséquer ces animaux.

IV, 4. 678 a 8. ἐπεὶ γὰρ ἀναγχαῖον τὰ ζῷα τροφὴν λαμόάνειν θύραθεν, καὶ 4 2 / / \ ΕῚ / / SPL Ὁ, Ν ἵν 2 \ 4 πάλιν ἐχ ταύτης γίνεσθαι τὴν ἐσχάτην τροφήν, ἐξ. ἧς ἤδη διαδίδοται εἷς τὰ μόρια \ Le CO , La - (τοῦτο δὲ τοῖς μὲν ἀναίμοις ἀνώνυμιον, τοῖς δ᾽ ἐναίμοις αἷμα καλεῖται!) πον ΠῚ faut lire à au lieu de ἐξ ἧς, comme ἃ traduit Gaza.

IV, 4. 678 a 17-18. οὗ μὲν οὖν ἕνεχα τὸ μεσέντερόν ἐστιν, εἴρηται * τίνα δὲ τρόπον λαμόάνει τὴν τροφήν, καὶ πῶς εἰσέρχεται διὰ τῶν φλεῤῶν ἀπὸ τῆς εἰσιούσης τροφῆς εἰς τὰ μόρια ταῦτα τὸ διαδιδόμενον εἰς τὰς φλέδας, ἐν τοῖς περὶ τὴν γένεσιν τῶν ζῴων λεχθήσεται χαὶ τὴν τροφήν. [Il est impossible de tirer un sens satisfaisant des mots καὶ πῶς... φλέδας.

[V, 5. 678 b 3. Les animaux qui n’ont pas de sang ont l’analogue du cœur, principe de 11 sensation et de la vie; τὸ γὰρ αἰσθητικὸν Ψυχῆς χαὶ τὸ τῆς ζωῆς αἴτιον ἀρχῇ τινὶ τῶν μορίων χαὶ τοῦ σώματος ὑπάρχει πᾶσι τοῖς ζῴοις. Il faut suppléer ἐν après αἴτιον, car le datif ἀρχῇ ne peul bien se consiruire en Ce Sels AVEC ὑπάρχει.

IV, 5. 680 a 5. ἰδίως δ᾽ ἔχουσι τῶν ὀςραχοδέρμων οἵ τ᾽ ἐχῖνοι xal τὸ τῶν χαλουμένων τηθύων γένος. ἔχουσι δ᾽ οἵ ἐχῖνοι ὀδόντας μὲν πέντε χαὶ μεταξὺ τὸ σαρχῶδες χ. τ. ἕ. II faut lire ἔχουσι γὰρ au lieu de ἔχουσι δ᾽ ; car Arislote commence ici le d‘veloppement qu’il vient d'annoncer dans la preposilion précédente. Gaza n’a pas traduit ©.

IV, 5. GS0 D 14. ἐν μέσῳ γὰρ ἣ κεφαλὴ πᾶσιν αὐτοῖς - τῷ δ᾽ ἄνω τὸ τοιοῦτον μόριον. Ce datifré ne peut bien se construire. Les manuserits ESUY ont τό. Je crois qu'il faut lire τοῦ.

IV, ὃ. 080 D 19-20. Les œufs du hérisson de mer ne peuvent ètre en nombre pair, parce qu'ils ne doivent pas Cire disposés symétri-= quemont. χατὰ διάμετρον γὰρ ἂν ἦν, διὰ τὸ διμοίως δεῖν ἔχειν τὸ ἔνθεν χαὶ

" d'u κα ὍΘ \ N Vontrr cf Su Sr +4 + ! A = ἔνθεν, Et ἣν AOTLA καὶ HATAX οιάμετρον, GUTUIS Ὁ £/ OVTUY CT HLDOTECX αν τοὺ

χύχλου etyov τὸ &6v. Si l'on ne supprime pis avec Gaza les mots χαὶ χατὰ δια... 11 faut ponctuer : ... ἄοτια " χαὶ κατὰ διάμετρον οὕτως δ᾽ ἐγχόνταν X. τὸ Ée -

IV, 5. 081 b 8, 10. ΑΔ τὸ avoir expliqué en quoi Pacalèphe ressem:le aux animaux, Aristote montre en quoi elle ressemble aux plantes : τῷ δ᾽ ἀτελὲς εἶναι χαὶ προσφύεσθαι ταχέως ταῖς πέτραις τῷ γένει τῶν φυτῶν ᾿ οΥ λησιον, χαὶ τῷ περίττωμα πῖον ἔχειν φανερόν, ςτόμα δ᾽ ἔχειν. ὅμοιον δὲ τούτῳ χαὶ τὸ τῶν ἄστε de ἐστὶ γένος * χαὶ γὰρ τοῦτο προσπῖπτον ἐχχυμίζει ΠΑΊΣ τὼν ὀστρέων, τοῖς τ᾽ ἀπολελυμένοις τῶν εἰρημένων ζῴων, οἷον τοῖς τε μαλαχίοις χαὶ τοῖς μαλαχοστράχοις. ὃ δ᾽ αὐτὸς λόγος καὶ περὶ τῶν ὀστραχοδέρμων. Les mots στόμα à ἔχειν ne peuvent se traduire par : « quoiqu'il ait une hoache. » La propositien signifierait plutôt : « Π] ἃ une bouche, quoiqu'il nait pas d’excréments.» Peut-être faut-il transposer χαὶ τῷ... ἔχεν après (ligne 10) ἐστὶ γένος. Il y ἃ une lacure {ligne 10) aprés ὀστρέων. En effet, outre que l’on ne peut pas construire τοῖς τ᾽ x. τ. £., les mots : «ilen est de méme des os'racodermes » indiquent qu’Arislote vient de dire quelque chose qui n’a pas été conservé. Si on ΠῚ avec Guilla: m: τοῖς δ᾽ dnokshvuévors . .. ὃ αὐτὸς λόγος. la Construction est forcée.

IV, 6. 683 a 12. τοῖς δὲ DO πεζοῖς οὖσι χαὶ re pe ἀναγγαῖον ἐπὶ ταῦτ᾽ ἔχειν τὸ XÉVTOOY, ἢ μιηθὲν χρήσιμον εἶναι πρὸς τὴν ἀλκήν. Les mols ἐπὶ ταῦτ᾽ ne 8.μὶ pas susceplibles d’une Lonne ex, li ation. ἢ} faut Sans doute lire ἐστι τοιοῦτ᾽.

ΙΝ, 6. 683 a 17 Aristote dit en parlant des diptères qui ot tou- Jours l'aiguiilon à la tète, tandis que les tétraptères l'ont à la partie postérieure du Corps : ἀσθενῆ γὰρ ὄντα υόλις δύναται τοῖς ἔμπροσθεν τύπτειν τὰ δὲ πολύπτερα, διὰ τὸ μείζω τὴν φύσιν εἶναι, πλειόνων τετύχηχε πτερῶν χαὶ ἰσχύει τοῖς ὄπισθεν μορίοις. Lu sens général οἱ l’op;osition indiquent qu'il faut lire ὄπισθεν au lieu de ἔμπροσθεν.

IV, 8. 684 a 7. ὅσοι δ᾽ αὐτῶν πελάγιοί εἶσι, διὰ τοῦτο πολὺ ἀργοτέρους ἔχουσι τοὺς πόδας αὑτὼν πρὸς τὴν πορείαν. [1 faut évidemment supprimer αὑτῶν, Comme 11 l’est dans le manusCril Y.

IV 9. 68% b 22. La disposition des parties du corps chez les mollusques et les nee est telle qu'il semble qu'on ait recourbé le corps el ramené la partie postérieure à la partie antérieure. ἄμφοτέρων γὰρ τοῦτον ἔχει τὸν τρόπον À φύσις ὥσπερ εἴ τις νοήσειεν ἐπ᾽ εὐθείας. χαθάπερ συμόδέῤηχεν ἐπὶ τῶν τειραπόδων ζώων xat τῶν ἀνθρώπων, πρῶτον Le ἐπὶ ἄχρῳ τῷ ἄνω ςόματι τῆς εὐθείας κατὰ τὸ À, ἔπειτα τὸ D τὸν τον τὸ

\ / MON Ὁ 7, 7 En dé 1 τὴν χοιλίαν * ἀπὸ δὲ τοῦ ἐντέρου μέγρι τῆς διεξόδου τοῦ περιττώματος, À ἢ

τὸ A. τοῦτον μὲν οὖν τὸν τρόπον ἔχει τοῖς ἐναίμοις ζῴοις. Il faut lire avec Gaza τὸ στόμα (ligne 24), au lieu de στόματι, qui ne peut 86 construire. Au reste, il y a ici une sorte d’anacoluthe. Il semble qu’Aristote va expliquer la disposition particulière du corps chez les mollusques et les ostracodermes ; et il ne parle que de celle qui se présente chez les autres animaux, ce n’est que 685 a Let suiv. qu'il parle de la particularité qu’il annonce ici. Voir ci-dessus la remarque sur 672 a 33, 36.

IV, 10. 086 ὃ 9-40. Chez les hommes faits, le haut du corps est proportionné au Das. νέοις δ᾽ οὖσι τοὐναντίον τὰ μὲν ἄνω μεγάλα, τὸ δὲ χάτω. μιχρόν. διὸ χαὶ ἕρπουσι, βαδίζειν δ᾽ οὐ δύνανται. τὸ δὲ πρῶτον οὐδ᾽ ἕρπουσιν, ἀλλ᾽ ἀχινητίζουσιν " νάνοι γὰρ εἶσι τὰ παιδία πάντα. Il faut évidemment mettre en re parenthèses διὸ xat ... ἀχινητίζουσιν; car la phrase suivante νάνοι γὰρ <e rapporte à celle où il est dit que les enfants ont le haut du corps considérable par rapport au bas.

IV, 10. 687 α 19. L'homme ἃ des mains parce qu'il est le plus intelligent des être animés; et sa main est à elle seule comme plusieurs instruments. δ᾽ γὰρ φρονιμώτατος πλείστοις ἂν ὀργάνοις ἐχρήσατο χαλῶς. Le sens exige χρήσαιτο.

IV, 10. 687 a 39. L'animal ne peut changer l’arme que la nature lui ἃ dounèe, μεταδάλλεσθαι ὃ δὴ ἐτύγχανεν ὅπλον ἔχων. L’imparfait ne se comprend pas, puisqu'il s'agit de ce que les animaux possèdent au moment où l’on parle. {Π faut sans doute lire τυγχάνει ἕν. 1] faut encore lire ἔχον au hicu de ἔχων avec Le correcteur du manuscrit Ὁ.

IV, 10: 687 Ὁ G. Aprés avoir traité de l’usage de la main, qui est l'équivalent de n'importe quel instrumeit, puisqu'elle peut tout saisir ei relenir, Aristote fait remarquer que la ferme de la main est en rapport avec son usage. ταύτη δὲ συμμεμη)ανῆσθαι χαὶ τὸ εἶδος χαὶ τὸ φύσει τῆς χειρός. L'infinilif ne peut se cons'ruire. Le sens interdit de le réunir à ce qui précède; car Aristote commence ici un développement nouveau. Π faut lire avec Gaza συμμεμηχάνηται el supprimer χαὶ devant τῇ φύσει ἁγνοῦ E, le manuscrit de Guillaume et Gaza.

LV, 10. 689 D 2. τὰ δ᾽ ὄπισθεν χαὶ τὰ περὶ τὰ σχέλη τοῖς ἀνθρώποις ἰδίως ἔχει πρὸς τὰ τετράποδα. χέρχον δ᾽ ἔχει πάντα σχεδόν, οὐ μόνον τὰ ζῳοτόχα ἀλλὰ καὶ τὰ ᾧοτόχα -.... 1] faut lire κέρκον γὰρ, avec le manuscrit P, puisque Aristote entre ici dans l’explication de la différence qu’il vient d'annoncer. Gaza n'a pas traduit δ᾽,

IV, 40. ὁ00 ὃ 2. La main, devant saisir el presser, devait avoir des doigts longs; il en est autrement des pie ls : τῶν δὲ τὸ βεθηχέναι ἀσφα-

τ ἀρὰν pat δα. ΡΨ ΜΡ κει

λῶς, ὥςε τοῦτο δεῖ τὸ μόριον εἶναι νομίζειν τὸ ἄσχιτον τοῦ ποδὸς τῶν δαχτύλων. Le mot νομίζειν est évidemment faulif, et doit sans doute être remplacé par μεῖζον. ,

IV, 10. 690 D G. ἔτι δὲ καὶ βραχεῖς ὄντες ἧττον συμόλάπτοιντο. Il manque ἄν Après ἧττον.

IV, 11. 692 a 22. Le camélüon est le plus maigre des ovipares terrestres : ὀλιγαιμότατον γὰρ ἐςι πάντων. τούτου δ᾽ αἴτιον τὸ ἦθος τοῦ ζῴου τὸ τῆς ψυχῆς πολύμορφον γὰρ γίνεται διὰ τὸν 9060v, ὃ δὲ φόθος χατάψυξις δι ὀλιγαιμότητά ἐςι χαὶ ἔνδειαν θερμότητος, On concevrait que le caméléon fût craintif parce qu’il ἃ peu de sang; mais on ne conçoit pas qu'il ait peu de sang, parce qu'il est craintif. Π faut sans doute lire : τοῦτο δ᾽ αἴτιον τοῦ ἤθους τῷ ζῴῳ τοῦ τῆς Ψυχῆς.

ΙΝ, 12. 694 a 2%. Chez les oiseaux à ongles reccourbés, la partie terrestre du corps est employée à les armer : ἄνω μὲν ῥυὲν ῥύγχους ἐποίησε σχληρότητα ἢ μέγεθος, ἂν δὲ χάτω ῥυὴ x. τ. ἑ. ΠῚ faut lire avec Guillaume μὲν γὰρ.

IV, 12. 695 a 9. οἱ δ᾽ ὄρνιθες οὐχ ὀρθοὶ μὲν διὰ τὸ νανώδεις εἶναι τὴν φύσιν, σχέλη δ᾽ ἐμπρόσθια οὐχ ἔχουσιν * διὰ τοῦτο πτέρυγας ἔχουσιν ἀντ᾽ αὐτῶν. On ne comprend pas que les oiseaux aient des aiies à la place des jambes de devant, parce qu’ils n’ont pas de jambes de devant. Il faut supprimer διὰ τοῦτο el lire avec [6 manuscrit de Guillaume el Y πτέρυγας δὲ.

IV, 13. 695 ὁ 7. Ari-tote dit en parlant de la queue des poissons : ταύτην δ᾽ οὐχ διιοίαν ἔχουσι πάντες, ἀλλὰ τὰ μὲν παραπλησίαν, τῶν δὲ πλατέοιν ἔνια ἀχανθώδη χαὶ μαχράν. Il manque à côté de παραπλησίαν le nom ce l’objet auquel la queue des poissons est comparée. On ne peut 80}plèer ἀλλήλαις, car il n’y aurait pas opposition avec ce qui suil; εἰ d’ailleurs il n'y aurait guère de sens.

IV, 13. 696 a 20. Aristote dit des poissons qui ressemblent avx serpents et qui comme eux rampent dans l’eau : διὸ χαὶ ἐν τῷ ξηρῷ “ ἕρπουσι al ζῶσι πολὺν χρόνον, χαὶ τὰ μὲν οὐχ εὐθύ, τὰ δ᾽ οἰχεῖα τῆς πεζῆς ὄντα φύσεως ἧττον ἀσπαρίζει, Les mots οἰκεῖα... φύσεως Se rapportent évidemment pour le sens à toute cette classe de poissons et non pas seulement à une partie d'entre eux. [1 faut les transposer après

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