LE CHATEAU DE TREYANO
tout en nerfs, né pauvre en France, est devenu citoyen des Etats-Unis et riche à plus de cent millions ! Si nous pouvions raconter la vieille hist oire — toute neuve dans ce cas — de cet enfant s ans argent, débarquant avec son violon dans un pays où il ne connaissait personne ! Mais notre plume est impuissante. Seul le talent de Louis L ombard pourrait le faire, car dans ses heures de loisir il a trouvé le moyen de prendre' une place distinguée dans la littérature.
Ce que l'on peut dire, c'est que tout artiste vrai trouve en lui un Mécène, un protecteur généreux, dans sa maison un oasis enchanté, dans son parc et dans sa société une source d'inspiration. Tout travailleur honnête, en face de ce noble cœur, se sent compris et soutenu. Ce millionnaire, toujours pratique et actif, déteste les paresseux et les lâches, et ne perd pas son temps avec eux. Continuellement en voyage, d'Amérique en Europe, de la Chine au Japon, de Madrid à Gonstantinople, de Trèvano à Paris, partout où il passe, ses bonnes œuvres laissent leur trace : partout il s'informe des œuvres de charité les plus dignes d'être aidées, et donne à leur profit de magnifiques concerts. Il considère que son devoir consiste à faire le bien, mais il est circons-