‹ Observations d'un musicien américainChapitre 4 sur 49 · LE CHATEAU DE TREYA^'O XI · texte numérisé non relu

LE CHATEAU DE TREYA^'O XI

pect dans sa générosité. Nous l'avons entendu dire : « La bienfaisance sans discernement fait quelquefois plus de mal que de bien. Aider VJioirime à s'aider^ voilà le vrai but. »

A vingt-six ans nous le trouvons aux Etats- Unis, pauvre et inconnu, fondant un conservatoire de musique. Plus tard il abandonne la musique pour entrer à l'école de droit de l'Université de Golumbia à New-York avec les économies qu'il a faites. Soudain il se fait un nom parmi les géants de la Bourse de New-York grâce à l'audace et à la finesse de ses immenses projets financiers. Il aide à défaire un « trust », en forme un autre, désorganise un mauvais chemin de fer pour en organiser un bon; il achète d'immenses territoires, des mines de zinc, d'or, d'argent, de fer, propriétés sans valeur apparente quand il les prend, mais qui, grâce à son intelligence, prospèrent admirablement. En même temps il écrit des poésies en français, en italien, en allemand, en anglais, publie cinq ou six volumes dont l'un, Observations of a Bachelor — « Observations d'un célibataire » — , se vend à plus de 100,000 exemplaires ; il compose un opéra-comique et cinquante compositions orchestrales et vocales.

Le 1^^ août 1904, le poète, psychologue et

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