PROGRESSION DE L'INVASION COLONIALE
Dans le murs do cos études , nous avons déjà exprimé que le mouvomenl d'invasion do l'élément colonial devait être progressif. Nous allons indiquer comment nous l'entendons.
Dans la circonscription d'Oran , au-delà du territoire civil, la colonie s'étendra d'abord le lont? du iilloral par Assian-Zoual, Azeief , Gudveil , Arzew, et Béteoua sans dépasser au Sud-Est une direction générale allant de Sidi-Chaami à Béteoua par Tclamine.
Dans cette première époque, ce qui sera enlevé aux Garabas ne sera pas de nature à exiger encore leur translation.
La î' éi)oque aura pour préliminaire cette translation. Toute la zone d'Oran sera alors disponible.
Au Sig, tout peut s'accomplir à la fois.
A Moslaganern. la colonie doit être dirigée d'abord dans la région des pirdins , vers Mazagran , la Sdidia et Aïn-Nouïsi ; le raouv.omenl vers l'Est viendra après.
Il ne fjul pas chercher l'explication de ces indications dans la plus ou moins grande sécurité du pays. Elle existe dans l'intérieur et au-dehors du triangle décolonisation telle qu'on la peut désirer ; de sages mesures, la force avant tout, la maintiendront. La colonisation avec ses exigences sera d'ailleurs la pierre de louche de la soumission réelle. Elle posera enfin dans leur véritable situation respective le peuple conquérant et le peuple vaincu. Par une aberration sans exemple c'est des intérêts de ce dernier dont jusqu'ici se sont le plus inquiété la plupart des théoriciens de la (pieslion -, sollicitude pusillanime dont nous avons payé tous les frais ; duperie compromettante vis-à-rvis d'im ennemi quelquefois tranquille par épuisement , mais qui vous garde au cœur une haine implacable. La colonie peut seule par sa masse le réduire à l'impuissance de s'agiter.
Ainsi donc , s'il faut rendre l'invasion de la colonie progressive, ce n'est pas pour la ralentir, avec quelqu'arrière pensée tournée vers les Indigènes, mais bien pour avoir plutôt des centres populeux où la société s'organise fortement , où l'échange des productions de toute nature se multiplie au bénéfice de tous. (Test encore, nous le répétons, pour ne pas f lire le vide entre nous et la population arabe, qui, surveillée de près, doit fournir le tribut de son travail et de ses ressources à la colonie ,
I environnant dans son expansion comme fait autour du champ iléfriché la haie formée avec les épines qu'on en a extirpées.