POUR LA. PROVINCE D'OR AN
M. le Lieulenanl-Gèéral De La
PROJET l)E COLONISATION
POUR LA PROVINCE d'oRAN ,
M. LE LIBUTEnANT-OËnÉRAL DE LA MORICIÈRE.
Monsieur le Maréchal ,
Votre circulaire du 8 avril -1846 me prescrit de vous faire conuaitre les points du territoire mixte qui me paraissent le plus favorables à la création de nouveaux centres de population européenne.
L'arrêté du 2 avril 1846 détermine la composition de commissions, chargées d'examiner sur le terrain toutes les questions dont la solution intéresse l'établissement des centres de population proposés. Il m'a semblé que pour donner une valeur réelle à ce travail, je devais embrasser la question d'un point de vue général , de manière à déterminer le grogramme à remplir dans un temps donné , et la progression à suivre pour accomplir d'année en année la portion de ce programme dont le gouvernement voudra fournir les moyens d'exécution.
J'ai posé en ces ternies le problème à résoudre dans l'état actuel de la province? « Déterminer le chiffre dépopulation européenne agricole, qui suffirait seule à nourrir les 25,000 habitans , 2,000 chevaux ou mulets qui peuplent les villes de la province d'Oran et en outre 23,000 hommes de troupes et 6,000chevaux ou mulets, elTeclif militaire nécessaire à la défense du pays dans les circonstances ordinaires?
«Indiquer les territoires convenables ctsuffisans pour recevoir cette population ? »
Le grand triangle qui a sa base sur le bord de la mer d'Oran à Mostaganem et son sommet à Mascara , se présentait naturel-
lemenl comme le premier champ de cette colonisation. Jai donc commencé par le faire étudier.
M. le Lieutenant-Colonel d'état-major De Martimprey a été charité d'examiner en détail la répartition du sol entre les détenteurs indigènes actuels, et leurs droits, soit à la propriété, soit à l'usufruil afin de déduire de cetle étude les moyens de faire place à la population européennne , de froisser le moins possible, les intérêts de la population indigène.
M. le Chef d'Escadron d'État-Major D'IUiers a été chargé d'examiner le terrain , afin de donner un premier aperçu des lieux qui par la nature du sol et des eaux, par toutes les considérations agricoles, paraîtraient favorables à l'assiette des centres de population ; travaillant do concert avec M. De Martimprey, il a présenté une division approximative en communes, et l'indication des communications à ouvrir.
M. le capitaine d'ariillerie Azema de Montgravier, attaché à la sous-direction des affaires arabes , officier versé dans les études archéologiques, a recherché les vestiges des Romains dans la province, afin d'établir une comparaison instructive entre ce qu'ils ont fait et ce que nous faisons et voulons faire.
A ces deux officiers étaient adjoints MM. Gelez, capitaine au 44' de ligne, officier studieux et intelligent, à qui était confié le soin de faire les relevés topographiques reconnus utiles; Brahemscha, interprète principal, accompagné d'indicateurs arabes, vieux serviteurs des Turcs , bien instruits de toutes les questions de propriété.
MM. De Martimprey, D'IUiers et Azema ont employé six semaines à l'exploration'minulieuse du terrain.
Les résultats de celte triple enquête sont consignés :
1° Dans un mémoire de M. le Lient. -Colonel De Martimprey , accorxjpagné d'un plan indicatif de l'état actuel des lieux et des zones de colonisation projetées
2" Dans une série de notices rédigées par M. le commandant D'IUiers et qui donnent la description de chacune des communes proposées. — Une carte, dite des communes, a été dessinée pour servir à l'intelligence de ces notices.
3° Dans deux mémoires de M. Azema de Montgravier sur l'assiette de la domination romaine dans la province d'Oran et sur la politique des Romains à l'égard des Indigènes , avec une carte rectifiée des ruines romaines.
Je considère le mémoire et les notices comme l'exposé général de l'entreprise et des moyens à y appliquer ; je me propose d'indiquer ici la partie par laquelle on doit commencer, le mode à adopter pour y amener les colons et enfin de présenter les devis des dépenses indispensables, afin d'en conclure l'étendue des crédits à ouvrir.
Il est admis (voir le mémoire, pages 59 et 60 ) que la colonisation à entreprendre en premier lieu est celle qui ne doit pas entrainer le déplacement d'une portion considérable de la tribu des Garrabas. — Les seuls territoires qui satisfassent à celle condition, dans la zone, sont ceux des communes de :
Sidi-Ali 170 famiUcfs.
Assiaii-Toual 200 —
Tazout 70 —
Ooudyel 140 —
Oucssiba 72 —
Arzew 20O —
Bcttcoua 100 —
Total 952 familles.
J'y ajoute le Tlelate que je cousidère quant à présent, coniinc village routier et qui peut sans inconvénient être créé, partiellement, en dehors de l'ensemble, moyennant transaction avec quelques familles des Smélas et des Garrabas. J'ajoute donc :
Tlelate 50 familles.
A quoi je joins dans les autres zones :
1° Zone de Mostaganem.
Commune des Jardins ?50
Assi-Mamaete 130
2° Zone intérieure du Sig.
St-D.™«« . , ! 600
T/union agricole I
3° Zone intérieure de Mascara.
Mascara ( banlieue ) I „.^
Sidi-Daho \ "^^"
Total général .... 2,332 familles.
Je propose de faire immédiatement appel à la population européenne pour occuper ces quatorze communes. Je demande par conséquent les crédits nécessaires :
i" Pour obtenir la disposition du sol ;
2° Pour ouvrir les voies de communication indispensables et en général pour installer les colons ainsi qu'il sera expliqué ci-après.
Un devis estimatif ci-annexé de la dépense par commune, donne le détail des crédits à allouer, pour chacune d'elles et pour les travaux d'utilité générale qui se rattachent directement à sa création. Je passe au système d'introduction de la population coloniale.
Personne n'ignore qu'un des obstacles qui ont nui jusqu'ici à l'implantation de la population européenne sur le sol algérien, est résulté de la lenteur et de la multiplicité des formalités imposées aux colons qui demandaient des terres. Un autre est né de l'exagération des dépenses imposées à l'État par le luxe d'établissements et de travaux publics dont on a doté les nouveaux villages , travaux utiles et désirables en eux-mêmes, mais non indispensables à l'existence des populations, ni même d'uti grand secours pour elles. Les nouveaux villages ont dû naître dans un état de perfection, encore inconnu dans la plupart des villages de France . avec des rues et des routes nivelées, des
champs cudaslros , des pouls sur tous les ruisseaux , de belles églises, des écoles, des maisons communes , etc., etc. On a pris pour point de dépari, le terme auquel aspirent encore et cjue ne toucheront de lonptemps, nos communes rurales de l'intérieur. Faut-il s'élonner que bcaucouf) de temps et d'argent se dépensent pour se préparer à marcher ainsi.
Je repousse d'une manière absolue cette perfeciion ruineuse. J'entends, par le plan d'un village à créer, la détermination sur le terrain , au moyen de quelques piquets , de l'emplacement sur lequel il sera bâti , celle d'une place et de quelques rues principales. Par un chemin communal (je réserve les grandes roules et routes secondaires, qui doivent être exécutées comme en France ot'ec le temps), j'entends un sentier arabe grossièrement reclifié s'il le faut , débarrassé des broussailles et des palmiers nains , pour que les charrettes y puissent circuler.
Je demande que le colon soit mis en possession de son terrain par des procédés analogues, en mesurant au pas les limites de son champ et les bornant par une pierre.
Le travail du géomètre doit suivre, non précéder celle installation qu'ilretarde infiniment, lorsqu'elle lui estsubordonnéc.
Je ne puis admettre qu'on se jetle, pour un village qui n'existe qu'en germe, dans les frais d'une église, tVim presbytère, d'une maison d'école, à' une mairie , d'une gendarmerie, ni qu'on doive attendre avant de rien commencer , d'avoir les moyens d'élever toutes ces constructions dispendieuses.
Ces conditions très utiles , très avantageuses , de l'existence d'une commune formée, ne lui pas sont indispensables pour se former. Plus tard , lorsque plusieurs villages seront groupés sur le sol, que chacun aura fait ses preuves de vitalité, que l'expérience aura démontré leur importance relative, l'Élat appréciera pour lequel et dans quel moment il sera opportun de faire ces sacrifices. Ce choix, évidemment devra être effectué le plus lût possible, et l'État devra consacrer chaque année un (.redit assez large pour ces utiles créations.
Mais il est des travaux que la nature du climat et du sol renilent indispensables , d'autres qui sont exigés par la prudence, en f;ice de la population musuhiiane. Ce sont ceux :
'1" Des puits, fontaines et abreuvoirs, des irrigations lorsqu'il est possible d'en avoir, en un mot tout ce qui se rapporte au service des eaux ;
2° D'une enceinte composée d'uu fossé et d'un parapet en terre.
Les populations ont donc besoin d'un secours immédiat pour .se procurer cette protection et ces commodités d'un intéréi urgent. Je vais expliquer loul-à- l'heure comment je voudrais les leur assurer.
J'arrive d'abord à la question la plus difiicile Trouver
des habitaus pour nos villages ?
Le goiiverncment ayant résoulu d'entreprendre la fondation d'un certain nombre de villages et s'étant préalablementprocuré la libre disposition du sol, parles moyens indiqués pour chaqui'
commune, ferait publier on Algérie et eu France que l État est prêt à aliéner les terres comprises dans la circonscription déterminée, et que les conditions de cette aliénation sont exprimées dans un cahier des charges, déposé avec une description des lieux et le plan à l'appui , à Paris , dans les bureaux des adaires de l'Algérie , à Alger, dans ceux de la direction de l'Intérieur, à Oran , dans ceux de la direction des Domaines, et dans toutes les préfectures de France.
La description des lieux serait fournie par le travail de M. le commandant D'Illiers ou par un travail analogue et par la carie des communes.
Il serait rédigé un cahier des charges par commune ; ce cahier des charges reproduirait , d'abord, un résumé de ce qui précède , comme aperçu général do l'idée qui préside à la fondation des villages. Il indiquerait ensuite :
1° Les engagements de l'État envers les adjudicataires ou concessionnaires.
•I» L'allocation d'un crédit déterminé pour l'ouverture immédiate des communications de la commune avec les communes voisines , suivant le plan , l'ouverture des rues comprise. Promessse d'un crédit égal pendant deux ans pour amener ces chemins à l'état convenable ;
2» Allocation d'un crédit calculé d'après le taux moyen par famille , auquel reviennent à l'État, les travaux nécessaires pour enceindre les villages et y créer, soit une fontaine , soit un puits à pompe avec abreuvoir et lavoir.
Ces crédits devraient être disponibles pour la 1" année; ils seraient employés de suite, au moyen d'ouvriers militaires ou de manœuvres civils, si l'on ne jugeait pas à propos de réserver ce travail aux colons eux-mêmes pour la morte saison.
3» Engagement par l'État de pourvoir plus tard aux besoins généraux constatés dans le périmètre de la colonisation entreprise, tels qu'églises , presbytères, etc., etc., selon les propositions qui seront faites par la commission consultative, agréées par le conseil d'administration de la colonie et comprises dans les budgets annuels.
4° Si la localité motivait quelque travail d'un haut intérêt, un enjiagement spécial pourrait être pris à cet égard.
5» Si quelque difficulté locale devait rendre plus dispendieuse qu'ailleurs la construction des maisons (éloignement des matériaux, nature des chemins et leur direction excentrique , etc.) et le défrichement des terres , promesse d'une prime en argent pour chaque famille installée d'une manière déterminée, cette prime payable en deux ou trois termes , après l'accomplissement de la moitié ou du tiers de l'entreprise, de manière à payer d'abord moitié de la prime pour les familles établies les premières et le complément après l'établissement total.
6» Engagemeut par l'État d'acquérir pendant dias ans, au prix moyen des marchés passés outre mer, les céréales (b'és et orge)
produites par les colons, chacun d'eux pouvant livrer un maximum calculé d'après la surface qu'il a ensemencée dans l'année , c'est-à-dire 5 quintaux disponibles par hectare ( Mémoire, page 4.)
2'' Engagcmens de l'Adjudicataire ou Concessionnaire.
L'adjudicataire ou concessionnaire se chargerait, soit d'une commune entière , soit de fractions déterminées de cette même commune.
Il s'engagerait à y installer dans un délai de trois , de quatre ou cinq ans , le nombre de familles qui serait déterminé par le cahier des charges et dont les notices de M. D'Illiers donnent l'aperçu.
Le tiers de ces familles , au moins , devraient être installées dans le courant de la 2"° année.
L'adjudicataire serait libre de répartir le sol entre les familles et de régler a^ec elles les conditions, auxquelles il leur procurerait une habitation dans l'enceinte du village ou des hameaux.
Un quart des surfaces comprises dans les enceintes seraient réservées par l'État pour être concédées directement aux familles qui , dés l'origine ou postérieurement , voudraient se construire à elles-mêmes leurs habitations.
Les clauses obligatoires auxquelles serait assujéti l'adjudicataire seraient :
1» De réserver une portion déterminée de terrain, qui resterait propriété communale du village définitivement constitué. — Cette portion devrait être approximativement de \\o de la surface totale.
2° D'introduire dans tous les contrats passés avec les colons une clause qui les constitue propriétaires après l'accomplissement de toutes les obligations réciproques, de quatre hectares, au moins, de terres labourables.
3° De procéder d'après le système adopté et d'une manière continue, au peuplement des communes , c'est-à-dire d'agglomérer les maisons dans l'intérieur des enceintes , sans pouvoir les éparpiller dans ces mêmes enceintes ni dehors ( sauf les cas particuliers ), mais en réservant une portion de surface proportionnelle dU nombre de familles non encore établies.
Le quart mis à part pour les concessions directes serait compris dans le calcul de cette surface réservée. — Le concessionnaire pourrait ultérieurement en obtenir une partie , si elle ne trouvait pas d'autre emploi.
4° De réserver pareillement des portions compactes des terres propres au jardinage et à la culture proportionnellement au nombre des familles non établies.
Ces surfaces resteraient complètement libres et disponibles pour un autre adjudicataire dans le cas où , à l'expiration du délai , le premier adjudicataire devrait être évincé de cette portion de la terre , laquelle ferait retour au domaine de l'État.
L'agent des domaines, secondé par l'itis|)ecleur de la colonisalion altaché au territoire mixte, surveillerait ces installations et l'exécution des conditions imposées.
Les villages ainsi ébauchés devront d'ailleurs être promptement réunis à l'administration civile plus complètement organisée que les commissions consultatives, pour les conduire.
Le cahier des charges étant ainsi resté déposé pendant un mois ou six semaines, l'administration des domaines apprécierait, d'après les rapports qu elle aurait reçus de son agent pour chaque commune ou portion de commune , s'il convient de recourir soit à une adjudication , soit à une concession directe. Une décision devrait être notifiée au directeur des domaines, avant l'expiration du délai de dépôt du cahier des charges. — Le mode de l'adjudication serait généralement préférable. — Dans ce cas , la concurrence s'établirait de la manière suivante :
Chaque soumissionnaire renoncerait au bénéfice d'une ou de plusieurs stipulations consenties par l'État , comme crédit pour l'ouverture de communications , crédit pour les eaux et pour les enceintes , pi-im". ou portion de prime d'établissement des colons. — Il prendrait à sa charge ces travaux d'utilité générale ou d'autres réservés à l'État , églises, presbytères, etc , etc.
L'adjudication serait consentie au nom de l'État par l'agent du domaine, au profit de celui qui aurait fait les conditions les plus avantageuses.
Dans les cas de consession directe , l'agent du domaine procéderait d'une manière analogue , c'est-à-dire , qu'il chercherait à obtenir du concessionnaire des engagemens conformes à ceux qui viennent d'être exposés, mais la concession consentie par lui serait définitive, sauf désaveu de l'administration, pour accusation de forfaiture contre son agent.
Il serait d'ailleurs formellement exprimé qu'au delà du délai d'achèvement des villages, aucune promesse n'est faite de laisser la terre exempte d'impôt, comme elle l'est aujourd'hui. — Cette question restant de droit réservée dans l'avenir à l'appréciation du gouvernement et des chambres.
J'ai la confiance que la terre , ainsi offerte, trouverait des acquéreurs soit adjudicataires, soit concessionnaires , au moins dans la plus grande partie des quatorze communes qu'il s'agit dépeupler. — Si quelques unes étaient négligées d'abord, elles seraient couvertes à leur tour, un peu plus tard , par la population forcée de sortir des limites de celles qui l'auraient d'abord attirée.
Je demande donc , Monsieur le Maréchal , que le gouvernement se prononce sur les propositions que j'ai l'honneur de vous exposer. — Si le principe en est admis, si le ministre est disposé à accorder les fonds demandés, je m'occuperai de suite de faire rédiger, d'une manière définitive , les divers cahiers des charges que comporte ce projet. — Ce sera l'œuvre de la commission consultative d'Oran , éclairée par le rapport de la commission d'examen que, conformément à l'arrêté du 2 avril , je vous propose de composer ainsi qu'il suit :
MM. De Marcilly, oapilainedu sénic , président,
Azema de Monlgravier, officier attaché à la sons-direction
des affaires arabes , Lozivy, inspecteur de la colonisation , Gama , chirurgien-major, Perrin , receveur des domaines , secrétaire. Celle commission pourra commencer ces explorations dès que vous m'aurez autorisé à la mettre à l'œuvre. — Je demande qu'elle fonctionne dans tous les territoires, à quelque subdivision qu'ils appartiennent, en remplaçant seulement M. Perrin par l'agent des domaines de la localité.
Il ne me reste plus, Monsieur le Maréchal , qu'à vous soumettre l'état descrédits à ouvrir pour l'établissement des communes dont j'ai donné plus haut la nomenclature. — Ces crédits sont destinés partie à désintéresser les Indigènes détenteurs du sol, partie à faire face aux travaux f[ui doivent nécessairement précéder l'établissement de hipop\ilalion européenne. COMMUNE DE SIDI-ALI.
Elle s'étend sur les Mecheta-des-Feranin et des Hel-ben-Sabcur Garabas , qui , possesseurs de doubles Mechetas , ont leur Mecheta de labour dans Melata. — Il en est de même pour les Menalsia, mais pour eux le tracé de la commune ne prélève qu'une surface insignifiante. Elle fait au contraire une entrée considérable chez les Christels.
Désin téressemens .
Les Feranin et les Hcl-ben-Sabeur recevront, en échange du Mecheta, ([ui leur est respectivement enlevé , et à litre de Sabega , chacun le Ii4 de la terre du beylick de Dayt-Turkia. Les Menatsia seront désintéressés ultérieurement.
Les Christels , avec lesquels il y a lieu de traiter , pour tout leur territoire sauf la resserve indiquée pour leur placement, recevront le premier tiers des 6,000 fr. qui doivent leur être comptés, ci 2,000
Communications secondaires et vicinales.
Chemin de Sidi-Ali à Oran , en passant par Assl-el- Djer; élarfçissement à 5 mèties. Déjà praticable aux charrettes , la dépense n'excédera pas 20 centimes par
mètre courant. Dislance 4,500 900'
Chemin d'Oran à Feranin. Il sera ouvert à 4 m. jusqu'à hauteur du cap Canastel. — Il coûtera Ij cent,
le mètre. — Distance 4,000 m 600 V 9 qv»
Prolongement du chemin par un sentier de 2 m., [ '
pour f;af;ner Feranin. — C'est aussi la communication de Christel avec Oian. Le mètre coûtera 15 centimes.
Distance 5,000 750'
Enceintes.
Village de Sidi-Ali. 1,500 \
Ben-Okha 840 /
Assi-Béchir 840^ 4,320
El-Feranin 480 \
Azelef 660/
J Reporter 8,570
Htport .. . 8,570 Travaux pour les eaux.
Puits (le Sidi-Ali. — Installation d'une pompe, al)reu-
\oir et lavoir 2,200
Réouverture de l'ancien puits français et potences. 200 j Puits de lien-Okha — Pompe, abreiivoii* lavoir.. 1,800 ( 7,200 Fontaines d'Assi-el-Béchir. j ,, • i (
d'Azelcf. l^assms, abreuvoirs, dcFeranin i "»^»"^« 3,0O0;
lOTAL des dépenses pour la commune de Sidi-Ali. 15,770 I. J.a coiiiniune doit compter 470 familles : c'est une subvculioii de 93 fr. par famille.
COMMUNE D'ASSIAN-TOUAL.
Désinléressemens .
Elle embrasse les Mecheta des Menulsia, Medjeari et El- Ameur, et une partie du Mecheta des Ararchas.
Les Menatsia seroiU indemnisés de leur déplacement en recevant comme Sabega Iji de la terre du beylik de Dayt-Turkia. Les Medjeari recevront le dernier quart , dans la partie conli- ;;uë au Mecheta de Ben-Guermoud. Les El-Ameur recevront comme Sabega la terre de Sidi-Lakdar, près de Dayt-Oûm-el- Uelaz , qui est contiguë à leur Mecheta de labour. — Les Ararchas , après le prélèvement fait sur eux, ont encore beaucoup plus de terrain qu'il ne leur en faut : les friches qui envahissent leur sol en fout foi.
Il résultera de ces mouvemens une agglomération de douars plus considérable dans le voisinage des puits de Bou-Satis. — Il serait équitable d"y faire exécuter quelques travaux pour faciliter labreuvage des bestiaux. Cette dépense sera portée aux travaux d'utilité générale dans la présente commune pour une somme de 1 ,500 fr. à employer.
t» A la réouverture de deux puits , ci 300
2° A construire un abreuvoir de 12 mètres, ci 1,200
Communications secondaires.
Dans l'éteuduede cette commune, la nature du sol, l'existence et le bon tracé des anciens sentiers , dont on profitera pour les voies de communication à établir, permettent de ne compter qu'à 10 centimes le mètre courant avecélargisseraent à 5 mètres. Le développement des communications projetées
est de 19,000 mètres 1,900 | ],900
Enceintes .
£nceintc d'AS^ian-Tonal 1,320 j
— d'ASsi-Ameur. . . . 1 .. 8i()|
— d'ASsi-bcn-Euda.. ( Hameaux de .. 8^0/ 4,880
— d'ASsi-bou-^if . . I même force .. »<4ù I
— d'Assi-bcii-Féréah 8i0
y4 reporter 0,780
tieporl 6,780
Travaux pour les eaux.
A Assian-bon-Fatis ( suivant indiration ) 1.500 •.
A Assian-Toiial , pompe, abreuvoir et la\oir. .. 2,200^
A Assi-Ameur. . j N'i'toya^c des puits, r<*paration ^ 6 900
A Assi-ben-Euda . j des relèvement du terrain au- j
A Assi-bou-Nif. .. | tour des puits , abreuvoirs de «
A Assi-ben-Féréah 3 m., 1,800 f., sur chaque point 3,200 '
Total des d(*pcnses pour la commune d'Assian-Toual. . 13,680 f.
Le Doaibre des familles tle la commune est fixé à 200, ce qui fait une subvention de 68 fr. par famille.
COMMUNE DE GUDYEIL.
Désintéressement.
Elle embrasse le territoire de Christel , dans sa partie sud , prélève la partie du territoire des Ouled-Sid-Mansour, située au nord de Telamine et empiète un peu à l'est sur les Ahmian.
Le tiers des 6,n00 f payalile aux Christels. comme indemnité, de\ra être ac(iuitté au moment de l'occupation de la commune de Christel , ci 2,000 I 2,000
Les Oulad-Sidi-Mansour, après le prélèvement fait, ont un territoire plus que suffisant au sud-est de Telamine.
Les \hniian peuvent subir, sans aucune }iêne, le petit empiétement indique.
Communications secondaires .
La carte en indique le tracé. Elles auront touteâ une larf^eui de 5 mètres, tlles suivent sur plusieurs points des seutiers bien tracés, la terre est généralement horizontale et facile, mais il y aura en certains endroits beaucoup de broussailles à déraciner. Le prix moven du mètre courant doit être c<mipté à 15 centimes; distances : 20,000 mètres ci 3,Of)0 | 3,000
Enceintes.
Enceinte de Gudvei! 1,620
— de Méfe'ssour 600
Travaux pour les eaux.
Abreuvoir à la source de Gudyeil et autres travaux 1,500 \ Conduite pour amener les eaux de la source au village sur la route à 5 fr. par mètre , 900 mètres à
parcourir 4, 5001 „ „„„
Lavoir du village et abreuvoir de 12 mètres 1,500 f '
A Assi-Méfessour. — Puits à ouvrir et à revêtir.. 600i
Pompes .... 500
Lavoir et abreuvoir 1 ,200
Total des dépenses pour la commune de Gudyeil. . 17,080 f.
La situation de Gudyeil et de Mefessour sur la route dOran à Arzevv le porl, exige des travaux plus considérables pour les eaux, ce qui explique l'élévation des dépenses qu'exige celle commune comme inslallalion.
Le nombre des fatiiilles qui doit l'occuper esl de 140. — La dépense totale étant de 17,080 l'r. c'est d'une subverilionde 122fr. par famille dont il s'ajjit.
COMMUNE DE TAZOUT.
Désintéi'essement.
Le territoire (le cette commune est situé tout entier sur celui des Christels dont il einluasse la parrieNord- Ouest. — Au moment de son occupation , il ser.i payé aux Christels 1 ; 1/3 des 0,000 fr. stipulés avec «.'iix pour vente d'uni; partie de leur territoire, ci . . 2,000 | 2,000
Communications secondaires.
Ces communications seront ouvertes indistinctement dans la commune de Christel et dans le nouveau territoire arabe. Tazout sera mis en relation avec Gudyeil par un chemin de 5 mètres de largeur , à 25 c. ) .i/t^Q
le m Hrc, distance: 3(X) mètre ci 7j0|
Pour le reste, ouverture de sentiers de 2 mètres à 15 cent, le nièti-e, — Parcours 18,000 mètres , ci . 2,700
Enceintes.
Tazout seul exige une enceinte , ci 960 | 900
lazout seul exige des travaux , puits à creuser, à revêtir. — Pompes^ lavoir et abreuvoir 2,200 | 2,200
Total pMir la commune de Tazout 8,610 f.
La population de la commune est de 70 familles , la dépense s'élève à 8,610 fr. ce qui établit la eubvenlion à 123 fr. par famille.
COMMUNE DE GUESSIBA.
Désintéressement.
Elle occupe la partie nordduterritoiredes Ahmian. Elle exige l'occupation du Mecheta d'Aissa-bcn-Della; il a été dit qu'il serait compté aux détenteurs de chaque Mecheta évacué une indemnité de 1,000 fr. et qu'ils recevraient une nouvelle position dans la partie Est du territoire de la tribu, ci 1,000 | 1,000
Communications secondaires.
La principal,: de Guessiba à Muley-Magoung aura ^
.S mètres de largeur. — Elle pré-sente peu à faire si le village est construit sur la rive droite de l'Oued- Guessiba , — prix du mètre Ijcentim. — distance 1,000 mètres . ci 150|
Chemm pour les charettes de Guessiba à Arzew — 3 mètres de largeur , — terrain accidenté, — prix V . „.q
du mètre courant, 20 cent. — distance 3,000 m., ci. 000^ '
Sentier de 2 mètres de Guessiba à Ben-Jebka, — 10 cent, le mètre, — distance 2,200 mètres, ci 220|
Dans les mèmf s conditions de Hcn-Sebka à Ain- Oiiinkill, 200 mètres, ci 120'
Mêmes conditions de Guessiba à Abd-el-Oueflia, di-^tance 1,600 mètres, ci 100
A reptir/tr 2,2:0
Report. 2,250
Enceintes.
FncTinte «1p r.iios.eiba l.l^f^i
— d'\l)(i-pl-Oueflia 360 1 1,8C,0
— (l'Aïn-Ouinkel 300 1
Travaux pour les eaux.
Rrparation au puits rie Ben-Jebka 200 i
A Gucssiba, abreuvoir et lavoir 1,280 j 1,000
Travaux à la source de Abd-cI-Oiitdia. . 200'
Total des dépenses pour la commune de Guessii.'a. . 5,710 f.
Le nombre des familles de la commune étant de 72, c'est comme subvention moyenne 82 fr. par famille.