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Observations et considérations sur les tumeurs parotidiennes et sur leur ablation

Depuis quelques années, j’ai eu assez souvent l’occasion de faire des opérations graves dans la région parotidienne. J’ai pensé qu’il était bon de les faire connaître et de fixer l’attention des médecins sur quelques considérations qui ressortent de mes observations.

Il y a peu de temps encore, les ablations de tumeur de la région parotidienne étaient considérées par bon nombre de chirurgiens ,

comme une témérité chirurgicale. La thèse dcM. Auguste Bérard, si remarquable sous tant de rapports, renferme un certain nombre d’observations relatives à des tumeurs parotidiennes, enlevées

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par la main du chirurgien , à l’aide d’opérations plus ou moins hardies. Dans un certain nombre d’observations bien déterminées, l’opérateur dut enlever complètement la parotide elle-même ; il résulterait encore un fait bien important de la lecture de cette thèse, c’est que ces grandes opérations, nécessitées par l’ablation de ces tumeurs, ne seraient pas très graves , car la plupart des malades ont guéri. Je pense que les opérations pratiquées dans la région parotidienne sont comme celles que l’on pratique sur la face, moins dangereuses qu’elles ne le paraissent au premier abord; mais il est très probable aussi que les auteurs qui ont fait connaître les faits recueillis par M. Bérard, ont surtout publié leurs succès, cherchant de la sorte à faire accepter une opération bonne en elle-même, et, il faut le dire, rejetée parla plupart des chirurgiens. Depuis la publication du travail de M. Bérard , les médecins ont étudié avec plus de soin les maladies de la région parotidienne. Il ne suffisait point, en effet, d’enlever, avec plus ou moins de peine, une tumeur de cette région, il fallait savoir qu’elle en était la nature. En lisant avec soin les observations consignées dans le travail que nous rappelons , il est facile de constater que plusieurs faits publiés comme des cancers, sont de toute autre nature. L’étude attentive de tous les phénomènes présentés par les malades , l’examen des tumeurs après l’opération ne laissent aucun doute dans l’esprit. Toutefois, il faut le reconnaître, les travaux microscopiquesfaits depuis dix ans, sur la nature des tumeurs, ont jeté un jour tout nouveau sur celles de la région parotidienne en particulier. Il résulte, en effet , de ces travaux, que beaucoup de ces produits morbides peuvent être enlevés avec grande chance de succès en raison de leur nature bénigne.

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