‹ Observations et réflexions sur les phlegmasies de la prostateChapitre 22 sur 25 · DÉFORMATION DU CANAL · texte numérisé non relu

DÉFORMATION DU CANAL

Quelle que soit la nature de l’engorgement de la prostate, s’il est uniforme dans les deux lobes , la direction du canal n’est point déviée latéralement ; mais si l’un des lobes est seul engorgé ou plus tuméfié que celui qui lui correspond , la portion prostatique de l’urètre présente une incurvation dont la concavité répond toujours au lobe tuméfié ou le plus volumineux.

Quelles que soient l’égalité ou l’inégalité du gonflement survenu dans les deux lobes latéraux , il suffit qu’il existe une tuméfaction de la prostate pour que la direction antéro-postérieure de la portion prostatique de l’urètre éprouve une modification très importante à connaître , à cause du cathétérisme.

La partie membraneuse du canal, dirigée de haut en bas et d’avant en arrière, forme la moitié d’une courbe à concavité supérieure , qui est complétée , dans l’état normal , par la portion prostatique de l’urètre dirigée de haut en bas et d’arrière en avant.

Lorsque la prostate est tuméfiée , la partie du canal qui la traverse, portée en avant et en haut , se rapproche du pubis et par conséquent de la direction verticale. Il résulte de ce changement ,

qu’au lieu de former une courbe à concavité supérieure, les portions prostatique et membraneuse forment un angle aigu, curviligne, dont le sommet situé à leur jonction, se dirige vers la partie inférieure de la prostate et le rectum.

Si , pendant le cathétérisme , la sonde pénètre dans cet infundibulum , elle y est arrêtée ; elle se trouve au dessous de la partie antérieure de la prostate , et ne peut point monter dans la portion du canal embrassée par cet organe. Il faut donc , avant d’arriver jusqu’à ce cul-de-sac, relever le bec du cathéter en abaissant son pavillon , ou bien employer le procédé de Hay..

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