‹ Observations et réflexions sur les phlegmasies de la prostateChapitre 23 sur 25 · TUMEURS DU MOYEN LOBE · texte numérisé non relu

TUMEURS DU MOYEN LOBE

Les tumeurs du moyen lobe présentent un vo-v lume qui varie entre la grosseur d’un poids et celle d’un gros œuf de poule ; elles sont d’autant plus mobiles, que le pédicule qui les supporte est moins épais. Dans leur tissu, on trouve toutes les altérations que l’on rencontre dans les masses latérales. Assez souvent ces tumeurs sont le siège d’ulcérations noirâtres et saignantes , semblables à celles que les calculs vésicaux font survenir au col de la vessie et dans la prostate.

Les tuméfactions du moyen lobe tiraillent le

vsrumonlanimi, le soulèvent , lui font former une cloison médiane oblique de haut en bas , de derrière en avant , déjetée de droite à gauche suivant la forme de la tumeur, et qui divise en deux parties latérales la portion prostatique du canal.

Les tumeurs du moyen lobe , et les replis membraneux qu’elles soulèvent , forment au méat urétro-vésical une digue plus ou moins épaisse qui arrête brusquement les sondes au moment oèi elles entrent dans la vessie. Aussi n’est-il pas rare de voir les lobules médians blessés à leur partie antérieure, et leurs ailes membraneuses ulcérées , traversées de part en part par des ouvertures de dimensions variables.

Page 1