XV. — DES PLANS DE SERMONS
de ses lecteurs, ces prédicateurs de son temps < qui, « ont toujours, » dit-il, « d'une nécessité indispen- » sable et géométrique, trois sujets admirables de nos » attentions : ils prouveront une telle chose dans la » première partie de leur discours, cette autre dans » la seconde, et cette autre encore dans la troisième ; » ainsi vous serez convaincus d'abord d'une cer-
* Caractères, chap. xv.
« Oh ! quand viendra celui qui saura, plus habile, » D'un tyrannique usage affranchir TEvangile, » Et rendre à nos sermons l'heureuse liberté )> Que donne à ses discours la sage antiquité ! D De la division elle ignore la gêne, x) Et jamais orateur, dans Rome ou dans Athène, » Partageant avec art les sujets proposés, » N'en distingua d'abord les membres opposés ; » Chaque point dans son rang arrivait de lui-même; » Du premier, sans le dire, on passait au deuxième, » Et Ton l'attendait pas que, du premier lassé, » Pour passer au second, l'auditeur eût toussé. » Le sujet simple et clair, n'embrassant qu'une chose, » S'avançait vers la fin sans détour et sans pause, » Et, sur cette unité, l'orateur scrupuleux, » Jamais, pour on discours, n'en fit entendre deux. y> De Yilliers, Art de prêcher ^ chant ii.
Les Dissertations de P. W. Leemans sur la meilleure Méthode de Sermons (De optimo Concionum génère, Leyde, 1768) contiennent deux plans de Sermons différents sur l'Entretien du Christ et des disciples d'Emmatts; l'un, que l'auteur critique, a 34 parties ou points; l'autre, qu'il préfère^ en a 34 aussi 1
Il faut lire les excellentes réflexions de Fénélon sur les di- Yifions {Dialogues sur l'Eloquence).