XTI. DES SERMONS SANS MÉTHODE
comme toute opération de logique, une certaine force, une certaine habitude de réflexion; il suppose que le sermon, écrit ou improvisé, a été préparé dans le sens sérieux du mot; il ne suppose, il n'exige rien de plus.
Néanmoins je crois pouvoir dire que le manque de méthode est le plus commun défaut de la prédication. Que de sermons auraient produit et laissé une impression excellente, si, après l'audition, la mémoire de l'assemblée avait pu s'y reconnaître et retrouver la vivacité des effets dans la liaison et la facilité des souvenirs !
Ce défaut, le plus désavantageux peut-être de tous, est le plus inexcusable, d'autant plus qu'il provient le plus souvent d'un travail écourté et insuffisant. On ne peut pas se donner toutes les qualités de l'orateur ; mais, en s'imposant la peine nécessaire, on peut lier ses idées et procéder avec ordre dans la composition d'un discours.
Il faut attacher une telle importance à l'ordre et à la méthode, à la division régulière, nettement tranchée, et visible, dirai-je, des grandes parties du sermon, que tout ce qui seconde cet ordre et le rend apparent pour l'auditoire, doit être jugé utile. On rencontre des prédicateurs, qui débitent le sermon d'une seule volée, sans repos, sans interrup-