‹ Observations relatives aux Variations de la Matière Grasse dans le Lait de la Femme et de diverses Espèces AnimalesChapitre 43 sur 69 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Influence de l'inégalité des seirs.

Variot et Lassablière (1) après Gerson (2) ont attiré l’attention sur les variations de sécrétion du lait en rapport avec l'inégalité du volume des seins. Ces variations portent aussi bien sur le volume que sur la composition du lait sécrété. D’après ces auteurs, le beurre augmente dans le sein le plus petit.

Guiraud (3) fait observer que le volume des seins n'est pas toujours en rapport avec le développement de la glande mammaire et que certaines femmes ont des seins énormes qui ne fournissent que des quantités très minimes de lait.

Il a constaté, entre le lait des deux seins, des différences parfois assez marquées en beurre.

Il donne les chiffres suivants :

D. 36/gr.10 Gr 2930207020 D., 40 gr. G5128%9r.120 D726 sr 010 CSST 210 D: 2er 506 #1Seer. 50

Dans l'observation Il, le sein gauche n’a donné en moyenne que 11 cc. 3 de lait dont la teneur en matière

(1)G. R., Académie des sciences, 1908 ; LassaBuière, Obstétrique, 1910, page 337.

(2) GEerson, Thèse, Paris, 4891-92, n° 455.

(3) Guiraup, loco cit.

grasse n'est que de 18 gr. 66, alors que le sein droit, dont la moÿenne du volume sécrété est de 38 cc. 33, donne une moyenne de beurre de 19 gr. 57.

Au contraire, le lait fourni par le sein gauche de l’observation III d’un volume moyen de 33 cc. 12 contient 43 gr. 07 de beurre en moyenne, tandis que le sein droit, qui a sécrété un volume moyen de 51 cc. 32, n'a donné qu'une moyenne de 41 gr. 93 de matière grasse.

Ces variations expliquent pourquoi les conclusions de différents auteurs sont souvent contradictoires. Il apparaît nettement qu'il n’est pas possible d'affirmer que certains facteurs ont une influence déterminée et dans un sens toujours identique sur la composition du lait.

Il n’est rien moins que prouvé, en effet, que la teneur en matière grasse est inversement proportionnelle au volume de la sécrétion lactée, ni que le lait du matin soit plus riche que celui du soir, ni que le plus petit des deux seins soit celui qui donne le lait le plus riche en beurre.

Un seul fait reste démontré : c’est que le lait du début de la tétée est toujours beaucoup plus pauvre en matière grasse que celui de la fin, sans qu'il soit possible d'établir de façon bien définitive la marche de cette progression.

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