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Pathogénie des accidents.
D'après le tableau des accidents que nous venons de tracer, d’après les observations citées, on se rend compte … que l'empoisonnement par les flèches, pendant la colonne de Dé-Dougou, comprend deux facteurs bien distincts: un facteur toxique dû au strophantus et un facteur septique qu'il faut rapporter aux diverses souillures de la flèche. Voyons donc ce qui est dû à l'un et à l’autre. Les théories ue sont nombreuses quant à l’action du strophantus. Pour les | uns (PELIKAN, Dikousky) le strophantus agit comme toxique du cœur qu'il paralyse en systole dans ses éléments nerveux après quelques minutes. Ce sont les partisans de la théorie nerveuse. Pour d’autres, le principe actif du strophantus. 7 En agit directement sur la fibre cardiaque sans l'intermédiaire | du système nerveux (Srannius, MAUREL, DECHAMBRE). M. le Professeur LE DaANTEC en a fait un poison convulisivant agissant surtout sur les cellules nerveuses de la moëlle.
Ces interprétations différentes proposées par les physiologistes ou les cliniciens tiennent, d’une part, à la purification imparfaite des produits sur lesquels ont porté les. essais, d'autre part, à l'origine différente des strophantus qui ont servi à l'isolement des principes actifs. Une circons : | tance vient encore ajouter aux difficultés et aux incertitudes ns des convictions précédentes, c'est la variabilité d'action suivant les différentes espèces animales. :
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M. le Professeur ARNOZAN dit ceci : : € Si Fon donné À un
ur ïl meurt après avoir passé par les trois sue suivantes : ralentissement du cœur avec augmentation de la pression artérielle; accélération avec maintien de la
pression élevée ; ralentissement du cœur avec abaissement
de la pression vasculaire et mort brusque en diastole. ou systole. » Ajoutons avec Poucuer : les nausées, vomissements, diarrhée, douleurs de tête.
Tous ces symptômes, nous fe retrouvons chez nos blessés : vertiges, céphalée intense, adynamie, voilà pour le début. Puis nausées, piyalisme, vomissements, troubles
. cardiaques : tachycardie et arythmie.
*Il est un signe qui n’est pas signalé dans les expériences
sur le Strophantus : c'est la dyspnée; or, cette dyspnée exis-
tait chez tous nos blessés. D'autre paït, les Docteurs BARTET et” HENRIC Ja signalent chez tous les blessés par flèche empoisonnée au strophantus. Or ce poison excite le pneumogastrique et peut-être peut: on trouver là l'explication de cette dyspnée.
D'autre part, nous avons vu qu'avec le str che les
indigènes emploient le latex d’une euphorbe : or POucHET
a signalé la dyspnée dans l'empoisonnement par certaines ‘euphorbiacées. Enfin, comme nous allons le voir, à côté des phénomènes toxiques dus au strophantus, il existe des OS Es septiques. Cette dyspnée pourrait relever de la ne Mais cette action du strophantus, action indéniable cependant, est beaucoup moins importante que les. . phénomènes septiques dus aux microbes et toxines de la
> putréfaction. ;
Voilà déjà quelques milliers d'années que l'on est renseigné sur la toxicité de l’albumine putréfiée. LEWIN a attiré l'attention sur la communication d’Aristote sur le poison
des flèches des Scythes préparé en laissant se putréfier
des serpents et du sang ou du sérum de sang humain.
une. expérimentation | sommaire. et. des | symptômes S;. > HOUS ou, cru pe conclure : Se PR