‹ Observations sur l'epidemie dyssenterique qui a regne a l'ecole de Mars, au camp des Sablons, dans l'an II de la RepubliqueChapitre 2 sur 27 · I . VA · texte numérisé non relu

I . VA

't- ' ^ 'Ja

la'- . . (V

iK^^

* ^•>J . Jm

'W.'fî

,^îv.-»V . * s * '*’ -■ v‘» "‘ •

ity -, . '■ •

Celle deuxième édilion diflere peu de la première ; il ëlait impossible qu’il en fiil aulremenl, puisque je ne pouvais rien ajouler de nouveau à l’hisloire d’une épidémie qui n’exisle plus : cependanl plusieurs incorrecllons el des vices de forme qui m’avaienl d’abord échappé onl disparu.

'Mais un mérite essentiel manquait à cet ouvrage, c’était de voir sanctionner par l’expérience les idées émises sur le traitement : jusque-là, nos opinions ne devaient être pour le sceptique, qu’une théorie qu'on pouvait eonfondre avec mille autres. Cet inconvénient a disparu devant les succès si remarquables obtenus sous l'influence du traitement adopté par le célèbre professeur Broussais, succès qui surpassent ceux qu’on obtient dans les maladies habituelles , puisque , sur trente ou quarante malades attaqués du choléra , un seul mourait (i). Si l’on en excepte quelques modifications de

(i) Voyez les deux leçons professe'es au Val-de-Grâce , le i8 avril i83a.

peu d’imporlance, les moyens therapeuliques cmploye's par le fondateur de la médecine physiologique, sont ceux que nous avons conseillés. Celle analogie ne saurait surprendre; il n’en pouvait élre autrement lorsqu’on observe les memes faits et qu’on est dirigé par les mêmes principes.

Cet exemple, mieux que tous les préceptes, prouve la puissance de la nouvelle doctrine, il révèle hautement son avenir. Eh quoi! n’est-ce point un fait bien remarquable que de voir des médecins observer, à 3oo lieues de distance, la même maladie, et arriver à des résultats identiques, tandis que , dans la même 'ville , en présence des memes faits , le désaccord le plus affligeant divise les défenseurs opiniâtres de théories surannées ? Disons-le hautement , le choléra est venu porter le dernier coup aux doctrines anciennes, il en a montré la faiblesse et le danger, et le public, témoin et juge de ce débat , les accuse et les condamne.

AVAl^T-PROPOS.

Au mois de septembre i83r, le choléra venait cFéclaier dans Berlin ; Peffroi qu’inspirait ce terrible fléau agitait vivement l’Allemagne, et la France concevait de sérieuses alarmes.

L’autorité, redoutant le danger, prescrivit aussitôt des mesures sanitaires sévères et nombreuses, et ordonna, le i6 août, Pétablissement d’intendances sanitaires dans vingt départemens frontières.

L^Intendance sanitaire du département de la Moselle, comprenant Fimportance de sa position, s’occupa sur-le-champ, et avec le plus grand zèle, des intérêts de la santé publique.

Le 17 septembre, j’eus l’honneur de lui faire la proposition d’envoyer à Berlin

Page 1