‹ Observations sur l'epidemie dyssenterique qui a regne a l'ecole de Mars, au camp des Sablons, dans l'an II de la RepubliqueChapitre 3 sur 27 · VU · texte numérisé non relu

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un médecin , pour y étudier les caractères du choléra, ainsi que les moyens curatifs à lui opposer, et qui reviendrait ensuite ofï fir à ses concitoyens une expérience toute faite, pour le cas où la maladie étendrait ses ravages jusques dans notre contrée*

Celle pensée fut adoptée, et je fus chargé , conjointement avec M. Fél. Maréchal, de remplir celte périlleuse mission.

L’Intendance prenait sa décision le 20 septembre^ le 21 nous étions partis.

A notre arrivée dans la capitale de la Prusse, nous fumes accueillis avec empressement par les médecins les plus recommandables: ils m’offrirent tout ce qui pouvait concourir au succès de ma mission, et leur bienveillance a souvent prévenu mes désirs. Au moment de mon départ, M. l’ambassadeur de France a bien voulu, sur ma demande, adresser aux médecins en chef des hôpitaux où j^ai fait mes principales recherches, une lettre de remerciment pour l’obligeant accueil que j’en avais reçu. Il m’est agréable, aujourd’hui, de

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remercier moi— même, publiquement, le savant et illustre professeur Graefe, dont l’affable réception serait déjà un titre à ma reconnaissance, si je ne la lui devais pour l’honneur qu’il m’a fait en attachant son nom à la traduction de mon ouvrage sur les amputations, et en approuvant, de toute la puissance de son autorité, cette nouvelle méthode d’amputer.

C’est aussi avec empressement que je cite les noms de Pillustre Hufeland, et ceux de MM. Dieffenbacli , Hecker, Casper,Romberg, Bœhr, Barez. Ces hommes distingués m^ont prouvé, par leur aménité, que le véritable esprit national du médecin , c’est l’amour de l’humanité.

Mon voyage m’a offert l’heureuse occasion de visiter les illustrations médicales et les plus riches collections anatomiques de l’Allemagne.

A Francfort, j’ai revu avec plaisir, et profit pour mon instruction, le précieux cabinet de S. T. Sœmmering : parmi les choses remarquables qu’il renferme, se trou-

vent toutes les préparations de l’oreille et de l’œil, d’après lesquelles ont été faites les belles planches qui ornent les ouvrages publiés sur ces organes, par ce savant anatomiste. En 1828, lorsque je visitais les universités de l’Allemagne méridionale, j’avais eu le bonheur d’être accueilli par ce vénérable vieillard que la mort devait bientôt frapper^ lui— même me montra, comme une des curiosités de son cabinet, la tête du fameux Paracelse. A mon arrivée, la ville retentissait encore des fêtes que le sénat de Francfort venait de lui donner: cinquante ans de professorat, les immenses services rendus aux sciences, et surtout la profonde estime dont ses concitoyens l’entouraient, avaient mérité à Sœmmering ces hommages publics. Espérons qu’un jour, en France, il y aura aussi des ovations pour le talent et la vertu.

L’université d’Iéna est inférieure, pour la médecine, à la plus faible de nos écoles secondaires. Vingt-cinq ou trente élèves,

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au plus, la fréquentent chaque année: il n’y a rien de remarquable. L’université de Leipzig laisse beaucoup à désirer; on commence à y former un cabinet d’anatomie.

C’est à Halle que vivent le savant Meckel et l’illuslre Sprengel, dont l’immense érudition a étonné toute la France.

Le cabinet de Meckel est d’une richesse immense : il faut toute la patience et le dévouement d’un savant de l’Allemagne,' pour obtenir seul d’aussi prodigieux résultats.

Le cabinet d’anatomie de Berlin est probablement le plus riche de tous ceux qui existent dans le monde; c*’est là que sont conservées les fameuses préparations de G. Walter, que le roi de Prusse acheta près de quatre cent mille francs ; c’est là que se trouve encore une collection unique de fœtus monstrueux, et des injections merveilleuses qui surpassent ce que Ruysch a fait de plus remarquable.

Lest au talent et à l’habileté du savant Kudolphi et de M. Schlemin , que sont

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