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colonnes vertébrales sont isolées dans presque toute leur longueur, elles ne se réunissent que vers le bassin ; des trois têtes , deux sont accolées ensemble^ une seule est complètement isolée.
Il existe trois dessins de ce monstre^ mais M. Froriep ne les a pas encore publiés.
En traversant le royaume de Hanovre, nous nous arrêtâmes à Gœttingue , pour avoir l’honneur de saluer le célèbre chirurgien Langenbeck , et le vénérable professeur Blumenbach, le doyen des médecins et des naturalistes de rAlleinagne.
Cet illustre savant est parvenu à obtenir des exemplaires de têtes de tous les peuples et variétés de peuple de la terre- il a fallu plus de cinquante ans de recherches et de travaux pour completter cette étonnante l'éunion.
Le professeur Blumenbach possède encore une collection intéressante et digne de l’attention des^ philosophes et des naturalistes- c’est une petite bibliothèque
xiv ,
d^ouvrages écrits par des nègres : ils sont en Anglais ou en Hollandais ' il s’y trouve un poème anglais , écrit par une négresse.
Mille souvenirs me pressent encore, et je me laisserais entraîner bien loin, si je voulais dire tout ce qu’il y a de talent et de richesse scientifique dans cette Allemagne, jusqu’ici trop peu connue.
Que ne puis-je, surtout, raconter mes émotions en voyant les champs illustrés par la valeur de nos armées ! Je voudrais décrire ce tombeau élevé sur les bords de l’Elster, à la plus noble des infortunes, au courageux et fidèle Poniatowski; je parlerais de cette simple pierre, placée près de Lutzen, au lieu même ou Gustave- Adolphe, le petit-fils de Gustave- Wasa, vint mourir, frappé par le fer autrichien. Et n’est'Ce point aussi dans cette plaine célèbre, que se trouvent encore les ossemens blanchis de nos frères , luttant contre les efforts réunis des puissances du Nord !
Au souvenir de tant de gloire et de malheur, le voyageur sent son âme triste
et abattue, il jette un regard eu arrière, et passe en gémissant.
Combien encore je voudrais dire tout ce qu’’il y a de grandeur sauvage dans ce château de Wartbourg, élevé sur un roc immense, et surmontant les vastes forêts qui l’entourent. C’est là que vécut Luther, comme pour dominer la Saxe et toute l’Allemagne, qu’il devait bientôt arracher au joug de la cour de Rome.
Mais, de tous mes souvenirs, le plus cher, c’est d’avoir eu l’honneur d’être reçu par l’immortel Goethe;; je place cette circonstance au nombre des événemens les plus heureux de mon voyage.
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