SEXE
TütAl.
BÉSU ETATS.
Hnsculin.
Féminin,
KclablU.
Mûris.
au-dessous de 5 ans...
Il à i5.
/ji à 45.
86 à qo.
Sans déclaration d’âge.
Totaux....
Ces résultats peuvent se résunier daps le tableau suivant :
Malades.
Kctahlis.
Morts.
Enfans de i5 ans et au-dessous
Jeunes gens de i6 à 3o ans
Age viril, de 3i à 5o ans
Age nuir, de 5r à 70 ans
ce
Vieillards, de 71 à 90 ans
II résulté de ces tableaux , qu’aucun âge n’est épargné par le choléra. On a cru pendant longtemps que cette maladie n’attaquait pas les enfans^ les faits prouvent suffisamment le contraire : nous avons vu un enfant de cinq semaines, la petite Henriette Pald , avoir le choléra, et guérir.
L’enfant dans le sein de sa mère peut -il éprouver le choléra ? Le fait suivant, qui nous a été communiqué par le docteur Lichtenstein , j médecin distingué de Mittan , en Courlande, tendrait à faire croire que si l’enfant n’éprouve pas, dans le sein de sa mère, les symptômes du choléra, il y contracte au moins des dispositions qui ne tardent pas à se développer après la naissance. Une femme enceinte et à terme est prise du choléra^ elle accouclie pendant qu’elle est en proie aux J accidens les plus violens de la maladie, l’enfant 1 n^ît vivant et semble bien portant^ cependant,
i quatre heures après avoir vu le jour , il est pris du choléra, et meurt. La mère, au contraire, dont la vie était dans le plus grand danger ,
cpi ouvc une 3TTi(^lior3lion iiotüblc ^ bientôt suivie d’un rétablissement complet.
Si nous cliercbons à connaître quelle est la proportion relative des malades selon les âges, nous trouvons que, sur les 88i malades dont l’âge était connu, la cinquième partie est composée d enfans au-dessous de J 5 ans^ nous remarquons que les jeunes gens de i5 à 3o ans ont été les plus épargnés, tandis que l’âge viril, c’est-à-dire, de 3o à 5o ans, a beaucoup souffert. Ce fait doit ' probablement tenir à ce que c’est à cet âge qu’on fait le plus abus des p'aisirs en tout genre.
Les dilférens âges ont eu une influence sensible sur la mortalité. Il résulte des cliiffies que nous avons présentés, que plus on avance en âge, et plus les chances de mort sont grandes^ ainsi, sur les malades de 5o à 70 ans, il en est mort 71 sur 100^ et 79 sur 100, sur ceux de 70 à 90 ans. Cette effrayante proportion se conçoit très-bien , lorsqu’on songe aux efforts que doit faire, et à la secousse violente que doit supporter un organisme affaibli par les années, et souvent encore par des maladies antérieures.
Les jeunes gens de i5 à 3o ans, éj)oque où la vie offre toute sa vigueur de développement , se trouvent dans les conditions les plus lieureuses de giuM'ison^ sur 100 malades, il q’en est mort que 58.
L’enfance , naturellement frôle et délicate ,
éprouve des perles assez iiomhreuses^ sur loo malades, il en est mort 6o. Tl résulte de ces observations, que le clioleVa , dans ses ravages, se soumet à-peu-près aux règles ge'nérales de mortalité.
Quant au sexe, on remarque cpie la différence en plus pour les hommes est d’un cinquième environ, puisque, sur i,ooo malades, il y a eu 55g hommes et 44 ‘ femmes* fait qui s’explique par les difï'éiences de vie et d’habitude : on sait qu’en général les femmes sont plus sobres et plus soigneuses que les hommes. Si le nombre de femmes avancées en âge excède sensiblement celui des hommes, c’est que celles-ci vivent communément plus long-temps que les hommes.