‹ Observations sur l'epidemie dyssenterique qui a regne a l'ecole de Mars, au camp des Sablons, dans l'an II de la RepubliqueChapitre 8 sur 27 · SE-Ü · texte numérisé non relu

SE-Ü

masc.

cE

fémin.

1° Employés super* et chefs ae famille.

2“ Médecins

3° Insf* et éludians.

Artistes

5“ ISégocians , propriétaires , fabricans , rentiers ....

t)° Employés subalternes

( maîires.

Artisans^ ouvriers] (j ( appren'*

8° Tisserands

g" Bateliers

— Garçons bateliers

10° Mardi, de comestibles et de boissons

1 1“ Tourneurs

12" Couturières , lin— gères , laveuses . . .

i3“ Cuisiniers , cochers et domestlcp

i4“ Manœuvres

i5“ Gardes-malades , porteurs de malades , fossoyeurs. . .

16“ Gardes de nuit. .

Veuves

18" Femmes séparées ou non mariées . . .

19" Pensionnaires et

individus reçus dans les hôpitaux

20“ Invalides et mendians

21° Filles publiques.

22” Professions inconnues

23° Militaires. Armée

— Inactive

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de. SOU' ans

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Total .

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Si l’on s’arrête iin instant aux chifTres de ce tableau, on remarque qu’il n’est peut-être aucune profession qui échappe aux atteintes du choléra, mais qu’il existe cependant entr’elles des dilTérences très-grandes , sous le rap{)ort du nombre des malades et des morts : ainsi, dans les cinq premièj es classes , c’est - à - dire à - peu - près le quart de la totalité des professions, on ne trouve que 71 malades, tandis que pour les trois autres quarts on trouve 929 malades. Certaines profes- .sions ont eu à siq)porter une mortalité' effrayante.^ les bateliers, par exemple, sur un total de 82 malades , ont eu 29 morts. Les manœuvres ont aussi é{)rouvé des pertes considérables : sur 167 malades, ils ont eu i 29 morts. Les gardes-malades, les fossoyeurs et les porteurs de malades, sont ceux qui ont eu le moins de pertes à supporter: sur 25 malades, il n’y a eu que 8 morts.

Ces faits s’expliquent facilement, puisqu’on sait que l’aisance et les soins bygiéni([ues sont les meilleurs, et probablement les seuls préservatifs du choléra. Les classes riches devaient donc essuyer des pertes fort légères. Les malheureux, au contraire, ont été victimes de leur incurie et de leur misère, et la maladie a constamment , et dans tous les lieux , exercé sur eux une fatale prédilection.

Les avantages obtenus par les gardes-malades et les porteurs s'expliquent par la facilité et la

prompliliide avec lesquelles ces personnes recevaient les premiers secours. Cet exemple prouve mieux que tous les raisonnemens, Tinfluence que peut exercer sur la marche et l’issue de la maladie une médecine active et éclaire'e.

Si, de l’examen des professions, nous voulons connaître les rapports des âges et des sexes entre eux, nous trouverons les rc'sultats suivans :

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