PRÉFACE
Ces “ observations ” uu sujet du livre de M. Moreau sur l’Acadie françoise, qui paraissent aujourd’hui en plaquette, leur auteur, M. l'abbé 4 zarie Couillard-Després nous a fait l'honneur de ies publier d’abord dans les pages de notre Revue Canadienne. /! nous demande maintenant un mot de préface. Nous ne saurions le lui refuser. Mais qu’en est-il besoin? L’auteur, comme chercheur et tra vailleur inlassable, se recommande tout seul à l'attention de tous les lecteurs sérieux de chez nous qui sont soucieux des choses de notre histoire. Il est écrivain renseigné et il dit très bien, avec clarté et correction.tout ce qu’il veut dire. En histoire du Ca nada, c’est l’un de nos érudits de premier rang. Ses “ observations ” au sujet de l’Histoire de l’Acadie françoise de M. Moreau l’établissent à elles seules superbement. Elles sont peut-être allourdies par quelques répétitions ; mais elles sont probantes et péremptoires. Ce bon M. Moreau — dont Dieu ait l’âme! — aura du mal à s’en relever. Son Histoire menace de passer au modeste rang des histoires.
À vrai dire, la première période de l’histoire de notre chère Acadie, n’est pas encore parfaitement connue. Comme celui de
M. Richard (présenté avec tant de luxe et de succès par M. l'abbé Beaudé), le livre de notre ami l'abbé Couillarl-Després
ARR CRE TEE
Contribuera puissam ment à la faire mieux connaître, Dans l4
r jusqu'ici, il Y avait bien des ‘histoire restaient en conséquenurs, ily en a Chcore, ble bien que l'abbé Couillard-De
cette fois, en ercellente lumière.
série des documents à consulte
lacunes, Nombre de points d
ce à éclaircir, D'aille Mais il nous sem-
#prés en met quelques-uns,
Sur les rivalités entre Charles.Amador de La T'our et d'A ulnay de Charni AY,
en particulier, beaucoup de choses ont été écrites, mais on a varié beaucoup aussi,
qu'on a portés sur les deux hom mes, ments qu'on mettait à contribution.
dans les jugements selon la nature des docu-
» Avaient géné.
de La Tour : mais depuis une istoriens plus récents, s'ap- Puyant sur l'Histoire de l’Acadie françoise Publiée à Paris en 1873 par M. Moreau, ont malmené Charles de La Tour... beaucoup trop. Notre abbé s'en est ému,
il s'est imposé la tâche d'étudier le
# documents qui ont servi à ret auteur.
Au fond, si nous com à ceci: M. Moreau, des écrits de d'A écrits provenan viendra avec
Prenons bien, tout le début se résume Pour écrire son livre,s’est servi uniquement ulnay de Charnisay lui-même ou d t d’une source Pareillement intéressée,
nous que ce n’est guère le moyen d’être im partial. Notre critique le fait bien voir.
’autres On con-
M, l'abbé Consulté nos a
Couillard-Després a longuement et Patiemment rchives d'Ottawa, Comme aussi celles de
Boston,
et, de même, tous les Outrages canadiens où américains qui traitent de cette époque un peu Nuaigeusc de notre histoire d'Acadie, Plus que cela, par ses Correspondants, il a pu découvrir et consulter des pièces importantes à la bibliothèque nationale de Paris, re qui lui a permis de com pléter et d'enrichir singulièrement sa documentation. D'où il résulte que les “ob. serrations” de notre critique, paraissent avoir été écrites arec justice et impartialité.
Nous apprenons avec intérêt que M. l'abbé Couillard Després se propose d'écrire une Histoire de de La T'our. Nul Plus que lui n’est, évidemment, com pétent. Son livre sera sû.
rement une importante contribution à l'oeuvre de nos historiens.
L'abbé ELte.J. AUCLAIR, de la Société Royale du Canada.