‹ Observations sur l'Histoire des Mongols orientaux, de Sanang-SetsenChapitre 3 sur 3 · ES LL · texte numérisé non relu

ES LL

(1) Le traducteur chinois a rétéelubtébtéhh eut réduit lo ouvrage à huit livrés, en supprimant Tes déux PARA qu Soit aucun rapport aux Mongols.

(36) gols, dit un bibliographe chinois, ont été rédigés par un Mongol, le petit Tche-tchin SanangTaï-

ki (1): La 42.° année Khian-loung (1777), Fem-

pereur en a ordonné Ia traduction. Dans ce livre, la religion de Fo est comme le filet (la partie la plus importante), au travers duquel on voit les généalogies et la succession des Mongols, leurs commencemens:et leur ruine, leur prospérité-et leur décadénce ; leur gouvernement ct leurs troubles: Il ressemble beaucoup au petit abrégé de l'histoire secrète

de la dynastie Youan, qui a été composé à la glo-

orieuse époque de Young-lo ; mais les origines et la suite des événemens y sont racontés : avec: mp -plus de soin (2). » i3 'esivil Le travail de M. Schmidt peut être séd avec moins

de restrietions. Comme éditeur ; il a fait imprimer avec beaucoup de soin le premier texte mongol, le seul que nous possédions encore en Europe. Un petit nombre de fautes d'impression que nous: avons remarquées; n'empêchent pas que l'ouvrage ne soit en général: exécuté avec beaucoup de, correction. Comme traducteur, M. Schmidt est le sul homme conmuqui;:daris l'état actuel de nos connaissäncés, ait le moyen d'interpréter un ouvrage aussi étendu; et si, dans sa version, ïl est possible de noter des mots oubliés ou qui sont seulementi transcrits , et: un:Certain nombre) de passages paies voldrait Sd SANG } cela parues: pas’

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Gi) On Lopbeile. £ e pelit pour. PAPER 2 à Pr ln

taïdji, neyeu d'Altan Kkhagan. Woy. ci-dessus, pag. 72,

la bibliothèque de Khian-loung, liv. v, pag. 29... oi

(2).Sse kou thsiouan chou hian mins: maourlou., où C aielgue. de

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qu'elle ne soit généralement très-fidèle, et qu'elle ne: puisse servir utilement à ceux qui voudront apprendre la langue mongole. Les notes sont une addition trèsrecommandable, et les extraits nombreux qu'on y trouve d’autres écrivains tartares renferment toute sorte de renseignemens intéressans. Peut-être le génie mongol at-il agi quelque peu sur le commentateur, quine montre, non plus que son original, aucun goût pour Les discussions chronologiques et géographiques. Peutêtre, avec plus de propension aux habitudes de la critique européenne , aurait-il été moins porté à croire qu'un seul livre mongol peut tenir lieu de tous fes autres livres. Son attention, distraite jusqu'ici (1) des hautes spéculations de la philosophie samanéenne, s’est exclusivement concentrée sur les écrits mythologiques; mais ce n’est pas, dans l’histoire du bouddhisme, un côté qu'il soit permis de négliger. Enfin, il y a dans ses notes une partie polémique dont nous ne dirons rien, si ce n'est que des observations souvent judicieuses, toujours vives, et parfois acerbes, ne seront pas demeurées-sans résultat.

M. Schmidt a placé, à la suite de l'Histoire de Sanang-Setsen, une longue légende (pag. 495-488), extraite de la traduction mongole d'un ouvrage tibétain intitulé Norwou-prengva, et relative à l'incarnation

(1) Depuis que cette ans HS est écrite, M. Schmidt a montré, par deux mémoires présentés à l'académie de Pétersbourg, qu'il ne s'était pas occupé avec moins de soïn et de succès de Ia partie métaphysique du bouddhisme, On fera connaître ce nouveau travail dans une autre occasion.

d'Arvä-Palo (plus exactement Aryä-Avalokiteshwara ) ù dans la personne du prince Erdeni-kharalik ; fs d'un

roi imaginaire qui régnait dans la Mongolie à une ‘époque inconnue. C’est encore un de ces récits où les lamas du Tihet et de la Tartarie se plaisent à rassembler des noms d'hommes et de dieux empruntés à la

fabuleuse histoire de l'Inde, et à accumuler les images

d’un merveilleux gigantesque, les palais magiques, les montagnes de diamant, Îles parcs enchantés par centaines , les nymphes éclatantes de lumière par milliers de millions. Les conceptions de la bibliothèque bleue pâlissent et s'effacent à côté de ces prodiges. Nous connaissions déjà le genre par les Iégendes que nous ont données Pallas et Bergmann : assurément M. Schmidt eût joint un supplément plus convenable à son histoire , s'il eût terminée par une traduction du Bædhimer, dont Pallas nous avait déjà fait connaître des passages curieux (1), et dont, dans ces articles mêmes, nous avons eu occasion de signaler des citations trèsintéressantes. Son volume est enrichi d’un bon index. Le caractère mongol qu'on y a employé est beau, quoique un peu serré et difficile à lire; c'est celui qui est destiné à l'impression de la Bible. Legouvernement russe a fait les frais de l'édition; on ne saurait trop louer une telle munificence, ni trop desirer qu'il se présente souvent d'aussi dignes occasions de l'exercer.

(1) Samml. u. sf. tom. I, pag. 17 et suiv., tom. IT, pag. 9, &e.

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