‹ Observations sur l'origine de plusieurs manuscrits de la collection de m. BarroisChapitre 27 sur 40 · FORTUNE · texte numérisé non relu

FORTUNE

£n ay je point donné sa part

Au roy d'Angleterre Richart?

De son royaume Tay bouté

Et mis du tout à povreté.

Ou au moins en exil Tay mis,

Maugré ly et tous ses amis;

Et se la voulenté me vi[e]nt, %

Je le remettra se devient

A haulte honneur et à hauit pris,

Et en Testât où je le pris :

Car mon plaisir est de gens faire

Très grant seigneurs, puis les deffaire ;

Aux povres gens suy souvent douice,

Et les riches souvent repoulce.

Et les fais tous devenir bestes.

Je ne crains nul s'il n'a deux testes.

D'après ce passage et d'autres allusions à des personnages contemporains, on peut rapporter la composition de ce morceau aux environs de Tannée 1400. Finit :

Gomme Raison se teust et l'acteur parle et dit : Ainsy com m'avés ouy dire. Le cuer joyeux et non plain d'ire.

Tant demouray, tant attendy»

Toutes ses choses e[n]tendy, Lesquelles sont toutes escriptes Comme chacun les avoit dictes.

Aussy Raison bien a visé Comme je vous ay devisé; Sy fis je aussy Dampnacion , Qui leans faisoit mansion , Et vy que Raison escoutoit Dampnacion qui revenoit. "" Sy m'apensé que je verroie La fin du fait , si je povoie Lors m'abesser, m'acoustay.

Et Dampnacion escoutay, Qui venoit menant tel tempeste Qu'elle me fit bessier la teste.

Sy que j'en fu sy merveillié Que de grant paour je m'esveillé.

Explicit le Songe véritable.

2. Gy commence l'Adresse de povreté et de richesse (par Jacques Bruant). Fol. 14. — Commence :

On dit souvent en reprouchier Ung proverbe que j'ay moult chier, Car véritable est, bien le scay.

Que mettez un fol après soy, Il pensera de ly chevir.

Par moi me saies le puis plovir Tant ay je de ma chevissance Petitement , maiz soufGsance.

Si conmie Tescripture l'adresse , Au monde est présente richesse.

Quant à or de ce me tairay, Et cy après vous retrairay Une advision qui m'advint A dix huit jours ou à xx , Après ce que je fus mariez.

Finit :

Ou avenir puisse à souffisance :

Car j'ay en ce ferme créance, Que qui a souffisance adresse En ly a parfaicte richesse, Ne ja ne croiray le contraire.

Ycy veuil mon livre à fin traire Appelle la Voye ou l'Adresse De povreté ou de richesse.

Explicit.

Manuscrit du quinzième siècle. Sur papier. In-folio. 23 feuillets. Écrit à deux colonnes^ de la même main que les n^' 494 et 523. Reliure en maroquin vert. Dorure.

DXXIII. Collection de lais^ balades^ rondeaux et serventois. 154 pièces dont il y a dans le volume deux listes modernes. Manuscrit du quinzième siècle. Sur papier. In-folio. 35 feuillets. Écrit à deux colonnes, de la même main que les n*"* 494 et 498. Reliure en papier.

6CCLXX11I. — i . Le livre de Tulle de vieillesse, translaté de latin en françois par Laurent de Fremierfait — Cy fine le livre de Tulle de vietlesse^ translaté de latin en françois, du commandement de très excellent... prince Loys duc de Bourbon, par moy Laurent de Premierfait, cinquiesme jour de novembre m cccc et cinq.

2. Le livre de Tulle d'amistié, translaté de latin en françois par Laurent de Premierfait. Fol. 16 v^ Commence : a A très excellent.. . prince Jehan filz de roy de France, duc de Berry... »

Manuscrit du quinzième siècle. Sur papier. In-folio. 33 feuillets. Apparemment Pautographe du traducteur.

Reliure en maroquin cramoisi. Dorure.

CCCCXCIl. — Collection de traités entre TAngleterre et la France. 1200-1430. En français et en latin. Manuscrit du quinzième siècle. Sur papier. In-folio. 77 feuillets. Reliure en maroquin vert.

La concordance entre le manuscrit 275 de Saint-Yictor et les yolumes de la collection de M. Barrois s'établira donc de la manière suivante :

Ms. 275 de Saint-Victor : Collection de M. Barrois :

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