FRANC ARBITRE
Verrons plus haut par contemplacion Et exersons bonne opération , Où tout bon cuer mect sa félicité.
Si que au partir de'ceste région Avoir puissions vraye fruiction De cil qui est souveraine bonté , Le Dieu qui est tan en éternité.
Quant vous serés logiez en sa cité, De rien qui soit deffault vous n*aurés ; Ainsi maleur jamaiz deslierés, Prince en ce lieu est toute agillité, Clarté sans fin, toute subtilité , Faictes donc tant que vous y demeurés, Ainsi jamais maleur ne deslierés.
Manuscrit du quinzième siècle. Sur papier. In-folio. 43 feuillets. De trois mains différentes.
Reliure en maroquin vert. Dorure.
Un troisième, manuscrit relatif à Thistoire de Richard II a été soustrait à la Bibliothèque. C'est le volume qui figure à l'inventaire de 1682 sous le n. 102]2y et au premier des inventaires dressés par les frères Dtipuy sous le n. 635. Ce manuscrit fut examiné à la Bibliothèque du roi il y a une quarantaine d'années par John Allen, qui le signala dans les termes suivants au révérend John Webb ».
Bibliothèque du roi, n. 635, in-octavo, sur vélin. Reliure en veau, ornée d'un écusson portant trois fleurs de lis et surmonté d^une couronne avec des fleurs de lis au centre. Beaucoup de petites couronnes sont en outre estampées sur la reliure, et sous chacune d'elles sont deux G adossés, de cette façon OC, peut-être pour représenter le mot CHARLES. Le manuscrit n^a pas de titre, mais le relieur a imprimé sur la couverture les mots 2 : Histoire du roy Richard d'Angleterre. Il consiste en trente-huit feuillets et un feuillet blanc* L'écriture est du quinzième siècle.
Le signalement est si précis que le manuscrit enlevé à la Bibliothèque se reconnaîtra au premier coup d'œil, surtout s'il n'a pas été dépouillé de sa belle reliure aux armes de Charles IX. Or il est assez vraisemblable que le voleur a soigneusement conservé une couverture d'où le volume tirait presque tout son prix. C'est en effet ce qui est arrivé. Le manuscrit est arrivé intact dans la collection de M. Barrois, et le catalogue de lord Ashburnham le mentionne à peu près dans les mêmes termes que la note publiée par le révérend John Webb.
X. — Le livre du roy Richart d'Angleterre. Commence : « Le roy Richart d'Angleterre reudi la ville et le chastel de Brest au duc de Bretaigne Tan mil CCGIIIP* et seze. » — Finit : a Et fut amené à