‹ Observations sur l'origine de plusieurs manuscrits de la collection de m. BarroisChapitre 6 sur 40 · C. Julius Solinus, de mirabilibus mundi · texte numérisé non relu

C. Julius Solinus, de mirabilibus mundi

Manuscrit du xiii*' siècle, sur vélin. Petit in-folio. 56 feuillets.

Reliure eu veau.

Ces deux notices doivent se rapporter à un seul et même manuscrit de Solin : car on ne peut guère supposer qu'il ait existé deux exemplaires de Solin copiés au treizième siècle de façon à remplir l'un et l'autre cinquante-six feuillets de parchemin.

La Bibliothèque impériale ne possède plus le manuscrit 685 du fonds latin. L'absence en a été constatée en 1848. Nul doute que ce ne soit un manuscrit que possède aujourd'hui lord Ashbùrnham, et qui est ainsi décrit dans le catalogue du fonds de M. Barrois :

LXV. — Sententîœ (Richardi de Sancto Victore) super apocalypsin^ cum prologis.

Manuscrit du xiv® siècle, sur parchemin, petit in-folio, 143 feuillets.

Belle reliure ancienne, en maroquin rouge, avec des compartiments ovales jaunes sur chacun des plats, aux armes^ devises et monogrammes de Henri II et de Diane de Poitiers.

Je rapproche de cette notice l'article qui est consacré au manuscrit latin 685 dans notre catalogue imprimé en 1744 :

a Codex membranaceus^ quo continetur anonymi commentarius in Apocalypsim. Is codex decimo tertio saeculo exaratus videtur. «

Il n'y a pas là de détails suffisants pour nous autoriser à identifier notre manuscrit latin 685 avec le manuscrit 65 de M. Barrois. Heureusement le catalogue rédigé par les Bénédictins, à la fin du dix-septième siècle, est plus explicite que le catalogue publié en 1744. Voici dans quels termes le volume dont nous nous oc-

cuponSy et qui, avant de recevoir le n. 685, portait h la Bibliothèque du roi le n. 4155, a été décrit parles Bénédictins :

Anonymi (forte Richardi a Sancto Victore) commentarîus seu sententiarum liber in Apocalypsim, eu jus proiogus sic incipit : « Accipe, charissime frater, et hoc sententiarum munus^ etc. b Codex annorum 400. In folio minori.

Cette description répond exactement à celle que nous avons du traité contenu dans le manuscrit 65 de M. Barrois ; mais pour déclarer que le manuscrit dont la Bibliothèque impériale a été dépouillée est bien le même que le manuscrit possédé par lord Ashburnham, il faudrait savoir s'il était,' comme celui-ci, orné d'une reliure au chiffre de Henri IL C'est une circonstance dont Boivin a pris soin de nous instruire. A la page 3 1 5 des Mémoires pour l'histoire de la Bibliothèque du roi, il cite le manuscrit 4 1 55 parmi ceux qui étaient « reliés aux armes et aux emblèmes de Henri U; » il ajoute que le manuscrit 4155 était coté LVIII, c'est-à-dire, si je ne me trompe, que le relieur avait imprimé ce chiffre en or à lextérieur et dans l'angle droit du premier des plats de la couverture. Je ne doute pas que, si la reliure du manuscrit n. 65 de M. Barrois a été bien conservée, le chiffre LVIII ne puisse se lire à la place que j'indique, et je suis persuadé qu'en regardant de près les premiers feuillets de ce même vo- , lume, on y distinguera la trace des n""^ 685, 4155 et 1542 sous lesquels il a été successivement conservé à la Bibliothèque du roi.

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