‹ Observations sur l'orthographe françaiseChapitre 12 sur 41 · DIX-NEUVIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

DIX-NEUVIÈME SIÈCLE

De Wailly. Principes de la langue française. Paris, 1804, in-1-'

a Les savants, dit-il, observent que les Latins, de qui nous avons le ph, le prononçoient autrement que la lettre /. Ils gardoient sans doute dans la prononciation du j)h l'aspiration du & des Grecs. Aussi les Latins n'ont-ils pas employé le ph dans les mots où ils ont adouci le ^ des Grecs. Ils ont écrit avec un f fabula, famu, fari, focus, folium, fur, f râler, frigus, filius, flammu, frons, etc., quoique ces mots vinssent de mots grecs où il y a un ». »

Maintenant que cette aspiration marquée par ph a disparu, du moins dans notre langue, il est inutile de maintenir le signe ordinaire qui servait à la représenter.

Uebain Domergue, de l'Institut. Im prononciation française, où l'auteur a prosodie, avec des caractères dont il est l'inventeur, sa ti-aduction en vers des dix églogues de f'irgile et quelques autres morceaux de sa composition; augmentée d'un tableau des di^sinences françaises, pour faciliter l'étude des genres. Manuel indispensable pour les étrangers, amateurs de cette langue, infiniment utile aux François eux-mêmes. Seconde édition. Paris, librairie économique, 1806, in-8.

« Si notre alphabet étoit bien fait, dit Domergue, p. 177, si chaque son étoit exprimé par un signe qui lui convînt toujours, qui ne convînt qu'à lui, la connoissance de l'alphabet seroit la clé de la prononciation. Mais notre langue parlée a 40 éléments (voir plus loin, p. 206), et nous n'avons que 24 lettres. Encore, ces lettres trompent-elles sans cesse l'œil par des sons contraires aux signes, l'oreille par des signes contraires aux sons. Tâchons de mettre d'accord les deux sens particulièrement consacrés à la parole, la vue et l'ouïe. Que dans l'alphabet que je destine à réfléchir la prononciation, comme une glace fidèle réfléchit les objets, ces deux principes soient invariablement suivis : 1° autant de signes simples (jne de sons simples ; 2° application constamment exclusive du signe au son. »

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