‹ Observations sur l'orthographe françaiseChapitre 17 sur 41 · DES MOTS COMPOSÉS · texte numérisé non relu

DES MOTS COMPOSÉS

J'ai signalé rapidement, dans mes Obseï valions sur l'orthographe (voir plus haut , page 34) , le mode de composition des mots susceptibles d'union adopté parles Grecs et les Latins, et les régularisations qu'on pourrait opérer, dès à présent, dans notre système de figuration de ce genre de locutions. Je crois devoir revenir ici sur ce sujet |)our exposer les différentes théories des grammairiens sur la matière, et, d'abord, les principes mis en usage par les étrangers dans les autres langues.

Tandis qu'en France l'orthographe des mots composés avec ou sans trait d'union réclamerait presque une étude de ])lusieurs années, elle est d'une simplicité merveilleuse et souvent d'un emploi très-ingénieux dans toutes les langues de l'Europe.

En ALI.IiMAND :

l" eus. Sprachkunst, art du langage, grammaire; Sprachlehre, étude du langage, grammaire; Springzeit, le temps de l'accouplemenl des bêtes.

Ainsi, deux substantifs joints, sans tiret : point de difficulté pour le pluriel.

De même, s'il y a trois mots : Sprachwissenschaft , mol à mot, création de la connaissance des langues, la philologie.

2'" cas. Hnus- und Familien.-Lpxi/,on, dictionnaire de la maison et de la famille. Le trait d'union après f/aus lient lieu du mot Lexikon et en épargne le double emploi, en dispensant également de l'article.

;j'' cas. Theoretisch-praktische (inuiimatik, grannriaire théorique et pratique. Les deux adjectifs sont unis pour éviter remploi de la conjonction und , et le premier demeure invariable.

Le HOLLANDAIS s'csl nmdclé sur l'allemand.

Le POLONAIS écrit : Grummai.yka teomhjrzno-prakhjczna, ^ammairelhéoriqueetpratique. A'o/o/-pe;7oH>o-.s'zary,couleurgris-perle. Le premier composant est un mot invariable.

Le iiussE : PyccKo-(i)iiainiy<Kaii TpaMMUTiiKa, grammaire russefrançaise. Mura:iiiHi> naxTc'|)b,im garde -magasin; Marii.«iHi)-CaxTepM, (i(!s gardcs-nni^asiii : le premier composant est toujours invariable; donc, pas de dillicullé.

L'ANfiLAis possède le trait d'union, dont il fait un emploi aussi simple qu'ingénieux :

Norlh-H'ind, vent du Nord ; herring-wonnni, femme au hareng, harengère; eije-service , service qu'on rend sons les yeux du maître ;j(VK'-///i'e, mol à mot, à la manière juive; Jrwx-ears, oreille de Judas. L'invariabilité du premier mot ne permet jamais d'embarras pour l'orthographe du pluriel.

Les Italiens et les Espagnols ne connaissent l'emploi du trait tl'union que dans le troisième cas ci-dessus des Allemands. Ainsi les Italiens écrivent : Dizionario italiano-francese; po/i/ico-sociale; mais ils emploient la séparation, ou plus souvent l'agglutination, dans tous les autres cas : après-soupée, il dopo cenn-, après-demain, posdo7nani ; conlve-polds, contrappeso ; arc-en-ciel, arcobaleno, etc. En espagnol, on emploie les mêmes procédés : Diccionario frances-espanol; un entr'acte, cnireacto; un bas-relief, bnjo relieve ; un arc-en-ciel , arco iris ; un porte-drapeau , porlnestandarle, etc. Donc, dans ces deux langues néo-latines, aucune difficulté non plus.

En résumé : aucune hésitation pour l'emploi du trait d'union et rorthogra])he des mots composés dans les diverses langues de l'Europe.

Nous sommes moins heureux en français :

Voici DIX règles, accompagnées d'exceptions, règles sur lesquelles on n'est pas parfaitement d'accord, et dont quelques-unes contredisent l'orthographe académique. Je les extrais de la Grammaire générale de lu langue Jrançaise de M. Poitevin, tome I", p. 74 et suivantes.

« I. Lorsqu'un nom composé est formé de deux substantifs dont l'un qualifie l'autre, ils prennent tous deux la marque du pluriel : àes faucons pèlerins (sans tiret), des oiseaux-mouches (avec tiret).

« II. Mais si le second substantif ne peut être considéré comme qualificatif de l'autre, l'emploi du nombre est alors subordonné pour chacun d'eux au sens particulier qu'il éveille. Ex. : un appuimain, des appuis-main, un Uôlel-Dieu. des Hôtels-Dieu^ un gardecôte, des gardes-côtes, un bain-marie, des bains-marie, un colinmaillard, des colin-vunllard , un brèche-dents, des brèche-dents, lin jmrc-épics, des porcs-épics. »

(1 III. Quand un nom est formé d'un substantif et d'un adjectif

qui le qualifie, ils prennent l'un et l'autre la marque du pluriel. Ex. : des basses-covrs, des houts-rimés .

« Exceptions : des grand'mères, des grand' messe s, des r/rand'rues, etc.; des blanc-seings, un terre-plein, des terre-pleins, un chevau-lcgcr, des chevau-légers, un cent-suisses, des cenl-suisses, un quinze-vingts, des quinze-vingts, un courte-haleine, des courtehaleine.

« IV. S'il entre dans la formation du nom composé un mot pris adjectivement qui ne s'emploie plus seul, il prend, comme le substantif, le signe du pluriel. Ex. : un loup-garou, des loupsgarous, une porte cochère, des portes cochères (sans tiret) ; une 2)iegri('che, des pies-grièches, un loup-cervier, des loups-cerviers, un orang-outang, des orangs-outangs.

a V. Quand un nom composé est formé de deux substantifs unis par une préposition, le premier prend le signe du pluriel, et le second substantif, qui sert de complément au premier, reste le pto souvent invariable. Ex. : ime belle-de-nuit, Ae% belles-de-nuit, nn chef-d'œuvre, des chefs-d'œuvre.

a VF. Mais quand le terme complémentaire éveille une idée de (iluralité, ou est le plus ordinairL'uicnl usité au pluriel, il prend un .s même au singulier. Ex. : im serpent-à-sonnettes, un huul-dechausses.

« Vn. Les noms unis par une préposition sont invariables quand ils forment une expression où no figurent que des termes accessoires et complémentaires du terme principal sous-entendu. Ex.: des cof/'à-l'àne, des pied-à-terre, des te'te-ù-tète.

« Vin. Quand un nom est formé d'un substantif ou d'un qualificatif et d'un mot invariable, le substantif ou le qualificatif s'écrit avec ou sans .f, selon qu'il éveille ime idéi- d'unité ou de plur.ilifé. Ex. : des ennfre-enups, i\os arni're-saisons, des apri's-dinées, etc.; mais on (crira : des abat-jour, des chasse-marée, des coupe-gorge, des casse-tèle, des après-midi, des hors-d' œuvre.

M IX. F^es substantifs (^imposés suivants, dans lesquels liî second tei'me éveille toujours l'idée de pinralité, devraient prendre, nu singulier comme au pluriel, un .« .'i la lin de lein- terme complémentaire, et il serait logique; d'écrire : un Itrèrhc-dents, im cassenoisettes, un rhasse-chirns, un chiisse-mouchcs, un crnl-gardes, un

cure-dents, cure-oreilles, un essuie-mains, un garde-fou.-^, un porleinoiicheltes, un croque-notes, etc.

« Si ce n'est pas, ajoute M. Poitevin, l'orthographe ilo l'Académie, c'est du moins une orthographe essentiellement rationnelle, qui subordonne l'expression à l'idée, et, sans considérer l'emploi matériel du terme, la met en accord avec l'idée qu'il traduit. »

a X. Lorsqu'un mot composé ne renferme que des mots invariables de leur nature, aucun d'eux ne prend le signe du pluriel : des in-douze, des oui-dire, des pourboire (sans tiret), des qu'endira-t-on, des passe-passe. »

Tout cela est fort ingénieux et très-bien dit; mais, je le demande aux hommes pratiques, aux instituteurs de la jeunesse, lorsqu'on dictera une phrase dans laquelle se présente un de ces singuliers à accord controversé, un de ces pluriels si épineux, accordera-t-on à l'élève dix minutes de réflexion, et doit-on surcharger sa mémoire d'aussi puériles minuties? D'ailleurs, ce trait d'union, si multiplié dans nos dictionnaires et cause de tant d'embarras pour le pluriel, est-il aussi utile que nosgrammairiens semblent le croire ? Dans le discours parlé, on n'en tient jamais compte, et personne, sans doute, ne s'est aperçu qu'il en résultât la moindre obscurité.

M. Léger Noël, dans l'ouvrage dont nous avons parlé, p. 187, a émis sur l'emploi du trait d'union des idées toutes différentes de celles de nos grammairiens. En voici l'analyse :

« II faut bien distinguer, dit-il, p. 184, les noms composés, c'està-dire les noms qui, quoique formés de plusieurs mots, ne désignent pourtant qu'un seul ol>jet, comme arc-en-ciel, cul-de-sac, qui équivalent à iris, impasse, d'avec certaines locutions analogues, certains assemblages de mots qui gardent chacun leur sens direct et présentent à l'esprit deux idées successives, comme robe de chambre, billet de lorjement, billet d'hôpital, aide de camp, maréchal de camp, r/arde du corps, pied de mouton, ver à soie, etc.

« Le trait d'union n'est ainsi nommé que parce qu'il sert à marquer l'union des parties intégrantes d'un nom composé, lorsqu'elles sont de nature à ne pouvoir être mises en contact immédiat. Or, partout où il n'y a pas fusion complète des parties, le trait d'union est plus qu'inutile, il est nuisible.

« Des locutions telles que : barhe-de-bouc, dent-de-loup, etc., lorsqu'elles sont détournées de leur signification directe, et appli-

quées, par analogie, à certaines plantes, à certains instruments, etc., sont des noms composés, ne présentant qu'une idée unique sous plusieurs mots, et prennent en conséquence le trait d'union. Il ne s'agit ici, en effet, ni de barbe, ni de bouc, ni de fient, ni de loup; il ne s'agit que de la plante appelée autrement salsifis saitrage, et d'une espèce de cheville de fer qui a quelque analogie avec une dent de loup. Dans le sens direct et propre, on voit qu'il faut écrire sans trait d'union.

« D'après ce principe, l'Académie a tort d'écrire eau-de-vie, esprit-de-vin, l)elle-de-jour, ccuclle-d'eau, coq-des-jardins, etc. (1). En effet, quelle différence y a-t-il, au point de vue de la grammaire, entre cau-de-vie et eau de rose, eau de Cologne, eau de senteur 1 entre esprit-de-vin et esprit de soufre, esprit de sel, esprit de vitrioll Si vous ne considérez eau-de-vie que comme un seul mol, si vous y attachez un autre sens que celui d'une eau, d'une liqumir qui donne de lavie, c'est-à-dire qui e.xcite les esprits vitaux, qui ranime, alors pourquoi, dans la formation du pluriel, en isolez-vous les termes? l'ourquoi n'écrivez-vous pas des eau-de-vies, sans égard au sens particulier de chaque mol?

« Les mots dévie, de vin, dans eau-de-vie, esprit-de-vin, comme de senteur, de soufre, dans eau de senteur, esprit de soufre, ne sont pas autre chose que le complément déterminatif des mots eau et esprit. Ces locutions ne sont donc pas plus des noms composés que cul d'artichaut , ciel de lit, bouton d'or, arc de triomphe, etc., parce que chacun des termes qui les composent est employé, sinon dans le sens propre, au moins dans un sens naturel et direct.

« Ecrivez donc sans Irait d'union tout assemblage de mots naturellement construits, qui ne s'absorbent pas complètement l'un dans l'autre, de manière à n'en faire absolument qu'un; qui ne présentent pas dans leur ensemble un sens tout autre que celui qui paraît devoir résulter de leurs divers sens particuliers.

« Mais j si les expressions sont détournées de leur sens naturel, de leur sens direct; si le verbe, si l'adverbe est pris substanlivemenl; si les adjectifs ne se rapportent i)lus que d'une manière indirecte au substantif (|ui les aix'ompagne ; surtout s'il y a renver-

(I) Je ni! parlaKC pas .sur ce point l'avis de M. I,. Noël, Tous ces coin|)ost's t'Ianl llc'|l)llrll('.^ (le leur sens niiturel et ilircct ilnivcrit, selon iiiui, (;arilei le liait irnuinn ou, inleu\ , tire agglutines en un .seul mol. Vuje/. mon ob>eiMilion a (e sujel) p. ru.

222 APPEINDICE F.

sèment, transposition forcée, eonlraction, etc., aJors^ à défaut d'une intimité plus grande entre les parties, le trait d'union est indispensable. Exemples : un haul-le-pkd , un pied-plul (1), un (out-ou-rien, etc.

(I Dans le cas où la réunion des composants semble indiquée, il ne faut pas oublier que les consonnes ont entre elles plus ou moins d'affinité et qu'elles ne s'accolent pas indistinctement l'une à l'autre; qu'il n'est pas dans la nature des organes de la parole de pouvoir prononcer rapidement une faible avec une forte, comme rf, par exemple, avec t, b avec j5. Toute consonne immédiatement précédée d'une autre consonne la veut du même degré qu'elle : acquérir, apside, somptueux , etc. Ue là la nécessité du trait d'union, dans certains noms composés, pour tenir à distance respectueuse certaines consonnes antipathiques.

« Pourquoi l'Académie écrit-elle en un seul mot san(7S«e,Aaw<6o«5j longtemps, contrairement à tous les principes? puisque alors il faudrait prononcer sankeçu, hautebois, lonhetan, attendu que toutes les consonnes se prononcent dans le corps des mots (Acad.). La simplification de ces mots ne pourrait s'opérei' qu'en supprimant la consonne finale du premier mot composant, ainsi qu'il suit : sansne, lontemps, haubuis, etc. ; ce qui est du reste tout à fait conforme au génie de notre langue, comme le prouvent les simplilications suivantes, tout à fait analogues : voici, soutenir, soulever, souligner, soumettre, soupeser, soutirer, souterrain, soucoupe, béjaune, chafouin, pviné, etc.

« Mais il faut éviter avec le plus grand soin de mettre en contact les parties intégrantes d'un nom composé, quand on prévoit que de leur choc il pourra résulter quelque perturbation sensible dans le système de la prononciation ou de l'orthographe, déjà compliqué d'assez de difficultés. N'écrivez donc pas bouteselle, entresol, tournesol, havresav, contreseing , parasol (2), etc., parce qu'on serait induit à prononcer le s, entre deux voyelles, comme z, et que d'ailleurs il est impossible de doubler le s sans rendre fermé l'e final du premier mot, lequel nécessairement doit rester muet.

« Quand, des deux mots composants, le premier thiit par un e muet et que le second commence par une voyelle, le rapproche-

(1) On devrait écrire piéplal, coiume on l'crit picdcsfal au lieu de pied d'estal.

(2) Dans ces mots, la leUie s consei\e toujours son véritable son. Ou ne saurait écrire autrement /)0>aso<, qui ne peut être divisé en deux mots, l'un grec, l'autre français; pour éviter l'inconvénient signalé, il faudrait écrire parassol.

meut ne peut avoir lieu, à cause de l'éiision nécessaire de l'e muet, qui de porte, par exemple, ferait port, et changerait ainsi la physionomie propre du nom entier, de manière à le rendre méconnaissable. Il faut donc écrire morte-eau, porte-aiguille, etc.

« Mais, chaque fois que rien ne s'oppose au rapprochement des parties intégrantes d'un nom composé, rien de mieux que d'opérer ce rapprochement, comme l'a lait l'Académie dans hochequeue, hochepot, tournebride, tournebroche, entremets, entretaille, entrelacer, entremêler, porteballe, portecoltet, portevrayon, portefeuille, portemanteau, parterre, atout, trictrac, flonflon, etc. Pourquoi donc écrit-elle encore : chausse-pied , couvre- pied , couvre-chef, chausse-trape, coupe- cul, coupe-yorge, entre-luire, entre-ligne, entrenœud, 'passe-droit, passe-port, porte-voix, à-compte, cric-crac, etc., mots parfaitement analogues aux premiers? »

J'ai encore présente à mon souvenir la discussion qui cul lieu en 18-25 au sujet de l'orthographe qu'il conviendrait d'adopter dans le Dictionnaire de l'Académie pour les mots composés. On reconnaissait que les mots au nombre de deux, de trois et même de quatre, dont l'ensemble ne représente qu'un seul objet, qu'une seule idée, ne devaient pas être laissés écrits séparés les uns des autres, puisque le sens de chaque mot, pris isolément, oflrait une idée tout a+itre que celle exprimée par leur ensemble. Les grouper en un seul aurait fait cessercet inconvénient; mais quoiqu'on eût iléjà l'exemple de plu.sieurs mots composés ainsi agglulinés, on crut devoir se borner à les réunir par un tiret plutôt que de les laisser séparés. C'était un acheminement pour n'eu l'aire plus tard qu'un seul mot, système que je crois le meilleur. Il est, en effet, le plus logirpie, et l'Académie, dans ses diverses éditions, paraît avoir voulu s'y conformer.

Je donne ici, d'après le Dictionnaire de l'Académie, la liste générale des mots, avec ou sans trait d'union, qui jouent le rôle de mots composés ou qui mérileiit vérilablemeut cette dénomination. On jugera des dirticultés qu'olfre cette question si compliquée, par l'examen des contradictions qui ressortent de la comparaison (les cas analogues.

La première colonne de ces tableaux se compose des singuliers des iiuiiis composés ou de la liste des verbes et des locutions invariables du même genre avec ou sans trait d'union. Les inotsinnr-

qués d'un astérisque ne figurent pas au Dictionnaire de l'Académie. D'après les lexiques récents, on aurait pu facilement en doubler le nombre,

La seconde colonne contient les pluriels sur lesquels l'Académie s'est prononcée dans sa dernière édition de 1835.

La troisième colonne renferme les pluriels donnés par M. Poitevin dans sa Grammaire générale, édition de 1836, tome \", p. 80. Je les ai marqués du signe P. Ceux donnés par M. Littré, dans son grand Dictionnaire en cours de publication, sont marqués de l'abréviation L.

La date 1659, que j'ai fait figurer dans quelques cas, se réfère au Dictionnaire français-italien, de Natb. Duez, imprimé à Leyde, chez Jean Elsevier, cette même année, ouvrage exécuté avec beaucoup de soin et qui représente fidèlement l'état de l'orthographe française avant que l'Académie se saisit de cette question.

La quatrième colonne contient les rectifications qu'on pourrait, peut-être, introduire dès à présent.

LISTE GENERALE

MOTS COMPOSÉS OU PSEUDO-COMPOSES

\DMIS AU DICTIONN' MRE DE l.'\CADÉMIE.

MOTS

PLURIELS

PLURIELS

CORRECTIONS

Dlî DICTIONNAIRE

DONNÉS

SELON QUELQUES

PROPOSÉES

DE l'académie.

PAU l'académie.

GI^AMMAiniENS.

ET OBSEnVATIONS.

•abat-faiin (un)

abat-faim (des), P.

*aljat-foin (un)

abat-foin (des), P.

ahat-jnur (un)

ahal-jour (des)

abat-vent (uti)

abai-vent (des)

abiit-voix [un)

abat-voix (des), P.

à-coMiptf (un)

i-compte (des)

acompte, L.

ii-cou|) (un)

;\-coup (des)

acotip

acquit-à-caulion (un)

acquits-à-caution (des)

.tiMgtiît à ciiiiioii.

adjudant ^Onùial (un)

adjudants gtînéraux (des)

adjudant-major (un)

adjudants-nuijors (des), L.

adjudant s. -officier [im]

adjudants s.-officîers (des)

aide-chirurgien (un)

aides-chirurgien (des)

ailli'-chirurgicn? (de?)

aide rie camp \un]

aides de camp (des)

aides-de-camp (di-s), P.

aidc-mnçon (ini)

aides-niaQon (des)

didc-mafons (de*)

aide-major (un)

aides-majors (des)

aigie-d<»ux, oucc

aigres-doux, ouces

aigrcdoiix. ai;:rc(Iûiircs

aigrefin (un)

aigreiins (des)

aiguc-niarinc (une) pierre

aigues-marines (des), P.

ai u" lie marine

alentour (d*)

alenlours (les)

amour-propre (!')

amours-propres (les)

annonre-omnibus (inie)

annonces-omnibus (desi

appui-main (un)

appuis-main (des), P. 1..

.i[i|nihiKtin

après-demain

après-dim'e (une)

aprî's-dint'es (des)

aprts-midi (une)

apits-inidi (les), P.

aprf's-sonpc'M' (une)

aprîîs-soupres (les)

fi-propns (un)

îi-propos (des)

apropoj

arcbouLint (un)

arcs-boulanis (desl

arcboutanl

arc de tiiomphe (uni

aies de triomphe (des)

an-itonblcau (un)

arcs-doubleaux (des)

arc doiibleati

arc-cu-ciel (un)

arcs-en-ilel (des)

nrc en cirl

arrache-pieil (d*)

Arraihcpird

arrif'ri'-bau (T)

arrièrc-ban (les), P.

aiTii^rc-bun*, nu phiricl. !..

arri»!re-ber (un)

arrltre-bccs (des), L.

arrlère-bnuche (une)

arrière- bouches (des), !..

arrit^rc-hoiirlic |dc«)

arritrc-boulique (une)

nrrlère-bouiiqueH(dcs), P.

orriiTc-cnrps (un)

arrière-corps (des), P.

arritre-rour (une)

arrière-cours (des), L.

arritTe-fiii\ (un)

arrièrc-falx (des], L.

arritrc-IU-r (un)

arrière- iicfs ;(lo»)

arrière-garant (im)

arrièrG-Raiant9(<les), L.

LISTK GEi:NRALli

MOTS

PLURIELS

PLURIELS

CORRECTIONS

DU DICTIONNAIRE

DONNÉS

SELON OCELQUES

PROPOSÉES

DE L'ACADÉMIE

PAR L'ACADÉMIE

GRAMMAIRIENS

ET OBSERVATIONS

arriiTC-ganle (une)

arrière-gardes (des), P.

arri&re-goût (un)

arrière-goûts (des), P.

arrit:re-Iigne (une)

arrière-lignes (des), P.

arrière-main (un el uiio)

arrière-mains (des), P.

arrière-neveu (un)

arrièrc-iievcux (des)

arriiire-pcns(;e(unc)

arrière-pensiîes (des)

arriùrc-petit-fils (un)

arrière-petits-fils (des), P.

arrière-poinl (un)

arrièro-poinis (des)

arrière-saison (unct

arrière-saisons (des), P.

arrière- vassal (un)

arrière- vassaux (des), P.

atout (un)

atouts (des)

au deçà

.iiiiloi;.!

au dedans

audedanii

au dehors

.vudebor^

au delà

.nideLi

au-dessous

audessous

au-dessus

audes-îu»

au devant

aiidev.inl

aujourd'hui

auparavant

auprès

auto-da-K (un)

auto-da-fi; (des)

aiitod;irc

autrefois

autre fois (une)

autres fois (les)

auvent (un)

auvents (des)

avanl-Lec (un)

avant-becs (des), P.

avant-bras (un)

avant-bras (les), P.

avant-corps (un)

avant-corps (les), P.

avant-cour (une)

avant-cours (les)

avant-coureur (un),riièrc

avant-coureurs (les), rrières

avant-dernier, ière

av. -derniers, ières, P.

•avant-duc (un)

avanl-ducs (des), P.

avant faire droit (un)

avant-faire-droit (des), P.

•avant-fosse (une)

avant-fosses (des), P.

avant-garde (une)

avant-gardes (des)

avant-goût (un)

avant-goOls (des)

avant-hier

avant-main (un)

avant-mains (des), P.

avant-mur (un)

avant-murs (des), P.

avant-pêche (une)

avant-pêches (des)

♦avant-pied (!')

avant-pieds (les), P.

avant-port (un)

avant-ports (des), L.

avant-poste (un)

avant-postes (des)

avant-propos (un)

avant-propos (des), P.

avant-quart (un)

avant-quarts (des), P.

avanl-scène (une)

avant-scènes (des), P.

avant-toit (un)

avant-toits (des), P.

avant-train (un)

avant-trains (des), P.

avant-veille (nnel

avant-veilles (des), P.

à vau-l'eau

iTaiileiu, à cause de iv.il.

Avé Maria (un)

Avé Maria (des)

ni'S MOTS COMl'OSKS OU l'Sr.l! DO-COMPOSÉS.

'Ji>7

MOTS

PLURIELS

PLUI^IELS

CORUECTIOiNS

ni; DicTiosNAinK

DONNÉS

SELON QUELQUES

PROPOSÉES

UK L'AOADÉMIK.

PAR L'ACADÉ.MIE.

GRAMMAIRIENS

ET OBSERVATIO>S.

à verse

Il )il6lit .'t verse.

avcugle-ncî, 11&

aveugles-ntîs, t'es (des), L.

pi. avcugte-nûs, couiiiiL' iiiort-

ayant cause (un)

ayants cause (des!

n^Sy nouvc.iii-ncs.

ayant droit (iin)

ayants droit (des)

bâbuiil (ù)

bajn-niarie (iiii)

bains marie (des), P. L.

baiiiiiiinc

baisemain (le)

baisemains ((k-s), m. et feiii.

banviii (Ici

banvins(les)

barbe-(le-bouc, plante

barbes-de-bouc (dcs\ P.

En lflS9. !i,iibe de honc.

barbe-de-capucin, plante

barbes-de-capucin [des', P.

barbede-chèvre, plante

barbes-de-clièvre (des), P.

barbe-de-Jupitcr, plante

barbes-de-Jupiter (des)

barbe-dc-nioine, plante

barbes-de-moint; (di's), P.

barbe-Ue-renard, plante

barbes-de-renard (tlfs), P.

bas lirelon

bas lirctons (des)

bas-dessus (un)

bas dessus (des)

bas-empire (le)

Page 1