SÉANCE DU 9 MAI
analogue à la diastase qui leur donne un pouvoir corrosif sur les grains, cette matière n’est pas produite en quantité suffisante pour se dissoudre dans le liquide et pénétrer dans l’intérieur du grain, et qu’il imbibe seulement les membranes du Micrococcus, qui ne corrode les grains d’amidon qu’au contact.
Observations de M. Van Tieghem :
M. Van Tieghem fait observer que la dissolution du grain d’amidon dans la cellule, pendant l’acte germinatif et sous l’influence de la diastase, ne s’opère pas toujours de la même manière dans la même plante. Centrifuge dans les conditions normales de germination, elle peut devenir centripète dans telle ou telle circonstance défavorable. Elle marche alors progressivement de la périphérie au centre et uniformément sur tout le pourtour du grain, laissant d’abord intact son squelette de cellulose, pour le dissoudre à son tour un peu plus tard. Il en est ainsi, par exemple, dans la graine de Haricot ou de Fève, exposée sous l’eau à l’action destructive du Bacillus Amylobacter. Il s’y fait d’abord un commencement de germination, bientôt entravée. Dans ces conditions, il ne se produit sans doute, dans le corps protoplasmique de la cellule, qu’une très faible quantité de diastase, assez peu pour que l’action de ce corps protoplasmique sur les grains d’amidon qu’il enferme s’exerce à la manière du Micrococcus rose étudié par M. Prillieux ou de la Bactérie, dont M. Van Tieghem a parlé dans une des précédentes séances.
M. Bonnet donne ensuite lecture de la communication suivante :