Observations Sur La Déhiscence Du Fruit Des Orchidées
et-Oise), a l’herborisation dirigée par M. Chatin le 19 de ce mois. Les premiers échantillons ont été trouvés par M. Émile Goubert. Cette espèce n’avait pas été rencontrée jusqu’ici dans le département de Seine-et-Oise. On ne la connaissait aux environs de Paris que sur quelques points du département de l’Oise et dans les prairies de la Voulzie entre Donne marie et Bray (Seine-et-Marne).
2° De VÜnonis Columnœ , trouvé par lui-même, à l’herborisation dirigée la veille par M. Chatin, sur les coteaux calcaires qui bordent la Seine entre La Frette et Herblay (Seine-et-Oise).
M. Prillieux fait à la Société la communication suivante :
par VI. F.d. PRILLIEUX.
On a depuis longtemps observé et décrit comment s’ouvreut les fruits des Orchidées de nos pays et ceux d’un grand nombre de plantes exotiques de la même famille qui ont la même structure. Je me propose de montrer dans ce travail, qu’outre le mode de déhiscence bien connu, et que l’on peut considérer comme normal, la famille des Orchidées en présente, dans divers genres exotiques, plusieurs autres qui, malgré leur singularité, n’ont guère attiré, je pense, l’attention des observateurs.
Le fruit des Orchidées est une capsule ordinairement ovale, plus ou moins allongée, parfois très longue et cylindrique, d’autres fois fort courte
à peu près sphérique.
Ce fruit s’ouvre d’ordinaire par six fentes longitudinales, qui s’étendent depuis le haut jusqu’au bas de la capsule et la partagent en six pièces ou valves d’inégale largeur. Trois d’entre elles sont très étroites et ne sont formées que par une nervure isolée. Certains auteurs leur ont donné le nom de valves (Lindley), d’autres le leur ont refusé (Rob. Brown); nous les désignerons simplement par le nom de nervures. Les trois autres pièces sont beaucoup plus larges; elles portent, le long de leur ligne médiane, une rangée souvent double de graines très petites. Ces valves larges ou panneaux alternent avec les nervures ; en d’autres termes, chaque nervure se trouve entre deux panneaux, chaque panneau entre deux nervures. Chacune de ces pièces est séparée de la voisine par une fente dans toute sa longueur, mais elles demeurent toutes jointes ensemble à la base et au sommet du fruit. Il n est pas rare cependant de voir, sur des fruits entièrement desséchés, les Panneaux se détacher complètement, et les trois nervures, jointes par leurs extrémités, rester seules à l’extrémité du pédieelle et former ainsi un triple châssis à claire-voie.
Cette disposition de la capsule des Orchidées a été décrite exactement depuis longtemps. MM. Lindley, Endlicher, Rob. Brown, et plus ancienne-