LESTIBOUDOIS
Pans une note précédente (2), je suis parvenu, je le pense, à déterminer
d’une manière définitive, par des considérations anatomiques, la nature des
vrilles extra-axillaires des Cucurbitacées, sur laquelle les botanistes avaient
t’Riis les opinions les plus diverses. Je vais essayer aujourd’hui de recher-
clier quel organe représente la vrille oppositifoliée des Vignes et des tissus.
A ce sujet nous ne rencontrons plus un grand dissentiment. Les botanistes, d’un avis presque unanime, pensent qu’elle est le prolongement de I a? ie de la tige, qui se trouve arrêté dans son développement et rejeté du °ôté opposé à la feuille par l’accroissement prématuré et considérable du
bourgeon axillaire.
Le n’est que dans les derniers temps que M. Prillieux (3) a modifié cette
t*) Depuis que j’ai communiqué ces faits à la Société, j’ai reçu de M. le professeur Reichenbach fils une lettre dans laquelle il m'annonce qu'il a depuis longtemps observe les « papilles, filiformes qui forment des touffes dans les fruits » d’un assez grand nombre d'Orchidées ; il cite en particulier le Pachyphyllum Hart- ' ie gti, dont le fruit en contient une très grande quantité. Ces observations inédites ^montent à 1844. — M. Reichenbach m'annonce, en outre, que M. Beer, de 'ienne, a vu que, dans les fruits mûrs, « les graines sautillent avec élasticité. » Sans connaître les observations que j’ai faites de mon côté, M. Reichenbach a,, nbue avec grande raison ces mouvements des graines aux « papilles filiformes n
fine contiennent les capsules.
(2) Voyez plus liant, page 744-
(3) Voyez le Bulletin, t. III, p. 645.