SOCIÉTÉ BOTANIQUE UE FRANCE
Fruit s’ouvrant en 2 valves placentifères
cohérentes au sommet.
Pleurothallis clausa, PL racemijlora, PL obtusifolia, Bolbophyllum occuitum P. Th., Angrœcum eburneum, Epidendrum macrochilum.
Fruit s’ouvrant à partir du sommet en
2 valves placentifères.
Vanille.
Enfin, si l'observation vient prouver que certains Angrœcum ont, comme la figure (le Du Petit-Thouars peut le faire croire, un mode particulier de déhiscence, on aura le septième type, que j’indique ici avec doute.
Fruit s’ouvrant par une seule fente en
une seule valve.
Angrœcum fragrans?, Angrœcum pusillum?, etc.
Dans la plupart des fruits que je viens de décrire, on ne peut distinguer au premier abord ni les placentas ni les graines ; la surface intérieure des valves est entièrement couverte par des poils entre-croisés dans tous les sens. La plupart de ces poils n’ont, après la déhiscence, aucune adhérence avec la paroi de la capsule, alors ils sont entremêlés sans ordre; mais lorsqu’on fait une coupe du fruit avant sa maturité, on reconnaît qu’ils sont insérés régulièrement sur la paroi, le long des nervures qui ne sont pas opposées aux placentas. Cette disposition m’a paru constante; je l’ai observée sans exception dans tous les fruits d’Orchidées à l’intérieur desquels j’ai trouvé des poils, quels que fussent, du reste, le mode de déhiscence du fruit et la structure des poils.
Ces poils sont ordinairement simples, et formés alors par une sorte de longue fibre à parois épaisses et ponctuées, qui se termine par les deux bouts en pointe aiguë. L’extrémité inférieure de la fibre est coudée en crochet, et c’est par la qu elle est insérée sur la paroi de la capsule. On peut
oir de tels poils dans le Leptotes bicolor, le Fernandezia acuta, le Vanda /nultiflora , les Angrœcum fragrans et pusillum, etc.
Des poils de l’intérieur du fruit du Bolbophyllum occuitum diffèrent des précédents, en ce qu’au lieu d’être simples, ils sont composés de plusieurs libres soudées les unes au bout des autres.
Enfin, ceux des Pleurothallis obtusi folia, racemiflora et clau sa se distinguent de ceux que j’ai observés dans les autres genres, en cela qu’ils sont toujours accolés deux à deux et restent soudés dans toute leur longueur, même après s’être détachés de la paroi.
Tous ces poils sont hygrométriques. Si on les humecte avec f haleine, on les voit s’agiter et se contourner avec une grande vivacité. Il me parait hors de doute que les mouvements dont sont animés ces filaments chaque fois que I humidité de l’air augmente ou diminue, aident puissamment a pro-
jeter hors de la capsule les graines au milieu desquelles ils s’étendent ; en d'autres termes, qu’ils jouent un rôle tout à fait comparable à celui que l’on a attribue aux filaments hygrométriques que l’on a observés dans les fruits des Cryptogames, et que l’on a appelés des élateres (1).
M. Lestiboudois est d’avis que les fruits des Orchidées pourraient être divisés en deux groupes principaux, d’après ce caractère que dans les uns les lignes trophospermiques se séparent des valves, tandis que dans les autres ces lignes ne se séparent pas.
M. Weddell demande à M. Prillieux s’il a constaté quelque relation entre le mode de déhiscence des fruits et la forme du pollen.
M. Prillieux répond à M. Weddell que ses études sur ce point ne sont pas assez avancées pour qu’il puisse se prononcer à cet égard.
M. Lestiboudois fait à la Société la communication suivante :