‹ Observations sur la fièvre adynamiqueChapitre 9 sur 9 · XVI."* Cas · texte numérisé non relu

XVI."* Cas

Jean Dierkx , soldat au 41 •* bataillon de milice, âgé de 25 ans , d'une constitution assez robuste et d'un tempérament lymphatique, ayantëtëlongtems en prison où il était tombé dans une espèce de langueur , commence à se plaindre , le 22 août 181 7, des symptômes d'une fièvre gastrique» contre laquelle il ne prend aucun médicament jusqu'au 29, jour de son entrée à l'hôpital : un vomitif lui est administré. — Le 3o, il est dans une prostration des forces considérable, avec soif inextinguible, fièvre violente , ii3 pulsations par minute , les lèvres , les gencives et la langue fuligineuses , respiration gênée , haleine puante , le cerveau est fortement affecté avec un délire continuel , etc. : le malade prend une bonne décoction de quinquina étliérée ; et pour boisson , du vin pur. — Le 3 1 , mêmes symptômes , mêmes remèdes. — Le i et le 2, remission notable de la maladie : continuation des mêmes moyens curatifs. — Le 3 , apyrexie parfaite : un électuaire de quinquina et un régime analeptique ramènent promptement les forces du malade. — Le lo » il est entièrement rétabli.

(37) XYU."^^ Cas.

Victor Grossy , caporal au régiment suisse ».* 32, âge de 24 ans, d'une constitution assez robuste , d'un tempérament bilioso-lymphatique , se plaint, le i septembre 1817 , des sjmptômes Suivans, dont le rapport m'a été fait par un des officiers de santé du régiment : défaut d'appétit , mal de tête , légers accès de frisson suivis de chaleur , lassitude dans les membres , nausées, vertiges , tremblement du corps , enfin malaise général; son pouls est petit, sa langue très-chargée d'un enduit blanc- jaunâtre. Le malade est dans cet état jusqu'au l\. — Le 5 , les symptômes augmentent, et il entre à lliôpital: il prend un vomitif indiqué par la gastricité. — Le 6, la fièvre adjnamique se manifeste : chaleur mordante et continuelle à la peau qui est sèche ; lèvres et langue fuligineuses ; prostration des forces très prononcée ; pouls petit, déprimé et fréquent; délire ; physionomie sinistre ; soif ardente ; le cerveau est vivement affecté , etc. : une bonne décoction d'écorce du pérou avec une infusion de valériane étherée est administrée au malade, et il prend du vin pur pour boisson. — Le 7, même état, mêmes moyens curatifs , et On applique au malade un vésicatoire dans la nuque. — Le 8 et

le o, point d'amélioration : continuation de l'usage de la potion précédenle dont la dose est augmentée. — Le lo , changement remarquable en mieux ; diminution de tous les symptômes morbeux : un électuaire de quinquina avec la racine de serpentaire est prescrit , le malade en prend toutes les trois heures une cuillerée à café. — Le 1 1 , apyrexie , mais il est tourmenté cVune forte diarrhée que Temploi d'une décoction saturée de simarouba avec la teinture de cachou et Topium fait cesser bientôt. — Le 12, le malade demande des alimens ; il est soumis à un régime nourrissant. — Le 20, il est parfaitement guéri et retourne à son régiment.

Page 1