‹ Observations sur la fièvre adynamiqueChapitre 8 sur 9 · XV.-« Cas · texte numérisé non relu

XV.-« Cas

Nicolas PJelli , soldat au régiment suisse n." 33 , âgé de 20 ans, d'une constitution assez forte et d'un tempérament lymphatique, entre le 28 août 181 7 à riiopital ayec un grand embarras gastrique : un vomitif lui est donné. — Le 29 au matin, il y a pyrexie avec assoupissement, toux, mal de gorge ; vers le. soir, les mouvemens fébriles redoublent, l,a langue devient sèclie et noi-

râtre; le malade est dans un délire continuel : il prend une décoction de ejuinquina ëtherée et de l'eau d'orge vineuse pour boisson. — Le 3o , les symptômes morbeux vont en augmentant : la potion et la boisson du 29 sont continuées. — Le 3 1 , point de cbangement en mieux ; la prostration des forces est extrême ; le malade pousse des cris aux moindres attouchemens : avec les moyens ^uratifs de la vieille, je lui fais appliquer un larg vésicatoire dans la nuque à cause de l'inflammation de la gorge et de TafFection de la tête. — Le I , le 2 et le 3 septembre , on n'observe aucune amélioration, j'augmente la dose des excitans :1e malade prend une potion faite d'une décoction saturée de quinquina et d'une forte infusion de valériane, avec une bonne dose d'éther, et boit largement du vin pur. — Le 4» remission marquée de la fièvre , mais le malade se plaint beaucoup d'une douleur fixe au coté gauche de la poitrine que l'application d'un vésicatoire sur l'endroit souffrant fait bientôt disparaître. — Le 5 j apyrexie parfaite : l'usage de la potion de quinquina avec la valériane et l'éther, ainsi que la boisson du vin pur ne sont pas discontinués jusqu'au 7 ; alors le malade demande à manger ; ua ëlectuaire de quinquina et de quelques aromates

avec une nourriture fortifiante amène promptement une guërison parfaite. — Le 12 , le malade est sorli de riiôpital.

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