‹ Observations sur la nature et le traitement de l'épilepsieChapitre 29 sur 37 · SECTION TII · texte numérisé non relu

SECTION TII

Pronostic de f ÉpUepsic.

L'épilepsie , quoique malheureusement Irés-conimûn^ , est l'une des m.iladies que l'on guérit le plus difUcilement et ie plus rarement. Cependant on a de plus fréquens succès qu'on ne le croit généralement. C'est ce que savent les inéde-

is qui traitent celte maladie d'après ses causes connues , I dont chacune d'elles réclame des remèdes particuliers. ,

Il y a peu de malades qui meurent immédiate ment de l'épilepsie même ; les accès de cette maladie étant souvent suivis de l'apoplexie et de la paralysie en général, ou de la goutte sereine , de la perte de l'odorat , de l'ou'ie , du loucher, ainsi que de la suppression d'autres fonctions plus

.35o PRONOSOTC DE x'ÉPÎLEPSIE.

OU moins importantes, cay comprenant les jdiverses aliénations mentaks, paisibles ou avec fureur, 'd'où il résidte •que plusieurs maniaques sont devenus épileptiques , on réciproquement que quelques^ns de ceux-ci ont fini par être maniaques (i).

J'ai vu des épileptiques qui sont Testés dans un état de stupidÂté constante , leurs accès .étant quelquefois plus rares ^t Jii)eai»cQup >moins violens; le marasme s'^ souvent rémi ♦pjus ou aDnk>ins vite à ce triste état (2}.

S^es.^iiept^ues meurezDt ^pielquefois de 9fiicope, qu'il ne •f04|t fias confondue areic l'apoplexie.

Les muitfttions de ces maladies sont trè»-coniniunps; et iattt moeux si elles deviennent inoins graves et d'vn traite* (inentjplus facile ; mais souvent celles qui siiocèdent sont pins funestes.

. M Sur quatre-vin^t^cînq femnues , dît M. Esquirol^ de loni >âge existant dans le quartier des épilêptiques «de l'Lépilal de la ^pètrière , sont comprises quaramfte-sîx hystériques , dont quelques-unes ont des accès de ma^nie ; presqne toutes les autres sont hypochondriâqucs ; aucane ne tombe dans la démence. Sur trois cent trente -neuf autres dont M. Esquirol rend compte , trente sont maniaques ; trentequatre sont furieuses , trois seulement après l'accès ; cent quarante- cinq sont en démence , seize constamment ; les autres ne le sont qu'aprèi l'accès, et defv^ sont furieuses ; huit sont idiotes ; cinquante sont habituellement raisonnables , mais avec absence de mémoire plus ou moins fré- — —— ^— — ■^— — — ^— ^^i*" ■ ■ I — — ^ * I — — .^— ^— —

(*!) Les ouTragesqui ont été «publî^s ju8qu''icî kur cci objet sont pleîus d'obflervatîona qui le comfirfXMDt. On ea trouvera 'd'afrtr m xkios |e vo- Lune <|ii0';Tieaitd9 faire paraître M. Le dooieur Ctâmed {d^im Panhm fonsi^ér^ chez les aliénés , recherches fakes dpfis le serUcfi de jeu JP/. Royer-CoUard et M, Faquirol, in-8. Paris i8a6, cbez 6aitiièr« , lir braire , rue cle l^Ëcolc de Mëdccloe , n<» i4<

(3) lïofl ancîei» croyaient , avec raison , que les nerfs élHÎeot'non -seulement les organes de la scnsibiiitë, mais encore qu^ils concouraient beaucoup \ la nutrition; cela est prouvé par plusieurs ol^servafâons qui ont servi de .base À l^opiuion de f faillis * de Glisson, de Mayow^ lesquels ont soutenu celle des anciens. Nos modernes 09 1 , après Boerliaave ^ trop^attilbué \ cet c^gard au sysft^mc vasoulaîre et pas assez aux nerfs.

^M Phoxosiif- vv. L ëpii.Epsie. 3Si

Htacnte ou bien ies idéas exaltées , qudques-iiucs en déliic Hbgace , toutes avec une tenilance à Ja déiuimce. Enfin^ il ^ba des femmes tpileptiquts quiik'""! aucuue a]*eiTatU>H an i'iii tel lige ace , uiaîs qa\ sont d'une tics-gvancWsusceptibUil^ et du caracièrelf plus bizane (i), «

Vépïle[me iiUojiaUùque est plus fâcheuse que Vépih-psie. sympathique, sans doute très-souvent jaKce que connaisâaut niIcuK la cause de celte deraièie , ou la traite plus directcuie&t pouj' en jM-évenir les fâcheux elïcts sur le ceiveau. Gela est si souvent vrai que , panui les gt^étisons de l'éptlepsie , dont les auteurs unt cité de nombreux exemples , la plupart coucerneut celles qui sont réputées .ympa/A/yMc*.' Baos l'épilepsie idiopatliîque , l'accès peut être préoédé parles plus fortes convulsions, parlamanie^ par l'apoplcMe et par les syncopes , ou ces maladies succèdent à l'é^ilepsie' ; au lieu que lorsque les accès eut un siège sympathique, soit klaiis le tronc, soit dans les lucm.bres, ils sont précédés par .des symptômes moins graves (2),, tels que des douleurs , des crampes, des roufjeurs, des é»-uptions, uh sendmcut d« froid , de chaud, dans Le tronc ou dans les meuibi-es, Ou {>eut (dors tjaiter l'épileplique av^cc plus de succès.

Cependant l'épilcpsie qui survient sans auctai syniplûuic ^écorseur , peut être infiniment grave et souvent imposable J guérir , ce qui fait qu'on ne peut quelquefois l'empéchei* d'être aussi funeste ; ce qui a fait dire à Qiisrin (3) : Epilepsia quœ absque signo prannonenle ingruU , Jerè incurabilis est, sans doute parce que le traitement que cette épilepsie réclame n'est indiqué par aucun si[;ne manifeste.

Les épilepsies dont la cause médiate existe dans les orgaoes de la poitrine et du bas-ventre , sont ordinairement annoncées par les signes précurseurs de leurs accès, plusieurs par un trouble plus ou moins long des fonctions dç

ti) Mémoire lurl-In/luence de iEpUepslcrt sur le> fonctions dn ctrveau , lu il l'Académie roynie des SciencM , par M. F.sqa'irol.

(a) EpUtpiia. Oplimani etl-a manibut patùbia-ve inilium fierl , fîeii

1« taterihut, pcssiiiium k capile. Celle, rla re medic, eap 8 , nrl : Bfttit Bippaerate in lib. pradictinn.

(3) De Epitepiia in morbii chroiticii , t.lr, p. ij.

352 PRONOSTIC DE l'êpilepsib.

l'organe alTeclé , quelquefois par des douleurs même qûT I 'cèlent le si^ge de l'^pilepsie sympathique (i). C'est pourquoi I ^on doit porter alors toute son attention pour parvenir à I ^couvrir le siège primitif, afin de le détruire par un bon l remède.

Les épilepsies dont les accès se rapprochent en deveuanl |~]))us TÎolens, sont presque toujours incurables, ainsi que f Telles qui sont héréditaires, surtout lorsqu'on les apporte issant, ces dernières étant le plus souvent de nature I '«ci'ophulcuse ou racliitique et presque toujours incurablu. -Cependanton en a guéri quelques-unes en détruisant leTÎM ['qui les occasîonait.

Quant aux épilepsies qui le surviennent qn« quelque (efnps |t>après la naissance, quoique d'origine, elles sont aussi trt»r ;dïflicilcs à guérir ; mais elles ne sont pas toujours incurables. Les épilepsies qui se manifeslcnt avant l'âge de pubeilt I i^t qui ont plusieurs accès, sont plus ou moins durablei cl liÇeuvent éprouver des amendemens , surtout vers la fu- ; plus tard , elles sont souvent incurables (2). ïM rare que l'épilepsie qui dure depuis quelques années J eliC7. les adultes , diez les hommes surtout , soit guérie par f 4b seule nature ÇA). Les femmes peuvent offrir de plus grandes l 'jfariations dans les accès épileptiques et dans leurs maladies ['chroniques, depuis l'origine de leur menstruation , jusque t-ee qu'elle ait cessé.

TU aussi des hommes et des femmes qui ont été guéris f 'as l'épilepsie par le rétablissement d'un flux hémorrhoidïl-

f^ ^(1) Scbehiics(o4j. BifiJ. .Ub. i.de E}>ikpsia) , qui a coumi le prî» d'une pareille étude , s'tst particulièrement occupe k rapporter des eiMiplea d'éjiîlepsîes sympathiijiits pour uoqs eu faire connaître luaantéeéJtiU. en les comparant quElcjneroïs k ci^ui qui aunanci.'ut I'épi)epaie iilii^'thique pour en fuirc Toir la diflërence quand cela est possible. Ce triv^ ea[ prëcicui.

(î) Voyei Uipp. , aecl. V, ephor. 7.

{3j Bippocrale ya plus loin, car il dit : quuni cetale adeiiUisfaeritm»'' but non amplius curabilis est. De morbosaceo, xiii , i55. Ci^penilDD'H résultut* de l'eiipérience ne suut pas si sévères, puiaquD tant dcbrll" GurDB , chez lus adultes , ont été raites et hWa reconnues.

; DE l'èpilepsie. 353

K-))'aiitres au contraire l'ont ilé quelquefois lorsqu'on eo a ■'Aîtruit la cause, sans savoir pourquoi (i).

Tùsot (2) cite Léoniceni , médecin célèbre d'Italie du I Mieième siècle, qui fut épileptique pendant trcnle ans, et L^pû guérit de sa maladie on ne &ait comment; on sait seulent qu'il est mort presque cenlenaiie.

)n a dit, et c'est aussi notre opinion , que les épilepsles ne proviennent que d'un excès de sensibilité et d'irri— '-^'tabïlité , sans lésion organique du cerveau ou d'autres organes , étaient généralement moins dangereuses que les autres (3j ; bien plus , qu'elles pouvaient finir heureusement , la cause qui les produisait s'aiTaiblissant avec l'âge. V ■ L'^pilepsie qui ne provient cbez les filles nubiles que de ^iltnpdeseusibilitéde l'utérus et par défaut de règles, ou parce ^^'ellesne sont pas assez abondantes ni régulières ,peut être qaelqnefbis guérie par le mariage) mais il en est d'autres, dont le siège sympathique ou déterminant est dans la ma— trice, avec lésions reconnues dans cet organe, pour les- ^■^œlles le mariage pouriaît être nuisible , comme il l'est toU' H|JDtuï dans les épilcpslus idiopatliiques.

" On peut dire que les épilepsies qui sont une suite de la ^éthore seule , sans autre complication , pquveqt être piuR heureusement traitées que celles qui proviennent de trop grandes évacuations ; car on obvie plutôt à l'excès des fercfsqu'àlcur diminution, surtout si celle-ci est considérable et produite par des évacuations extrêmes, et encore plus si, Oioïque en quantité médiocre , elles ont duré long-temps.

En général les accès qui surviennent pendant la nuit sont pfau funestes que pendant le jour; peut-être parce que très-souvent ils ne sont reconnus que quelque temps après u qu'ils sont devenus U'op intenses et que les ces sont épuisées.

' Les épilepsics fébriles, sans éruptions , peuvent être gué- I naturellement par quelques accès de fièvre intermit-

(0 ^oyi *" i"! enemfle , p. a35.

(ijTisiOT, del'Épilepiie, p. ai8.

[3) OoiTi.Mf^d. priit.,p. iBJ.

3S{ PBONOBTIC Dt

tente, tierce particulièrement, ou par une fiivre c bilieuse quelquefois , comme nous en avons rapporté îles csetnpies (p. 258 et suiv.).

On a plusieurs fois observé que des fièvres continues, survenues à des épileptiques, les avaient guéris de leurs accès , mais que quelquefois ceux-ci avaient reparu après la guérison.

Lazare Rivihre affinne, après Hippocrate et après d'autres grands médecins, que la fièvre quarte guérit des épîleptiquesi mais cHa n'a pas toujours été confirmé (i). M. Maisonneu^e (pag. to3j dit qu'un homme mordu par un chien fut tellement saisi de frayeur, qu'il devint épileptique, et qu'une fièvre tierce qu'il eut en suspendit les accès ; mais cette fièvre ayant été guérie par le quinquina , les accès revinrent (a).

Les éptlcpsies qui surviennent dans les fièvres ex an tliématiques , sont souvent guéries par l'éruption qui leur est naturelle ; elles peuvent aussi être heureusement traitées par les remèdes appropriés à ce genre de lièvres , en rétablissant l'ordre des éruptions, dans la petite-vérole partlculièi'emeiit. (Voyez ci-dessus p. aGSetsuiv.) "

Quant à l'épilepsie sans fièvre , qui provient de quelque vice reconnu (voy. p. 371 et suiv.), d'abord sans éruptions, elle peut être guérie si ces éruptions surviennent , soit uatu' rellement. Soit par un traitement approprié ; autrement elle est incurable.

Les épilepsies compliquées d'autres maladies sont d'autant plus difficiles à traiter que ces complications sont multipliées, et difficiles k reconnaître ; reste cnsdite à juger si la cause est curahle ou non.

Il faut , pour le pronostic , prendre garde de ne pas confondre un simple accès épileptique , avec une vraie épilepsie qui aurait plusieurs accès. Un grand nombre de malades n'en ont eu qu'un seul dont ils ont heureuseinesl guéri , tandis que dans d'auti'es il a été morCel. Nous avons

( I ) D'où ou a dit ; quartana £fiil^tiix vindex , appellalu (a) Voyes précëdcmnitiit l'art. Epihpiit hydropkubique

PRONOSTIC DE l'ÉPILEPSIE, 355

^à dit que des accès épilcptiriues avaient été guéris par ^s fièvres intermittentes, tierces, ou cjitaries, par des hé' norrlioides , par des diarrhées , par qtielques éruptions qUaoécs avec ou sans altérations du tissu de la peau , enfin ptès divers heureux chanj^emens morbides. :

I Quelques ieimiies qui ont eu des accès d'épilepsie pendant tenr f;rossesse , n'en ont éprouvé aucun autre dans la suite k leur vie ; d'autres , au contraire , n'ont eu aucun actes l'^pilepsie pendant leurs grossesses ou leurs accouchemens , ^oïqu'elles en eussent eu de très-fréquens et violens aupa— jïlwant. Quelques-unes sont moites avec l'enfant qu'ellet pprtaient, tandis que d'autres ont perdu leur enfant et loi Mit survécu en conservant une bonne santé : d'où il résulte j|Oe souvent les femmes qui éprouvent des accès d'épilepsie l^eudant la grossesse , n'en ont ensuite plus le reste de leur ifie, (Voy. p. SaBetsuiv. )

1 II est étonnant, dit Pechlin, que des femmes épilep- Bques qui éprouvent tous les jours un ou plusieui'S accès ipn les réduisent dans le plus fâcheux état, accouchent ■luelqueiois d'enfans qui parcourent avec beaucoup de force iBie vie longue et robuste, sans aucune apparence d'épi-* kftsie. Nous pourrions dire aussi que nous avons vu deux Ijeunes femmes d'une extrême sensibilité , qui ont été pen» fiant tout le temps de leur grossesse cruellement tourmentées fH' des accès ayant toutes les apparences de ceux que les ^leptiques éprouvent , et qui y ont non-seulement résisté» Bais même qui ont heureusement accouché ; l'une , à la vé* tité, d'un enfant très-faible, ressemblant à un fœtus de Mx à sept mois, el qui s'est cependant élevé ; l'autre , an tontraire, d'un enfant très-bien constitué: ils ont vécu tous Aeux et n'ont pnint éprouvé d'accès épilepliques. > Ces accès chez les enfans , quoique paraissant plus violens Ifue ceiuc qu'éprouveraient les adultes et les vietllai-ds , sont Cependant moins dangereux. Ceux qui surviennent pendant k première dentition peuvent éprouver des récidives à la iDConde et se renouveler lors de l'éruption des dents de ^o-

t- U ne iaut pas négliger le traitej^ent des accès épilcptif-

3î'6 pnoNosTic DE l'»'pii.epsie.

€(ues lorsqu'ils s'aunoncent par leurs signes les plus légers, ces accès pouvant progressivement devenir plus graves el enfiu luoriels.

Ou diminuera le nombre des épilepsîes lorsqu'on négligera moins qu'on le fait le trnitemeiit des maladies auxquelles l'epilepsie se réunit ou succède ; enfin que l'on eu saura mieux varier )e tiait«menl selnn leurs espèces.

Ou sait que des épilepsies ont été plusieurs fois guéries pai des abcès survenus dans les parties externes cl même dans des parties iuterneg , moyennant des excrétions dilTérentes ; par des cautères , des ve'sicatoires , par la section de certains nerfs externes , par des brûlures accidentelles ou artificiellement faites , par des ligatures , ou parce qu'elles ont été opérées par des topiques, etc. Nous en avons rapporté des exemples dans cet ouvrage , d'après les auteurs et d'après notre propre pratique.

On a vu des épilepsies disparaître après l'issue d'une ou de plusieurs esquilles, d'aue ancienne plaie, après l'extraction d'une Lalle, etc.

L'épilepsie dans laquelle les fonctions animales sont ple>nemcnt abolies , ou dans laquelle les convulsions toniques ou clouicjues sont très-fortes avec suppression ou rétruc^oo des membres, quelquefois avec excrétion involontaire des urines, de la semence , des matières fécales, etc. , finit souvent par une apoplexie oa paralysie mortelles. Cependant ou a vu , comme nous l'avons déjà dit , des épilepsies avec apparence du danger le plus imminent ou pendant le cours d'une fièvre continue , exantbémalique ou avec des éruptions critiques, heureusement finir par des évacuadons bilieuses, quelquefois après l'apparition de la jatmîsse.

Les épileptiques qui, après un accès, resleut abattus, stupéfaits et dans une totale inaction , ne sont pas souvent éloignés d'un autre accès encore plus violent que celui qui a précédé. Cependant il faut observer que dans les vieillards les accès d'épilepsie finissent par une attaque d'apoplexie plus souvent que dans un âge moins avancé.

C'est d'un bon au;[ure qne la reiipirailon reste libre pendant les accès épdcpliques, quoique quelquefois avec d'autres

PRONOSTIC DE L'ÉPLLtPSlE. 357

iptomes eflrayans. Ea général ^ les accès d'epilcpsîe qui nrviennent peu de temps apiÈs la naissance sont mortels.

Les épilepsies qui proviennent d'une mauvaise conformaiîoii àa crâne , de la colonne vertébrale ou de quelque l'éa, par vice scropliuleux , rachitîque, ainsi que ceHes qui it avec aiFection morbide incurable de quelque organu iailirse , sont presque toujours incurables.

La plupart des épileptiques sont atteints, dans les inter^

[■lies des accès , d'une profonde inélauciilie qui tient sou-

t autant au physique qu'au moral. Plusieurs éprou-

t le plus violent chagriu d'avoir une maladie que la

lC»ciété regarde comme une espèce A' opprobre ; cependant

'nsieurs de ces malades sont souvent atteints d'un em—

trras dai)s les viscères abdominaux qui cause leur raglan-

Jie j mais cette épîlepsie est alors plus facile à guérir que

lie dont on ne connaît ni le siège ni la cause.

On a vu des accès d'épilepsie guéris spontanément ; mais

Irès-souvcntilssontrevenusdansuniigeplusoumoinaavancé,

après de vives commotions de l'âme, lafrayeur surtout, des

iiites, des blessures du crâne ou après d'autres accidens.

Des personnes que l'on regardait comme stupides ayant

prouvé des accès d'épilepsie , ont paru , plus ou moins de

ips après , avoir plus d'esprit qu'avant leur maladie : oti

içoit que cela peut être , quoique plus souvent ou ait

lervé le contraire, des gens d'esprit étant devenus Iiébêtes

toib-eeulement après de violens accès , mais même quel-

[nefois après des accès légei's.

11 résulte de tout ce que nous venons de dire , que rien

'est plus difficile que de porter un juste pronostic sur les

âtes de l'épilepsie, ainsi que d'en prescrire le véritable trai-

Iffnent , ce qui fait qu'elle est très-souvent incurable [i) , et

|ue toujotirs parce que lorsqu'elle connnence à s'an-

er, ses vrais symptômes ne sont pas assez prononcés

(i) Quurin avoue avec aa véracité Drilinolre , qu'une {ouiie fiUe de ueuf qu'ilcrojaitiocurBblecl'iiucé|)ilepsîr,futccpeudanlguériopar uarew le niccès duquel il compltiil peu. { Animait- piaU. de dii-erti. s- .1.6.)

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