T&&1TEMENT DE L'ÉPILEPSIE
iitire observer ici que dans ces derniers temps ou a employé «rec des succès réels, comme anti-spasmodiques, la ùellationa en poudre , en infiuion , en décoctioa , et encore en d'autres préparations, tant ex té neurcment qu'intérieure ment, Cependant ce remède ne doit être prescrit qu'avec la plus grande circonspection, et presque toujours pouvant être remplacé par des anodyns mieux éprouvés.
(N) Assa-fœdda. — V assa - /œtida est. une gomme-ré- .«iite jaunâtre qui répand une odeur très-désagréable , forte et pénétrante ; son goût est acre et amer On peut comparer l'odeur que l'assa-fœtida eKhale a celle que rendrait une grande quantité de gousses d'ail qui éprouveraient un commencement de fermentation (i).
'assa-fœtida communique son odeur aux matières fécales, quoique pria en très- petite quantité ; et sans doute que toutes les parties du corps la contractent plus ou moins chez ceuik qui en prennent une certaine dose, puisqu'on reconnaît quelquefois à la seule odeur des cadavres ceux des personnes qui ont usé de l'ail dans leur nourriture. Il n'est pas difficile, fn Espagne et en Gascogne même , de faire ces sortes d'ob- (ervatious.
L'assa-fœtida est regardé comme im anti-hystérique (rè*puissant. Il a la propriété de ranimer les forces dans la synl»>pe , surtout lorsqu'elle provient, chez les femmes, du ^faut de menstrues que l'assa-fcetida provoque. On le met
nombre desmédicamcns sédatifs et anti-spasmodiques. il a ptussi sa place parmi les carmlnatifs. On lui a accordé une vertu diaphorélique , dépurative et alexîpharmaque ; c'est
(i) On a Hons doute coouu sous le nom d'aiia-/BBli<//i qnelijaea »ablaDces différentes de celle qu'on [appelt-e ainsi aiijourilbui , [iiiiw|ue pliicuTE auUura i^iii en ont parlé diicut que les auriena en fvsatent usage foinme d'uu* sorte d'épicerie dans leurs repas, de mciue que te ail- ■n, qu'ils croyaient l'tre nueeS'picKà^asia-foctida, lequel était l'u'imcl du dieux; tandis que gcaéraiemeut on a , d'après quelques bntaiùsles iGeoffroi, mat. med, , l. ir , p. T70) , Dommé l'oasH-fertiJa ileraii ^boli. CTu' l'Oii pas aussi donné au benjoin la aorn d'msa Jaicis , fui ■ une bonue odeur et dont ou pouiTuit tiès-LleD araïualiseï' les ali-
"4o8 TRAITEMENT DE L LP.LEPSlE.
saqs doute ce qui a donné lieu aux médecins de prescrire ce remède* dans des fièvres malignes, etc. On l'a aussi conseillé contre Tépilepsie , lorsqu'on a voulu activer la circulation du sang , trop lente et trop débile , sans doute d'après Tidée où l'on a été qu'il avait la propriété de diminuer le narcotisme cle l'opium , mais à cause de son odeur fétide. On s'est borné quelquefois à le prescrire extérieurement comme résolutif (ij. Ou le regarde, appliqué de cette manière, comme im excellent anti-septique. Mais quels que soient les éloges que Boerhaave , TVhjttj Sj'denham^ aient donné à l'assàfœtida dans le traitement des maladies nerveuses et de l'hystérie surtout, peut-être devrait-on en faire moins d'usage parce qu'il semble qu'il surcharge en pure perte les voies digestives. '
On donne l'assa-fœtida en lavement jusqu'à la dose d'un çros à deux gros , ou bien quelquefois en pilules jusqu'à la dose dé dix à douze grains, seul, mais plus souvent' mêlé avec le sel ammoniac, le safran de mars , l'extrait de safran oriental , de quinquina , de valériane sauvage , etc: , dont on fait des pilules de cinq à six grains. On le prescrit aussi sous forme d'électuaire , avec un peu de miel , pour en faire des bols d'un demi-gros à un gros chacun.
L'assa-fœtida contient une petite quantité d]huile essentielle qu'on retire par la distillation de son eflAiteuse. Il entre dans l'essence anti- hystérique de Charas et dans la poudre du mepie chimiste ; dans celle de myrrhe composée et dans d'autres compositions pharmaceutiques , les pilules gommeuses , l'essence et les pilules anti-.hystériques de la pharmacopée de Londres , dans les trochisques de myrrhe et daAS ro.rviétan du codex de Paris.
Selon 'J'issoty « l'assa-fœtida, à laquelle substance on peut » joindre les autres gommes qui ont des vertus asseï rappror >» chées, mais plus faibles surtout dans les maux de nerfs, est » un remède véritablement efîïcace dans plusieurs épilep-
(i) Basile P^nlentin l'a cru propre à la guérison de toutes les maladies externes et internes. Nous ne citons de pareils éloges que pour en fair^ copnaUrele danger. <"
TBArrEMEST DE l'épilepsie. 409
) tiques. Tissot assure en avoir vu les plus grands eflfets I surtout dans quelques aslliiues coavulsifs. Il est très-utile I dans X'épilepsie quand il y a une complication de viscosité I dans les humeurs (1). u Cependant, selon Diirgraave , les malades qui usent des ' |[om.mes étant sujets k voir des étincelles de feu, ainsi que plusieurs épileptiques , il faut bien faire attention , dit ce médecin , de ne pas leur prescrire l'assa-fœtida à lies doses trop fortes. Il semblerait , si réellement l'assa— fœtida produit cet elTet , qu'il serait plus prudent de s'en abstenir alors complètement. Nous ne pouvons cependant nous empêcher de dire ici que ÏVauiers a reconnu et prouvé par cinq obser— Tatious que l'assa-fœtida avait agi comme un excellent remède dans des maladies convulsives très-graves, compliquées de paralysie , d'épilepsie , de manie , et donné jusqu'à la dose de trois gros , dans six onces d'eau de fontaine , édulcorée avec une once de sirop de violette, pour en donner une ou deux cuillerées toutes les demi-Leuriis. ( Voy. Burserius , de Epilepsia , cap, YiH , p. 58. )
(0) L'Ail {Allium sativum , Gasp. Bauhini Pinax) se rapproche de l'assa-fcetida en ce qu'il exhale une odeur qui lui ressemble assez bien , et parce qu'on l'emploie dans les mets et aussi en médecine, dans des circonstances à-peu-près semblables. Les gousses d'ail sont toniques , céphaliques par l'exhalation des gaz fétides etpénétrans. On l'a souvent recommandé aux épileptiques pour les réveiller de leur assoupissement en le prescrivant par la déglutition ou en lavement Ae diverses manières, ou comme errliins en le leur fesant flairer, ou le vinaigre des quatre voleurs dans lequel il entre. On en a aussi fait des pommades et des teintures dont on s'est servi en qualité de liniment. Je l'ai très-heureusement prescrit comme cataplasme sur une grande étendue du corps pour rappeler à l'extérieur des éruptions rentrées , paiticuïiércment celle de la petite-vérole {1). Tout le monde sait
(1) Maladie» des JYerfs, p. 343.
(s) Voyca ma Dissertation sur la Petke-véroU 'a la Suite àa TrailE
(a] Voyez ma Dissertation sur la 1
fur t Inoculation , par M . Salmade ,
4lO TRlITEMElVr DE L ÉHLEPtiJE.
qu'on emploie les gousses il'oil ramollies sous la cendre comme v^sicaloire. Les auteurs, au rusie, ont altrlbué ii Tsil dus pTopri^t^s uuliipliiîes; aussi l'onl-iis compris parmi les alc-xip/iarmarjues. (Voyez les divenes matières médi-
£P) Le Camphre. — Nous ne donnerons pas ici l'bistoiT« ni Tanalyse du camphre. C'est dans les ouvrages de matière mddicalo qu'il faut les chercher. Nous dirons seulement qut ce médicament est souvent compris parmi ceux que les mé' decins considèrent comnte anli-épîleplùjue ; mois ce qu'il} a de remarquaLle, c'est que tantôt ils le prescrîveul cominf anodyn ou calmant, et tantôt comme excitant, en le léll* nissant , il est vrai , par exemple , au nitre , gous le premier aspect, et aux alkalis quand ils veulent augmenter soft Vr tioR. On l'associe au quinquina, dans le traitement detfiir Tves typhoïdes surtout^ ainsi qu'avec l'esprit volatil de àfi!»tiererus.
Tissoi assure avoir très-heureusement associé le campbrf ù la valériane sauvage dans le traitement de l'épilepûe. On a aussi composé une teinture de camphre dont on a célébré les heureux effets dans le traitement de la même maladie (i)> Cependant si Tissot dit avoir prescrit le camphre avec queir que succès à des épîlepliqucs, il avoue qu'il n'a pu lui attlil)uer aucune cure radicale de Vépilepsie. Ce toédecin, austi prudent qu'éclairé , ne croyait pas pouvoir donner le campfar* au-delà de dix grains par prise , et il observait de ne point donner la dernière à son malade trop près de la nuit poUT no pas lui occasioner des insomnies, si communes aux ép? leptiques. Cependant Lieulaud avance que quelques peT<* sonnes sujetl^g aux insomnies se trouvent bien de boire âl l'eau dons laquelle on a fait brûler et laissé éteindre NS morceau de camphre du poids d'environ vingt grains. JeB'li} fait aucune expérience à cet égard pour avoir une opiniçH' Mais ne pourrait-on pas conclure , de ce qui précède, que le camphre est plutôt un stimulant qu'un remède sédatif, et qu'il peut convenir dans le^j épilopsics avec assou-
(0 TUsùt, p. 3.<o,
(THIJIIEHENT DE I.'ÉPILll>51E. 4"
pisscment Lrop prolongi^ et trop intense , et dans des sujets disposes à la piieuinatie ou à l'œdémiitie.
Le camphre entre dans l'élixir parégnn<]ue de Londres; il entre aussi dans les trocliisques de myrrhe , de l'eau et de l'essence an ti- hystérique , etc. , de nos pharmacopées. |, (Q) Le Succin. — Le succiii, ambre jaune {succinunt, tJeclnim, karabe). C'est une substance bitumineuse jaul^tre, qui le plus souvent se fond au feu ets'enflamrae. On comprend le succin parmi les remèdes sédatils , en cela bien ^ifTéreut de Vambrc gris qui excite d'abord vivement lei inerfs ; car ce n'est que par un laps de temps qu'il perd de S4 qualité stimulante. Cependant c'est d'après sa vertu antiqiasinodique qu'on a compris le succin parmi les remèdes ie c£ genre , et qu'on l'a conseilhî contre l'épilepsie ; et comme on a tu qu'il était un peu astringent, ou l'a adralnistré dans les maladies nerveuses spasmodiquei avec d^ évacuations vicieuses, comme dajis les diarrhées, les dyi- .fCnteries , les bémorrbagies qu'on attribuait k un excès de
On ne prescrit pas le gucdn intérieurement à moias qu'il ^'aït été lavé plusieurs fois et ensuite réduit en une poiidi'e frès-Qnc, pour qu'il se délaie plus facilement dans l'estomac. 3^ dose est de dix à douze grains jusqu'à trente, soit en bols, loit délayé dans un jaune d'œuf. On en fait une teinture lont on met quelques gouttes dans les juleps antî-spasmodi- [ues, ainsi qu'un .sirop connu sous le nom de sirop de haral/é, ^quel , i la vérité , on a réuni de l'opium , dont la vertu lativc est si bien connue. Le sirop de karabé des boutiques Ht moins soporifère que le sirop diacode à doses égales, et «A cla préférable dans quelques circonstances de l'épilepaic; '^n ai quelquefois fait un heureux usage. On prépare en^ y>re dans les boutiques un esprit et un sel de succin que l'an intérieurement contre les maladies convuisives g^ général. On prépare aussi avec le sel volatil de sucûn la lit aiieuT de corne de cerf xuccinée de Michel, que l'on COH-r leille contre les convulsions des enfans (i) , quoiqu'il soit
f t) Codex meJ. Pari*, ia-f», , i^^e.
4l2 TRAITEMENT DE l'ÉPILEPSIE.
préférable de le prescrire dans quelque véhicule aqueux or sous forme de sirop.
On fait aussi des fumigations avec la poudre de karnbé , qui sont légèrement anodynes et résolutives , dans les cas de rhumatisme et autres douleurs. J'en ai vu quelques effets utiles pour retarder et adoucir des accès épileptiques qui commençaient par des douleurs aux membres (i) ; mais je ne me bornais pas à leur seul usage pour le traitement si les douleurs étaient trop fortes ; je les réunissais alors aux opiacés même , ou encore je conseillais les vésicatoires ^ les cautères ou la section de quelques nerfs quand cela se pouvait.
(R) Ambre gris ( Ambra cinercea , grisœa , ambarumcir nereum, seu griseum), — C'est un corps opaque, léger , friable, gras au toucher et se ramollissant par la plus douce chaleur. On en trouve une histoire détaillée et une analyse dans la Pharmacopée de Londres et dans le Diction, des Se. méd. , t. I , p. 4^9*
I^ous ne dirons qu'un mot sur l'ambre gris , étant béaitcoup moins employé dans le traitement des maladies des nerfis que les autres aromates, peut-être parce que son odeur, quoique d^abord douce et agréable , finit par affecter désagréablement l'odorat et peut produire de l'excitation pris intérieurement.- Cependant il a été considéré et prescrit comme anti-spasmodique lorsqu'on a voulu employer des toniques; sous ce rapport, on l'a donné quelquefois alors contre l'épilepsie depuis un grain jusqu'à quatre ou cinq , seul ou réuni au musc. Il n'y a encore rien de bien connu sur' sa nature ; on sait seulement qu'il s'enflamme en répandant une odeur agréable.
On prescrit l'ambre gris de diverses manières , en poudre , demi-grain jusqu'à trois. Il entre dans plusieurs compositions pharmaceutiques. Veau rojrale de miel du Dispensaire de Paris, dans la poudre de Zell , dans le baume apoplectique de Charas, On en tire aussi une teinture avec l'esprit de L^in , dont on a donné depuis une goutte jusqu'à six , dans
f i) Voyez précédemment l'art, Epileps sympath, , p. i55 et suiv^
■ TRAITEMENT DE l'ÉPH-EPSIE, , 4l3
ittie cuillerée d'eau de fleurs d'oranger ou de bon vin d'Espftfjue ; oa l'ordonne comme un excellent tonique , cordial et stomachique. Cependant il y a peu de circonstances où ce remède puisse L'tre prescrit aux épileptiques , leur étant contraire généralement , ainsi que les remèdes Ioniques.
Ce ne serait que dans le cas où l'épileptique serait, dans l'intervalle des accès , en un étal de somnolence ou de pai-ftlysie, et qu'il n'y amait aucun signe de plétbore sanguine, qu'on pourrait le prescrire, encore même devrait — on le remplacer alors par d'autres remèdes mieux éprouvés , comme sédatifs. Nous n'en avons parlé ici que parce qu'il a été compris parmi les remèdes an ti-épilep tiquas par des médecins d'ailleurs recommandaliles. Lieutaud croyait que le trop long usage de l'ambre gris pouvait être un obstacle aux (onctions de l'esprit : nous ne craindrons pas d'ajouter que l'usage trop habituel des odeurs fortes peut é(>al,emeut disposer aux maladies convulaives.
C^) Le Musc. — Le musc (moschus) est une substance animale que l'on entrait d'une poche qui se trouve vers l'anus du moschus moschifervs , espèce de chèvre du Levaut. Cette substance a été considérée par les médecins comme un antispasmodique souverain. Nous connaissons plusieurs faits qui prouvent que le musc a été utile dans le traitement de l'épilepsie. Le célèbre Galeazii , membre de l'Institut et professeur à Bologne, nous en a fait connaître quelques-uns (i)'; mais celui observé par A/ii.fja, professeur de médecine k Rome , et que Tissot (a) a cité , est si important , qu'il nous paraît mériter une attention particulière. Une fille de dixhuit ans, dit-il, d'un tenipérainent bilieux , après plusieurs accès d'une fièvre quotidienne , fut atteinte d'épilepsie et en eut les plus violens accès qui résistèrent à tous les remèdes i les bains tièdes fment suivis de quelques symptômes d'hydrophobie ^5) , avec des convidsions si violeutes dans un ac-
SO) I'«tiluld>: Bologne, t. tu, p. lySS.
mr, (a) De rÉpilepiie, p. 3ig.
W' <3) Les auteurs on) puU de riijiIroplioUie qui n été In mite de plu- " — r» motadioa influminatoircs parliculi^rcmenl. J'en ai cité aa exempte
^l4 THAITEME^^T i\Z l'ÉPILEPSIE.
ces , qne la malade se luxa le poignet àc la main droite et' rju'elle (éprouva une hémoptysie avec menace d'apoplexie. Masxa ordonna dix ;;rains de musc , un scrupule de nitre antîmonié dans un bol avec l'extrait de camomille ; la malade but , par-dessns , un peu de thti : l'accès suivant fut relardé et fut un peu moins fort. Le rcmî^de , réitéré le lendemain h la iiiênie dose , produisit un si bon eflet que les accès d'épi- Icpsie n'eurent plus lieu. Les succès de ce remède, dans plu- .sieurs cas cOm'uhiJi , a.alOT'tse,Til , âilTitsol,k croire fortement qu'il serait utile dans des épilepsies. Ce médecin avait une si bonne opinion de l'etlicacité du musc, qu'il croyait que plusieurs cures de ce genre avaient été opérées , quoiqu'on ne les connût pas dans le public , leurs auteurs ne lef ayant pas répandues par la voie de l'impression ; il compte doncbeaucoupsurce médicament; mais il observe , et avec grande raison , qu'il ne faut jamais le conseiller contre l'épilepsie lorsque le sang se porte trop à la tète. Je puis ajouter que j'en ai vu moi-même de très-mauvais effets dans tous les CBS où il y avait des signes de pléthore sangainc. Nous avons fait la même remarque en parlant de l'opium avec lequel on a plusieurs fois utilement associé le musc, à dei doses convenables. Il faut , toutes les fois qu'on croit devMr le conseiller , bien observer l'élat du malade , et s'il est pléthorique faire précéder la saignée.
Ou conseille le musc depuis deux grains jusqu'à dix, qutnie grains progressivement, en pilules, en IkiI, et en teinture , dans des juleps , à la dose de six à quinze gouttes. On le réunit aussi au cinnabre , aux flems de zinc, etc. Des médecins t'ont cependant prescrite plus haute dose.
On trouve dans la Pharmacopée rie Londres , cfc, wn julep de musc. Cadet de Gassieourt a donné la formule du julep de Fuller , qui se donne , dit-il , à la dose de cinq
dans VAnalomie niiidicede, qui lut heureusement guéri ( t. v, p. 3oa ]. Diverses autres hydrophobiea ont aussi été cgHldiui'Dt guéries. Pourquoi l'épilepiiie résifittrait-elle plus particulièrement au Iraitement i[ui en détruirait la cause ? Vojei d'ailleurs prccédcmmenl l'arlicle L'pi/epsiâ l.jdrophobique , p. Jog.
" ■tEAixrmrsT de l'f.piiepsie. ^'^
cttilleréss toutes les trois heures , dans les affections spastnodiques et les craitipes d'estomac. Nous n'oserions le conseiller dans l'épi lepsie avec pléthore snngaine.
(T) Casioréiim, — Cette substance , qui a beaucoup d'analogie avec la précédente , paraît , au toucher , grasse et onctueuse ; on l'extrait de dctkx follicules membraneux sitnés dans les aines du castor , tnàle et femelle. On a cru long-temps que ces follicules étaient les testicules même du castor ; mais les recherches anatomiques qu'on a faites sur la structure des parties de ces animaux ont convaincu que les poches qui renferment le castoréutn sont entièrement distinctes des testicules.
Cette substance étant desséchée , on en forme une poudre qu'on prescrit comme anti-spasmodique contre l'épilepsie, depuis quatre à cinq grains jusqu'à quinze , vingt. On eu fait aussi un extrait et une teinture aqueuse , vineuse, ou à \'e&- |)rit-de-vin , qu'on peut prescrire dans les juleps faits avec irMS à quatre onces de quelques eaux distillées. La teiutureà l'eau , depuis un demi-gros jusqu'à un gros ; celle au vin , jusqu'à demi-gros; celle avec l'esprit-de-vin , depuis dix gouttes jusqu'à vingt-cinq.
[ Le castoréum est uti des remèdes qui agissent avec le plus n^activité sur les propriétés vitales du système neiTeux , aussi Flit-ce seulement lorsqu'il y a une très-grande atonie que l'on peut conseiller l'usage de ce remède (i) , ou s'en abstient dans les cas contraires. Mais je crois que tous les bons et mauvais effets du castoréum! dans les préparations sont exagérées. On a cependant dit avoir observé que le castoréum, donné à une certaine dose, prodtdsait un mal de tête gravatif et du trouble dans les fonctions digestives. Je ■e sais , d'après cela , pourquoi on l'a conseillé pour obvier ifFets de l'opium , au lieu de prescrire les acides
qui e
t le vrai correctif.
(i) Rivinus croyait peu ^ soa efiîcacilé ,' mais Neanmnn ei Alexandre )M soDt pas du même avis. Tisiot , nprèa avoir cité et jug^ leurs opinions, , dit qu'il est persuadé iju'oa exagère son eflicacité j que tout au plus l'entrai! pourrait être prescrit , el nous ajouterouE, dans quelque! ras d'adylie lurlout , quant k la teiuture de caator, h respril-ife-fin.
4l6 TRAITEMENT DE L KPILEPSIE.
Le castoréuiu entre dans plusieurs compositions pharmâ-' (•eutiqucs ; dans la poudre de myrrhe composée, dans le mitliridate, dans la theriaque, dans les poudres et l'essence anti-hystérique , anti-spasmodique , dans les pilules de èynoglosse^ etc.
(U) La Civette (zibethum) a été encore comprise par quelques anciens médecins parmi les remèdes anti-épilepdques* ^Serait-ce par rapporta sa très-mauvaise odeur? Elle est inusitée aujourd'hui à cause de sa rareté.
La civette est une matière fluide , onctueuse, qui est cod« tenue dans un follicule près de l'anus du vwerra zibetha mâle et femelle. Cette substance a été prescrite intérieurement depuis un grain jusqu'à trois , quatre; mais la plupart des malades en usent par rapport à son extrême fétidité j aussi ne l'emploie-t-on que comme topique sur le bas-ventre des enfans , quelquefois en onction contre leurs tranchées, ou sur les parties douloureuses dans l'épilepsie , comme on emploie l'huile animale de Dippel , que l'on conseille aussi intérieurement contre l'épilepsie en qualité d'anti-spasroo^ dique. J'en ai rapporté d'heureuses prescriptions;
(V) Cantharides, — Quant à l'usage intérieur des cantharides, quelques auteurs n'ont pas craint de les recommander dans le traitement de l'épilepsie ; même d'après de prétendus succès qui nous paraissent douteux. Nous sommes tellement persuadés du danger qu'il y a de prescrire les cantharides intérieurement , que nous n'oserions les recommander , parce que nous en avons reconnu les plus funestes effets dans de jeunes libertins , quoiqu'ils n'en eussent pris qu'une faible dose en poudre, ou dans une cuillerée de liqueur spiritueuse.
Nous nous abstenons de parler d'autres remèdes contre l'épilepsie tirés du règne animal , la plupart étant tomba en désuétude ou dont on fait rarement usage.
Maintenant disons un mot sur les remèdes tirés du règne minéral.
La plupart de ces remèdes sont plus ou moins* stimulans , excepté le plomb qui cause la stupeur , la paralysie même des parties, d'où il résulte qu'étant donnés à des degrés di-
TIH.it EMEUT B£ t'ÉPiLEPSIE. 4'7
vers , les plus Johx coiitme les très-viûleni , peuvent èiii: eflTtcaccg , A^m l'épiltipïio paiticulièreuicDl. l\% sont aloia de vrais coatreslimulani , relativement au cerveau , quel- (joefois par de siiuples irriutioDiJ de l'extomac el <lei Îqtesiins , d'oà résultent souvent des évacuations alvines salutaires. Toutefois ces remi:des uial administrés ou à des doses extréuies , peuvent jiroduire des cfTi:!» cootraites , même nuisibles. Tout l'art consiste à savoir les approprier aux ticconstauces relatives à l'état de la maladie et du malade; mais en cela , coium^ en toute autre circonstance , c'est la partiv la plus dît&cile du traitement.
(X) Cuivre. — Le cuivre a été considéré par Boerhaave ( Èlémens de Chimie ) et auparavant par d'autres inédeciti» comme un stoinacLique des plus toniques, propceà tiuf; les vei's et à détruire des espèces de cacocbyraies et même i guérir quelques épHepsier. Ce grand médecin conitediait aux malades quelques gouttes ( gultulee paucula ) d'une soluttoo de cuivre par le sel ammoaîac , bouilli dans une certaine quantité d'eau, pour en obl^'nir une liqueur liiuptdei7<ist, ait Biirsen'us , lu fameux cnfi-t'/'i/c^ff^ue des enfann. Opeadant combien de fois n'a-t-on pas conseillé ce remède ^Bott-Mulenient sans succès, mais avec danger; aussi edavousi toujours craiut l'usage intérieur.
} Le célèbre H'eisimana. préconise un remède contre l'épia IffKit vermineuse, consistant en une solution de vitriol de lypre (sulfate de cuivre). AfyniicA* fait mention d'un ^//n> 't -vitriol que divers médecins ont prescrit aussi contre cette e ; mais le succès de ces remèdes n'ayaut pas été con- \ dans la clinique , nous ne pouvons en recommander •fi. Le D'. Greeding lésa prescrits à sept épileptiques « en retirer des succès marqués. Voyez Burserius , p. j6. lk(Y) Zinc. — Fleurs de tinc , oxide de zinc ( oxidiim al~ km, tinvi). Ce médicament est conseillé intériememeni nnme anti-spasmodique contre l'épilepsie , mais i. trèsetite dose, ordinairement depuis un grain jusqu'à qua- S, mêlé avec du sucre ou de la gomme. On emploie plus léquemmcnt le zinc à l'eslérîeur comme topique sonff forme elinimeni. Pendant long-temps même on ne Va prescrit a;
4i8 TtitiTEtiEHT nE l'kpilepsii:.
(juc de celte manière. Le saTitnt chimiste Coiibivs b«w rassuiés siiv son usage int&ieur ; il a dit que noD-seuIement il est sans daii(>er, mais in£me qu'il est très- efBcace dans les affections spasinodiqaes. Cependant avec les acides contenus dans les premières voies , lu linc oxidé forme des sels émétiqups qnî causent quelquefois des vomissemens.
Diirserius en a célébré l'Leureus emploi chez une fille de douze ans, atteinte depuis quelques années du chorea sancti' tviii , et qu'il guérit , dit-il , salajlorum zinci iisu lato et jacundè. Cet auteur, aussi savant que méthodique, rend, dans son grand ouvrage sur le traitement des maladies con- Tulsives , un boromage éclatant au célèbre professeur de Leyde, P^aniJteyer , qui conseillait de donner trois prisespar jour d'une poudre composée de deux gros de sucre et de douze grains de fleurs de linc dont on formait douze priies. Percival a cru dc^-oi^ augmenter la dose de ce remède au point de donner, trois fois par jour, cinq grains de fleurs de linc. Biirseriiis croyait que ce remède agissait noo-aeulement comme absorbant , mais encore par une faculté pai^ ticuliire et spécifique qu'il appelle anii-spastique. M. 4e La Roche (i) , qui nous a donné un bon Mémoire aaxSv^ sage des fleurs de zinc dans le traitement de l'épilepâe, croyait que nonobstant sa vertu anti-spasQiodique , le sine produisait le vomissement quand il était prescrit k trop hante dose, mais que 'Ce vomissement n'avait aucune suite fâcheuse. M. de La Roche croit que ce remède , à la dose d'un demïgrain , ne peut produire aucun bon effet ; il le conseille , pour les adultes , jusqu'à trente grains et au-deU. Il ctniH laence par en donner deux à trois grains, toutes les trois heures, ensuite il en élève la dose jusqu'à six graïasi Quant aux enfans , il ne leur en prescrit d'abord à chaque dose qu'un tiers de grain, en l'augmentant progressivemeiil- M. le D'. Brachet (2) , médecin de l'Hôtel-DJeu de Lyon, prescrit le zinc uni à lajosquiame de la manière suivante: p. extrait de jusquiame noire, gr.x.; oxîde de sine,
(i) Journal de Médecine de Parti , t. 5» (Burserms).
(3} Voyez le Mémoire fur ht coûte* de» convuishni chea les eidim
THAITEMEST DE l'^PILEPSIE. 4'9
wf*. vj ; sucre , gr. xx ; mêlez et failes six prises , chacune Mélayée dans une petite cuillerée d'infusion de tilleul. Il dit avoir ri->tiré de grands avantaj^es dans les cas de convuUions chez les enfans et dans l'épilepsie. Toutefois il fait obtvrver que la formule de son remède se trouve à-peu-près k même dans f^ogler { voycï pharmaca selecta , observaelinivis comprobala).
(Z) Le Plomb. — On l'a prescrit extérieurement pendant long-temps, d'après Goidard, chirurgien de Montpellier. La préparation qu'on employait était connue sous le nom à^eau vég élo -minérale , de teinture anti^phlhisique de Mickaèlis. On a attssi conseillé le plomb intérieure ment, d'après Para- Belse sous forme de set ou sucre de Saturne ( acétate de tlomb),k\a. dosç d'un grain ou deux par jour, contre l'é- '^epsie. Mais bien loin d'être utile dans le tiaitement de cette maladie , on a observé l'insuflisance de ce remède lorsqu'il est donné à trop petite dose , et le danger , quand il a «té prescrit en plus grande quantité.
Ce remède est toujours si dangereux et son succès si încerqu'il faut s'en abstenir. On peut seulement en conller l'usage à l'cxtériiiur dans quelques cas ; nous n'oserions le prescrire intérieurement aux épileptiqucs sous quelque forme que ce fût; et en cela nous adoptons pleinement l'opinion de Quarin , qui dit , cum noverim vsui hujut remedii siepiiis sinistros ejfectus successisse , id exki&ere vercbar. jinimad. pracl. de Epilepsia, t. ir , p. ai. (Aa) Antimoine. — C'est l'un des métaux qu'on a longtemps considéré non-seulement comme émétique et purgatif, mais comme l'un des meilleurs dépuratifs, apéritifs , diaphorétlques et diurétiques; on en fait diverses préparations et on le donne aussi cru en substance et porphyi-isé; c'est d'après ses diverses propriétés qu'il a été souvent prescrit aux ^ileptiques et qu'on a cru eu avoir retiré d'heureux effets, préparations, les plus employées sont : le tartre
d'y remédier , [)ar It D'. Brochet. Paria |8»5 , p. fij(-
^aa TBAlTEMtNT DE I. ÉPILEP5IE,
qui prennent (les inartiain ont ordinairement les excrétions alvinesplus omiioins noires ; on peut même dire i[ue ce n'est que pour lors qu'ils sont favorables, On prépare une boisson ferruginense en plongeant plusieurs fois un fer roufji au feuou en faisant in fuse F dans une pinte d'eau, par eiemple, une dcini-oncc ou une once de limaille de fer, qui a contracté delà rouille , renfennée dans un nouetde linge ,ei dont le malade boit deux verres ou au-delà , tous les jours. On fait prendre aussi le fur en limaille bien porphy risée, depuis quatre jusqu'à ■vingt grains , en observant , pendant l'usage de ce remède , d'éviter les alimens acides. On trouve , dausles pharmacopées, diverses préparations de fer ou dans lesquellesil entre, telles que celles de l'acier avec le soufre , la lessive de mars, le vin chaîj-bé , la teinture de mars, l'élhiops martial, le safran de mars apéritif, etc.
(Dd) Argent. — Le nitrate d'argent, i des doses les plus faibles, a pu quelquefois avoir aussi d'heureux effets; il a êlé célébré par divers médecins très-reconimandables, étrangerset français, particulièrement par ceux de Genève, Odier, Bultini , Jurine , et en France par MM. Mérat, Louyerf^illermajr , Fouipiier , Manry et autres médecins également dignes d'être cités honorablement. Ils ont dit des merveilles sur l'cflicacité du nitrate d'argent dans les épileptiques. Ce remède a été donné en pilules depuis un quart de groin par jour jusqu'à huit, dix, sans produire aucun accident fâcheux , même sans aucun eftet purgatif. Les accès épileptiques ont été toutefois suspendus pendant tout le temps que ce remède a été administré. ^î. Fouquier, dont la bonne clinique est généralement connue , a donné avec quelque succès le nitrate d'argent en dissolution, à haute dose (i). Nul doute donc que ce médicament ne puisse être prescrit aux épileptiques. Mois n'est-ce pas paiticulièremeat lorsqu'il faut dégorger les viscères ftbdominaux de quelques engorgeniens niuqueux inertes et chez des sujets qui ne sont pasirop irritables, eu solLcitant de douces évacuations par les selles, par les urines et même ]\nr la peau, peut-é
TRAITEMENT DE l'ÉPILEPSIE. 4'*^
d'une manière analogue à celle dont l'eau êmêûsée , prescrite à très-petite dose , agit pour provoquer des évacuations rnlvioes auxquelles j'ai quelquefois satisfait dans les tempéramens très-sensibles , avec d'assez hautes doses de la poudre tempérasite de Stahl , qui est beaucoup moins irritante. Combien de remèdes regardés comme spécifiques ne pourrait-on pas i-emplacer par d'autres si , d'après la connaissance qu'on a de leurs effets et de l'état du malade, on. savait bien les prescrire.
(Ke) Acide carbonique. — Des médecins modernes ayant «ru reconnaître dans le gaz acide carbonique la propriété
'de diminuer l'excès de forces musculaires, ont conseillé son
*nsage contre i'épilepsie, les convulsions étant l'un de ses qmptônies caractéristiques. M. Coze, professeur de la Fa?culté de Strasbourg, avait eu la même idée pour le traite-
*nieat du tétanos (i). Cependant nous savons qu'on a pre^crit l'acide carbonique dans des juleps anti-spagmodiques , sacs aucun succès.
M'est-ce pas d'après l'idée où l'on était que l'acide carbo*
nique pouvait être favorable aux épiU'ptiques , que de savant et bons médecins , parmi lesquels nous comprendrons juste-
"Vient M. Landrê-Beattvais , ont conseillé aux épileptiques tf habiter long-temps les élables à vaches ou autres animaux ;
'linais cette expérience a été absolument nulle. Si eltepou-
1 Tait être de quelque heureux effet, ce serait celui de maintenir le malade dans l'état d'une douce et constante transpi-
' ration que Ton pourrait également procurer en tout autte ' Keu, et avec des précautions convenables, pour faciliter l'administration des remèdes qu'un bon médecin prescrirait. C Ff ) Électricité. — C'est encore d'après des idées théoriques et non d'après les résultais de l'observation qu'on n cru pouvoir conseiller aux épileptiqucs, pendant l'accès,
^'usage de Y électricité , sous diverses formes, soit par (a
t'jnachine électrique, soit par la pile voltaique, etc. ; mais V- Maisonneuve {"p. 8i ) paraît avoir prouvé, par une ubserdation , l'inutilité , peut-être même le danger de l'électricité.
[fi Vojrei l'Eloge du ce ■■rorcusur par M. Tourdet ,
(»i THAITEMEKT m L'ÉPltEPilB.
De tiùs-lialiileâ médticiiis s'cUient déjà <!Icvés eontiesou usii{<« d'après dé fâdieus effets qu'ils tn avaleiit observés ; peutttrt qu'on eût pu mieux l'employer daus l'intervalle des accès ou seulement pendant Vapjrexie; mais aucunes observations que nous connaissions ne nous ont appris que l'éleciricité ainsi administrée ait été elGcuce.
(Gg) Phosphore. — (ftst principalement pour augmenter l'action de certaines parties du coi'ps, des nerfs, des muscles, ainsi que la force systaltique des vaisseaux et le ton d'autifi parties, qu'on a prescrit l'usage du phosphore, non-seule menl extérieurement , mais encore intérieurement , soit pendant les accès, soit pendant leurs intervalles. On t'a prescrit tantôt sous une forme soUdc à la dose d'un à trois grains, et tantôt sous une forme liquide, seul ou mêlé à d'autres substances(l}. Mais , dans tous les cas , cette prescription ne sera-t-elle pas périlleuse? C'est d'après cette appréhension que , nonobstant la théorie sur l'administration de ce remède, les médecins praticiens nou-seulemcnt n'ont pas osé l'administrer contre 1 i^ilepsie , mais qu'ils en onlproscrit l'usage (2).
( Hh Autres /rméiiej.^Nous ajouterons que parmi lesremèdcs dont quelqaes-uns sont encore usuels, ou a fait mention de plusieurs autres qui Sauraient pas dû être tirés de t'oublt, tantôt par rapport à leur iosufËsance, et tantôt par leur danger, d'autres fois parce qu'ils sont fastidieux sans être
(1) Noua tarons qt^ Alphonse Le Jtni.doclenr r^geat de TaiidnlM Faculté de Paria , b plusieurs fois adminislré le pbospliort à des ^il?ptique), soit penilant les actes , soit pendaiit lenr apyreiie , et presque de l(niTe« les maDières lej plai périlleniEi , et qu'il a\ jaiaBia retirf de «e remÈile , quelques essai] qu'il eo ait fait , des sTsntages réels , soo usage ajant loujours ëtâ plutAt uaîaible que favorable.
(î) Voyei ï ce sujet l'ûuTrage du D'. Pera , et ceox de WeiJUivI et Wurzer , aie par /. Quarin [ Je EpiUpiîa , I. n, p. ao ). Brugna- Uiii , ^ est l'iaveuteur de ce remède , ne l'a jamais admiwstré «a aDbttasce sans danger. Ce célèbre chimiste en fàisaii dûsoudre viii grains daos Si li'alcool et il le prescrirait par gouttes dans quelque i^biculeap' prtipHé. On peol encore consulter l'iatéressant article cor le pboKphoM, •atpourlaparlieclutniqiie, soit pour la partie médicale, par St. dbj
ITRAITEMEST Dt L*f,PlLtI>SlE. 4^5
Miles , ou qu'il est absurde et superstitieux de leé pT93CTlP« ■ fttls sont, par exemple , la rapure des os du crâne des pec-' sonses mortes subitement , des suppliciés on des snicidéa préférable ment ; la rapure du pied d'élan , celle de U dent tle cbèTre j le cerveau desséche et eu poudre de quelques aairaïaux , notamment du vautour , de l'oiseau appelé mardn-pëcheur , du cigne j de la poudre du cosur desséché du lièvre et d'autres animaux ; les testicules et la bile d'ours ; le
»mécomam des eufans, concentré ou en poudre; les excré- ^ens , aussi en poudre , de jeuneshirondelles, du paon, du lûsan, du chien ( album grœeum), le foie même d'un homme. Snfin on a conseillé de faire boire aux épileptîques le sang humain. Celse dit même que de pareils malades ont été fjuéris en le buvant chaud , venant de couler des plaies d'un gladiateur. Cependant Aréiée n'a pas voulu prescrire un pareil remède ni d'autres du même genre , n'en connaissant aucuU heureux effet. At ego istorum periculum non feci , dit-il ensuite en s'écriant , â ingentem necessùaiem , qucmpiam tus' tinere , malum Tnalo piaculo depellere (i).
Malgré cette éloqueflte et juste récrimination contre de j, pareils remèdes , ils ont quelquefois été prescrits et le sont , quelqu'absurdes, insufTisans et souvent dangereux i.*ils soient. On en a même conseillé d'autres d'un geste sa vil à des malades assez crédules pour les prendre , non* iistant les plaintes bien fondées contre de pareils remèdes f c Boerhaturd, de ses célèbres commentateurs, de BurserivS , , ; Tissot et d'auti-es savans médecins, parmi lesquels nous mprendi'ons notre illustre contemporain le docteur Sir Blane , premier médecin du roi d'Angleterre et qui iouit de la plus grande et juste considération (2). Qu'on me pardonne ces détails historiques } ils prouvent e les hommes, pour trouver un remède à leurs maux et
(t) Akétëe capp. de Curât, morbor. âiuturn, , lîb. l , cap. i*.
(a) \ojn. Eléments of médical Logic k, nr phi/oiophteal principlet of the practice of physich , by sir Gilbert Blnnp , Bart. , 3". iJi*. Lon- (Irea i8aS. Cet ouvrafie, traduit depuis quelque temps en allemand , *■ l'être en français par M. MiBTUt, D.-M.-P. , midecin ordinaire du Soi pir quartier.
4s6 DBSEBVATlQtr.
surtout à l'épilepsic , qu'ils croyaient aussi dangereuse que déshonorante , n'ont jamais consulté que leur extrême désii d'y parvenir et non leur raison, qui leur eût fait connaître noD'-seulenient i'iasuftlsance de tous ces prétendus remèdes, mais encore leur danger , je dirai plus, leur absurdité.
APPENDICE A LA SECTION II , pag. Sa.
Obs. IV ( bis]. Je crois devoir rapporter ici une observation remarquable que j'aurais dû placer à l'endroit que je viens d'indiquer , si elle n'avait été oubliée ; il y est question d'accès épileptiques survenus à un enfant du sexe féminin , atteinte d'un spina - bifida avec hydrocéphale et hydrorachîj par un vice rachlttque scropliuleux. J'ai vu cette enfant dans la rue de l'Oursine près des Gobelins, avec M. Laborde ,ùârurgien du quartier, qui la traitait.
Histoire de la maladie. Une jeune fille de six ans habitait , avec sou père et sa mère , un rez-de-chaussée dans un quartier humide ; le père jouissait de la meilleure santé, mais la mère, quoique enapparence d'une bonne constitution, avait cependant plusieurs intumescences glanduleuses soiu le cou , aux aisselles , les lèvres grosses , un teint pâle , quoique ses yeux fussent très-rouges, comme s'ils étaient injectés de sang , ainsi que la portion de la conjouctive qui revêt une grande partie de la face postérieure des paupières ; sa têts était très-ample et mal conformée , ayant encore , à l'âge de six ans, où je l'ai vue, la région de la fontanelle plus élevée et un peu molle. Son épine était singulièrement recourbée, non-seidement de devant en arrière , mais encore latéralement. La poitrine était rétréeîe et saillante par le rapprochement des fausses câtes inférieures et par le sternum dont la partie antérieure et inférieure était très-enfoncée dans cette cavité ; le bassin était aplati de devant en arrière et ayant l'oS des hanebes du câté droit plus élevé que le gauche , ainsi que sa partie inférieure, formée par l'os ischiwn du même côté; les os longs des extrémités étaient généralement mal conformé».
Cette enfant, d'après le rapport qui me fut fait , avait eu une dentition très-orageuse , les dents étant sorties de leiut-
ODSEBYATIOK . ^•Î'J
alvéoles très-irrégulièrement , quelquefois avec des convulsions préalables ou concomittantes , dont "la perte de connaissance avait été par fois une suite fâcheuse. Elle s'était souvent plainte d'une douleur violente dans la colonne vertébrale avec des uiouvcnieos convulsifs fréquens dans les extrémités inférieures. Nous crûmes , à notre première visite , devoir , par cette raison , examiner l'épine de cette enfant plus particulièrement, et nous vîmes que la dernière vertèbre dorsale et la première lombaire qui faisaient postérieurement un peu de saillie , étaient le siège de la douleur , ne pouvant les comprimer le plus légèrement avec le doigt sans l'augmenter. Les corps mêmes de ces vertèbres nous parurent un peu inégalement tuméfiés. Nous conseillâmes un selon sur l'épine un peu au-dessusde l'intumescence osseuse et quelques remèdes intérieurs adoucissans, relàcbans et anodins , des bains émolliens, des lavemens laxatifs, des topiques, divers anodins, des sangsues sur le beu douloulanx , etc. Cependant la douleur augmentait au lieu de diininuer. La jeune malade ne pouvait marcher sans souffrir et ployant 1 épine en avant de plus en plus , en même temps que celle-ci faisait , à la partie dorsale postérieure, une saillie d'autant plus grande. Le volume de l'intumescence correspondante à la douleur augmenta sensiblement en peu de temps, au point que la moindre compression en causait un redoublement. On s'aperçut que le miUeu de la tumeur avait acquis un peu de souplesse , mais non les parties latérales qui paraissaient osseuses ou d'une extrême dureté. L'enfant ne pouvait faire quelques pas sans demander à se ployer et à soutenir son ventre sur une chaise ou sur une table. La tumeur dorsale présenta une plus grande saillie. On remarqua plusieurs fois qu'on suspendait la douleur lorsque l'enfant faî^^ant quelques pas soutenait les jiiarties supérieures de son corps , en se soulevant par les aisselles.
Les onctions avec la pommade mercurielle , composée d'une once de beurre de cacao, sur un gros de mercure revivifié du cinnabre, et un gros d'extrait d'opium gommeux ealmèrent momentanément les douleurs. L'enfant prenait quelques cuillerées d'un loocb blanc avec un peu de siiop
4a8 CBSEUVitTION.
diacmle ; il se trouvait bien aussi d'un bain émollient JnU les létfig de pavot. 3e dirai que Vacuité de cette mala^Bi les progrès trop avancés qu'elle aToit faits et le dépériaetnent que l'enfant éprouvait, m'empC-cbèrent do precciin intérieurement les inercuriaux. L'enfant avait d'ailleunatl-paravant pris une ou deux cuillerées du sirop auttrictK' butiqne mercuriel, mais sans aucun succès.
La tumeur du tpina^bifida iit de très-grands progiit ; elle se maintint cusuite dans une extrême douleur ; l'enfant gardait toujours le Ut , 9on visage était boufG et sa tète généralement œdématiée, ainsi que les pieds et les mains. Eafil la fièvre survint avec des accès commençant par des {risMwt intenses et quelques accès épileptiquei } il tomba dans tmc espèce de stupidité , l'orthnpnée devint extrême , le d^ vo ic m eut s'ensuivit , et enEin il mourut la sepdème asnéeet p le huitième mois de sou ilge.
Autopsie. Je désirai que l'ouTerture du corps de «Ut ^^une épileptique fût faite , et je voulus y assister. Je n'j '* rendis avec M. Marchand, mon prévôt d'aoatomie, et deo ou trois de mes élèves qui sidvaient mes leçons au Jai'dâ dn Roi ; voici ce que nous trouvâmes. L'extérieur du corps était généralement tuinérié, comme il l'est après lamort par lalwcophlegmatie ; le bas-ventre était saillant et paraissait ciH^ tenir de l'eau ; les glandes du cou étaient gonflées aittù qoB celles des aisselles et des aînés , mais ne le paraissaient pu k la vue quand on ne les touchait pas, à cause de .l'iintebition et de la tuméfaction aqueuse du tissu cellulaire qni les entourait. Les membres étaient très-Jlexiblet , coBUU sont ceux des individus morts d'auasarque ou de leow phlegmatie.
Le bas-ventre ayant été ouvert , il s'en écoula environ deux pintes d'une eau blancbàtre et contenant quelques flocons de matière muqueuse ou mucilagineuse. Le foie éudt compacte , tuméfî-é et blanchltre. L'estomac et les intesdiU grêles étaient amples et d'une couleur blanche ; les glandei mésentériques étaient généralement tuméfiées et pleine! d'une substance stéatonLateuse ; il y en avait qoi ^taiait presque aussi grosses qu'une petite noisette ; les autres Ti»*
OUKEll'VÀTIOEt. e^Q
c6res abdominaux paraissaient sains; la matrice était blanchâtre et peu développée , quoique les ovaires fussent , à cet âge , asseï volumineux et infiltrés d'une sérosité blanchâtre, surtout le gauclie.
La poitrine contenait une certaine quantité d'eau blanchâtre avec des flocons de matières muqueuses, et il y avait aussi un peu d'eau pareille dans le péricarde ; le cœur paraissait plus petit et pâle.
Le cràue ayant été considéré , nous recçunùmes que l'ossiËcation en avait été très-irrégulîére , dans les os de sa base particuUiveinent ■ les portions pierreuses des temporaux, étaieut très-dures et irrégulièrement formées à l'intérieur. L'élévation cruciale de l'occipital et le crjHa galli de l'etlimoïde étaient assci durs ; mais les bosses frontales , occipitales, et les portions moyennes des pariétaux , ainsi que les parties supérieures ou écailleuses des temporaux, étaient encore minces, ramollies et un peu saillantes extérieurement, ainsi que celles qui forment les fontanelles , la supérieure et 3 principalement.
il cavité du crâne paraissait un peu plus ample qu'elle Best nalurellemeut : il y avait beaucoup d'eau non— seule- ^Ént daQS la cavité de l'arachnoïde , en y comprenant ses ibreux replis dans les intervalles des circonvolutions du
ryean que la lame postérieure de ce sac meadiraneux
t y avait encore beaucoup d'eau, dans les grands ventris du cerveau, ainsi que dans le troisième ventricule qui Ût plus dilaté dans l'aquéduc de Sj-h-ius , enfia dons le tatrième ventricule du cerveau.
1 Quant aus substances corticale et médullaire de ces organes, ainsi que celles du cervelet, elles étaient généralement ratuollies , surtout la corticale , ainsi appelée quoiqu'elle ne »it pas toujours extérieure à la médullaire , ou en forme j. Cette substance était ramollie, mais toujours blan- ; la corticale l'étaitencore plus qu'elle ne l'est naturelle- [nt dans les enfans , elle paraissait aussi tuméfiée en quelis endroits. Les grands sinus du cerveau contenaient beauleup d'eau et des concrétions lymphatiques, et géuérAlc-.
430 OBSEirVÀTIOIf.
ment les veines paraissaient plus dilatées, celles des plexus choroïdes notamment ; les tubercules quadrijumeanx avaient plus de consistance que dans Tétat naturel et paraissaient un peu plus gros ; la glande pinéale ou le conarium des anciens était plus volumineuse et granuleuse ; le pont de varole , en quelques endroits , était cartilagineux.
Après avoir ainsi considéré le crâne et le cerveau , nous voulûmes examiner plus particulièrement le canal vertébral d'abord , quant à sa partie osseuse , pour pouvoir ensuite faire une autopsie particulière de la cavité et de la moelle épinière y ainsi que de sa queue à cheval , la maladie de l'enfant nous paraissant mériter une telle investigation.
Nous ne parlerons pas des conformations vicieuses de Fépine, ni de celles des membres supérieurs et inférieurs, les ayant énoncées dans l'histoire de la maladie de cette jeune fille ; mais nous dirons que généralenaent les os des vertèbres étaient en grande partie ramollis dans leur tissu spongieux ; gue les apophyses articulaires étaient dures et que les apophyses épineuses étaient peu saillantes^ excepté les dorsales dont l'ossification et le développement étaient rplus avancés. Quant à celles des dernière vertèbre dorsale et ^prenùère lombaire , elles manquaient totalement , ainsi qu'une portion de leurs pédicules. Quant à l'apophyse épineuse de la seconde vertèbre lombaire , il n'y avait que les deux portions latérales qui se réunissaient dans le lieu où cette apophyse devait paraître ; mais il n'y en avait aucune trace , tandis que les apophyses épineuses des deux vertèbres suivantes étaient bien formées ; et quant à celle de la cinquième • vertèbre , elle était très-courte , comme on l'observe généralement.
Ayant considéré la tumeur de l'épine formée par l'extrémité inférieure de la moelle épinière et Je commencement de la queue de cheval, nous reconnûmes que Je fourreau Ugamenteux qui recouvre la face interne du canal vertébral manquait en partie dans cet. endroit, ayant été morbidement détruite. La dure-mère formait, après la première paroi de la tumeur encore assez solide , une espèce de tuyau dans lequel il y avait beaucoup d'eau
OflSERVATEON. ^3l
Tongeâtre contenant des concrétions visqueuses et granuleuses ainsi que des parcelles de l'ara clin oi de. On découvrit plus intérieurement l' extrémité inférieure de la substance médullaire très-ramolUe et comme en putrilage. Au-dessous de celte tumeur les filamens nerveux de la queue à cheval se prolongeaient dans le canal vertébral inférieur , revêtu d'une soi'te de gaine menibraneuse confondue avec le tissu cellulaire plus ou moins adbérent à eux, toutes ces parties étant iuGItrées de sérosités rougeâtres.
Quant à ce qui a été observé dans la moelle épinière audessus de la tumeur médullaire et du sac membraneux de ce spina-bifida , on vit un canal plein d'un Lquide séro-aUiUmineux dans lequel on eut pu introduire une petite plume à écrire , lequel était progressivement un peu plus ample en montant dans le canal spinal jusqu'au cou , qu'il parcourait en passant dans le trou occipital avec la moelle épinière , à la sommité de laquelle ce conduit se réunissait au quatrième ventricule du cerveau , lequel était , comme les autres ventricules, plein du même liquide. La substance de la moelle épinière était , autour de ce canal , ramollie et imbibée de sérosité. Nul doute qu'elle ne fût sécrétée par les membranes séreuses du cerveau et de la moelle épinière altérées par le vice stéatomateux ou autre , dont nous ne connaissons pas mieux la nature , mais qui pouvait exister dans cette jeune nialade.
Remarq. Cette observation nous a paru offrir plusieurs points dignes d'être pris en considération, tant pour les symptômes qu'elle a présentes que pour les résultats de l'autopsie. L'enfant, née d'tme mère scropiiuleuse , était ellemême affectée du même vice , comme l'ont démontré les tumeurs de ses glandes sous-maxillaires , axillaires et mésentérîques. Ce vice s'est manifesté par la conformation vicieuse de la cLai'peute osseuse, soit du crdne, de l'épine , des estrémités, soit des osencore formant la poitrine et le bassin, etc.; la jeune malade avait eu une dentition irrégulière et des plus laborieuses , avec des convulsions et quelques vrais accès épileptiques. Cependant elle avait vécu avec un d«veloppe- Dieot très-vicieux de la cbarpente osseuse , et sans doute avec
^%a UBSEHVitTIOI*.
de la- désorganisation dans le cerveau , dnnt la forme morbide du crâne no pouvait manquer d'îniiuer sur cet organu; Aussi ses foiictioDS avaient -elles presque toujoui-s élé altérées.
Cette jeune malade avait besoin de poser la partie supérieure de son corps sur un lit ou sur an siège , ne pouvan' marcher , quoique ses extrémités inKrieures eussent peutèlre pu lut suffire encore , cependant faiblement , puisqu'elles étaient un peu maigres , et après avoir éprouvé des convulsions qui les rendaient moins sensibles et moins irritables.
On peut cependant remarquer que lorsque cette fille était soutenue par des aides ou avec des bé([uiUes un peu hautes placées BOUS ses aisselles, elle pouTait marcher plus longtemps ; mais enfin les douleurs survenaient dans la tumeur herniaire de l'épine , et l'accès épilcptique avait lieu si la malade n'était prompte unent placée sur le lit ou sur quel^ qu'autre siège , les jambes pendantes ou reposant sur le sol ou le plancher , ce qui quelquefois ne pouvait avoir lieu ou même n'était pas suffisant. L'accès se prolongeait alors plus ou moins de temps , quelquefois avec salivation écumeuse , et toujours avec perte delà mémoire, pendant un quart d'heure ou une demi-heure après ; enfin , si la malade en appiochant de la mort a fini par être dans un état de stupidité dans rintcrvalle des accès , c'est sans doute parce que l'eau contenue dans la tête et dans le canal vertébral aura produit une telle compressiop du cerveau , de la moelle épiuiëre et des nerfs , ou même qu'elle en aura tellement ramolli , vicié la texture , que ces organeg n'ont pu long-temps reinpUr les fonctions vitales auxque,llefcils sont destinés:
Quant à l'eau qu'on a trouvée dans la lêt^etdans le canal vertébral , il faut considérer qu'elle était contenue d'abord dans le sac formé par la membrane arachnoïde dont la lame interne , comme nous l'avons dit tant de fois dans nos ouvrages et dans nos leçons anatnmiques , est extérievuemenl adhérente à la face interne de la dure-mère , tandis que sa lame interne adhère à la face externe de la pie-mère, en recouvrant les circonvolutions du cerveau et du cervelet, (h^i les anfractuosités même ijui les séparent, Ia même etnif^
ture içbserre à Fégard de la m^mbrai^ airaçlwQïd^ daiv$ k canal Tertébral où elle est également placée ei^tl^la. djo^q^ mère et la pie-mère , qui revêt immédiatement la subotwu;» médullaire , et s'insinue en elle ; d'où il résulte que les cavités de la membrane arachnoïde , celle du cçrve^u , et celle corn respendant à la moelle épinière , sont évidenàment continuosy et que l'eau qu'elles laissent suinter de leur surface interne particulièrement , sous forme de sérosité , est commune^ pouvant descendre dans le canal vertébral ^ ou remontet» par quelque compression j de ce conduit dans le crâné ou àB^% le canal vertébral.
Quant k l'eau qui était contenue dans les grands ventrir eules du fserveau , dans le troisième ventricule , dans V^^ quéduc de Sylvius , dans le quatrième ventricule , enfin d^m le conduit longitudinal de la moelle épinière dont j'ai rappelé autrefois l'existence , en rendant hommage , comine j'en ai conservé l'habitude, à Charles Etienne {i) y Sénacy etc., qui en avaient fait mention , il faut considérer ce conduit fn^duUo " spinal (à peine apparent dans l'état naturel) eomme une continuation des cavités ou ventricules du cerve^iU 9 il était comme eux plein d'un liquide de même n^^-r luire^ Peut-être , dira-t-on , cela n'est; pas étonnant puisque les cavités extérieures du cerveau et de la moelle épinière formée par l'arachnoïde sont continues ou qu'elles n'en for* w^t qu'une moyennant des correspondances réciproiqucs fmr les deux grands ventricules , reconnues par Bichat , mais dont cependant nous ne sommes pas encore assez convaincus pour admettre une communication telle , du moi^s, ^pie cet anatomiste l'a exposée^ surtout formant un caoa}
(t) Charles Etienne en décrivant la moelle épinière, dit quMl y a mi canal au miliea de la substance qui se propage du cerveau à la moelle épi^ lUMère eiqo*il 4e remplit quelquefois d'une liqueur jaunâtre 2 cœtçrum ^od ^inUriora ipsius meduUof speclat , catàtatem in întemumejus t^ubstaiytim manifestant reperire licet quœ ceu*qmdam ipsius venlripulus "esse ùonspidlur^ in qvo aquosus quidam humor subflavus continetur , paulù tamen liquidiûr, qukm qui in anteriorihus eerebri deliteseU* De «DiBaflet. «orp. humaDÎ , Ub. m , p. 33;;. ' ! • . * r . . /,
434 OBSEUYATIOir.
de commimication. Nous pourrions .croire que les ca-^ rites cérébrales et celles de la moelle épinière ont leurs propres parois revêtues d'une membrane particulière , séreuse sans être continue à Tarachnoïde ; nous Tavons souvent comparée aux membranes séreuses de la chambre aqueuse de Tœil , du péricarde , des plèvres du péritoine , des arti* culations , etc. , que nous avons toujours regardées conmie des membranes destinées à la sécrétion et à rexcrétion des sérosités , d'abord naturellement en très-petite quantité , et par état de maladie en une beaucoup plus grande, pouvant être extrême par cause morbide et former une vraie hydropisie : la structure interne de ces membranes suppléant en quelque manière aux vaisseaux lymphatiques ne nous est pas assez bien connue. Voy. à ce sujet notre Anat, med. , t. iv, p. 17, etc.
Formuler ou Médicamens composés contre VÈpilepsie.
Nota» Ces formules ne sont ici rapportées que comme une e^èce de vain simiilùcre dont chaque médecin peutprofiter lorsqu'il veut prescrire quelque remède à un épilepdque. le dis vain simulacre y car il est presque impossible qu'il puisse se conformer pleinement, pour sa prescription, à celle dont nous o£Erons une sorte de modèle , attendu qu'il doit toujours avoir égard , dans son ordonnance , à la nature de la maladie, selon sa véritable espèce et son intensité , anisi qu'à Ja constitution , Tâge et quelquefois le sexe du malade^ etc. Sans èes considérations , le remède que le médecin prescrit servilement, diaprés la formule , n'opérera nullement l'heureux effet qu'il en attend et pourra même être très-nuisible. Nous nous flattons que la lecture de ce que nous avons dit sur les dii^erses espèces d*épilepsie pourra mieux conduire au choix de telle. OU' t^lleprescription ,'avec ou sans modification.
T'isanes, Infusions y Décoctions, — ^Preneï racines de chiendent et de valériane sauvage , une once de chaque ; feuilles de capillaire , une poignée ; racines de régUsse , demi-once ; akes bouillir dans su£Gisante quantité d'eau , pour réduire à quatre livres. On peut y ajouter quinze gr^ns de nitre pur
MÉDiCAMEKS corrÎTRE l']épilepsiê. 455
rifié. Cette tisahe peut être mise en usage et bue à grands ▼erres, par les épileptiques, seule ou édulcorée avec du sirop de limon ou de chèvre-feuille , selon les circonstances. '
Nota, Il ne faut mettre la racine de valériane qu'à la fin
de la décoction , réduite à quatre livres, et encore bouillante ;
on laisise infuser cette racine dans le liquide, pour ne perdre
. que le moins possible de son principe odorant et actif ; le
capillaire se mettra aussi à la fin.
On prépare, en Angleterre , une bikre céphalique qui pourrait être anti-épileptique.
-— P. des sommités de polium séchées à l'ombre , deux pincées, versez dessus douze onces d'eau bouillante , laissez infuser pendant un quart d'heure dans un vaisseau couvert. On fait usage de cette infusion le matin à jeun , à laquelle on ajoute un peu de sucre. ( Oeoff, , Mat, méd, , t. ix, p. 3o.)
— P. fleurs de tilleul , de primevère , de caillé-lait jaune , de muguet ; feuilles d'oranger et de pivoine mâle , une pincée de chaque , pour deux ou trois tasses d'une infusion àiéiforme , qu'on édulcore avec un sirop .approprié , tel que celui d'œillet , de pivoine mâle , de fleurs d*oranger , de 3tœchas , de chèvre-feuille , etc. On peut aussi y ajouter un demi-gros cle cristal minéral ou quelques gouttes de teinture de valériane sauvage, de quinquina, de castoréura, oum^ème d'alkali volatil de corne de cerf, jusqu'à vingt et vingt^cinq gouttes.
— On a aussi recommandé l'infusion d'hyssope dans dé l'eau , du vin ou^- de la bière ( Geqff, vu , 90 ) ; la saUge infusée dans du vin (Rolandus, Geqff, ipi^ 334); la l'osée du soleil (id. 271); le Romarin (Boerhaave , Oeoff, ix, 262, 264).
— Cailie-lait à fleur jaune , une poignée dans une livre d'eau , à prendre tous les matins à jeun. {Geoff, vi , 393.)
Bouillçns, — P. écre visses de rivière , n® 16, que vous ferez bouillir; jpuis racines de valériane sauvage, dçmionce ; d'angélique et de pivoine mâle , trois grps. de chaque ; feuilles de mélisse une demi poignée, .{"aites infuser dans suffisante quantité de bouillon d'écrevisse encore bouillant ,
436 MéDICAMENS C0NTR£ l'ÉPILEPSTE;
ajoutes sur la fin , feuilles d'oranger et de tilleul , une pincée y et fingt-quatre grains de tartre martial soluble pour un bouillon.
-^ P. la moitié d'un petit poulet; faites bouillir dans suffisante quantité d'eau ,* ajoutez , sur la fin de l'ébullition , l'acines de piyoine mâle , deux g^os ; de valériane sauvage , ^ches , et d'aulnéé , un gros de chaque ; feuilles de mélisse et sommités de millepertuis^ une pincée de chaque ; clo-; portes écrasés, en vie', n** loo ; une bonne pincée de fleurs de tilleul et autant de muguet, pour un bouillon.
Apozhmes avec les plantes , des bouillons ou autres da même genre , dont on fait une décoction ou une infusion sans addition d'aucune substance animale, et qu'on édalcoric avec des sirops de stœchas , de chèvre-feuille , d'œillet , de kàrabé, ou autre sirop plus ou moins anodin : on le» rend encore plus ou moins apéritifs, diurétiques, purgatifi^^ en ajoutant quelques racines , extraits ou sirops appropriés»
Eaux distillées. — 1°. Les eaux distillées de valériane, de tilleul, de caille-lait jaune ,^ de pivoine mâle, de fleurs d'oranger , d'angélique , d'impératoire , de dictame blanc , de rue, de muguet, de mélisse des jardins, de menthe , de' ihatricaire, depuis une once jusqu'à trois; de méUsse composée , de tilleul , Eau camphrée àe Planche (1) , de la^ vande , de mille feuilles , de Cologne , une demi - once à une once^ On pourrait aussi prescrire, dans les cas d'épilepsie par cachexie séreuse, l'eau spiritueuse à*jénhalt , à la dose de deux ou trois gros {2).
2*. Eau arui-^épileptique de la Pharmacopée éC Amsterdam. «— On donne cette eau aux adultes depuis ime
- . (i) Cette eau , qui doit être préparée peu avant son emploi , est composée de camphre purifié , 3jv ; éther sulfurîque très-rectifié , ^jjj. — ' Voyez le procédé dans le Formulaire de Cadet , p. 44* ^ ^^ ^^t d'une cuillerée pure ou avec un peu de sucre on d'un sirop qoelconque. (3) On en tvonre la composition dans U Formulaire de Cadçt,^ p.. 44*
IIIÉI)^CAME^H COMTRE l'épilepsie. 4^7
Mliller^c jusqu'4 une once, dans un véhicule coOTenctble. Eau de Bonferme ou Essence céplialique.
I^ins. — J^in médical , d^aprhs les médecins de Vienne, commandé par Burserius. — P. racines de éictame blaoïc , «p poudre , une ouce; limaille de fer non rouilles, trois gros. ~ ■ digérer , dans un litre d'un vin généreux , peuilant ^fingt-quatre heures; couIcb. Ou en donne une cuillerée loutes les heuiv^s. 11 convient jH-iucipalemeut dans les épi— lepsies compliquées de dilorose ou de suppression des régle^, km» que lorsque des spasmes ont lieu après de graod^ ■pertes de semence , ou après d'autres évacuations qui ont <l^duitle malade à une exlrême faiblesse.
Vin stomachique ^Hoffmann , ou anti-spasmodique, .1 la dose de demi-once à une once. ( Virey, Traité de ■Phurm. , t. 1 , 432 , édit, 3'. )
^ Conserve de fleurs d'oi-anf^cr , de roses blaodies et Ktuges , de tanaisie , à la dose de demi-once A une once fGeoff". , t. X , 1 52 ) ; de fleurs et de sommité de sferpolat G. X, 34 ); de tilleul , d'une demi-once à une once ( G. E, 198), de bêtpine.
I Jbîacluaire de baies de laurier.
Eleciuaire de Bisset. — P. fleurs de soufre , demi— oncé^ de pivoine oHicinale et de valériane sauvage en pou- Ire, trois gros de chaque; cinnabre d'antimoine, deuKdrachis ; musc et castor , un scrupule de cliaqufe ; sirop simple , antité suffisante pour former un électuaire. Burserius, de >iieps.,ciip. V4II , pag. 5S , d'après le Giornal med., t. 3,
^ Electuaire des'médecins de P'iettne. — P. racines de ditiiue blanc , demi-once ; conserve de menthe , deas onces.; iïrop de menthe , quantité sufiisante pour un électuaire dont le malade prendra trois fois par jour une petite cuiilerft toutes les trois heures. Burserius , d'après les médecins de ■Vienne. ...
Ehttnaire rff FuUer. — P. quinipiina en poudre, «û
438 vîSdicamens coittre l'épilepsic'
gros ; racines de serpentaire de Virginie , deux gros ; sirop de fleurs de pivoine suffisante quantité pour un électuaire , à prendre un gros le matin et autant le soir , pendant trois à quatre mois consécutifs , et ensuite seulement trois jours avant la nouvelle et la pleine lune.
Electuaire anlï^épileplique de R. Mead{Toy. monit. et pfiecept, med, Epileps, ). — P. écorce du Pérou, en poudre , une once } racine» de valériane sauvage en poudre , deux gros ; sirop d*écorce d'orange^ quantité suffisante pour in«- 'Côrporer et former un électuaire , dont il faudrait prescrire lin gros tous les matins et soir pendant trois mois , et eiKisiûtiÇ répéter le remède' trois à quatre jours avant la pleine luna. Tel est le conseil de ce très-grand praticien d'Angleterre; Qfi -troiave , dans le formulaire de Càdèt^Gassicourt , un antre électuaire, par Me ad, que je crois plus moderne ; on y trpuve wne certaine quantité d'étain,le voici : — P. quinquina en poudre j une once ; étain en poudre , racines de valériane , aa y quatre gros ; sirop de sucre ou de miel, suffisante quantité.-— On a donné cet électuaire à la dose d'un gros , soir et matin^ pendant trois mois , en interrompant l'usage de ce jrepciède .tous les neuf ou dix jours , pendant vingt - quatre heures {formuL magis. de Cadet, p. 6i , i" édit. ), — Nous ^'avons pas fait usage de ce remède, et nous ne l'avons niênxe ]^as trouvé dans l'oi^vrage de Mead; mais on'y trouve seulement la recette du pré'céde^t. ^^
: Ccnfection de rue de la Pharmacopée de Londres , à la dose 4^ demi-:gr9|S , répétée quelquefois.
. Extraits. — Celui de valériane sauvage ,. de pivoine , de
galega, de quinquina; depuis deux gros jusqu'à demi-pQcè.,
emplusieurs doses ; de ge^ièyre ; la thériaque. un grqs à deux
gros^ deux ou trois fois par jour ; de jusquiame , un. grain à
quatre , pu six ; de cerfeuil musqué , dans ï'epilensie des
enfens surtout ( Ge^ , VIII , loo).
Mixtures. — P. esprit de sel d'ammoniac, deux gros; teinfurè de castor et de aucdn , Sa demi*oiice ; mélig^;. Oi\
MÉDICAHE.SS CONTRE t'ÉPlLEPSIE. 4%
donne de vingt à quarante gouttes dons du vin ou dans de l'eau du fleurs d'oranger. On fait prendre une cuillerée ■de cette mixture, trois ou quatre fois par jour, lorsqu'il i^aralt ^uelquesigne avant-coureur de l'épilepsie. { Lieutaud^ traduct. franc, de la Mat. med., t. i, p. GSg.) Mixture anti - epileptique ( Vircy, iLid. i , 20G , édit. 3*. ).
Wanlers a conseillé comme anti-spasmodique une mix- (ure laite arec trois gros Sasia—fcetida dans sis onces d'eau, et une once de sirop de violettes ; une cuillerée ou deux toutes les demi-heures. Cette mixture diUère de celle de Langius , ■iapportée et célébrée par jffurjert'i/j ( îbid. p. 76); un-gros d'assa-fcetida dissous dans une once d'esprit-dc-vin dont le malade prendrait trente gouttes , avec du castor , dans de l'eau d'hiruridinaria (i), à l'approclie de l'accès et toujours après avoir désempli les vaisseaux par la saignée. Nous ne pouvons avoir une grande confiance en un pareil remède.
- P. esprit de sel ammoniac , deux gros ; teinture de ;«astor et de suecin , demi-once de chaque ; niélei. On en donne de vingt â quarante gouttes dans du vin ou dans de l'eau de fleurs d'oranger. On fait prendre une cuillerée de ;tte mixture , trois ou quatre fois par jour , lorsqu'il pa- >Tait quelque signe avant-coureux de l'épilepsie {Lteutaud, Mat. med., t. I, p. 63g).
• Eau de cerises noires et de fleurs de tilleul, Es, une demi-once ; poudi'C de lycopodium, gr. xvîij , de Gutt^te , gr. xij. Mêlez , pour une potion â prendre par cuUlerées, d'heure en heure , dans l'épdepsie des enfans. ( Geoff'. vui ,
Eau de fleurs de tilleul et de mélisse simple , SA trois onces; racine de pivoine pulvérisée, trois gros; sii^p d^ fleurs de muguet quatre gros ; mêlez pour une potion à donner avant l'accès ( Genff. ).
Liqueur de corne de cer/àe Michel, contre les conTdl— ■ions des enfans: on la donne depuis deux jusqu'à vingt
(i) JJhiruaâiaaria eit la racine d'une -plante appeUt doropl«-' mÀtUf ïat vintvAoxicu'ii. Rtmëd* dit aulreloii alciipl]arni>([iK,
44o ifcl!0ICftllfe!fS C6lfT&E h'fJÊtLISmK.
||ou]Ues. On fait éyxssi ati limmem contre k goutte , le tli». .matismé , là pàrulyrie , le cataucrlie.
. .T* esprit sël ydlatil de corne de cerf, parties égales; sel volatil de succiil , aatant que Tesprit en peut dissoudre {ùeàjjf, Mat.méâ.).
,• yJEàsence de dictante, — P. racines de dictame blanc ré-
oeâtes et poupées par parcelles , deux onces ; esprit-de-yin
.ti^puTi quatorze onces, à prendre depuis vingt jusqu'à cm*-
iqwBkte gouttes ( Burserius, d'après les médecins de Vienne).
iuleps. — Eau de fleurs de tilleul, de caille-lait jaune, ' âeux onces de chaque ; sel volatil de succin , dix grains ; laudanum liquide , huit gouttes , pour prendre par cuillerées abouche. {Lieutaud,)
,; Autre. — P. eau de fleurs de tilleul , quatre onces; de • iirop de stœchas et de pavot blanc , demi-K)nce de chaque ; esprit de sel ammoniac. (Ibid^)
' xAutre^ «— P. eaU de matri(}aire , trois Onces ; de fleurs d'o- Ranger , line once ; j^oudre de Gutthte et sucûn préparé, dix grains de chaque ; esprit volatil à,e corne de cQrf ,,çix gou^^ss, .fowx \aiQ'fà^Q{Lieutaud), . i > , '.î.'!
' ïttlep anti-spasniodique (Virej^ ibid. i, 206, édit* 3*w).
Sirops, — Sirop de chèvre-feuille, de Stœchas , âe mercuriale, de bétoine, d'éther, de pivoine mâle , de Jkarabé/dii- . eoàepanti'scorbutique dépuratifs de mercure gommeux(Câ- ^kt-Gass.yform.jf. 288); vermifuge purgatif (ibid. p. 290),
chalybé de Willis ( ibid. 292 ).
■ ■ ' ■ ■ .Sirop de dictame , de lavande j de marrube., de muguet,
; d'oeillets rouges.
Huiles, — L'huile d'ohve, de palma-christi , dé làvândè , «te succin et de jayet , de térébênthihe iJournalgén^rqide Méd., Chir.eiPhann.,t.tiy'y tifo^y. *i' « r
lliëBICAHEKS CONTRE t.'S»ILSPSIX. 4(1
ttaùli abiinale de Dippel, u-is<-util« conthc tépiltTpsict non-^eiJeiDent en topique , comme Hnèment , mais cOCOT* conseillée ik l'iutérieur par plusieurs médecins , i 1q doM de six goutte» k un demi-f;ros. ïihuile d'amandes donnée en lavement a été célébrée par Morgagni ( epist. ix « ait. 6).
Huile empyreummique du Bute. — On a en recominandij l'ifiage ( Geaff". , v , 4<^)- — Celle de coudrier , k la dOse 4c deux jusqu'à dix gouttes, avec de la mie de pain ou dans quelque confiture convenable. {Rulanda^i Geoffl, vi, t^t^ ^uile volatile de valériane, du dictaïue blanc , d'inula nam-
\-Linimens, — i", Liniment sur la coloanc vertébrale, sur e ba»-ventrê avec Vhuile simple d'amandes, ou dans lafteHb bu fait entrer un peu d'opïuni. ' "' ' '^
2°. Huile bouillie avec des vers de terre et m^ je aVét tiuUe ie Kuccin pour un liniinent. ^
I 5°. P. galbanum, quantité suffisante jdissolvezdansqiM- 'n£ suiGsaiite d'Uuile de sucdn et d'aspic , pour ùnlmiméot
'tBpicarpe antl-épileptique ( /'/Vty , Vraité de P.hçf^j^^ Pédit. , t. [, p. z5i). Appliqué aussisur le front. ,^
^tSels volatils, — Sel ou esprit volatil de corne de ceyf^- de a 1 le sel «édatif i-lcsileiuG^e b^i)join> le selde satuiM» ftc Gtnoabre. d'antimoine. ^
Esprit de sel ammoniac composé de parties égales At aol afliRioniac dans quanti té- £ulËsant« d'eau ordinaire ( vcgez Pharmac, Amslel). On !e fait flairer aux malade» atteints d'épîlepsie.
^ Alcool d'aasa-fœtidk , cle ctstdriéumji.^gouttes.c^li^t^^ d'Angleterre, ou alcoolat de lavancle ammoniacaji. |,.,,,„
... .,„ , .. /. ,. ^„.,;,., t ■ ■■ ■.«.^«■rT
h-nJVuaiBratf , aiixits. — r 3!i*»ture de quinquina êtkiiiii, ée ^■ïAl^riane sauvage , de succin , d'assa-frrtida, de toftam A»*p*i-
4^(1 wtoicjM»s coifTEX h*tmxpstx:
tal iVélùpir àe propriété de castoréum; éliâdr de Fii/Ksr/ 4lbiii':£âtid^ . die . U pbacmacopée dé Fulde ( f^ir^ , 1. 1 ,. 9^ 459»«5*.iÉdiilO-. ■■. .[ . . . .i ..
Teinture inti-^épileîptique de Pierre ( d«f puer. Epileptic. rf.^)\c£XéhTékfdLV Haunèl: ën^ voici la <K>mpôsiti6n. P. grains de kennès , camphre , une once de chaque ; esprit- A^rYJu^y :yi»g^ OAces (i voy . Ti^soty ÉpiL,.f. SSg)*
.'^'On'ftûA avecla noix votnique, au luoyen de FespritHleyïni une iei^iture que Ton don^:ie heureùsemept depuis on $or^pttlejiisqu'à denû--gr6s, o« ttvgros. )
' Teinture de LàchèY-. -i— 'P. camphre , déih^^os ; sucre , demi-once ; mucilage de gomme arabique , même dose-, im soute dans du vinaigre chaud ; eau de fleurs de sureau , »x dhc^î^ i sit6p de cocjueliéot j une ouce ( Tis^ot^ p; 34o).
Teinture de Cassummuniàr à la dose de vingt ou trente gouttes I dans du thé ou daiis du vin ( Geojf. , ii , 4^)^
Teinture de mélisse, -rr P«: feuilles récentes, de. n^élisse •
de chaque. Pilez tout ce qui doit se piler et faites ihacfrer péîldabt trôi^ jours aans'détix liVrès d'es^rit-de-yin rectifie et une Irvî'ë' d'eaû 'de' tbéli^' simple; distillez ensuite le tout au bain-marie jusqu'à siccité ( /{on£2ff/e/^ Geoffi).
^ ■ * Të&iturè Vîtfi^iôlîiqiie itMjrnsîcht;, recommandée par Meai ;d^tis-sëâ llfônit. éiPirkcep. méd:;fi 17. 'Voy. aussi 1^ Code% médicament, y p. 127^ où Ton troûteiu la com]pi09ntion de
^ renftèdi^*'' ■• •
* ùbûtîtes' nérvinés de Bestiiéhejf ^ "on en. prescrit ao à (0 goùiWètl^^r^y,t.i, p.igS). • ' \ - •- ^
Teinfure anti-spasmodique de Reup , ou teinture ^théree
^^'Vafëfiane I avec oU san^ addition d'écrit vitilàm ammoniacal. •'■■•'•^* '--^'^ ■■' ;/••:•- ■' '•::. ;,
Teinture éthérée de muriate de fer de Klaproth ou àt A?#Mrtf%«Jlf^(^^//|^i,)|i, >j^7««)^.|èiatiire de valériaii6 ainmo^
••iawée(-/^ti^y-,r,'^ip57' );••■•••:'•'* r'-'y ■'' '
" m^dicamens costhe l'épilepsie. 44^
Poudres. <— i". La poudre anti-spasmodique de CulÛle , josqa'Âiui gros j— celle de madame Carignan, depvis quinze ■crains jusqu'à trente; — celle du gni de chéue, à la dose d'un gros , dans de l'eau de cerises noires ( célébrée par poyîe et ensuite par T'an-Swiéien) ; — poudre tempérante de Stahl, depuis dix grains jusqu'à demi-gros j — celle de ll^c, trois à quatre grains (en pilules); — musc , depuis un ^ain jusqu'à seize [en pilules dans de l'extrait de gui de Lçhène ( Cadel , formai. ) ; — camphre , quatre , huit , jusïingt grains ; — opium gommeux , depuis demi— grain Jusqu'à quatre ; — castoréum , de trois à seize grains ; celui 58e Tunquin, jusqu'à douze grains; — Pisoii propose la ^udrede Mèchoacan , depuis demi-once jusqu'à une once , ■pour une dose. Hoffmann la donne aux enians^ depuis deinîi jusqu'à un gros, et aux adultes , jusqu'à deux gros iGeoj:,u, 178).
2°. Poudre de racines du dictamé l}la«c su frasinelle, 'très- célébrée , au rapport de Bamerius ; elle se donne trois fois par jour, depuis cinq grains j usqu'à dix. .
3°, Hellébore noir. — Onledouneiaremeiit eu substance,
et seulement depuis quinze grains jusqu'à deux scrupules en
décoction ; mais on en prescrit très-souvent l'extrait iait
dans l'eau de pluie , depuis douze grains jusqu'à vu scfu—
X pule ou demi-gros {Geojf., ii, 127)-
) < 4°- !*■ racioes d'ellébore blanc, coupées menues, une livre; ; distillé , trois livres ;, laites macérer pendant huit ir les cendies chaudes, versez la teinture pac Incliet passez-la au travers d'un papier gris, ensuite dls^ Jlei lentement jusqu'à consistance de miel. Alors p. poudre 1 l'électuaire de dlarrliodon et aloès hépatique , Si. tme nce ; œillet , deux gros ; cannelle , un gros ; musc et ambre , aâ huit grains ; mêlez. Faites une poudre dont on tirera In teinture par le moyen du vinaigre distillé, tiré de l'elléez la teinturcetmettez'laavec l'extrait d'ellébore, teèleE— les exactement et tirez le vinaigre par une douce distillation Jusqu'à ce que le itsxt ait une consistance requise pour faire des pilules , qu'on recommande jusqu'à
4^4 "MoiCivims corr^K i^^tSMite.
'ht dote d^iili^mHicnipule(P.-/. Faîr.' ^ OeoffT,^ u, i33]. ' Il &ut dhaeirer ijtt^ ces remèdes sont dangerctct pas lev 'Atret6.
5^. Jean Bauhin donnait la poudre de vipérine à la dgse d*ttn demi-gros I dans Un verre de vin ou de biërç ( Oeqff», t, 333) ; les semences de saponnaire en poudre , un gros pri$ à chaque nouvelle lune diminue la violence et le jnbmbre des accès ( BoreI,j obs. 1 18 , art. i ; Geqjff\ > iv, 3*]/^),
6**, Diambrœ mesuei (voy. Pharmac: jimstelodam.) i
cette poudre guérit ceux qui sont atteints d'épilepsie. ■ ■ ■ ' - ■
;% Le tabac en poudre a été recommande par Gardm*
. %\ Poudre coi^posée. P. ^otidre d^ GiUtele^ ^inze graim ^ jafraadfi mars apéritif » huit grains , pout doBO^r ilfui3 une cuillerée d^eau de fleurs d'oranger.
9**. Autre poudre composée, P. poudre de Guvtbte^ dôuse ,ffft^\ti%i dejttccîiR'prép^éy.limt grains; desaftan» quatre ^ipraÎBS ): dis oastoréum^ w(.f/mtis{LieuiQud)%, ■.'.'
lo**. P. gui de cbëne' et racines de valéi^iatie ' isiaterage, 4HHI »nte dediaque; fleiits de tilleul et de'inîii^et, fia jdemi^ionee \ «el sédatif et sel ammoniac y Si 'trois jgn»; mlleti^ La dose sera depuis vu demi-((ros. jusqu'à ttn poc ijLicutëmd)^
II®. Burserius dit que DoUer'n prescrit àtïlémént, à plu- «ews •épileptiques ^ ime poudm! 'composée de* ciiMaabte ffaaitaiioi»e ^ de mercure dôuk , «t il assure kit6tr lasHMâne :gttéri ttfiiépileptiqueqiûArait été mordu par u& cbieM eor Tfcgé. ^
Poudre capitale de Saint-jfnge, Son emploi aem^de beaucoup de prudence / e.t seulement dans les cas convenables.
12%, Kous ne parlerons pas de la poudre du Itar^uh^ étant insignifiante et absurde,
La plupart de ces poudres soBt aujourdthiii »<!;|>pi«tfMfl* <se qu'ettes iraient, et TfMiTrage de Tiàsct-ml^^iki^fm
' Pilules, «w Pilulfis bénites ^ Fuller^ oa'dTaloès .et de substances fétides; -— àt cyi;iM^^oase^ d'^un: grain à shi-<*--i Anti'^épHeptiques anglaises » faites avec nitrate d'argent, un grain dans un gros de mie de pain ; malaxez trè^-exacXemient et divisez en vingt pilules d'un vingtième de grain clia«cune. On n*en donne qu'une k la fois ( Cadet GasSf^ ^9^h — ?- PîL ânti" spasmodiques de Piderit i p, assa-foetida, castoréum , un gros de chaque ; acide succinique concret ,. demio-gros ; huile animale de Dippel , vingt gouttes; teinture de myrrhe , quantité suffisante pour former des pilules de cinq grains. On en prend deux jusqu'à cinq. On y ajoute quelquefois^ suivant la prescription du médecin, une ' certaine quantité d'opium: -^ÂYiifc^ du D'. Mérat ( Cadet , p. 171 ), deux à trois par jour; —du D'» QuarinXf* ^gS); — cuivreuses du D'. Swédiaur ( p, 198 ) ; -^ de disitale ( p. i8o)# — P. extrait de valériane sauvage , de quinquina , un gros de chaque; de digitale, demi-gros ; d'opium gommeux, demi-gros ; myrrhe choisie , un gros ; sirop de gomme ara-^ bique y quantité suffisante pour incorporer et former des pilules de quatre grains chacune , qu'il faut argenter. Ces pilules ont été prescrites avec succès à un homme épileptique dpi^t les accès étaient survenus après un amaigrissenient^ considérable.
Pilules fétides majeures de Mesué,
Pilules du docteur Méglin. — Elles sont composées d'extrait de jusquiame et de racine de valériane sauvage , oxide de sine , deux gros de chaque ; mêlez et faites des pilules . de trois grains. La dose est depuis une, progressivement, jus- . qu'i six.
Opiat. — P. conserve de cynorrhodon et castoréum , un gros et demi de chaque; assa-fœtida, sel d'absinthe, un gros de chaque ; myrrhe choisie et succin préparé , demigros de chaque ; laudanum Uquide , un scrupule ; sirop de capillaire suffisante quantité pour un opiat , qu'on divisera en six ou huit doses.
*-<• P. cpiinquina en poudre , six gros ; racines de serpen-
446 MÉDICAMENS CONTRE VÉPTLtfSit»
taire de Virginie , deux gros» pour un opiàt, avec do sirop de mercuriale , dont on donne jusqu'à un gro6«
— P. safran de mars, une once et demie ; racines de pivoine mâle bien pulvérisée y une once ; quinquina, six gros; citmabre factice, six gros; éthiops minéral par déflagra* tion y deux gros ; castoréum , un gros ; extrait de rhu- barbe , un gros ; mêlez pour im opiat avec lé sirop de stcechas : la dose est d'un gros pour chaque prise.
— P. mercure \ une once ; éteignez dans six gros de térébenthine ; ensuite ajoutez agaric et extrait de rhubarbe, deux gros de chaque ; aloës succotrin , trois gros ; mêliez et formez des pilules , célébrées par Trocherius, dont la recette est rapportée par Bursen'us , ibid. , p. 74 > d'après Dali Aruci^ Sagg, di med.prat,, part. 2, p. 92.
Opiat céphalique, — P. de la poudre de semences de cumin , quatre onces ; du suc de pariétaire dépuré et cuit en consistance d'extrait, deux onces; poudre de feuilles et fleurs sèches de marjolaine , une once et demie. Incorporez le tout avec une suffisante quantité de miel de Narbonne ou du meilleur qu'on pourra trouver, pour former un opiat, dont la dose est d'un scrupule à un demi-gros pour les enfans, et d'un gros pour les adultes. On boit par dessus un verre de quelque liqueur convenable. On ajoute; contre l'épilepsie, la poudre de racine de pivoine mâle. {Gardel, Geoff.)
Nous nous abstenons de rapporter d'autres exemples d'o^ piats anti-épileptiques , étan^ à-peu-près semblables les uns aux autres ; et quel malheur pour les épileptiques s'ils sont réduits à n'attendre leur guérison que de ces remèdes, surtout s'ils sont prescrits par des médecins qui ignorent la science qui leur fait connaître les médications pour le choix de tel ou tel autre remède , s'il en est un d'util^.
Bols. — *- Poudre de Gi//<^fe et antimoine diaphorétique, de chaque , dix grains ; sirop de stœchas , suffisante quantité pour un bol.
P. serpentaire de Virginie , quinze grains; de castoréum >
MÉDICAMENS CONTRE l'ÉPILEPSlE. 44?
<[uatre grains ; sirop d'armoise y quantité suffisante pour wx bol.
P. trochisques SAlhandal , douze grains ; pulpe de casse récemment tirée et mondée , une once ; mêlez , faites un bol A prendre dans du pain à^chanter.
Les Trochisques de karabé et le Mellite d'ellébore noir ent été aussi recommandés dans Tépilepsie.