‹ Observations sur la nature et le traitement de l'épilepsieChapitre 7 sur 37 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

ÔBSERTAtlOnS AVEC OUVEKTUaE DD CORPS (l).

SECTION I". Sur des Êpilepsîes auec des altérations uniquement reconnues dans le een^eau ^ par Tautopsie cadavérique , sans aucunes lésions découvertes dans àC autres organes.

Cette section oomprend : les Inflammations , les Indurations , les RamoUissemens da eenreau, en général, ou partiellement, avec augmentation ou dimînntion de son volame ; les Épanchemens divers dans cet organe oa dans le crâne , sangoins, séreux, gaieux, purifbmiesy gélatiDeuz , moqucnx, stéatomatenx, avec on sans hydatîdes; enfin , diterses altérations de Bitê membranes y de leurs sinus et de leurs Taisseauz*

OBSEKYÀTioff r. Un homme âgé de quarai)tte-deux^ans «tait sujet y depuis trois eus , à Tépilepsie , dont les accès étaient rapprochés. Il en éprouva un si violent , qu'il en

(f ) On yem, en lisant ces observations , que plusieurs altératioiiS , de diferse nature , existent quelquefois dans le même sujet da mani^ h .as

si les convulsions lui succédaient , elles étaient moins dangereuses. Cest ce que nous avons reconnu non-seulement dans notre clinique sur des malades confiés à nos soins , mais encore par des expériences faites sur des animaux vivans. Nous avons observé que lorsqu'on leur comprimait légèrement le cerveau , les convulsions survenaient , et que si Ton augmentait cette compression , l'animal tombait * dans le plus profond assoupissement et la respiration devenait «tertoreuse ; on a depuis remarqué que si Ton diminuait la Compression du cerveau les convulsions revenaient (i). On a de plus observé que chez les épilep tiques morts à la suite d'^n violent accès , la chaleur du corps se conserve longtemps comme à* la suite de l'apoplexiç (2).

Obs. IV. Un jeune homme de dix-hnit ans , sujet à Vépi-^ ïepsie depuis plusieurs aimées , est saisi d'une Jievre ma-^ ligne et tneurt. A l'ouverture du corps on reconnut que les vaisseaux sanguins dii cerveau étaient pleins de sang et qu'il y avait dans là substance du corps cannelé ou strié droit , un 'corps glofiduleux de la grosseur d'une Jki^, ( Mémoires dé VAc&démie des sciences., Lieutaud , iib. m , ôbs. 22ï;) '

'''4{emàrq. C'est à la; pléthore et autres congestions sanguines dtt^'CéVvèau qu'on peut principalement attribuer lès accès ép^pti^és auxquels la malade ^tait ^ujeV, en même temps aussi que le corps tiannélé droit était endurci ; les vaisseaux vbisins des parties cériélîrâles jouissaient encore de leur souplesse naturelle , mais ils étaient dilatés parle sang^ plus qu'ils nélè'ëont ordiniairement. Un*e ûhYi^ynaligne est survenue , lé 'steng s'est encore ramassé en plus grande quantité dans le cèrVéau, ietla'mort a été la suite de cette collection sanguine. H n'est fait mention dans cette autopsie que d'un seul corps glanduleux trouvé dans le corps strié droit ; mais quelquefois on en trouve iftie infinité d'autres plus ou moins gros et de

rr\-':[.., . -t

(0 ^o^** ûotre Ç9urs de Physiolog, expérini,, sur les animaux^vi* vmB^jàjmé^ 1771 > Çt plïis bas Particle sur le siège de Yépilepsie. ,

(a) y oyez nos Obseri»at. sur tjipoplexie et uotre Instruction sur fàspmkiepàr le méphUi^mç^

DE l'épilepsie. 5

diverse consistance , formant des tubercules d'une couleur plus ou moins foncée et ayant pl^s ou moins de densité. On en trouve aussi souvent chez; de pareils sujets^ dans, d'auti^çs organes, les poumons, le foie, le mésentère., etc. Use fornxe en eux destubercules d'abord inilisures, et qui grossissent peu à peu en se durcissant , et enfin quelquefois en se ^ amollissant , et contenant une substance comme la moelle, presque sans odeur , mais d'autrefois puriforme. Ces tubercules sont ordUnairenoLent pourvus d'une p^roi me^nbraneuse , dopt ,1a face interne est lisse et polie et laisse ^i^ûnter ua peu. de s^ rpsité ténue et irèsrfiuxile d'abord, maif qui peut prendre ensuite plus pu moins de consistance,etc; De pareils ti^berc^qd^ ont été reconnus par nous il y a long^femps (i) ,nofir^vile<* Qient dans le cerveau , mais encore dans les poumons , dans le foie et en d'autres organes où ils ont produit ^ts mala.-' dies diverses relatives à leur siège.

Obs. V. Un jeune homme de vingt ans , qui avait e^ quelques ^ccès de catalepsie ^ meurt enfin dans un açcè^ d^épilepjiiej , ..-

On s'assura par Touverture du corps que le^ y^^itsea^ sanguins des méninges ^et des anfractuo$itéft)^.,<;ç^e^)i, ainsi que ceux du plexus choroïde , é^ijçqt p)eiQ;s. pt >gQf^és par le sang ,. et qij- il y av^^Jt une trçsj-grande qt4^Pjit^\4« -Çfi liqui46 /s^trai^a^ à U baseducrânç vers l'pccjipujL ( Jfy^pfe^^ Liemtaud^m).\u^qhs. a43. ) . .: j .m!. J;,.l^

Remarq. Plusieurs maladies du cerveau, surtout jjpe^lc^qiû sont plus ou moins, PiOAYulsives avec lésion des facujiiés. mi^ntaies, ont fi^:par l'^pilepsie, qi^elquefois par l'apoploxie^ etf^ Ces.différnices xie. pr9viean€;nl;rej[les pas de l'iAte^sitil.jdqjk çompresâon, ou encore de lapa^e du cerveau qui e^affectéî Ce qu'il y a de certain c'est que l'hémorrbagie des ak*tère« flll cerveau par diverses circonstance^ ,. peut être plus pu vap^ intense et produire des effets divers. On ne doit p£^. êtrjs surpris qu^on ait trouvé dans le corps de Tep^ep^^ue d(^nt

(i) académie rof. djt$ Seienc. , 1771* Sur les TMmeurs e^ ^ftgcrge" mens de VEpiploon , aiiui que dans nos oavrages sur la, Jffuhi^ieipt^ffSHj nmre^ gur T Apoplexie, . ?,:;.

SDil LA NATL'RE ET LE TRAITEMENT

on vient de parler, une extra vasation du sang u la base du cvâne, et nnl doute que ce liquide ne provienne des extrémités artérielles ou de leurs anastomoses avec celles des veines cérébrales, le sang ne pouvant couler des premières dans les autres qui sont pleines de ce liquide. Et comment ces dernières n'en seraient-elles pas remplies puisque Vau— topsie démonire alors que les veines jugulaires , les vertébrales , ainsi que les veines caves et les cavités du cœur en sont engorgées. Qu'on ne dise donc pas , contre celte assertion, que le sang qu'on a trouvé extravasé dans le crâne était veineux parce qu'il était noir comme celui des veines ; s'il était noir , c'est qu'il avait été désoxigéné comme l'est narellement celui des veines (i)-

Obs. VI. Un homme de trente-cinq ans , maigre , et qui ressentait une doulem- de tête gravative au front , nonobstant un grand nombre de remëdesqui lui avaient été prescrits par des médecins très-célèbres , fut atteint d'une hémorrkagie nasale copieuse quis' arrêta sans aucun traitement. Il resta privé de Vodorat et fut atteint d'une épilepsje dont les aecès , devenus de plus en plus fréquens pendant deux ans, finirent enfin par le faire mourir.

On reconnut à l'ouverture du corps qu'il y avait un peu de gang épanché à la partie antérieure du cerveau du côté droit vers l'apopbyse crjsta galli de l'etUmoïde- Le ceneau était dur et calleux et très-adhérent à la dure-mère. ( Morgagni , £pist. ix , art. 25. )

Remarques. On peut attribuer Vanosmie dont il est ici question , à la compression que le sang épanché, trouvé vers l'apophyse crysta galli , exerçait sur les nerfs olfactifs. Ce sang peut aussi avoir donné lieu à l'épilepsie conjointement k la pléthore des vaisseaux voisins de l'épanchement qui devaient être généralement rétrécis par les cndnrcissemens du cerveau dont parle Morgagni.

On peut même croire que ces endurcissemens étaient la

(l) On peut voir ce qne noua avoDs dit dans cotre mémoire b VAeadémrc royale dei Sriencci, en traitant du Melrcna , dans le tom. ii île me* Biéimircfai pluiiturt mnludies. Paria , j8o8.

nF. L i:pilei>51e. ^

lésion de reucé|Jiale la plus ancienue et qu'elle a fini par (looaer lieu à Vépùtaxii et à Vhéiuorrhagie cérébrale qui e , les vaisseaux, sanguins ayant élé (iilatés outve e dans leui-s anastomaseii , et s'étant peut-èbc enfin TomfOB daosles iJâuxeô. te cevvGau n'était pas eBducci^par- Ûeulièremeat snr les aerts olfactilâ. Enâa oa peut reutai'ifuer que l'épilepcique eu question était Irès-uiaigre quoiqu'il y eût une suvaliondanue de sang dans le cerveau. Hallcr «I autres médocîus ont assuré que les personnes maigres ont pour l'ordinaire plus àe saug proportionnell entent dans kuis vaisseaux , que celles qui sont très-grasses. On pourrait observer que l'endurcissement du cerveau diei un homme da trente ans ee pouvait être atti-ibué qu'à un vice particulttw «t non à son âge , puisque cet endurcissent ent n'a bea ordinairement que dans la vieillesse {i).

Oe&- v(i. Un jeune bonaine de vingt-deux ans était atteint d'une douleur de tète ti-ès-gravative. 11 pevdit la vue et l'odorM , enlîn il éprouva des convulsions et mourut.

On trouva dans les procès mamillaices du cerveau, des espèces d'abcès d£ la nature du mellicaris ; il y avait en eux , CI auUUX d'eux , quelques squirvhosités; l'os du front et l'étfamoide étaient atteints de carie, qu'on pouvait croire pcovetûi du vice vénérien. BaiUou,Lieutaud, m, obs. 301.

Rem. Cesreokarquesde Baillou sont précieuses pour l'art de guérir, elles prouvent que ce grand médecin reconnaissail l'utilité de l'autopsie pour découvrir la cause des symptômes des tB^adies. Ce n'est pas sans raison qu'il pouvait ciaindue que le désoidre dont il fait mention ne fût le produit du vica vétkjrien , plusieurs faits seiublables ou à peu près l'ayant , confirmé depuis. Il parait que leséminencesmorlùdes étaient es partie dures , comme squii'rheuses , et en partie molles , «•Btme des melliceris , ainsi que le sout la plupart des tubercules qui de très-durs qu'ils sont d'ahord unissent sou- TCBt par être mous et de diverse nature.

(1) yoyet à ce sujet les remarques Je M. Arlet , médecin de MontpgQicr, 174^, deMM^cl, anatomiste de Berlin, et uoi rrniBrquti <l>nt , V^naUniU nKtiicale.

8 iCR tA SlTUnC ET I.E tiialteme.it

Oes. vui. Un cliaucironnier , âgé d'environ trente ans , tlo ineurant rue de la Tixeranderie , me fut amené en consullation par M. Leduc , mon ancien prévôt , relativement à une épilepsie dont il était atteint depuis près de deux ans. Ses accès, qui d'abord avaient été fort légers, étaient devenus très-intenses , plus Longs et plus rapprochés ; ils finissaient par un assoupissement très-profond. Je conseillai ifaliord la saignée , le malade ayant le pouls plein et dur et étant d'ailleurs d'une forte constitution. Je proposai ensuite l'usage des anti-épilepliques éprouvés, surtout les extraits de valériane sauvage et do quinquina j et comme ou soupçonnait qu'il existait un vice vénérien, le rob anti-sypliilitique de Y Aff'ecteur lui fut donné après quelques demi-bains. Je remplaçai les deux vésicatoires que cet liomme portait, par deux cautères , l'un aubras gauche et l'autre à la jambe du même càlé. Ce traitement fut suivi quelques mois , mais sans aucun amendement dans les accès. Il eu survint mémo un si violent qu'il fmitpar une attaque d'apoplexie dont ce malade périt bieutàt,

L'ouverture du corps fut faite par M. Leduc , qui recotinui que le cerveau était engorgé de sang et que cet organe était d'un tel volume que la calotte du crâne ayant été lev^e , le cerveau parut faire plus de saillie qu'à l'ordinaire, aussi eut-on beaucoup de peine â le recouvrir par cette même calotte.

La substance du cerveau cependant , au lieu d'être ra' moUie , était en général durcie , principalement le corps calleux et autres parties de la substance médullaire , quoiique paraissant plus imbibée de sérosités que dans l'état naturel ; les plexus choroïdes étaient gorgés d'un sang noir.

Rem. On peut attribuer cet excès de volume du cerveau , A une surabondance de sang et de séiosités , survenue peutctre par suite de l'endurcissement primitif de cet organe. On tiouve souvent des cerveaux endurcis , dont les vaisseaux sanguins , dans les lieux de ,rendurcissemenl, sont à peine appai'cns , tamUs que ceux des circonvolutions , ou autres parties voisines , les veines et les t^iiius , ainsi que Ich plexus choroïdes sont dilatés par le sang outre mesure , même avec

DE l'ÉPILEPSIE. 9

ëpancliement de ce liquide dans les ventricules et dans la substance cérébrale- où il forme des caillots j enfin dans le cerveau méme^ ou entre ses membranes; très-souvent , nonobstant ces congestions de sang plus ou moins concret , on trouve beaucoup d'eau , non-seulement dans le cerveau , mais aussi dans la cavité du crâne. ■ '!

0b8. IX. On a reconnu , dans le cerveau d'un épilê{>tiqué, qu'il y avait une tumeur fongueuse ou charnue , les aiutrejs parties du corps étantsaines. ( Rhodius , Lient, m , obs. 209. )

Rem. Cette expression de tumeur fongueuse 011 charpuene donne aucune idée précise sur sa nature , ni sur sa position dans le cerveau ; mais on conîprend que soit qu'elle f Atreffet de quelque chute , ou forte contusion sur la téte.y si»it de quelque vice vénérien , stéatomateux ou autre , car on sait que les tumeurs fongue^es peuvent être très-diverses , il suffit que l'une d'elles se forme dans le cerveau pour comprimer et altérer ses substances en ^én^câi pu en particulier et donner lieu aux convulsions , à Tépilepsie même. N^ms m^ tons aujourd'hui plus d'exactitude^ dans nos^xpositiodi anà^ tomiques. • • ^ -^

Obs: x. Un homme de soixahteans > ^zt^>Y.épiîtpMe^ est saisi par unejîhs^re. Ui^acoèsimprévu stirwïfltv'<ât le malade mcu¥t.' ' '*♦'' •'='-• ■'■;= •' ^-î •": l •■• ■• ■

On trovhra' (entre la dure et la pie--mère , du c^é du' crine , une certaine quantité d'eau et de sang éQan<}hé , lés ventricules étaient pkins de sérosité , et les' corps* glanduleux du plexus choroïde en étaient tuméfiés. ( y-aUalva j Mor^ gagn£jEipist.\7Lj art. n.) '•'•• • . , .ii:;iMM.. ■

Rem. On peut attribuer la mort'du malade à la^îè^iie qt^i lui est survenue après avoir éprouvé une multitude d'accès auxquels il avait résisté; pendant la fièvre le sang se «cm porté dans le cerveau avec plus d'abondance , les vaisseaux de cet argaheyeh contenant déjà trop, l'auront fortement comprimé,' et l'accès épileptique sera survenu plus fdrt V^u'îl n'avait été auparavant ; de sorte qu'il se sera fait ,uoe'extra>» vasation de sérosité et de sang dans les ventricules du cer- Tcau ou entre ses membranes. Mais , dira-t-on, .^poii^rquoi cet homme ne serait-il pas plutôt mort d'mi^;,.vwtablc

tu SLR LA Njituhe et lr traitement

apoplexie? On [lourr.iit icp..iidrt: ; parce que la compression <lii cecveaUlOti pluU^tde lasubstance médullaire, piiiicipaLelueut cellf de la moelle allongée , n'était pas assez towle pour produire cette maladie i ou peut-être encore parce que U cerveau aura, été ij3^alein«at corajn'iuié dans telles ou telles parties et que par cette cause les convulsions soat survenues au lieu de VasMinpisseuicnt profond qui a Lieu dans l'apoplexie.

Voilj encore une autopsie qui prouve qu'apvé» l'éptl^HC ainsi qu'après l'apoplexie ob trouve, dans le crâne et dans le cerveau, du saug véuisûà de l'eau , ememble ou eu des lieux divers de cet organe (i). C'està ces liquides épancbés dans les cavités du cerveau ou dans sa propre substance , etc. qu'on peut attribuer quelquefois l'écarteinent qu'on observe dans certaiues parties de ses organes, des nerfs eux-mêmes. Mead (a) assure qu'à l'ouverture du corps de quelques personnes mortes d'épilepne , il a reconnu que les ncrls op* tiques étaient comprimés après leur réunion pai' une coUectioa d'ean , formant un globe , tandis que leurs tibres étaient flétries et sèches.

Obs. XI. Ou a reconnu chc£ un épileplique dont les accès Gomniençaient par aut fiiitur , que les vaisseaux du cerveau étaient plus pleins de sang que dans l'élat naturel , et que les plexus choroïdes contenaient beaucoup de concrétions granuleuses, squirrheusea. i^Saulnier-Dulac , médecin de Saint-Ëtienne-en-Forei ; Lieutaud, m , obs. 173.)

M. Saulnier-Dulac , qui était un très-bon inédeciu , m'a communiqué cette observation dont Li^uiauda. ^t l'extrait que je rapporte; il ua'adit avoirplusteursfois fait pratiquer la saignée ii ce malade pendant l'accès et même quelquefoi» pendant leurs intervalles , d'abord pour diminuer la violence des accès , et ensuite poiu- les éloigner et pour les empêcber de revenir ; ce médecin recommandait en même temps les remèdes humectans, adoucissans et anodins, ainsi que le régime presque tout végétal. 11 avait remarqué que les remèdes

(r) C. Knon , fie Morb. a terota eottuHe, sicl. a , p«rl, I , cnp. ïii, (1) De ÛHptr. Solii tt Lunte , g- 30,

DE L liPILEPSIE.

réputés anii-épilepliques , la vtktcrianc , le i|uiuquiiia , le» eptac^s inènic vUtient ti ^s-uuisibles aux plétboriqueit , ve qui u'eitf»a clomiaat, ces remèdes occasiounaiit plus aix irioins de chaleur, d'où il est lesulté que d'iialiilt;» inûdediia pour ks prescrire utilement, ainsi que M. Dulac , ft^uieai pnicédvr la saijjnée e'ils roconuaissicient une vraie plêdiQre saufiuine. On oliservera que les accès épileptiques , cb«E le malade dont il est ici question , commençaient par uue forte fureur, et comme plusitiurs médecins liabiles ont cru que ce syiuplàme pouvait provenii- de l'excès de sau[; dans les vaisseaux de l'encéphale, nous dirons qu'elle peut aussi provenir de quelques autres causes, c'est pouiquoi il ne faut pas toujours se borner à la saignik. Kousi observerons que quelffuefuis cette fureur pimtétre si violente que des «pijeptiques uut. assassiné des bammes qui les entouraient, (in en u cité uu exemple Itorriblc, dans les journaux du mtm de février 1836. On a vu que des éptlep tiques , aprûs des convulsions si violentes que plusiuuis hommes a'itvaienipu les contenir, étaient morts d'apnjilexie , sans doute p«rcc que leur cerveau était plus fortement comprima soit par du sang , soit par de l'eau , soit enfin par la réunion de ces deux Uquidea , ce que l'autopsie a conitmé.

Obs. xii. Un jeune homme de dix-huit ans, forcé par étal de vivre daus des lieux marécageux , était atteint d'une hjrdropisie générale 11 se rendit à l'hâpital de Padoue. Les diuf^ti^u«s à l'usage desquels ît fut souuùs avaient un peu dnainué son intumoscetice œdémateuse, lorsqu'il éprouva pour la premièie fois uu accès d'épilupsie qui fut suivi â'autr«a accès fiéqueus dans l'espace des:sept d^rnieis jours de ca \i£. La démeuce se joignit ù cet état avec tendance au sanmeil m/icvre aiguë, le malade périt , ne pouvaat l'iùster 1 unt de maux.

On ouvrit le corps de cet épîleptique et l'on observa dans La bctc , qui fut la seule partie soumise à.l'cxaiuen , one la face était tuméliée par l'iaUltration aqueuse da^s son (issu cellulaire ; le crâne étant enlevé , on remaïqua qu'il était trantpare.nl dant l'étendue d'un demi-doigt en y coin-

■Éfr

tft SUK hk IiTATtRE £T lE TRAITEMENT

prenant line partie des sutures ; les vaisseaux de l'intérieur du crâne contenaient peu de sang , à l'exception des sinus latéraux dans lesquels il y ei^ avait davantage ^ et ce liquidé était noir sous la pie-mère. On trouva dans le cerveau quelque chose de semblable à de la gélatine avec de petites bulles d'air ; cet organe était un peu plus dur que le ceirvelet , quoique sa parti^e connue sous, le nom de- voûte fût plus ramollie. Mais le septum lucidum , ni la glandè'pinéale , ni aucune autre partie du cerveau ne parurent âlDeints d'aucune, altération , sinon que le corps strié gauche formait une saillie , et qu'il y avait en lui des stries blanches. ( Morgagni , de sed. et caus. morb, y Epist. rx, art. ^i)^

Rem, C'est à la suite de cette observation avec autçpsie , que le savant Morgagni disserte , avec toute sa science oiy dinaire , et qu'il en conclut non-seulement qu'il e^ unpossible d'après les résultats morbides observée dans le cer^^ .veau , partie quâ a été seulement inspectée , de déterminer d'une manière précise quelle a été la vraie et l'unique cause de la mort de cet épiUptàqùe^ Nous le pebsoâs: aussi avec d^autantplus de convictionqu'enréfléchissant $ur.^eliaçimè des altérations observées dans k âerveajU où est le vrai siège im^médiat de l'épilepsie,^ il n'en €8t aucune qu'on n^ait reconnu dans cet organe, en d'autres personnes qui ont péri de Maladies' différentes ; mais comme le 'cerveau est formé pat deux.

' substaiïcies ,"ei( peut-être par qûdlque ^wfre * que 'nbtis ' tie coimaîssbns pas , ainsi que le 'peiùie 5c&mm^>V>i^^ l'un^des^Ius habiles àiiàtomistes d'Aflèinâgh'e'^' ijui eà a ïéciitiiu Ithiis, et qiiè de plus le cerveau contient une infinité de pàïtiés difFt^ rentes par leur forme , par lèùr consistance et réur^trbctiiré^ il est probable que leurs affections morbides prodidàëntoivel^ niàu^ et que Tépilepsie n'est pas'touj ours causée parla mênié ithératidn dans le même organe, mais par le conëburs^des lésions de plusieurs parties du cerveau et quelquefois d'au-^ très parties du corps.'!' 1 - •

Obs. XIII. On a recontitt'iqàè 'tes Ventricules latéraux dû cerveau de divè/rs enfsms biortk d'épilepsie ^ étaient ^léiiis

. d'une humeur séreuse ttctt 'et jaunâtre^ {prélinc(niti\^Lièitt. ; III, obs.. 899. j '■ ■ ^' ■ ■•''■ -■ "■•^•" •'•'■■

DE l'épilepsie. |3

Rem. Cette observation, ainsi qu'un très-grand nombre d'autres, prouve que les enf ans sont très-sujets à réjûlepsie , ayant souvent en eux une surabondance d'eau dans le crâne et dans le cerveau. On ne doit cependant pas croire qu'alors le cerveau soit toujours ramolli dans ses substances , puisque presque toujours on reconnaît en lui des indurations stéatomateuses plus ou moins volumineuses et de diverse consistance , souvent encore avec un engorgement de quelques vaisseaux sanguins. Ces hydropisies cérébrales ne sont quelquefois indiquées par aucune sorte d'infiltration extérieure , mais elles le sont ordinairement par une dilatation considérable de la pupille et une lenteur et plénitude du pouls. Les enfans sont encore très*sujets à l'hydrocéphale qui suc* cède à la céphalalgie , surtout à celle qui est une suite d« l'odontalgie. Il faut aussi prendre en considération que l'eau épanchée dans les ventricules, ou ailleurs dans le crame , peut a£fecter le cerveau par sa quantité et aussi par sa qualité. Nous ferons plus bas nos remarques à ce sujet.

Obs. XIV. Une fille d'un an meurt épileptique. On recon» sut que le cerveau pesait cinq livres et était entouré d'une grande quantité d'eau ; on observa aussi , dans cet organe , quelques pu^fu/e^ pleines de ce liquide. Le ventricule gauche était noirâtre , et contenais une humeur verdâtre. ( Bonet , Licut», m, obs« 4^40

Remarques. Il eûtété intéressant , relativement à l'alté* ration du ventricule gauche , de remarquer si dans ce sujet les convulsions épileptiques avaient été du côté gauche ou du c6té droit du corps, ou même des deux à la fois; s'il y avait eu de la stupeur avec perte de mouvement et de seniibîlité d'un côté , tandis que les mouvemens convulsifs ou la ccMuvulaon tonique aurait existé de l'autre côté du corps ; de sorte qu'on eût pu conclure de toutes ces autopsies, quelque chose d'important sur la nature et le siège de cette épilepsie.

Obs. XV. Une femme âgée de soixante ans, atteinte de leucophlegmatie , devint épileptique ; ses jsiccès étaient fréquens et violens. Il en survint un si fort qu'elle en périt.

La tête ayant été examinée anatomiquement, on reconnut

I,^ SrR IK NATLBf ET LE TRAITEMENT

qu'il y avait une grande quantité d'eau entre la pie-mère et dans les ventricules latéraux , et que , de plus , les plexus choroïdes étaient pleins d'hj-dati^les. ( Trans. phil. , Lient., m, obs. 167.)

Remarques. Nous avons rapporté dans notre ouvrage sur Vhydropisic , plusieurs faits qui tendent à prouver que l'épilepsie peut survenir aux personnes atteintes de quelque hydropisie dans le cerveau , n'y ayant même quelquefois qu'une légère inOltration de sérosité , tandis qu'il y aurait beaucoup d'eau dans la poitrine , dans le bas-ventre on autre partie du corps ; sans doute parce qu'alors la substance mérlullaire du cerveau ou des nerfs est imbibée d'une sérosité qui la comprime et l'irrite. Drélineoun, souvent cité pai Lieutaud , a rapporté plusieurs faits du même genre qui semblent le prouver , ainsi que Poupari { Acad. des Scienc, , I ijoS ) ; mais ce n'est pas seulement par la compression que CCS sérosités aqueuses affectent le cerveau , mais encore par leur acrimonie , comme plusieurs médecins anciens et modernes l'ont cru après Hippocrale {de morbo saero) et VanSwiélen (i) qui s'appuie de son opinion.

On trouvera d'autres remarques sur cette acrimonie des humeurs en divers endroits de cet ouvrage.

Obs. XVI. Une femme sujette depuis deux ans à une hémoptysie et à plusieurs autres maux , meurt d'un accès d'^pilepiie. On reconnut, par l'ouverture du corps, que la substance eorlicale du cerveau était imbibée de sang ; que les vaisseaux sanguins de cet organe étaient variqueux et couveils d'une matière visqueuse et plâtreuse ; que les ventricules étaient pleins d'eau ; que les poumons, contre toute attente , étaient sains et que les intestins avaient des marques d'inflammation ei de suppuration. {Foumier , Lieutaud, m, ^81 (fl). )

Hemarq. On ne doit pas être surpris qu'on ait trouva de l'eau dans les ventricules du cerveau et même entre ses membranes dans des cadavres dont les vaisseaux et les sinus étaient pleins ds sang. J'ai rapporté dans mon ouvrage sur

(■} Apher. deBoerbuTe, Jt viafh. eognatcend. tt nui., tn-;S.

t>E I. liPtLEPSLE. i5

l'apoplezk placeurs faits spinblaliles , recueiltis sur des sujets <jui en «étaient morts ; j'ai mcinie coitsigné quelques heureux exemples concernant l'utilité de la saignée chez des personnes somnolentes, dont le pouls était ti'ès - ftleiii , quoique radtîmateuses des mains et des pieds. Ce qu'il y n dereniarquablc , c'est que les poumons aient été trouvés.taiiM diet ta femme qui fait le sujet de cette obserration , quoiqu'elle fât sujette à l'hémoptysie. N'auroit-on pas été trompé par quelques hémorrhagîes tlasalcs ? C'est très-possible ; cependant nous ne nierons pas que le sang ne puisse provenir des 'poumons par l'expectoration , sans que l'autopsie y décoarre des altérations réelles. Sans doute que dans répilep* liqoe dont il est ici question , révacualion n'a pas été su£BsaniepODr désemplir les vaisseaux sanguins du cerveau doni la plëtbore a pu facilement être réunie à celle des poumons , «B même en dépendre et produire l'épilepsic.

Obs. XVII. Un lionime dans la force de l'âge , se plaignait d'une horrible douleur au sincipul. Il éprouva un accès d'épilepsie et mourut subitement. Son corps ayant été ouvert , on trouva entre le crâne et la dure-mère , une grande quantité clé pus. ( Fernel , Lieutaud, m , obs. &43- )

RemoTéjues. Cet homme est , sans doute , mort d'une céphalite aiguè dont la suppuration a été une prompte suite. Cette suppuration parvenue à un certain degré a causé un si violent accès d'épilepsie que le malade en est moit.

Cette obsei-vation est d'autant plus remarquable qu'elle ritnt de notre grand Fernel. 11 y a long-temps qu'on sait qa'il se forme de vraies suppurations dans le cerveau à U snilé des fièvres plus ou moins prononcées, et par diverses «nsH externes ou internes.

F*mel parle encore ( consil. i ) d'un épileptique dans le erine duquel on trouva une sérosité acrimonieuse , et ce gniMl médecin a souvent reconnu pour cause de diverses tatUtàitil' acrimonie de» humeurs que quelques modernes ne vralentpas encore admettre, malgré l'existence bien prouvée de «*lte altération , qu'elle soit consécutive ou primitive & la lésion des solides,

Oss.Xnii. Un jeune homme de dix-sepi.i»s , carhcciique .

l6 SUR LA NATUBE LT LE TRAITEMENT

dontles facultés intellectuelles étaient si retardées qu'il paraissait hébété , quoique ti'ès-enclin à se mettre en colère , était sujet à des accès épiléptiques qui revenaient plusieurs fois la semaine ; il lui en survint enfin un si violent . qu'il fut privé de tous ses sens pendant cinq jours , après lesquels il mourut.

Le cerveau était couvert' d'une abondante quantité de matière gélatineuse , épaisse ^ blanchâtre , qui adhérait {ortA-ment à la dure*mère. ( Acad. royal, des se. Lieutaud , lib. ,111 , obs. 476* ) ' Rem. On doit considérer qu'en un pareil sujet , la matière gélatineuse et épaisse occupait une place quelconque, dans le crâne et qu'elle comprimait le cerveaa de manière à exciter quelque molestation des fibres de sa substance médullaire surtout , d'où pouvait provenir l'épilepsie 9 si d'ailleurs cette matière muqueuse n'ayait eu en elle-même quelque acrimonie qui eût pu affecter motbidement la substance médullaire et les nerfs qui en émanent^ ou même en les distendant itréguUèrement elle eut pu produire quelque effet morbide:

Obs. XIX. La tête d'un épileptique ayant été ouverte, on vit que les ventricules du cerveau étaient pleins d'une ma- Jiëre visqueuse , ressemblant à de la graisse. ( Borel > Lieu^ taiidy f , obs. 49' •)

Remarq. L'auteur de cette observatioii se borne à dire que la matière visqueuse qui remplissait les ventricules du cerveau ressemblait à de la graisse; mais les apparences .4 là simple vue n'en constatent pas la réalité. J'ai plusieurs (fois .trou;ré des cerveaux contenant une pareille matière , mais (j[juï n'était pas inflammable lorsqu'on la jetait; dans le féu ; elle s'y fondait , comme la graisse le fait , sans prodiûre de la,flamine, etc. ' ..

Cependant cet excès de substance gélatineiise'^ bu, d!«utre nature^ semblable quelquefois à la bile,. suffit \pourcdm{>ri— Tuev ou irriter la substance médullaire du cerveau et.des Xktxfs et produire l'épilepsie., aipsi.liijue .cela pçut. être. admis d'après l'observation précédente;.

0)BS. 4x. Une jeime fille 4e treize ans, dont la mère âgée

E L KPIl.kPSIE.

du quarante était Atteinte d'un vice scrophuleux, avai[ , presque depuis sa uaiijsaDce , les glandes lymphatiques du cou et des aisselles tuméfiées et inégalement dures. Un frèVe ei uuesœur étaient morts en bas âge , dans un état de marasme , l'un avec Uéviotiou de la colonne vertébrale, et l'autre avec une tète mal conformée , petite , dont les os de l'avant-bras étaient plus courts et plus gros , surtout à leurs extrémités articulaires. Tous deuK avaient eu de vrais accëg d'tpilepsic. La jeune fiUt dont nous parlons, ou la tioisième enfant, eu avait déjà éprouvé plusieurs, d'abord légers, màîs qui devenaient plus intenses et se rapprochaient. Son cTiifurgien , Cocquard fils , la conduisit diea moi arec sa mère pour me consulter. Je reconnus l'engorgeinent lymphatique dont je viens de parler, et une vicieuse conformation du crâne, lequel ^lait aplati supérieurement sans paraître plus large'. Je conseillai de faire pratiquer un selon à la nuque et de le remplacer dans vingt-cinq à trente jours, par un cautère au bras, que la jeune personne conserverait. Les pupilles étaient coosidérablement dilatées, quoique sa vue fût peu affaibKe-, Je fus d'avis de la mettre à l'usage des extraits de valériane sauvage , de quinquioa , de l'éthiops minéral et autre» a nti-épilep tiques qui mç parurent indiqués, mènie quelques onctions locales et légères avec la pommade mercuriell* nu les parties tuméfiées par l'engorgement des glandes Conglobées ou lymphatiques, et jusqu'À légère salivation ; ce~ pendant ces moyens n'apportèrent aucune modification aux accès épiltiptiques , quoique cotte jeune fille parût en meilleur étal , relativement à sa croissance qui se fit assez régulière me ni. Les accès se rapprochèrent en devenant de plus B-IDpliU forts i la face paraissait , dans les accès , très-rouge, violette; des sangsues furent quelquefois apposées aux s 1 considérant qu'il pouvait y avoir une ditiposition 1 ^ mensti'uation , cette fille étant alors parvenue à l'âge de YUo^it; ans etparaissantforte; mais ce traitement fut en-' fcrement inutile , la malade mourut , après l'un de ati . d'un assoupissement profond prolongé plus d^ùie journée.

Le corps fur ouvert par M. Cocquard, avec M. Andravi;

l8 SUR LA UaTOHE et le fBAlTEMEST '^M

mon prt'vût d'anatomie. Ils reconnurent extérieurement une tuméfaction des glandes sous— maxillaires , axîllaires , inguinales et mésentériques , coutenant plus ou moins de substance scéaiomaieuse. La peau du visage et du reste du corps était extrême m eut blanche ; le crâne ayant été enlevé , il» reconnurent que les os pariétaux et la partie suçéiieure du corooal étaient aplatis et en quelques endroits iiès-minces , transparens surtout aux fontanelles qui étaient amples et en quelques endroits encore cartilagineuses. Il y avait de l'eau épanchée entre la dure-mère et l'arachnoide. Cette eau était blanchâtre , comme laiteuse , et il y en avait encore beaucoup dans les ventricules, entre les lames du septum lucidum , ainsi que dans les substances du cerveau , du cervelet et de la moelle allongée, elles en étaient infiltrées; les.plexus choroïdes contenaient des hydatides de divers volumes, il y enavait plusieurs delà grosseur d'un pois , ainsi que dans la propre substance des couches optiques qui étaient gonflées et ramollies et inégalement tuniétiées ; les nerfs da même nom étaient aussi un peu altérés; mais les tubercules quadrijumeaux l'étaient encore davantage, surtout le gauche des deux nateset le droit des testes, tous deux paraissant contenir une substance puriforme ; le pont de Varvle avait plus de consistance qu'à l'ordinaire et était extérieurement remarquable par quelques élévations granuleuses dont les unes étaient plus dures que les autres. Le canal vertébral contenait de l'eau , et les substances corticale et médullaire étaient très-moUes. Il y avait dans les poumons, dans le mésentère , et dans d'autres parties du corps internes et externes , plusieurs glandes lymphatiques tuméfiées et coutenant des substances stéatomateuses avec épancheineni d'une sérosité rougeâtie.

Remarq. Cette autopsie est d'autant plus remarquable qu'on voit que l'épilepsie dont cette jeune -lille était atteinte était réunie au vice sléaiomaleux , reconnaissable à la tuméfaction des glandes c.onglobées lymphatiques externes et internes , dans le poumon , dans le mésentère et autres organes. U y avait aussi des indurations et des ramollissemens en diyecses parties de la moelle allongée et du cerveau , qui

L EPILEPSIE, ig

pOavaient être àe la même nature. Nouvelle induction pour croire que trèS'-sonvent les ramnllissemens de la substance cérébrale ont été précédés de leur endurcissement, qui

Kil être chronique sans lîèTre et d'antres fois avec fièvre enie ou obscure. On a remarqué que , clies cette jeune e , les pupilles avaient été dilatées saus afTaiblissement conûdérable de la \Tie -, cette dilatation pouvait provenir de l'altération des couches optiques et des nc'rfs du même nom , sans vouloir toutefoisquecesneifsea proviennent uniquement. Quant è. l'extrême ramollissement de l'éminence nale* gmudie et celui du testes droit , il mérite d'autant plus de considération que M. Flourens croît, d'après ses eipériences sur les animaux vivans, que les tubercules quadrijumeaux sont les organes chargés de la vision , puisque la section de ces parties paralyse les yeux et éteint les mouTemens de la pupille. (Voyez Journ, de. M4d. , oct. 1835. ) Le temps peut - être en apprendra davantage i cet égard.

Obs. XXI. Ou reconnut , chez un enfant luort d'épilepsîe, qu'une portion du coips calleux était très-dure et qu'il y avait des gaz dans la tête , soit dans les ventricules du cerveau , soU entre ses membranes. (Fanion , dans ses remarqnes sur PoccA/oni, p. 2a,)

Remarq. Le corps calleux étant principalement formé de

la substance médullaire qui est très-sensible , Lapeyronie

eût pu citer cette obserration en faveur de son système sur

le siège de l'âme , qu'il croyait résider dans cette partie du

cerveau (1). Mais tant de faits ont été recueillis contre cette

opinion qu'on ne peut l'adopter. 11 n'est même pas mieux

I prouvé que l'altération du corps calleux ait été la vraie cause

^V*(|e l'épilepsie ; aussi Fanion a-t-il fait mention des gaz qui

^Bbnl été reconnus dans la tête de cet épileptique. Mais ne se

^Flont-ils pas formés après la mort surtout si l'ouverture du

^^ crâne avait été faite trop tard (5)?

(■) Aodimie royale desSoicDces, 17^^.

(a) foy, le 5» vol. de nos Mémoires, ait. Pneiiiiiatie , p. 91 PmwhMî» en panUulier, p. 3S9.

pa SUR LÀ RATUHË ET LC tf^ÀITEMENT

. Q» trotiTén ^m les ouvragés de Mcfgiï^Hi <t) , 46f liettiuàd (ft) et autres ftutêtiîs > a^ ^miti ItoâiM-e d'biyèèt^ ra^iopl WLt des ^ekdxarcUti^tks in^ëlH^àà^ Hucèhètét et itia moette nUim^e ytettutcùê datis le ^ëi^f^^ès l$j;>Ué^t$-f ms%i aîlin que 'd'autres obsi^i^i^àtioiis sur àest'ànïdîPsè^sihehè fc «et ofgànè , $ic»t géti^ast , s^t partiels , dés hémîsjphèrèH dés lobes ) ou de quelqu'une des parties mtèrûeë^fl'èst pàtti*^ cttlifèrement prouvé > pal* ées oteervàtions , ^é la sUbistiittÈé rivédwllairê ou blancKë du cerveau , de la moelle allongée , •t même delà moelle épinièil>e est le pitis sôuveïit' rèct>h- Ékie alt^ibëe a{M:^ i'épilep8ie ^ êil^urcie eA ^udqueè 'etoiilit>itâ e^ souteiit ramfollie en d'autté^.

Qis.' IfiXic. Cn épileptique -éprouVè di'^érs aiccès 'dé èfetfé iftidâddie > et ils soïà't si vîbleAs qu'il en meurt. A r-ofnvértùW? dû iooirps on tecoriïiut <|ué lâ plus ■grande partie 'dû c^^ Ti^tti éiaît si dure qu'elle paraissait ^lirrrhènàte. ( Pac^

Remarq, Nous avons déjà dit-que rien n'était plustOfeflM zsàax que de trouver dés kidur«itions da:ns le cérvéat( de ):i^x ^Ui metnrent d'épilèpsre ^ paiticulièremeiit dàiis Ik thôeSlè «dlongëe ; les intumescences des meiiïbreâ!^ k'^c bU^iià 4iidiiration peuvent aussi tompt^irmer et irriter lëi Miistàhce^ du cerveau et produire ainsi l'ëpilepsie. ^On n e pfeuft fl^Uté^ ^è cela n'ait souvent lieu de eette maédère.

Obs. xxiit. Le cardinal Commenéhni i*éâi$tà >à iëMîMè accès d'épilepsie , pendant vingt^^quatre heures. Il ^ccUnd/ba enfin de faiblesse. H fut reconnu , par l'ouvei^ui<e du crâ'nis y 'feite par G^zp^z^euVmédecin^ qu'il y^avafitutie ^j^drocejpf/iafe. ( JWbrg'a^z, E^st. îx , art. 3.v) i

.'Reni. Le cardinal , qui fait le sujet de cette obsisrvatiotif, •meui^t d'^ilepsie comme l'épilepti^fae qui est l'iAjfet de l'observation précédente ; mais avec cette dîtfére»ce que la ma- 'ladie ne parait avoir été causée-y dauK le premier, que pâtr une dureté squirrheuse â^une gntnde ^partie dît ceïveau , au lieu que chez le cardinal Commendoni c'est l'hydro-

'(i) Bpist.^nted. mutt. , n.

1%) IfUt, anal, med, , et aiusi dans 'ton Sfnops, niéd*

Wpbale <}ui l'a produite, aiusî que la mort. H est prouvé, pat les résultats des autopsies , que l'on a i-ecotiDU que le cerveau des épileptiques était tantôt endurci et tantôt ramolli de di- -verses maiiières , et quelquefois ntêine qu'il n'y avait que des finides différens , épanchés en <^livers lieux du cerveau ou du «râoe.

Oie. XXIV. Dans le cadavre d'an bomme de cinquanteciiiq ans , épileptlquu depuis son enfance , on reconnut que la dure-mère était pbis épaisse qu'elle n'est naturellement; dfl plus qu'elle était hérissée de tubercules et très-adhérente àla pîe<nière. (Z./euf. , m, obs. iS,}

Remarçues. Il (l'est pas douteux que le cerveau de l'épileptique dont il est question dans cette observation, ne fut molesté par suite de la compression et de l'irritation que causaient les altérations de la dure-mère aux sulistances du c£rveau et surtout la méduUaire beaucoup plus senfible. Ainsi, de sympatbique au cerveau que l'tpilcpsîe a. poétre d'abord, elle est devenue idiopaihiquefhsalléra,liOBS de la dure-mère ayant enfin molesté le cerveau de manière à troubler ses fonctions. Je ne relève pas ici l'omissioa de lÀeutaud qui ne fait aucune mention de la membrane arachnoïde dont il conuaïssait si bien l'existence , ce qui, au veste , lui est commun avec d'autres anatomistcs qui n'ont presque fait aucune mention des lésions de cette membrane , en parUmt de l'épitepsie et autres maladies , quoiqu'ils la cotmussent et qu'ils en eussent donné une description dans leurs ouvrages d'anatooiie.

Ow. XXV. L'on s'est assuré par l'ouverture de divers tadavres des personnes mortes d'épilepsie , qu'il y avait des «cnoiMoacejio/'cdnia/euiei dans les membranes du cerf eau- ( Hel. cur. natur. Lieulaud , iii , obs. 3a4- )

Remarq. Ces excroissances d'une nature très-diverse , occupant plus ou moins de volume dans la cavité du crâne , coraprimaltint nécessairement le eeryeau d'où l'épilepsie a p«i survenir plus ou moins vite. J'ai reconnu de pareilles excroissances dans des cadavres dont les os du crâne étaient aft«ctés de carie et avec des pustules vénériennes à la peau laDS aucune altération /■e''iii''ç"ai/e dans le cerveau.

aa SUR LÀ NATURE ET L^ TflAITEMflKT

Obs. XXVI. Un hoixune de cinquante ans soui&ait depuis six mois d'une trè^^vive douleur conjdnue à la tête , sous la suture sagittale ; il lui survint un accès d'épilepsie trèsviolent. Cet accès étant passé , d'autres mouvemens con?volsifis eurent lieuà diverses éppques , d'iibord fugaces, ensuite avec délire. 11 survint une horreur pour la boisson de tout liquide et un dé^ir dfi mordre. Cet état dura deux jours et finit par la mort.

La dure-mère ayant été mise à découvert , on vit qu'il y avait en ^Ue sept petits sarcomes placés le long et près du sinus longitudinal , dont le volume était de la grosseur d'un pois ; les ventricules du cerveau étaient pleins d'eau. ( Jow^ nal de méd. Lieutaud^ m , obs, 217.)

Remarq. On a d'autres exemples d'accès épileptiques , avec horreur de l'eau et mê^le avec désir de mordre. (Fojres dans cet ouvrage l'article épilepsie hjrdrophobique). On peut dire aussi à l'égard des tu];)erçules du cerveau y que s'il en çst qui soient réunis à un engorgement qu épanchemen^t ^'efiudans le crâne et dans le cerveau , il en est d'autres qui le sont avec des engorgemens de sang. Il importe de savoir que la surabondance de l'eau dans cet organe ne s'oppose pas toujours à celle du s^g. Plusieurs fois même on a pu ^e convaincre que 1«^ pléthore sanguine a précédé celle de Feau. 11 y a^ apparence que la formation des sept sarcomes observés dans le cerveau avait précédé la collection d'eau.

Ob^, 3^xvii. I^e cadavre d'un épileptique ayant été ouvert y on trouva dans l'un des ventricules une tumeur fongueuses , çarniforme , sans aucune autre lésion dans d'autres parties du corps. ( fihodiuSf Lieutaudy ibid. obs. 209. )

Remarq. (.es tumeurs fopgueiuses produisent des accidens différens selon les organes qu'elles occupent, et selon les parties avec lesquelles elles sont cpntingues ou continues ; il n'est p^ étonnant que lorsqu'elles ont leur siège sur ou dans le cerveau elles en compriment et molestent les si^stahces et les nerfs qui émanent de la n^édullaire , d'où proviennent les mouvemens convulsifs, et les aliénations mentales diverses qju caractérisent Fépilepsie. Il faudrait , pour croire à la possibilité à^ leuç guér^ou; l'ecoxmaitre ces tumeurs ^ pour pou-

9B l'épjlepsie. a3

TOir les d^tcaire par: un bon traitement; mais comment et par q;aels moyens pourrait*on y jMurvenir?

Obs. xxTni. Un homme âgé de quarante^cinq àn^ aVailr de frëquens accès d'épilepsie ; il fut saisi d'une céphalalgie dans une fièyre aiguë , avec douleur violente à la tête , plénitude du pouls et un délire continu : il mourut.

On ouvre son corps et Ton découvre que les membranes arachnoïde et pie-mère étaient considérablement soulevées par des gaz qui s!échappèrent dès qu'on eut fait une trèspetite ouverture à ces membranes ; les ventricules du ceif<veau contenaient aussi beaucoup de gaz ; le droit était trèsamplifié et aminci antérieurement , en même temps que les circonvolutions de la partie de cet hémisphère étaient presque eflhcées ; la substance corticale du cerveau ^t du cerr velet était endurcie ^ la méd^llaire était ramollie considérablement dans la moelle allongée. Les vaisseaux sanguins, jMTtfcres, veines etsipus, contenaient beaucoup de sang. Gou- LAao.

Rem, C'est sans doute à cet engorgement sanguin et aux gas qu'il faut rapporter la céphalite dont cet épileptique est mort. Il y a apparence que le ramollissement de la substance médullaire existait plus ou moins de temps auparavant^ et ^fu'il avait été le r&ultat des accès épileptiques s'il n'en avait été l'une des principales causes , lesquelles malhcureu* aement sont bien obscures à dévoiler.

Obs. XXIX. Un marchand de volaille demeurant dans la petite rue de Nevers, d'une forte constitution et d'un tempérament sanguin, fut atteint d'une apoplexie des plus fortes. Bigal son chirungien ordinaire me fit appeler. Je conseillai , 4*aprè8les signes de la plus grande pléthore sanguine , la sairgnée , et même de la réitérer ; des syni^pismes sur les coudepieds et des vésicatoires aux jambes, si la maladie ne cédait pas aux premiers remèdes, quelques purgatifs et enfin des stomachiques. Je ne vis ce malade qu'une seule fois chez lui , il se rétablit; le chirurgien me l'amena pour me le montrer eji bon état, une quinzaine de jours après; et comme je le jugeai très - pléthorique , je lui conseillai de le saigner de temps en temps 9 de lui faire boire ^ dans la saison , les eaux

ifiisiévfk» de fioarbtume^IcsKbaiiil^ et ^idniMA 3*4Sviieif 1a boisson des vins trop géo^reux^ Lb mdftde }bv&% d^unebonM i^9iB$é feniant -qatlque^ tains; mais ^ Bôk par défaut du fégiiiçii^ soit; par autre cwme^ apré$ ayoir éprouvé pendant qHflqueë jours deslioquets et des vertiges > le chiriit>gien crut devoir. )Ic purger '.fortement deux fois» sans le saigner au*-» paravàiit 4 le lesdemain du seceiid purgatif , ce malade éprouva un véritable accès d'une violente épilepsiè dont il revint encore d'autres accès y n^aisplus légers* La ma* l^die |MLraissait suspendue , lorsqu'un dernier a^chs éCépi*lepHc survint, auquel succéda une attaque d'apoplexie dont le, malade mourut. Son corps fut ouvert par MM. P. Martin et Ri gai} ils reconnurent que la cavité du crâne n'avait pas sa capacité' naturelle , les os de ésl calotte étaient d'une extrême épaisseur^ très-durs , et les sutures avaient plei^^ nement disparu, nïéme extérieurement; il y' avait dans la lame falciforme du sinus longitudinal , plusieurs intume»^ çences saillantes cartilaginiformes. Les vaisseaux sanguins 4es méninges 1 ceux du cerveau , en y comprenant les plexus choroïdes I et d^ la base du crâne , étaient pleins de sang } il y en avait d'épanché dans les grands^ ventricules du c€i>* veau avec* quelques caillots : il y avait aussi de l'eau jaunâtre (l^ns les circonvolutions du cerveau ainsi qu'entre la dure^ inère eti'arachnoïde, etc.

Remarq. On ne peut douter que dans ce malade l'apo-*> plexie n'ait été sismguine et qu'elle n'ait été l'effet de la com** pression du sang sur le cerveau , laquelle aura d'abor4 été assez £>rte et uniforme pour la produire , et que le ma«lade était d'autant mieux disposé à ce malheureux effst que la cavité du crâné était plus rétrécie. J'avais donc eta raison de conseiller la saignée ^ et même de la réitérer de temps en temps. jSans doute que la déplétion des vaisseawi sanguins ayant été opérée , ce malade se trouva d'abord beaucoup mieux ; mais ne l'ayant pas été suffisamment, dans la suite , le cerveau étant moins comprimé qu'auparavant 9 il. l'aura encore été trop, d'où V épilepsiè sera survenue. J'ap«* l^uie cette raison du résultat de mon expérience sur des ani^ ^maux tivans, déjà plusieurs fois citée , qu'on les fait toqiiber

ai apopirane «i Jeor èoMptlfmattt fertèi<i«tit lie cèmatt^' d en ocmviilèioii lotsqfo^ùtL ditiâitaùé cette compression. ^

OBSé ÎLxx. On reconnut par r<)tty6rtare du corps d'un^ épUbpU^pw âçé de ttente^nij àtts , dàtis \t répU f Alciformé de b diure^mère, et le long' du âîna$ longitudmtd , de petits os dont les pointes' tonchaient le cerveau. ( Extr. des Mêm. de F^ead, des Se. Lieutaud, m, obs. 4^. )

Qss. xxàc bis {a). Les mêmes résultats de Pautopsié ont tté recueillis dans un jeune homme qui avait été atteint tépilepêw pendant >dix-*huit mois< On décôUTrit qu'il y avait de. petits os qui fesaient des saillies le long du repU loagitudinal du procès faiciforme ( Lamotte , Lieutaud , m , obs. 6i.)

U n'est pas étonnant cjue ces concrétions souvent osseuses forment autant d'éminences plus ou moins saillantes et pointiies qui stiinulent le cerveau et déterminent ainn l'épi* lepsie*

Obs^ -XXXI. Un jeune homme de vingt-^eux ans était épi-^ leptique depuis plusieurs années ; ayant été ouvert, il fut re-' connu <pi'il y Avait dans là partie latérale droite du cervelet un as long dtnn pouce , attaché par plusieurs corps ligamenteux au prolongement de la dure-^nière. Cet os était placé entre le cerveau et le cervelet (Lieutaud^ part, in, dbs. 60}.

Remarq. On ne peut admettre que cette induration fdt un véritable os y comme Lieutaud le dit ; car très - souvent >ce n'est que par rapport à la dureté de ces corps «u'on s'est ainsi exprimé ; je crois que le mot os n'a été tmis par Lieutaud que pour dire induration dure comnié an os I âan^ croire que cette induration f]jjit véritablement

osseuse.

Obs. xxxik. Un jeune garçon d'environ quatre ans,qui n'avait encore presque aucune trace d'intelligence > prononçant k peine quelques mots mal articulés ^ était sujet à des convulâons avec perte de connaissance y, tombait à terre et avait de l'écume à la bouche ^ quoique la mère de cet enfant eût eu trois autres enfiems et très-heureusement, qui jouissaient d'une me% bonne «anté pour le physique » mais dont deux garçons

a6 SUR LA SATUKE ET tE TRAITEMENT

ccpendaot avaient le moral un peu afFecté, l'un constamment et l'autre en divers teuips de l'année. Quant à la grossesse de la mère de cet enfant pour lequel on loe consulta avec Sabaiier et Lassas , elle avait été plusieurs fois troubléepar des affections morales qui lui étaient survenues et qui l'avaient forcée , pendant la révolution et pendant sa gros-

sesse , à faire de très-longs vnyagi ment avait été laborieux. L'enfant avj au monde, trés-gréle « d'une débilité peu après sa naissance , des pour sa vie. On les attribua a de vraisemblance qu'elles mais pas pour long-temps

l'accouche-

paru , en venant

trème ; il éprouva

invulsions qui firent craindre

méconium avec d'autant plus

t après son évacuation ,

liesse renouvelèrent et de—

t de plus en plus violentes. Des bains , des lavemens ■ éinolliens furent prescrits ainsi que quelques doux laxatib ' buileux, souvent avec de légers anti-spasmodiqucs qui cal-^ Knièrent les convulsions ; mais elles redoublèrent dans le [temps de la dentition , se calmant un peu dans les intervalles Cdes éruptions des dents , et se renouvelant violemment lor^ Egue chacune d'elles tendait à sortir de son alvéole, surtout lorsqu'il ne survenait pas des évacuations alvines comme de la bile. La dentition' de cet enfant fut irrégulière : les deux moyennes incisives supérieures parurent avant les deux moyennes inférieures elles canines supérieures avant ^les inférieures, toujours avec des mouvemens convulsifs. tCes convulsions continuèrent après l'éruption des vingt ; dents , quelquefois avec perte de connaissance et avec écume 1 la boiicbe. Cependant le développement du corps paraissait se faire d'une manière régidière , à l'exccplion de la tète qui éiai: plus petite proportionnellement : elle était plus aplatie en arrière qu'il ne fallait ; le reste de sa circonféjence plus arrondie que dans l'état ordinaire. Le bas-ventre nous parut plus renittent et plus gonflé qu'il n'est naturellement aux enfans du même âge. Les glandes axillairei e< I inguinales étaient tuméGées. Les accidens couvnlsifs , à l'é- j poque de notre consultation , étaient un peu plus rares; U» , ne survenaient que deux ou trois fois par mois avec plus ou moins de violence , quelquefois sans chute ni sputation ; mais

EPlLEPSlE. i'J

l'état d'iinbccjllicé , bien loin de dïniiniier , était de plus en plus intense. L'enlant ne parlait ni pour montrer quelques désirs ni pour se plaindre. Bien convaincus qu'il était dans une déplorable situation , pour ne pas l'abandonner à son triste sort, nous conseilldmes un séton à la nuque, l'usage du sirop anti-scorbutique mercuriel, réuni aux amers à une petite dose ; quelques légères frictions mercurielles sur le corps, des linimens stimulans, desbainstièdes, quelquefois des sangsues au cou ; pour nourriture de la gelée de viande , des panades au bouillon ou au lait ; quelques purées avec des blancs lie poulet , etc. Telle fut notre consultation. On donnait à l'enfant sa nourriture par petites cuillerées, et il l'avalah pins ou moins vite , paraissant Se nourrir suffisamment , mais allant si rarement à la garde-robe , qu'il fallut lui donner quelques petits lavcmens huileux de temps en temps. On lui faisait quelquefois rendre des selles en lui frottant doucement le bas-ventre pendant plus on moins de temps avec de de l'huile d'olive. Les mouvemens convulsifs se ralentirent en violence et en fréquence, ainsi que le monvement naturel des membres. L'enfant vécut plus d'un an dans un tint d'inertie ou A'hébiîlude presque incroyable , sans proicer aucun son , les yeux souvent fermés , quelquefois

iverts, sans paraître fixer aucun objet ; les membres étaient ''tnibles ; la peau presque sans chaleur; le pouls eittrémcment lent , intermittent , petit comme celui d'un vieillard débilité. Cet enfant rendit le dernier soufQe de vie âgé de quatre ans sept mois.

L'ouverture du corps fut faite par M. Marquais , qui reconnut que les os du crâne étaient complètement ossifiés , les sutures étaient presque toutes entièrement effacées à l'intérieur, et même avec réunion des os entr'eux en quelques endroits, tandis qu'à l'extérieur elles étaient apparentes, nomme cela arrive naturellement , mais à un âge , il est mi , plus avancé , comme Hunauld l'a observé {Acad. des Se, 1752)- Les os du crâne avaient généralement pli païsseur et

■mlani

8 dureté qu'ils n'en ont ordinairement à cet

îje ; <a cavité , au lieu d'être ovalaire comme elle l'est , éuit à -peu -près arrondie naturellement, elle était aussi

a8 SUR L* nAïURE Et le thaitement

étendue de droite à gaiiclie que de deTant en arrière. Les apophyses pierreuses des temporaux étaient aussi plus développais et plus cginpactes ; les membranes du cerveau plus épaisses ayant leur couleur naturelle i la substance niéduLUiie de cet organe était un peu plus blanche qu'elle n'est clicz les enfaus du même âge ; sa densité était très-remarquable , surtout dans la moelle allongée , et dans le pont de varole particulièrement , quoique le reste du cerveau fût très-mou. Il y avait entre les membranes du cerveau et dans les ventricules de cet organe, dont le droit était plus ample que le gauche, une grande quantité d'eau gluante, contenant quelques parties floconneuses , blanchâtres. Le canal vertébral coulenait une eau pareille dont la moelle ^pinière était iuibibée, au milieu de laquelle on distinguait un canal plein d'une eau pareille , surtout à sa partie supérieui'e où il communique avec le quatrième ventricule du cerveau.

Remarq. Il n'y a aucun doute que cet enfant ne fût atteint d'un vice scropbuleux , le cerveau contenant des aub-r stances plus dures ou plus molles que dans l'état naturel , et diverses glandes lymphatiques étant aussi engorgées par des substances stéatomateuses. A cela nous ajouterons que le crâne était mal conformé , rétréci, et que la substance de plusieurs de ses os était viciée. Il n'y avait donc pour vrai remède de cette espèce d'idiotisme , de convulsions et avec affection épileptique , que celui qui pouvait détruire le vice scrophuleux dont la nature pouvait Être diverse, et par conséquent dont le remède curatif était difficile à tiouver , si c'était même possible, Peut-ctie que si les légers mercuriaux réunis aus amers , qui ont produit de si heureux effets . avaient été d'abord présents à une bonne nourrice de l'enfant, ils eussent diminué les effets de la cause morbide ; mais à l'âge de quatre ans que l'enfant avait, lorsque Sabalier, Lasstis et moi avons él^é appelés, la maladie, avec juste raison, a du nous paraître incurable et de courte durée : ce qui ^ été ponfifnxé par l'événement.

Obs. ZXM4I. Un homme fait une diute de cheval ; U refait une forte contusion sur la tempe gauche, et éprouve

0£ ^.'ÉPILBSIE. : ^

un pi(0fond âttoapteement ifui diminœ et finit na^vie i^è^ fiaskun taijpiéai. Oqiidndaiit dèi oontulsions dans, les a^nr*. des veleveiirs de U paupière du même côté ' starvknnènt », etUeiitAt It «Aftlade prouve de légers accès d'«pilepsie. Ota kîidgûe «hcère <aù pied, et 6n lut met eiisahe des séag|ue» aitt. tetà)pes'$ des Y^sieàtoii^ss sont appliqués à la inique^ au bras '^ etc. Le^' remèdes internes les mieux appropriéii sont prfsscrits ; mais les .àcois d'épllepsie deviennent pliw violens et plus fréquens ; le malade perd entièreniènt la nîi^* au>irè ; un accès ùltérieu|r qui survient précède l'assoupis- •emèat k plus profond , et l'homme meurt. A l'ôuvertûrf» dH corps , on reconnàtt qu'il existe une fracàure dans le crâae avec quelques esquilles dans la cavité interne du pa«» riétal gauche , près de sa réunion avep la portion ^écaiU» kose du temporal. Les vaisseaux du cerveau éàuent plei«9 de sang ^ et il y avait beaucoup d,'eau limpide' dans les ventricules du cérvesai ; ses substances etaientgéfl^rd^r&ent ramollies. ( Marchand. ) ^

ÙM, xxxiv. On a i^econnu par Texamen du crâne de phi^ sieairs épSeptiques que sa cavité était plus griçinde que dàsib fiftat naturel, quoique ses os (tissent très-épais et^ tèUem^m réunis, que le crâne ne paraissait formé que dW sëUl on 4a deux, trois ou quatre oë. Dans quelques-uns de ces é^î* iqpt^nes on a tarouvé îme grande quantité ^e^u.- {LeÀic,^ Lieutaud, iv, 40

Rém. On voit fréqœnmient des crânes très-amples avec des ossifications incomplètes -, sains sutures , ou dont les os •sont restés cartilagmeux en divers endroits , aux ïootaf oelles particulièrement , avec plus ou moins d^eam datte le «dbiefHft dans le cerveau; rarement le crâne est- il al^ «smplètenient "èssifié; mais qu'il soit trop umjâe , si le cerneau'cst -conoprimé par de l'eau ou autrement , les convul- -iions et répifepsie peuvent survenir ainsi que s'il était seu<^ 4ement trop rétréci relativement ai^ volume du cerv-eau , Y4-^ pâepsîe pouvant alors provenir par cette seule cause , sans même épanchement d'eau , ni de sang, dans le crâne oi| dans le eerveau.

. ^>BS. xiàn. Un homme , atteint , depuis cinq mois , .d'un

^M spt

3o SUR L* BATtlBE ET tE TRAITEMENT ^^

goutte vague scorbutique , «prouve alternativement des. spasmes horribles et du relâche me ntdans les membres ; la phréuésie et des accès apoplectiques; les forces s'épuisent et il meurt. — Les ventricules du cerveau contenaient beaucoup d'eau limpide , tellement qu'ils en étaient plus amples et que leurs parois paraissaient distendues par cette eau ; le canal spinal en était plein , les poumons étaient altérés , et il y avait beaucoup de sérosité épanchée dans la poitrine. ( Bonet , LieuC, iv , obs. 180, )

Rem. Sans doute que les accès apoplectiques n'ont çu heu qu'après la cessation des spasmes et du déhre ; sans cela ils eussent été épileptiques. 11 est vrai qu'on a reconnu, par l'ouverture de ce corps, les mêmes altérations qu'on trouvedansle cerveau après l'apoplexie comme après l'épilepsie ; mais les causes matérielles qui peuvent produire la différence des deux maladies peuvent aussi être si subtiles qu'elles peuvent échapper aux yeus les plus claîrvoyans de l'observateur.

Obs. XXXVI. M. Fayel, aac'ien chirurgien de Bicètre , m'a assuré avoir reconnu, dans le crâne de plusieurs épileptiques, des exostoses plus ou moins saillantes avec des inégalités on. aspérités plus ou moins consi dé râbles > Cependant ce chirurTgien avait plusieurs fois vu de pareilles exosloses dans les mêmes endroits du crâne , et très-grosses dans des sujets qui n'avaient éprouvé aucun accès d'épîlepsie, pas même des affections convulsives ou somnolentes.

Rentarq, C'est ce que l'on sait généralement, tandis que d'autres fois des extoses pedles, mais inégales, hérissées d'aspérités avec lésion de la dure-mère et de la partie dn cer^ veau sous-jacente , ont causé des t'pilepsies violentes. Le vice vénérien a aussi quelquefois produit des cxnstoses dans le canal vertébral et par suite l'épilepsie. .Te ne doute pas que ces exostoses ne puissent aussi être formées par les vices scorbutique, psorique, herpétique, morbillcux , va— rîolique, etc. , desquels peuvent survenir des altérations funestes de l'encéphale ou des ner& et enfin l'épilepsie, qui peut en être le résultat.

Obs. XXXVII. Un officier qui était près d'une place assiégée, spit par le bruit.de l'artillerie, soit par la peur qu'il éprouva,

BE L'iPILEPStE. 3l

firt atteint S'me douleur sourde de la /Aeavee des tinte mens d'oreilles qai durèrent pendant près de six mois , à la suite desquels il eut des accès à'épilepsie. Ces accès se renouvelètent et devinrent de plus en plus violens , enfin il mourut. — On se convainquit, par l'onverlure du corps , que la duremère était affectée de gangrène dans une très-grande étendue et qu'il y avait une owyîca/iiîn dans le cerveau, d'un assez grand volume et ressemblant à la pierre étoilée , sans fracture du crâne , ni aucune cicatrice. ( Coll. Acad. )

Remarq. L'épilepsie dont il s'agit dans cette observation ■ certainement pu être la suite de la peur que tet officier «prouva pendant le siège de la place ; quant à la surdité qui est survenue après les bruits extrêmes de l'artillerie , elle n'a rien d'étonnant, un très-grand nombre de personnes étant devenues sourdes, sans devenir épdeptiques, après de grands bruits . quoique dans cette circonstance la surdité peut être nu effet de l'altération observée dans le cerveau.

Obs, xxxviii."D.... âgée de vingt-un ans, épileptique à trois ans, bien réglée à quatorze ans. Attiiquessansprodrâmes, trèsfréqiicntcs, presque tous les jours. Vertiges plus fréquensen- Eore ; état de démence ou d'imbécillité , manque dercnseignemensà cet égard ; ses réponses sont très- difficiles etsouventiiitotelligibles ; attaques suivies de la paralysie du côté gauche ; elles sont devenues très-fréquentes cinq k six jours avant la. mort, arrivée lorsqu'elle était exposée à de violentes con- Tolsions épileptiques. Autopsiele 5 février i8a5. Embonpoint ordinaire , front incliné en arrière , étroit ; crâne très-petil, ^pais , injecté ; méninges injectées , très-rouges à la face externe des lobes antérieurs, principalement à droite; bandelette blanchâtre divisant la substance grise injectée ,- (obslance blanche injectée , d'une consistance ordinaire (i). h Remarq. On peut observer que la malade qui fait le sujet de cette observation avait des attaques d'épilepsie , suivies

e paralysie du c6ié gauche et que les méninges étaient infectas prindpalcment à droite, ce qui pourrait faire croire

(l) Da PEpihpiie contidérèt dam «m rapports atvc l'atUaation inental». Bscherches lur ta ûfature et le Siège de cei deux maladie» , me*

^2 SUR LA NATVl^V Wt 1)E TRAITEMENT

que U cervq^u ét«U plus affecta de oa eôté^ede. l'atiti^^ fgiie 1q9 p9ir^y$iflsftéqiieot«9 quella maUde éproayait da c6«é |;9M<^ p9<QY«iiAi«Rt4u afkté droit par causé de Tenbeçroi^ ^li^^^ïidfp nevCs^dantla moelle allongée. Vraisemblable^ meut.QCtp^ud^VLt -que cette comptesBipn des méninges sitr rb^paispbère droit i^'^tait pa^ ocm^tonte puisque les pstralynes )fi'^^At;p^ duirables'mais fréquentes , taràutreiÀént, Toiië d'elifes eât.été pero^ianente. La bandelette Uanchfttre- divi* sant la substance grise qu'on a remarquée dans ce sujet poqime dcinsdVutres, mérite d'autant plus d'attention qutcUe f ét4 paiement observée par les juiatonfûstes qui nous ont préfv£dé| et que le reste de la substance cendrée était plus qu mpins fortement injectée.

Ors. xx:^(x. « N... , âgée de vingt-cinq ans y parait épikp* .tique. Menstruation abondante et régulière à douée ans.Ëp^ lepsie à la^éme époque causée par la ^rf^eur. Attaques très^ fréquentes i é(at ^ mal composé de trente à quarante atta-r que^* Celle^^l soot suivies d'aliénation mentale-. IKéritsble ma^iie 4^ractérisée par le délire, remportemént', lesaàeaife^ «ei » etc. ;P)Oins les intervalles , les facultés sont toujcnirs^frès^» JO^diocres ; morte immédiatement après une attaqùç ^ i le i^^ mars iSaS. Autopsie. Méninge épaisse et rouge > prindirpaiement è la- partie supérieuire du cerveau. Quelqiiesf cir^ icon^çlutions atrophiées à la partie supérieure des' lobes frôn^ taux , près;de la grande fisnte ; substance grise très-injectéfiç substance blaache trè»*dure , très-^résistante , criant sous le fauchant du scalpel, injectée ;- un- peu dé sérosité dans les ventricules latéraux. Substance grise des corps striés, et des irouches optiques très-injectées. Substance blanche des comei d'Anunon trèsi^ésistante , et la grise très-injéctée. Consistance molle du cervelet ; estomac très-dilaté ; plaques disséminées légèrement rouges ; moelle d'un, petit volume , d'une consistance trèsHnarquée. » (MM. Boucbet et Caeauvieilh, deFE^ pilepsie ff te > Oh$. %iu 9 f' i']')

Remurq, Cette observation est remarquable en ce que les

■ioirequiar«mpoi4i It prix au Gonoours éiaibli par Itfl Esquiroly par MM. Bottohct et CazaurieîUi. -Paris i8aS. iii-8^ obt^ ynij pag. i3«' »

6e i.'ÉHLf;psiE. 33

iMÉtTttions les plus diverses ont 6t€ reconnues dans le cm-ïeau , telles que l'aliophii; de quclqnes eirconvolulions de la pai'ijti supérieure des lobes frontaux de cet organe , la aubstancc grise très-injectée, ou enétatd'ianainmation, enmême temps que la substance blanche des comes d'Animon , était très - résistante , et la grise injectée. La cause de toutes ces indurations dans quelques parties du cerveau et du ramoUï^- «.tncnt dans le cervelet sera peut-être mieux connue un jour , ainsi que les effets morbides qui en sont la suite ; mais , en attendant , imitons le silence des auleui's de l'observation sur les causes de ces altérations.

Ohs. XL. Une jeune fille , âgée de dix ans , qui avait reçu nn coup àla partie antérieure, supérieure et un peu à drottii Ae la tète, éprouva, une vingtaine de jours après, une vive douleur dans la région temporale droite. Il y avait dans le bras gauche des mouvemens convulsifs , d'abord légers , tasuiui très-violens. La malade avait de la gène dans la prononciation et dans la déglutition-, sa voix devint si faible' qu'on ne l'entendait presque plus ; elle éprouva trois violens accès il'épilepsie en deux jouis , et le dernier fut si violent qu'elle tomba dans tm assoupissement profond. Une saignée du jried et une autre du bras furent pratiquées ; des vésicatoires aux jambes furent établis , et d'autres remèdes prescrits intérieuremenl, tels que les divers anti-spasinodiques , la digitale, la valériane particulièrement, sous diverses formes. Ces remèdes parurent avoir produit un bon effet par la diminuitOD de l'assoupi sschienl , le pouls étant moins dur, moins fréquent et avec plus de développement. La malade avait aussi recouvré la parole et un peu de connaissance lorsque les tonvulsions du bras redoublèrent, et elles se manifestèrent i rexlrémité inférieure du même càtédu coup qu'elle avait reçu à la tête. Les convulsions furent suivies d'tin nouvel issoupissement et plus profond encore , ainsi que d'une salivation copieuse. Cette enfant moiuut. On n'avait pas osé faire l'opération du trépan , qui avait été proposée par un des consultans.

A l'ouverture du corps , faite par MM- Fabas el Andravî , I reconnut que les vaisseaux du cerveau élaienf gfoéra-

lement gorgés de sang, en y comprenant les sinus et les plexus dioroïdes qui en contenaient beaucoup , de très^noir et ép&il ; il n'y en avait point d'épanché dans les ventricules , ni dans le crâne > et l'on n'observa pas qu'il y eût une plus forte çotngestioU de ce liquide du côté droit que du côté gauche de. la $^. On ne put découvrir aucune fracture ni fêlure danis les os du crâne*

Obs. xli (i). k Un personnage d'une grande distinction, âgé ^'ci^^ii'^^n quarante-cinq ans , éprouvait vers la partie supérieure de la tête , des douleurs profonde^ et continuelles qui le faisaient beaucoup souffrir , le portaient à la tristesse et à la mélancolie. Il était sujet à des attaques d'épilepsie ; les accès étaient tantôt rapprochés et tantôt éloignés. Il y av^t quelques années que les idées avaient éprouvé du dé^ rangement ; mais ce trouble était dissipé , et le malade avait repris toute la plénitude des facultés intellectuelles , lor»-qu'il fut atteint de nouveau d'un délire violent , qui dura vingt-cinq à trente jours. Après ce terme , le calme se rétabUt , nuis il mourut six mois après. II avait conservé dans cet intervalle les mêmes douleurs de tête* et sa tristesse ; les ac«ès d'épilepsie étaient devenus plus fréquens. MM. Par» toi ^ Ckaassier y Boyer^ Laennec , et plusieurs autres mé^ decin^ livaient été consultés : j'étais de ce nombre. M. Yvan , qui soignait particulièrement le malade et qui a recueilli tout ce qui a rapport à k maladie , publiera sans doute cette observation.. D'après son invitation , l'ouverture du corps fut faute , tant dans l'intérêt de la famille que dans l'intérêt de la science. Voici les principales choses qui ont été obser-

vées.

♦ Les parois du crâne, dans leur moitié antérieure, étaient minces , transparentes , dépourvues de diploë , et se présentaient sotifi l'aspect d'une seule lame compacte. Ces parois , dans leur moitié postérieure , étaient très-abondantes; les traces des sutures des os du crâne s'apercevaient à peine ,

(i) Cette observation est extraite d'iin mémoire sur la phlébite, publié par ndtr«-<&>nfrère M.Ribe*, et imprimé duis la Retw médicale et Jourh. éô cUmq. ( juillet i8a5 }.

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