‹ Observations sur la nature et le traitement de l'épilepsieChapitre 8 sur 37 · I. LPlLEPSie · texte numérisé non relu

I. LPlLEPSie

4 wrveuj: m^O)^ disi*aru dans ui> gimiJ iioitiljvc^ ilc points sur l'os frontal : 1^ goutliéie longitudinale était à peine inai'- «mét: ; dauK le lostc ilu son «tendue , «a arrièie , elle avait une profondeur ((«(«-vcuiaiquablc et une largf ur de doute ligoe^. Vçrs le cinquièjiie postériçuv de la. face interne de l'os parîéul, on vpyait uup gouttière profonde d'environ dixhuit ligiien de longueur et de ciuq de largeur, qui prenait naissapce de la partie gauclic de la gouttière longitudinale , cl de li descendait en arrière et en dehors. Celte gouttière servaità loger nne grosse veine variqueuse. Du reste , toute la fi^ce interne du crâne était remplie d*aspérités.

" Le sinus longitudinal supérieur de la dure-mÈre avait ses parois très-épaisses , et contenait dans son tiers antérieur un rorps tibreux, long de deux pouces, aplati, bien organisé, qui se perdait supérieurement dans le sang que contenait la cavité du sinus, et se terminait antérieurement par une et.tréiMité allqugée ; sa consistance ^tait très-grande ; elle s rési«t« aux tractions qu'on a exercées avec les pini;es i dis- »ectiou.-p£Ue substance était appliquée asse£ étroitement sur les parois du sinus. Il est évident que la circulation du sang avait cegs4 aussi depuis un certain teinpsdans cette partie du

BOIU.

' H. Dans ses deujt (iers postérieurs, le sinus longitudinal

nipérieur était très-dilaté, avait environ an pouce de lar-

^eat , et était rempU d'un sang noir coagulé , qui paraissait

■l'avoir perdu sa Huidilé que depuis la morti mais le caJlot

était grumeleux : la dureté de ces grumeaux , qui étaient

irês-nombreux , faisait croire qu'ils étaient déjà formés du

vivant du sujet. Toute la masse de ce sang était enveloppée

'iiue eoucbe meiubrauitorme. Les paroisdu. sinus qui avaient

Igoicuté d'épaisseur', étaient rouges « et présentaient les

iccs d'ime inflammation profoude. Ce sinus ét^it en outre

dans toute son étendue par pue membrane accident

telle , effet certain de l'inflammation de ce vaisseau.

Le côté gaucbe du même sinus donnait naissance à une Ijrosse veine variqueuse, de la longueur d'environ dix-Iiuit lignes , et d'uije largeur' de quaU-e ou cinq. Elle se dirigeait «Barrière, en debors et en bas; elle était logée dans la goul-

36^, suB tA ^ATuilï: et le traitement ^^

tière qui existait sur la face interne de l'os pariétal gauche. Cette veine renfennait un caillot formé d'un sanggriuneleux, de la même nature quo telui qui s'était trouvé dans le sinus longitudinal, et avec lequel il se continuait.

« Le sinus longitudinal supérieur s'ouvrait en arrière , uniquement dans le sinus latéral droit , qui se trouvait libre, et qui a dû être la seule voie par laquelle le passage du sang en circulation dans la dure-mère ait pu avoir lieu vers le dernier temps de la vie. Ce sinus était rempli d'un sang.moins grumeleux , mais du reste semblable à celui que nous avons trouvé dans la paitic évasée du sinus longitudinal supérieur.

u Le sinus latéral gauclie , plus étroit que celui du côté ^oit et dépourvu de sang , venfermait , comme le tiers antérieur du sinus longitudinal supérieur, une substance fibreuse également organisée , et présentait les mêmes disposiàons ; ce qui a donné beu de croire que la circulation a dû être aussi interceptée dans cette cavité , non-seulcmcnt dans les derniers temps de la vie du malade , mais même bien Rvant l'époque de sa mort.

■■ Les membranes du cerveau , surtout la pie-mère, offraient des marques très-prononcées d'inflammation : il y avait beaucoup de sérosité entre la dure-mère et l'arachnoïde et dans les ventricules latéraus.

" L'hémisphère gauche du cerveau avait sa consistance ordinaire ; le droit , un peu ramolh , était de couleur jaunâtre, r^a masse de cet organe , coupée par tranches , a laissé échapper de la surface divisée une grande quantité de sang qui sortait comme à travers un crible,

" Le centre de l'hémisphère droit a présenté un tubercule ovoïde , du volume d'un petit œuf de pigeon , qui fesait une légère sailbe dans le ventricule latéral correspondant. Ce corps , qui s'est détaché avec facihté , était entouré d'une substance médullaire pulpeuse , de couleur jaunâtre , ayant subi un certain degré de décomposition. Ce tubercule, coupé dans sa longueur, a présenté plusieurs nuances dans sa couleur qui était jaune. La consistance étaitd'autant plus grande, que l'on approchait davantage du cenUe de ce corps où l'on

a trouvé une vésicule longue de huit lignes j large de deux , et dont les pavois étaient tvès-denses. Cette vésicule renfermait une fauDieur visqueuse de la couleur et de la copsistauce de la bile : ce tubercule , de nature évidemment cancéreuse, a été sans doute la cause de tous les désordiçs qu'a épiouvëjs l'organe ençépbaliq(ie. "

Hemarq. J'ai traité pendant long-temps le père de l'épilepjti^ue qui fait le sujet de cette pbservation , rédigée pai H. Ribes : il portait une exostose au sternum , qui fut plusieurs années indolente , mais qui dans la suite devint douloureuse et assez fréquemment. La difficulté de respirer é^it quelquefois très-grande. Je soupçonnai que cette exostose était vépérienne et j'avais plusieurs fois proposé un tiaitement inercuciel auquel le malade ne voulut point se soumettre. Il pattit p.our les pays étrangers où il est mort quelques années après, ayant éprouvé des douleurs à la poiti*iue plus vives , et une violente orthopnée. Je ne trois pas que l'ouverture de SOQ corps ait été faite.

Ses enfans m'avaient paru atteints d'un vice scrophuleux , et celui qui fait le sujet de l'observation précédente n'en était pas exempt. Plus avancé en âge , il éprouva des accès soporcux, avec des convulsions. Ou disait dans le mQsde, qu'il était sujet à des attaques d'apoplexie; mais comme dans ses attaques il. éprouvait de fortes convulsions avec perte de connaissance et quelquefois un peu de salivation , je les ai toujoui'S considérées comme de vrais a^cès d'epilepsie.

Je ne voyais plus ce malade depuis long-temps, lorsque je fus appelé en consultation avec MM. Chaussier, Boyer, Rilies, Laennec, Ffû/t et autres médecins de Paris tr^s-connus.

Considérant l'extrême irritation ou plutçt l'inilaiiimation qui régnât alors cliez lemalade , le délire , la fièvre intense avec une forte plétliore sanguine qui paraissait dominer, surtout dans latête, mqn avis fut de faire pratiquer la saignée du pied , et ensuite l'application des sangsues au cou, si.la plétliore paraissait encore continuer, pour, après que le cajr^e serait rétabli, prescrirçles remèdes qui paraîtraient indiqués afin de prévenir le retour des accès.

J'ai îjjnoré ce qui a été fait à çtl égard; mais j'a^

38 srn i.a naTcbe et le tmiiEMfNT

(ippris tjue les ncch nOn-seulemcnt s'éiaieni lapprock^s, mais qu'ils avaient ét^ de plm en plus violens , et enfin cjMe le malade avait fini par y succomber. Et comittetlt edt-il pu résister à uue maladie si intense avec la Ai»-: organisation que uotre Labile anatomiste M. Ribes a reconnue dans le cerveau : un vice de conformation et de structure dans les oS du crdae , principalement des sinus, dont les uns étaient en partie rétrécis et comme annihilés , étant oblitéri^s , ou contenant des concrétions me nibranif ormes nombreuses ; et d'autres , au contraire , ûtant devenus plus amples , ainsi que des veines qui communiquaient avec eux. Ces sinus et veines avaient sans doute été désorganisés par une inflammation ohsctxre ou latente.

On voit, en outre, dans l'obsei-vation de M. Ribes , que l'hémisphère gauche du cerveau avait sa consistance ordinaire et que le droit était un peu ramolli et de couleur jaunâtre , tandis que la niasse de cet orgaue , coupée par tranches , a laissé échapper de sa surface divisée , une grande quantité de sang qui sortait comme à travers un crible. M. Ribes dit , de plus , que l'hémisphère droit a présente un tubercule ovoïde du volume d'un ceuf de pigeon , qui formait une légère saillie dans le ventricule latéral gauche ; il décrit ce tubercule avec son exactitude et sa précision ordinaires , et il en conclut qu'il était , dans son centre , de nature cancéreuse, auquel par conséquent on pouvait rapporter les douleurs affreuses dont le malade s'était plaint. Tout prouve qu'il y a'raît dans le cerveau la plus giande gêne dans la circulation du sang avec distension et irritation des substances cérébrales et des nerfs, ainsi qu'avec érosion et décomposition de celle qui formait ou entourait le tubercule évidemment cancéreux. Nul doute que chez un pareil sujet la circulation du sang étant troublée et mf me intervertie en quelques endroits , celles des fluides électrique , gazeux , lymphatique ne le fussent encore , et de là l'épilepsie n'a pu manquer de survenir, comnicle croyait l'ingénieux ffrilts(t).

Il) Voyeici-aprts.i l'article iiefe(&ft7>if«p»'e,ropinïon de cegrnnil médecin SUT la cause île l'accès Jplleptiqi»'.

trÈS'

KL' tit

DE l'^PILEPSIE. 39

Quant à la foriuation des tubercules dans le cerveau avec ou sans kyste , plus ou moins gros ou petits , contenaat des substances ramollies ou dures, de couleur et de nature diverses, inHamniatoires ou non, celui dont parle M. Rilies, mérite sans doute la plus grande attention surtout dans un cas d'épi le psie.

il y a long-teuijw que nous avons sij;nalé ces tubercules non-seulcinent dans le cerveau, mais dans l'epiploon , les jiouiDons, le foie, le mésentère et autres parties du corps. Nous avons donné une idée de leurs diverses dégénérescences et de leurs causes, autant que cela se pouvait , provenant presque toujours d'un vice qui dominait chez les individus , ou de plusieurs vices réunis. Nos disciples nous l'ont entendu dire ; et sans doute qu'ils ont jugé que ces tubercules ppnraient être la source de beaucoup de maux , puisqu'ils en ont parlé avec le plus grand détail , soit dans des ouvrages particuliers, soit en traitant d'autres matières. Je dirai aussi que M. Ribes me pavait très-iondé à croire que le malade dont il a fait l'ouverture du corps , ayant les sinus rétrécis et rouges , contenant des membranutes , ainsi que du sang très-concret, avait éprouvé une véritable in flajiima lion dans parties , mais latente pour le médecin : nul doute cpie ne soit ainsi , non-seulement à l'égard de l'épileplique

lat parle M. Ribes, mais aussi dans d'autres mr^riK^fr^j , oit il a très — bien prouvé que les vaisseaux artériels et veineux, ainsi que les sinus, étaient quelquefois le siège de l'inflammation. Ce fait est démontré par un grand nombre d'autres autopsies consignées dans les auteurs sans qu'ils en aient cependaut tiré une conséquence aussi utile; et ce qui se passe dans le cerveau n'a-t-il pas également Ueu eu d'autres organes ? Nousn'en avons jamaisdouté, et M. Ribes le confirme par ses nouvelles observations,

Obs. xi.ii- Une femme qui avait deux tumeurs vénériennes à la partie supérieure du front , l'une du côté droit et l'autre du côté gauche, de la nature de celles qu'on appelle g'ommcs, /ullraitéepar leraercurejusqu'àsalivalion. La tumeur du cÂté dispa^utseulc ; mais il se manifesta uuesaillie a vecpuliatton dans le lieu qu'elle avait occupé. Il était certain que

4o Srn I.A WTURE El LE TAAIT

rctlc malade avait été atlciiite d'épilepsie avant ({u' on cnt employé le mercure pour sa guérison ; elle en éprouva encore un accès au niilieu de son traitement , et ensuite quelques ronvulsions qui finirent par un long et profond assoupissement, enfin par la mott.

Le crâne et le cerveau ayant été examinés , on reconnut que les tumeurs dont on vient de parler n'étaient recouvertes que par une membrane très-mince et si flasque , qu'étant froissée entre les doigts elle se déchirait. Cette membrane tenait lieu en cet endroit des deux méninges (sans doute intimement réunies). Au-dessous d'elle, la substance corticale du cerveau était durcie et comme hépatiséc ; tandis que le reste de l'hémisphère gauche était beaucoup plus mou que dans l'état normal , A l'exception de sa partie postérieure. Il y avait dans cet hémisphère une cavité qui pouvait contenir un petit gland de chêne ; elle était circonscrite par des parois livides, très-molles, formées par la substance médullaire. Cette cavité ayant été ouverte k son sommet , il s'en écoula d'abord une humeur noirâtre , ensuite une liqueur séreuse par sanatureetpar sa couleur dans laijuellc flottait quelques concrétions filamenteuses sans aucune mauvaise odeur. Elle était placée au-dessus de la partie antérieure du ventricule latéral gauche sans aucune communication avec lui : telles étaient les altérations que l'on découvrit dans l'hamisphère gauche. Quant au côté droit, il n'y avait rien de remarquable dans le cerveau ; mais pour ce qui concerne le crâne, la tumeur drojte , qui ne s'était pas dissipée nonobstant le trai— tement employé , n'était pas encore parvenue à détruire In face interne deVoa (Morgagni, epist. ix , art. a5).

Hemarq. J'aurais pu coinprendie cette observation parmi celles des épilepsies provenant des altérations des os du crâne, le cerveau pouvant en être affecté par suite de sa compression ou de l'irritation qu'il aurait éprouvé ; mais en considérant que les tumeurs du crâne étaient vénériennes et que le cerveau était aussi profondément altéré , et de plus qu'il y avait un grand ramollissement dans le cerveau même, altération qu'on reconnaît souvent chez les épileptiques-, c'est d'après toutes ces raisons que j'ai placé cette observation

ni: l'épilepsie. {l

' pannî celles des épilepxics idiopathiques , «u celles dont la cause a pu exister immédiatement et primitivement dans le cervean. Cela est du moins probable , quoiqu'on ne puisse se dissimuler que très-souvent le vice vénérien afTecte les os ptimitivemcat aux parties molles ; mais dans presque tous MS cas, c'est au mercure ou à ses diverses préparations qu'il faut tnétbodiquement avoir recours.

Nous avons vu au Jardin du Roi , dans un cadavre qui a servi à DOS démonstrations, un os coronal présentant uni: large et trèfr-saillanteexostose, avec carie et ouverture dousla partie supérieure des sbus frontaux. liy avait en outic plusieurs trous dans cette exostose , dans l'intérieur du crâne, avec éroaon des méninges sous-jacenles qui correspondaient à l'iiéiiûspbère droit et anjtérieur du cerveau avec ulcération de aa substance et une telle excavation qu'elle eût pu contenir un œuf de pigeon. Elle était pleine d'une bmneur mucila— gîneuse grisâtre, inodore, dont une partie était épancbée sur la lame criblée horizontale droite de l'etbmoïde : nous ignorous si le sujet de cette observation avait eu des accès d'épilepsie. Il y avait des pustules dans presque toute l'étendue de la peau qui indiquaient le vice vénérien.

Résultais des ObservatioTis qui précédait.

Le cer\'eau a quelquefois plus de volume, chez les épilept^qoes, qu'il ne doit avoir pour être contenu convenablement dans le crâne , quoique sa substance ne soit pas altérée et que la cavité crânienne ne soit point rétrécie, ui viciée dans sa configuration , tantôt par excès de sang ( voy, obs. viii], tantôt par une surabondance d'eau (obs. xiv , xx,xxiu.)

D'autres fois le cerveau est considérablement diminué de volume généralement ou partiellement ; endurci également ou inégalement, dans sa totalité ou seulement dans quelques-unes de ses parties. ( f^oj^- obs. m , vi , vin , xii ,

On a trouvé les substances du cerveau ramollie.* [voj-. nhï. \x , xxviu } -, quelquefois avec des gaz divers ( obs. xxi.

là

^2 SUR LA NATURE ET tE TRAITEMENT

xxviu ] , infiltration séreuse ) d'autres fois ressemblant à de la graisse , ou à une substance lartîacée (obs. xix ] .

Les vaisseaux sanguins du cer?eau ont été trouvés plus ou moins gorgés de sang (obs. iv , :ii, xl), quelquefois rompus et avec un épancbetnent plus ou moins considérable de ce liquide concrète, entre le cerveau et ses membranes, dans ses ventricules , dans sa substance même , ou dans celle du cervelet , de la moelle allongée ou épinière ( va/, obs. V , vi). Ce sang est quelquefois mêlé avec des congestions granuleuses, d'une couleur plus foncée ; d'autres fois elles sont muqueuses , mucilagineuses , albumineuses , de forme et de contexture polypeuse.

Au Ueu de sang il y a plus ou moins d'eau entre les meinbraues ou sous la pie - mère , avec infiltration dans la substance du cerveau et quelquefois des épandiemens dans ses ventricules. Celte eau peut être diverse par sa quantité et par sa couleur, étant tantôt très- claii'e , Umpidç comme de l'eau distillée , et tantôt jaunâtre, verddtre, rouge, noirâtre , quelquefois ayant , au contraire , plus ou moins de consistance, étant mucilagineuse, muqueuse, trouble (voj-. obs. VIII, X, XIV, XVIII )i quelquefois on a reconnu que cette eau était douceâtre , auière au goût , ou paraissant avoir de l'acrimonie (obs. xiii ] , au point que quelques gouttes de ce liquide ont produit sur la langue un sentiment d'érosion (i).

II ï a quelquefois des hydaiides dans le cerveau, particulièrement dans les plexus choroïdes, dans le septum lu- Ctduin ( obs. XV , xx ) ; endn, on en a trouvé dans toutes

(0 Os trouvera dans JTUiU , Morgagni, Liealaud , Tissol , etc., Ak» obacrvalioas sur l'acrimonie bien rccoonue de l'eau contemis dans le

cerveau et la moelle épiuière. Je ne crois pas qu'on puisse douter des coasë^eocea que ces j^rands médecioG oot tirées reUtivement \ cette acrimoaie sur la substaoce mfdullaire du cerveau et des nerfs , de laqadle acrifficuie les convulsious et l'ëpilepsie ont pu survenir. Voyez plus bas ['arlicio Kpilepsie par acrimonie des humeurs etcelui Eur la DiaOïitcépileptù/ueoiL celte question est plus amplement discutée, Com in eut quelques autmu'saiodcracG o^it-ils pu mûconnuttrc les aUératious humorales pour ne prendre en considération que celles des solides, quoique les premières loicnl aussi réelles ? Eniin ne peuvent -olU's païausM provenir les unoades aulres ?

DE L ÉPILEPSIE. 4î

S diverses parties du cerveau , etc. , ou un C-panchement 1 entre ses deux lames, comme ou l'a déjA dit. î hydatides sont de divers volumes et contiennent des substances différentes par leur couleur et leur consistance , séreuses , muqueuses , glutineuscs , produisant un surcroît de volume du cerveau en général (r) ou de quelqu'une de ses

Quelquefois il y a dans le cerveau des excaraliong (obs. xiii) et ulcérations bien remarquables et des épancbemeus divers produisant sur les nerfs, à leur origine, une compression plus ou moins forte, ou des irritations plus ou moins intenses. Ces épaDcbemens sout formés pal- des substances sanguines lymphatiques , quelquefois ayant la consistance de la gélatine , u des mucosités , du pus (obs. xvu), de la sanie, etayftDt, —cOBiine ces dernières bumeurs, plus ou moins d'acrimonie. ^ On a trouvé dans les membranes du cerveau ainsi que bstances de cet organe ou dans ses cavités , des i de nature diverse , stéatômcs , sarcAmes , foi>fosît^s ( mbs. Kxvii^.

Les membranes du cerreau , la dure - mère , l'arach-. lo'ide , la pie-mére , ont été trouvées dans un état d'altération très-diverse , injectées de sang, leurs vaisseaux en étant très-pieins , même rompus et avec extravasation de ce liquide jAus ou moins considérable dans leur tissu , ou extérieurement ou intérieurement dans le cerveau. ( Obs. v , xxiv, ïivi, xxxvii, xxxra.)

Lea meml/ranes du cetveau se sont considérablement épaisses (cAs. xxn ), endurcies, avec quelque uniformité ou très-k>égalcmenl dans une plus ou moins grande étendue. Quelquefois les ti'ois membranes ensemble sont confondues et aaraissent n'en former qu'une seule plus ou moins adhérente au crâne et au cerveau.

Ces membranes ont aussi été reconnues dans un véritable état d'inflammation, par ÏCMr couleur d'im rouge ^«8 ou moins foncé (obs. xxxvin , xli).

■•fjj Ontrouïera,(JiinsineFi Obscrvatitiil ht rrttE sorte iralWrBtiou.

m- Vapnplexie, ilts eiieiii|iU'>

44 SUR IK NUTtBE ET LI TRAITEMENT

Qaelquefois il y a dans le cerveau des traces d'une t^ ritable érosion , de gaiigrène, ou de sphacèle. *

On a aussi reconnu que des tumeurs polypeuses , hydatldiques, stéatomateuscs, ulcérées, d'une grosseur plus ou moins considérable provenaient d'une altération de l'une ou mctnc des trois mendiranes du cerveau ( obs. xxiv, xxv , xxvi ).

Les sinus de cet organe et ceux de la moelle épinière étaient plus amples et plus pleins de sang qu'il n'eût fallu (elativementà l'état naturel (obs. xl). On les a aussi trouvés rompus avec un épaucliement de sang plus ou moins considératile ' dans le crdne ou dans le cerveau , généralement ou pa»- ] tiellementi d'autres fois les grands sinus supérieurs ont été trouvés rompus par des cUutes ou sans cause antécédente reconnue.

Tandis que , au contraire, on a reconnu que les anus, non-sculemcnt les petits, mois même les plus grands , étaient ^ ti'ës-angustiés et si rétrécis que leur caïité était annihilée on , point qu'ils étaient devenus comnje ligamenteux , cartilagineux , osseux (obs. xxx , xsx bis ) , ainsi que les membranes cérébrales , lorsque cbcz les mêmes sujets on reconnaissait le plus souvent que les autres sinus et vaisseaux étaient gocgés de sang.

Quant aux ossiCcations îutemcs de la tête on croit avoir reconnu non— seulement que les sinus du cerveau étaient ossifiés , mais que la plupart des vaisseaux sanguins intérieurs de la tête seuls, ou conjointement i d'autres vaisseaux de diverses paitiea du corps, avaient été trouvés ossifiés cbez des épileptiques. Quant aux os qu'on assure avoir trouvés dans la substance cérébrale ou cérébelleuse , on peut élever quelques doutes à cet égard (obs. xxxi , xxxvii), parce qu'on a quelquefois pris pour des os, des concrétions très-dures dans la membrane ou dans le cerveau, quoiqu'elles ne le fussent pas.

On a trouvé, cbez quelt[ites épileptiques, des fragmens d'os détachés de ceux du crâne , des esquilles plus ou moins enfoncées dans les substances du cerveau , soit qu'elles y eussent été enfoncées par suite de quelque fracture , par des chutes ( obs. xxsiii ) ou par des coups , soit par une

DE l'ÉPILEPSIE. 4^

épée ou par tout autre instrument pointu , etc. , qui aurait percé le crâne (i) , ou enfin par une balle qui l'aurait fracturé, etc.

lél est le précis trè»-restreint des altérations du cerveau et de la mocUe allongée les mieux reconnues et qu'on a consdérées comme autant de preuves irréfragables de la cause et du siège de Yépilepsie idiopaihique dans le cerveau.

Mais il faut observer que si ces altérations sont quelquefois très-considérables , multipliées et résidant même en diverses parties de l'encéphale , toutes ayant été trouvées altérées chez des' épileptiques y elles peuvent d'autres fois ne conâster que dans la plus petite des lésions, à peine' visibles y si elles le sont même , dans les substances du cerveau en général, ou dans celle delà moelle allongée plusparticur lièrement; enfin que ces altérations peuvent n'être pas quelquefois reconnues , toutes les parties de l'encéphale paraissant parCoûtement saines , comme nous en rapporterons des exemples (voyez plus bas la 4* section).

(\) Voyez dans les Mém. de VAcad. roy. de Chirur. , plusieurs cas

femUables qai y sont rapportés , ainsi qae dans le DkU de* Sciences

méd.f tom. a > pag, Sa^.

mmmmmmmim

SECTION II. Observation^ sur 4es $pilqpp^s é^^^q 4es

sl^ér^ùonsreœnnuesrlorlrseuf^ment4fmf leoeni^éau^. mais encçre en dHnafirfi^ fi(!Jrfiçji du corps.

Daas cette teotfon ioBt««Bftoaiieft, coanne dans la ééctîoii préo^ttktfy' ^ ^adupsfhi!^ â^t^ififfrfh^om «veadei iésioiu dt diverses parties dtioeiw veaa. De plo^, celles i}oi existaient cbez (eyi mém^ ^ilef>tiqiie» » àxoB \m parties externes de la tête, dans les os du crâne ; celles 4ii née » dçs Ycuuf ^ des oreiUes y des dents \ celles des organes du goût, de la dëgiutitîoni de l»oirciJa(icMi*dp sang, de la yohc , de la respiration , de la cBgestîon , des vdÎM prîonjros , de la géo^ation ; «afin -cellef «veo^des altérations dans

Observation i. Un homme, sujet à des attaques d'épilepsie, f^eçoit WBi €oup sur la tête- ]^r via gros morceau de licfi^^ Ses :accès devienlieiit plus nombreux les derniers mois et çnçpf^ plus les dernières semaines de sa vie. Il était, de plus, atteint d'un tremblement continuel , tel qu'il fallut l'attacher dans «on lit pour qu'il ne fit pas quelque chute\ Une amaurosq lui était survenue > sa vue était éteinte quoiqu'on n'aperçût dans les deux yeux aucune altération , excepté la dilatation des deux pupilles. Du reste , pour ce qui concerne les autres actions qu'on appelle animales, il ne s'en plaignait pas et il ne paraissait éprouver aucune lésion dans les autres fonctions , sinon qu'il paraissait moins prompt à répondre aux questions qu'on lui faisait. Il finit par s'affaiblir de plus en . plus et enfin par s'éteindre. Autopsie. La voûte du cf âne fut trouvée tellement amincie dans toutes les parties où elle n'est pas naturellement saillante , qu'on aurait peine à 1^ croire. Il y avait, de plus, dans une des parties du pariétal 4roit un trou de forme elliptique dans lequel on eût presque pu introduire le .bout du petit doigt; ce trou était bouché

DE l'ÉPILEPSIE. ^^

par aoe membrane , d'aiUeui'9 sans aucune apparence de carie ni à ses bords, ni sur aucun autre point du criine. li Y avait dans la portion de la dure-mère qui y correspondait un autre petit trou par lesqucl coulait de la sérosité bru* nAtrc ; il communiquait avec une cavité qui ciît pu contenir un gros œuf et qui était pleine d'une s<;ro5ité également bruae ; on remarquait au-dessous de cette sérosité , un petit caillot de sang. La forme de la cavité était irrégulière ; sa surlace était inégale ; les parties les plus voisines du cerreau étaient d'une couleur qui indiquait qu'elle était à demî corrompue. Cette altération était siutont remarquable à 'la partie de la base du cerveau située au-dessus de la région postérieure de l'orbite droite j ainsi que la partie antériènre du corps canelé ou strié ; mais la couche du nerf optique du métnc côté, quoique plus éioiijnée , était plus grêle» Cependant l'un et l'autre nerf optique , tant dans 1« crâne qu'au dehors, ainsi que les plus petites parties des yens, ne parurent altérés en aucune manière ni dans lear couleur, dans leur volume, dans leui- forme, dans leur structura. Ou ne vit, dans rhémispbèire gauche, aucune des altérations reconnues dans rbéinisphëre droit, Einon qu'il y arail beaucoup d'eau pellucide dons le ventiicuie gauebe. Le plexus cboroide était décoloré et contenait un petit liombre d'bydatideà. Le cerveau était généralement d'une aml£ur jaune , ses vaisseaux ptmas -d'un sang Doir , et la glande pituitaire déprimée , petiti.' , et cependant pas dure. ( Morgagni, epist. ix , n". 20, )

Remarq. Cette observation , rapportée par l'un de nos plus grands anatomlstes et des plus savons luédecins dans l'histoire des maladies, est trâs-im portante et oQre plusieurs ikiis curieux; mais l'explication que Mor^agrù eu donne n'cs^ellepas tellement recherchée, et quelquefois si subtile, qu'on ne peut toujours l'entendre ? Pai fait plusieurs espénences sur des animaux vivans pour connaître l'irritabilité et la sensibibté des membranes du cerveau sans pouvoir me cottTamcre de leur existence , ces membranes ayant été reeiHiBUes ilans Vétal naturel , dans les animaux sur lesquels elles ont été faites. J*ai percé avec des stjlets et des épin-

glcs, la dui-e-mère et l'arachnoïde, sans que les animaux aient donné des marques d'une douleur notable ; je les ai même touchées avec des acides minéraux ou autres, ainn que ff<ï//er l'avait fait , et je n'ai pu voir en elles la moindre contraction , ni aucun effet de la sensibilité , ce qui m'a lait adopter l'opinion de Ridlejr qui croyait que les membranes du cerveau n'étaient ni sensibles, ni irritables; je crois cependant que ce n'est que dans l'état naturel, et non dans celui de maladie. Morgagni ne s'en est-il pas trop rapporté à l'opinion du célèbre Molineîîi , médecin de Bologne , qui croyait que naturellement les membranes cérébrales étaient d'une extrême sensibilité , ce qui est contraire à ce (ja'Haller avait avancé. Cependant on sait que dans l'état morbide les choses changent dans les naembranes comme dans les os, dont les exostoses , par exemple , d'abord indolentes, deviennent souvent très-douloureuses par état de carie, etc. , etc.

Obs. II. Un homme âgé d'environ cinquante ans , d'une forte constitution , avait eu plusieurs accès d'épilepsie , pour lesquels il vint me consulter. L'ayant interrogé pour décou- ■vrir les causes de sa maladie , il me dit qu'il avait depuis peu contracté une maladie vénérienne , et qu'il l'avait eue un si grand nombre de fois , depuis près de trente ans , qu'd n'en avait presque pas étéexempt ; qu'il avait subi plusieurs traitemens par les frictions mercurielles ou par le sublimé corrosif dans de l'eau distillée. Ce malade se plaignait de fréquentes douleurs de tête , surtout vers la partie moyenne et inférieure du coronal, où je crus reconnaître, au toucher, un peu d'intumescence , avec quelques inégalités. Les accès épileptiques qu'il éprouvait étaient souvent précédés de douleurs dans cette partie du front, dans la nuit plus fréquemment que pendant le jour. Ces accès n'étaient pas bien violcns et ne duraient pas long-temps. En général ils étaient, pendant l'été, moins fréquens que dans l'hiver; mais alors l'affection catarrhale était plus ou moins intense. Je conseillai les me i-curiaux réunis aux anii-spas modiques .l'extrait de valériane surlont , à la dose d'un gros et au -delà tous les jours, et des bains tièdcs fréquemment. Ce traitement parut d'abord de quelque utilité, les accès etaul

i L ÉPILEPSJE. 4<l

friîquens et ud peu moins iuteiisef. Cepeiulaiit aprës ^iron deux mois. Ic3 douleurs à la tcto dcTinreiit plus * pendant la tiuit principalement, Le ■ coronal parut Irieuremetit présenter, 3a toucher, des inégal i («s; les d'épilepsie furent plus intenses et plus longs uonit de nouvelles frictions mercuFielleB (jtti furent mises isage comme pi-écëdcmnicnc, etlcs anti-^pileptiqitesdiprescrits avecdesopiacés. Le malade mourut, du corps ftit faite par M'J P. Martin, qai qu« les deux lames du cpronat avaient prouvé un écarleut considérable au-dessus des sinus frontaux ; l'externe soulevait le péricrâne était très-inégale, raboteuse, et ilerue était considûrablement déjetée dans la' cavité du I;asubfitaucc du coronal était, dans cet endroit , trèsatc LcsaQtïBS os du crâne parurent sains , mais secs et |)«a fragiles. li y avait un épanchement de matières rAtr«» imtqiicuses sur la lame cribleuse de l'etlimoide. paisse et d'un rouf;e obscur i sa partie i)ire i i'Iiémisplièce droit du cerveau était un peu roug« ifniffT^iif enflammé ; la substance de cet nrgàue^ surtout la iulUkire, était,, eu divers enditùts, plas molle et moins ucbe , «quoique dans d'autres olle fut plus endurcie | le cAttelé droit avait plus dei xolunie que le gaucfae ; il raivollii et le vetftricule dans- lequel ilétait contenu était jtrciiWnieutample, et pleiude matières icboreiiBeg;sesparois S<Jl>4^l'^ étaient supériuui'emtftit très-amincies et lesoniCAuosités si peu prafondes que le fluide , que ce ventricule ciutUDait, eût pu ladlement les rompre j la grande cavité de M.ireotricule était lapissée et rétrécie en divers endroit!<pàr iUi« membrane inégale et raboteuse , couverte de pustules fka» ou loolns denses.

Oas. III. Uu homme d'environ trente-six ans fut soumis au liailcment anti-vénérien par le remède de Feiit. Ce malade avait été extrait, par ordre du gouvernement, de l'hospice de Bicétre, avec plusieurs autres alleïnts de la maladie .ijphili tique. Je de vais suivrerexpérience avec MM, Ca«lard et Fajel , médecin et rhirurgien de cet hospice: Cet honme Avait été atteint, quelques mois avaut de subir cette

Sfn LA NATUm; ET tE THAITEMKfiT

'euvG , d'une pai'alysiu incomplète des cxtréinitéii iiifu— , et qui existait encore. Il portait une liimeitr renirirluable , formée par les premières vertèbres lombaires .dont les apopliyses épineuses fesaicnt une (grande saillie ; elle était de la grosseur d'un petit œuf; la pean qui la revêLait n'avait pas cliangé de couleur , et elle était tin ^u douloureuse au toucher , et iné(;de en quelques parties. On crut qu'dyavait une esostose de ces vertèbres dans lesquelles la carie! pouvait survenir , s'il n'y en avait déjà un comi ne u cément. Le mslade portait aussi d'autres exostoses assex considérables , l'une à la face antérieure du tibia droit , et l'autre â l'extrémité supérieure de ces os , près du condyle interne. Il ressentait dans celle - ci de la douleur pendant la nuit. Deux ou trois jours après qu'on l'eut tah sortir de Bicêlre , il -eut un acchs d'^pilepsie des pins violens , et quelques jours après il nous dit qu'il en avait en d'autres , ce qui nous détermina à le renvoyer à son hôpital. La commission médicale regardait cet homme comme ayant une maladie trop grave pour tire hehreu'sèment traité par le remède de Feliz, sa mort lui parais'sant à peu près cerlaime. On le somnit , à Bicétrv , à l'usage des frictions mercurielles et des tisanes avec les ïudorifiques forts ; il continua d'y éprouver des a*(*s <1'<Sailepsie de plus en plus violeus , île* ^lus souvent nM> turoes. On remarqua que la plupart de ces acc^s étaient ^r^ cédés de douleurs violentes dans le tibia di'oit , lesq«^)tlk étaient suivies de vertif;cs , i^c nausées , et très-souveM'ïIfe «omissemens. Le malade vécut eu cet état ennron ti'oiïMitts': il mourut enfin d'une apoplexie survenue après un vicJeat accis d'^/iiVe/Mi'e. Son corps fut ouvert par M. Faj-fl , d'après le désir que je lui en avais témoigné. Il teconnot qiK U tumeur qu'on avait observée sur la colonne vetté- Jjrsle résidait dans les deux premières vertèbres lombaires dont le corps était beaucoup pins gros qu'il n'est naturellement , et extérieurement très-inégal , ainsi que la face interne et antérieure du canal vertébral, dont le rétrécissement ^Uit manifeste. La substance du corps de ces deux vertèbrci était ' atteinte de carie ; il y avait dans^ h canal âk

i>E l'émlepsie. 5i

répîne une grande quantité d'eau jaunâtre avec quelques flocons blanchâtres } la moelle épinière était très-4'amollie.

Le crâne ayant été ouvert, on remarqua diverses intumescences osseuses saillantes de plusieurslignes, les unes pointues, et les autres plus molles , gommeuses. Elles étaient placées le long de la suture sagittale , et provenaient du diploé des pariétaux. Le cerveau avait généralement acquis beaucoup de du* rtiéj particulièrement dansla moelle allongée , dans réminence i?ffnttae sottsle nom iepont de f^arole / il y avait, dans les ventncules , un peu plus d'eau qu'à l'ordinaire, mais limpide^ les vaisseaux sanguins du cerveau ne parurent pas contenir plus de sang que dans l'état naturel. Ëi^ examinant la cavité du bas-ventre on reconnut qu'il y avait un peu plus d'eauqu'il u'y en a ordinairement ; 1^ foie était plus compacte, la vésicule biliaire était pleine de bUe , l'estomac était rétréci dans son miliea , et ses parois avaient généralement plus d'épaisseur et de consistance , sa face interne était plus rouge ; le système de la veine porte et la rate contenaient un sang noirâtre. QnaBtaax deux exostoses du tibia, celle qui était placée près et aor-dessous du condyle interne était large , peu élevée et comme détachée par une lamelle du périoste , flbus forme ^hjpérostose; celle placée plus inférieurement sur le corps de l'os était dure et inégale extérieurement , mais ramollie d— ■• oon intérieur ainsi que la substance du corps du tibia ans loi correspondait. La cavité de cet os était rétrécie senaUementparses lames internes , refoulées vers l'axe de l'os; et les vaisseaux de la niembrane médullaire étaient plus loages et pleins de sang. Toutes ces altérations dans les. os , dans le cerveau et dans la moelle épinière, doivent être BappCHTtées au vice vénérien ainsi que les accès épileptiques qû sont survenus chez ce malade.

Obs. IV. J'ai assisté a l'ouverture du corps d'un jeune g^rç<m de huit ans , fils de M«. la C"'. de R*** , mort après avoir éprouvé plusieurs accès d'épilepsie. La colonne vertébrale , qui avait d'abord été régulière , s'était désorgainsée et formait une tumeur très-grosse et saillante avec alténtion q«'on croyait être la carie , l'enlknt y éprouvant une

très -vive 'douleur. Divers traitemens externes et internes ayant été inutilement administrés , l'enfant périt après une longue fièvre lente.

(hi reconnut par Tautopsie , que les os de la tête qui était fort gfosse , étaient complètement ossifiés ; que le cerveau était très-ramoUi , plein d'une eau muqueuse , ainsi que le canal vertébral ; la moelle épinière et allongée étaient imbibées de sérosités; les corps des dernières vertèbres dorsales et des deux premières lombaires étaient ramollis d'une manière remarquable ; ils étaient antérieurement trèsraccourcis , ce qui , sans doute,, causait la saillie des vertèbres en arrière.

Obs. V. Une femme sexagénaire , épileptique depuis près de deux ans , se frappa fortement la tête en tombant pendant un de ses accès. On chercha d'abord à découvrir l'état dans lequejl ^trouvait l'os du crâne qui avait souffert la percussion , mai$ on n'y reconnut aucune altération ; Ce ne fut que quelque temps après que Ton observa que le crâne avait été frappé ver* le milieu du pariétal gauche , sur lequel on ne reconnut aucune altération. Cette remarque devint inutile relativement à l'épilepsie , puisque la malade en était atteinte long-temps avant qu'eue eut fait cette chute. Ses accès commençaient par un tremblement léger ; elle restait ensuite couchée , taciturne, inimobile et dans un état de roi^ei/r tant que l'accès durait. Une fois seulement elle parut délirer, ayant répondu d'une manière peu juste , et étant demeurée dans un état de stupidité ; enfin le délire de l'accès se déclara évidemment par une fièvre aiguë., Le pouls s'affaiblit les troi» ou quatre derniers jours de la maladie , et cette femme recouvra la raison , qu'elle conserva jusqu'à la mort. Voici ce qu'on reconnut à l'ouverture du corps , dans les voies urinaires et génitales, qui furent les seules parties du bas-ventre qu'on examina. Le fond de l'utérus était dans sa face interne d'un rouge noirâtre. Cette couleur s'étendait peu dans la substance de cet organe , il n'en sortitpoint de sang ; il y avait un peu de rougeur extérieurement dans les os du crâne à l'endroit du pariétal qui avait été frajppé , mais intérieurement il n'y avait aucune altération; bien plus, quoique la partie postérieure de la

DE l'épilepsie. 5^

face externe des deux pariétaux fût un peu déprimée , cependant la face interne parut dans l'état naturel. Les méninges étaient partout saines , sans engorgement de leurs vaisseaux ; mais la dure-mère étant enlevée , on reconnut que Iç tiers antérieur de l'hémisphère gauche du cerveau était plus bas que la partie de l'autre hémisphère qui lui correspondait; il était beaucoup plus ramolli, non-seulement vers sa face externe , mais entièrement jusqu'à sa base inclusivement (i) ; ce ramollissement existait non-seulement dans la substance corticale, mais même encore plus dans la médullaire : cette substance était si ramollie , qu'elle étai^ changée en une sorte de gélatine d'une couleur cendrée , brunâ,tre et cependant pellucide. Pareille altération fut reconnue dans la partie du ventricule latéral correspondant ; cette espèce de gélatine était telle qu'elle ne répandait aucune odeur fétide , et qu'on n'y découvrit aucune trace de pus , ni de sang ; de sorte que ce vice était d'un genre particulier ( ut peculiaris generis esset ' id vitium ) y le reste du cerveau et du cervelet était sain ; à peine y avait-il , dans chaque ventricule, une cuillerée d'eau rougeâtre. ( Extrait de Morgagni , £pist. ix , art. i6. )

Rem. Selon Morga^^ii tous lesassistans furent surpris que cette épileptique eût vécu si long-temps avec une altération aussi considérable dans le cerveau^ soit qu'elle fût antérieui'e à la chute , soit qu'elle se fut formée après. Morgagni observe que de pareilles altérations* ayant été reconnues chez> des épileptiques qui n'avaient reçu aucun coup à la tête , celle dont jon vient de parler pouvait être indépendante de la chute. A l'appui de cette observation, il parle, d'une femme morte d'apoplexie avec paralysie du côté opposé du corps , et dans le cerveau de laquelle il fut reconnu qu'une partie de la substance médullaire était comme Uquéfiée , inodore et mêlée avec une matière sanguinolente.

Obs. VI. (2) « M. de *** , âgé de vingt-huit ans, issu de pa-

(1) Neque in summo tantum^ sed ubique penitus , ne bâti quidem

excepta.

(a) Je ilois celle observation à mon confrère M. le docleur Brisset,

médecin ordinaire du malade et que j^aî aussi vu quelquefois en consuU tatioo.

rens sains et fortement constitués , fut , à l'âge de cinq ans, très -effrayé d'un rasoir avec lequel on lui rasa la tête , contre son gré ; il fut attaqué de mouveinens çpn- Tulsifs avec perte de connaissance , suivis de deux autres accès en deux mois. On lui prescrivit un régime tempérant et des pilules d'une composition inconnue. Les attaques ne revinrent qu'à l'âge de onze à douze ans , et elles furent peu fréquentes. On les attribua à la masturbation , à laquelle le jeune malade s'était livré ; à seize ans , il avait les apparences de la force et de la santé ; il quitta alors la vie studieuse et sédentaire , et passa près de trois ans à l'armée sans qu'on s'aperçut qu'il eût une seule attaque , quoiqu'il eût cohabité avec des femmes ; mais ensuite quelques excès avec elles , moins de sobriété , et la masturbation , firent reparaître la maladie épileptique avec les caractères les plus prononcés , après un intervalle tl' environ quatre ans. Depuis cette époque, cette maladie a toujours été croissant, pendant plus de neuf ans , malgré des voyages , des distractions , des exercices variés et l'usage des anti-spasmodiquep qui avaient été conseillés par MM. Pinel, Leroux , Halle , «t ' plus tard le lait d'ânesse; il'prit un gros d'extrait de quinquina , avec deux gros d'extrait de valériane cbaque jour ; enfin des bains de mer et* un régime içsipproché dé la diète lactée , mais sans aucun succès. Le malade n'ob— tînt pas plus d'avantage dès remèdes prescrits par M. le baron Portai qui fut appela en consultation , et par divers médecins de Toulon , de Marseille , et enfin par M. Baumes j à Montpellier, ni même de ceux que je lui conseillai comme son médecin ordinaire , tels que les pilules de Méglin , l'extrait de valériane à la dose de huit à dix gros chaque jour , celui de narcisse des prés à celle de douze grains ; du musc ,. à celle de douze grains en vingt-qualre heures. Le camphre^ l'opium et l'oxide blanc de zinc , en pilules , furent portés graduellement , le premier à la dose de vingt-sept , le second à celle de trois , et le troisième à plus de soixante grains par jour. On obtint, pendant leur emploi, trente -netif jours complets d^une santé parfaite. Je conseillai , plus tard ^ cinq ans avant la mort, jusqu'à neuf grains' et demi, paf

DE L'tPILEPSir. 55

j()ltr,i de nitrate d'argent, sans améliora ti oit senitible. Peu it peu la peau prit une couleur cuivreuse , surtout celle de la i^ce , ainsi que les clieveux , les sourds et les favoris. Ctsile ■ se (litisipa cependant eusutte ptesqu'entièreineiit , Ixcepté à la face où elle resta plus pronoueée. " Pcudanl les six dernières aimées, il y tut presque tou~ I des attaques plusîeui's jours de la semaine, trois, viiigt-quatre Leur-es iOii crut remarquer que 1^ retour , la force et la durée des crises cpileptîques coïncî- Ûeat avec les cliangemens dans les phases de la lune et l'état de l'atmosplièru , et l'on observa coustanuiicut de grandes crises aux époques des solstices et surtout des équinoxes. i la lin d'une de ces crises, je constatai à quel point est cliez les épileptiques , pendant l'état d'assoupissement I suit les attaques et pi'obahlement plus encore pen- Ot leur durée , l'intieDsibilité jointe à la perte de connaisn veut te défaut absnju de perception. En (et , le malade fut iiccideniclleiueiit brûlé , durant la nuit , e attaque , auic deux cuisses et au cou , de manière qu'il y avait à cette dernière partie une escliarre jaune plus larjjc <^a'un sou. Le matin , les attaques étant terminées et le malade ayant repris ses sens , Don-teulement il ignorait son ^tatqui durait depuis plusieurs jours, mais mèmed'oùjwuvait

r la douU-i

qu

irties brûlées

^H •> Pendant la durée des crises épileptiques , le inalade eut

^^ne sorte de fureur pour ta maslurbalion , et malgré l'afTai-

^^mïssement qu'elle devait produire ainsi que la fréquence

[^oes attaques , on remarqua que les forces se réparaient irès-

proniptement , sans doute par rapport à une nourriture

, substantielle et proportionnée à l'activité des organes di-

Kesliis , et par l'extrait de valériane dont ce malade usait

tondamment , de telle manièru qu'il fallait quelquefois ,

idant cet intervalle de temps, recourir à l'application

Hes sangsues ou à une saignée au pied.

■ Cependant la maladie fiL des progrès, surtout pendant les

rois deruièrcs années ; i\ y eut de (grandes crises épilepû-

I précédées d'une forte aliénation mentale , souvent

»inpagnéc de fureur. M. Eiqiiîrol fut appelé; mais rien

ne put faire cesser cet état. On fit saigner le malade du pied sans aucun changement y et cependant le calme était constant à la suite d'attaques violentes et répétées qui paraissaient rétablir l'équilibre dans le ceryeau et le système ner* yeux. Enfin y pendant les six derniei*s mois les crises épiléptiques furent plus fortes et plus lapprocliées ; il y en eut une en octobre ; une du i6 au aS novembre; une troisième du i" au II mars; une quatrième du 3o de ce mois au lo avril ; et à Tépoque précise d'une crise de quinze jours^,' pendant lesquels on savait noté , Tannée précédente , cent huit attaques , le 2 mai, après dix-huit jours d'une santé parfaite, sans être précédée d'aliénation mentale, les attaques furent extrêmement fréquentes et prolongées , avec perte de sang par le nez et la bouche. Ces attaques répétée» au nombre de plus de quinze jusqu'au 5 mai , n'eurent lieu que la nuit ; le jour la santé du malade paraissait peu altérée. Mais du 5 au 12 elles furent si multipUées , surtout la nuit , qu'il y en eut plus de cent dans cet espace de temps. Néanmoins dans la journée le malade prenait des potages et des boissons; une seule fois on recourut à des bains de pied sinapisés à cause d'un assoupissement presque continuel dans l'intervalle des attaques Le 12 ^ à huit, heures du matin , plus de vingt attaques eurent lieu, en moins de douze heures ; l'agitation fut extrême , le pouls très-fréquent , dur et concentré ; le malade poussa des cris affreux ; il lançait sa tête avec tant de violence de tous cô* tés , que si on n'eût garni convenablement le lit, il se serait brisé le crâne. Une potion calmante sembla borner le 1 nombre des attaques; il n'y en eut que quatre jusqu'à huit heures du soir ; mais depuis cette heure jusqu'à minuit on en compta seize , et une dix-septième de trente-six ou qua-r rante minutes qui se termina par la mort.

« u4 V ouverture du corps on vit que les tégumens de la partie postérieure du corps étaient fortement ecchymoses ; la face d'une teinte cuivreuse moindre que durant la vie ;les paupières inférieures d'un brun foncé , surtout à leur base , et offrant , ainsi que les ailes du nez , des traces d'ecchymose, surtout la partie interne de l'œil droit; l'écume rou—

DE l'ÉHLEPSIE. 57

geâtre iortah par les narines ; la langue était hors de la bouche de plus d'un pouce et couyerte d'une écume semblable.

« Les sutures du crâne étaient effacées ; ses os fort épais : Toccipital avait cinq lignes et demie à sa partie moyenne et le coronal près de cinq lignes dans les parties correspon- ' dantes à sa base. Les vaisseaux des méninges étaient injectés ; plusieurs points de la dure-mère engorgés à sa partie postérieure ; quatre corps osseux enchâssés entre les deux iieoillets saillans sous le feuillet interne et offrant à leur cireoalérence des pointes très-aiguës ; le plus petite de la forme d'an grain d'avoine , présentait à Tune de ses extrémités • deux pointes aussi acérées que celle d'une aiguille à coudre. LesTaisseauxles plus déliés de la substance du cerveau étaient tellement remplis de sang, qu'en la coupant par tranches , ce fluide s'échappait en gouttelettes de tous les points de la aorface. On trouva cinq concrétions pierreuses dans la substance médullaire du cerveau. Ces concrétions , centre d'autant de noyaux d'endurcissement plus consistans à mesure que le cercle se rétrécissfût , étaient situées l'une à la partie antérieure et inférieure du lobe antérieur , l'autre à la partie postérieure du lobe moyen ; la troisième à la partie postérieure et inférieure du lobe postérieur ; une quatrième et on noyau d'endurcissement à la partie antérieure et inférieure de l'hémisphère gauche , lequel offrait , en outre, pins de consistan'ce à sa base que dans l'état naturel. Il y avait un peu de sérosité dans le ventricule droit ; à sa partie postérieure la substance du cerveau était endurcie , et au milieu de cet endurcissement on vit une concrétion sem-^ blable aux précédentes. Toutes ces concrétions étaient de forme irréguUère , Tune du poids de dix grains , de la grosseur d'un petit haricot, la seconde plus grosse qu'un pois , les autres plus petites. Toutes étaient recouvertes d'une membrane semblable à du parchemin et formées de phos^ pliate de chaux. Le cervelet était volumineux, sa partie inférieure plus consistante que dans l'état naturel , la moelle allongée et le commencement de la moelle de l'épine avaient beaucoup de consistance. Le canal rachidien était rempli

de sérosité rougeâtre ; les vaisseaux de sa iiiembi*aAe éUieftt injectés. Les poumons étaient sains, .ainsi que le cœur ; ieb gros intestins étaient distendus par des gaz ; les vaiss€;aitx dt niéuin eitrémement injectés, et sa surface interne offrait plusieui-s ecchymoses dont le sang était d'un rouge noirâtre et un peu coagulé. L'estomac contens^it plus d'une demi^ pinte de sang coagulé d'un rouge foncé; tous ses vaisseaux étaient très-injectés , sa membrane muqueuse trèsr rouge» excepté en certains points, et ecchymosée en plusieorf autres. Le foie d'un volume ordinaire avait la couleur de la lie de vin , présentant des plaques livides ; son tissu ' gorgé de sang s'écQulant abondamment à chaque incisioB et semblable à celui contenu dans l'estomac. La vésicule du fiel contenait environ une once de bile jaune ; sa tunique interne était un peu rouge. La rate ti'ès-gorgée d'un siBg épais , rouge-brun , en masse, paraissant noir. La vessie contenait une petite quantité d'urine jumenteuse , sa membc^fi muqueuse était rouge. I^a verge était peu développée, le$ testicules étaient sains et d'un volume médiocre.

« Jl est à remarquer que le malade dont on vient de parier a laissé un frère cadet, né d'une autre mère , lequel estait atteint d'épilepsie , quoique le père n'ait jamais éprouvé une pareille maladie , car il est mort à cinquante-neuf anif^de phtliisie pulmonaire catarrhale , et on a trouvé chez lui dfs$ foyers purulens et des tubercules dans les poumons. »

Obs. vit. Un homme âgé de quarante-deux ans , d'une très-faible santé et^n?^ mangeur, fut atteint d'une épilepsie • dont il eut plusieurs accès pendant trois ans. Ces accès se rapprochèrent de plus en plus en devenant plus forts. Enfin le malade en éprouva un si violent , qu'il en mourut.

Le foie , la rate et les intestins avaient plus de volume que dans l'état naturel. On reconnut dans l'hémisphère droit du cerveau, des marques de phlogose : les ventricules étaient pleins de sang concrète. Les petits rameaux des veines jugulaires internes étaient obstrués par une sulh' slance épaisse et comprin^és par divers corps glanduleuk. {Actesde Leipsick, Lieutaud, Hisl. anat, med,, m, obs. 272.)

Remarques, Il est impossible^ d'après l'exposé raccourci

DE l'épilepsie. $9

de cette observation , de savoir si l'épilepsie a été d'abord idiopathique dans le cerveau ou si elle a eu son origine dans les voies aUmentaires , des marques de phlogose ayant été observas dans les intestins , dans le foie et dans la rate qui avaient plus de volàine que dans l'état naturel. Ce malade ayant été gros mangeur et cependant d'une très-faible santé , les vaisseaux sanguins du cerveau se sont engorgés de plus en plus ; des épanchemens de sang se sont formés dans cet organe , et Fépilepsie a sans doute été la suite de ces altérations survenues dans l'encéphale : il n'est question dans cette observation d'aucune autre altération qui ait pu la produire.

Obs. VIII. Un homme, petit de taille et d'une structure grêle , était sujet et comme accoutumé à des accès d'épSepsie ; il en éprouva plusieurs en peu de jours! Le dernier fut si violent , qu'il en périt.

On vit à l'ouverture du corps qu'il y avait dans la crosse de l'aorte dis^rs points d'un commencement d'ossification , et dans les artères vertébrales , dans la basilaire qui leur est commune , quelques dilatations inégales. Il n'y avait rien de remarquable dans les autres vaisseaux , qui n'étaient ni vides, ni trop pleins de sang j et l'on ne reconnut aucun épanchement d'eau; cependant à l'extrémité de chaque couche d^s nerfs op^ tiques, la couleur d'un jaune noirâtre qu'on y observa parut annoncer un vice dans sa substance médullaire , et en effet elle était plus ramollie que dans l'état naturel , et tellement qu'elle paraissait à demi - putréfiée. (^Morgaghi ^ Epist. IX , art. i8. )

Rem. On connaît aujourd'hui un si grand nombre d'observations sur le ramollissement de la substance médullaire chez des sujets morts d'épilepsie , qu'on pourrait croire qu'il est lrè»*friéquent, surtout lorsque les accès épileptiques ont été multipliés ; aussi Morgagni a-t-il dit que le malade dont on vient de parler était accoutumé aux accès d'épilepsie , ce qui indique qu'il était épilep tique depuis long-temps. .Te suis toujours dans l'opinion que la plupart des ramol- Itssemens du cerveau succèdent aux indurations de ses substances. Les altérations qu'on a reconnues dans la crosse de l'aorte et dans l'artère basilaire particulièrement avateût

6o SUR LA NATURE ET LE TRAITEMENT

sans doute produit dans la circulation du sang y en diverses parties du corps et dans l'encéphale notamment, un changement contre nature qui pouvait disposer à répilepsie, v Je n'oserais cependant affirmer que cette maladie n*eùt été produite par quelque autre cause cachée, ou comme, nos anciens l'ont dit , par une diathèse épileplique.

Obs. IX, Un jeune homme qui parcourait sa vingt-cinquième année et qui était épileptique depuis son enfance , fut pris d'une toux avec crachement de pus. Il mourut après . un très-violent accès d'épilepsie. A l'ouverture du corps i on reconnut q\i'il y avait deux tubercules à la partie supérieure du cerveau, qui étaient en partie logés dans deux . ' fosses de la voûte osseuse du crâne. On trouva en outre . dans l'hémisphère gauche du cerveau , dans ses substances corticale et médullaire , une grande quantité d'une humeur lymphatique , épaisse et muqueuse. Il y avait peu d'eau dans les ventricules. Les poumons étaient affectés de sup^ . putation et adhérens aux côtes moyennant les plèvres. Le péricarde contenait beaucoup d'eau. {Baader^ ,Lieutaudy III , obs. 4Bo. )

Rem. Cette observation est de Baader {i) ^ l'un des plus grands médecins -praticiens et/ célèbre anatomiste d'Allemagne. J'en ai donné l'extrait à M. Lieutaud, ainsi que celui de quelques autres observations du même auteur, que j'ai insérées dans son Hist. anat. med.; celle-ci est d'autant plus intéressante qu'elle prouve que l'épilepsie, chez le malade qui en fait le sujet, était au moins réunie à un vice scrophuleux, s'il n'était même antécédent à cette maladie. Aussi a-t-on reconnu qu'indépendamment des tubercules dans la partie supérieure du cerveau , il y avait dans les poumons, des abcès que l'on pouvait considérer comme le résultat de la suppuration de pareils tiibercules dans la substance pulmonaire. Je suis convaincu qu'il y. a dans l'un et l'autre de ces viscères , ïe cerveau , les poumons, etc. , des corps ou glandes lympha«»tiques du même genre qui peuvent être également altérées. Des traiteincns heureux sur des épileptiques véritablement

(x) Obs* med, Incisionibus anatomicis Ullustrataf Burg,^ 176S , iA'8*i

DE L'éPlLEPSIC. 61

scrophuleux , par des mercuriaux et autres , ne l'ont-ib pas prouvé ? Je n'ignore certainement pas que beaucoup d'anatomistes célèbres ont cru qu'il n'y avait pas dans le cerveau un système lymphatique : cependant divers faits anatomico-pathologiques sembleraient prouver la réalité de son existence.

Obs. X. Une femme atteinte depuis long*temps dun vice vénérien finit par éprouver une douleur lancinante dans le tond de la cas^ité orbitaire droite , en même temps qu'on reconnut une exostose au tibia droit , dans laquelle cette femme ressentait des douleurs pendant la nuit. On lui admînsCra les frictions mercnrielles et on lui prescrivit des tisanes sudoriûques. Mais le mal ne diminua pas , le globe de Fœîl se tuméfia et devint de plus en plus douloureux. Des conTulnons dans les muscles de la face et d'autres parties du corps survinrent , et augmentèrent ; la malade eut do vrais accès épileptiques et elle perdit la vue de l'œil AstÂi-i enfin un assoupissement profond succéda , et elle mourut.

On reconnut qu'il y avait dans le fond de l'orbite une tumeur fongueuse adhérente au bulbe du nerf optique, de la grosseur d'une fraise y ayant extérieurement de petits tubercules purulens. L'os sphénoïde, prèsdutrou optique, paraissait atteintde carie* On reconnut à l'ouverture du crâne que la dure-mère était noirâtre et très-adhérente aux os de toute la partie voisine du nerf optique. Les vaisseaux sanguins du lobe antérieur de l'hémisphère droit du cerveau étaient pleins de sang , ainsi que ceux qui se trouvent vers les éminences mamillaires de la lame horizontale du coronal et ils étaient trèsranoollis et tuméfiés ; la substance du cerveau dans cette partie était aussi très-ramoUie ; il y avait beaucoup d'eau rougeâtre dans les ventricules de cet organe et aussi entre la dore-mère et l'arachnoïde. {Leduc)

Remarques, Je ne doute pas que d'autres épilepsies n'aient aussi été précédées de violentes douleurs dans les narines, lesorbites, et dans les oreilles, par cause vénérienne ou autre, avec altération du cerveau , et quelquefois des os du crâne. Je n'ai recueilli aucune observation confîrmative digne d'être rapportée ; mais cela ne peut être douteux pour celui qui sait que les os dtî nez sont très-sujets à la carie , et qu'il

6a SUB LA NATtRE ET I.E TI1.^1TEME^■T

se forme soaveni des tumeurs pol^pcuses plus ou moins gro&^s dans la inenibranu pituiiatre. Or, les vives ttouleurs qui surviennent alors ne peuTeni-elles pas causer l'épilepsie et d'autant plus vite qu'elle^ ont leuv siège près du cerveau avec lequel ces organes communiquent, moyennant la duremère , les ntrfs , les vaisseaux et le tissu cellulaire '!

Obs. XI. Un vieillard épileptique, éprouve des accès plut fr^qucns et plus intenses de cette maladiu et meurt presque subllement d'apoplexie. Ou l'ouvre et l'on voit qu'il y avait dans les os de la voûte du crâne des exostoses dont plusieurs n'étaient pas pins grosses qu'un pois ; les autres avaient plus de volume, étaient inégales et déprimaient la dure-mère (|ul était rouge et plus épaisse qu'ailleurs. En examinant le cerveau, on vît qu'il y avait une multitude de petites tumeurs apparentes à l'extérieur et très-muliiplièes à l'intérieur, d'un volume et d'une consistance diverse , elles étaient formées par des matières atéaiomateoses , tnbercuieuserT dont la substance était inégalement colorée en quelques «mdi'oits ; elles étaient dures comme squirrheuses , tandis qne d'autres étaient ramollies comme du pus plus ou moins concret, . eofin on pouvait les considérer comme scropkuleuses . On reconnut de plus , dans les ventricules du cerveau , une certaine quantité d'eau jaunâtre ; il y avait un tiès-grand nombre à'hjrdatides dans le» plexus choroïdes dont qaelque.4-uncs avaient la grosseur d'un pois ordinaire, et d'autres n'étaient pas plus grosses qu'une petite tête d'épingle ; on remarqua que de ces hydalides il y en avait qui ne contenaient que de l'ean limpide, que d'autres étaient plus colorées, que certaines étaient pleines d'une eau glutineuse ; cnfm , qu'il y en arait qui contenaient une substance dure comme du plâtre. Pareilles cnncrétious furent observées dans le mésentère, dans les poumons, dans les glandes conglobées du cou. t,Mar~ chand. ]

Remarques. Onti'ouvera Aims-Morgagni et àam Lieutaud , plusieurs faits de ce genre ; j'ajouterai que chen des malades épileptiques qui étalent d'une extrême maigreuTi Baillou a observé que les glandes mésentériques étaient beaucoup plus grosses qu'elles ne devaient être , et qu'elles

L'ÉriLEPsiE. 63

^teirt formées de substances st^ a tomate uses , ce qui concourt à prouver que les inilurations du cevveBU , de conids— lance et de couleur divers;, peuvent être réelleinentstéatcnuatcuseâ. Ces congestions g;landifornies n'étaieuL-etiËS pasautant de lifÀer(.'u/e£ plus ou moins tuinédés, qui avaient éprouvé chacun plus ou moins d'élaboration i les uns étant séreux, d'autres mucilagiiieuiL , quelques-uns albumineux , mnqneux , plâtreux, et d'autres contenant du vrai pus. Il y a long-teinps t|ue nous avons observé des tubercules à-peuprès seiublalfles dans l'épiploon (i), dans les poumons, dans le foie , dans le cerveau ; enfin on ea a reconnu dans luus les organes.

Obs. xu. La fille d'une mai-chande de la rue MpufTetard , jgée de cinq ans, était atteinte d'un vice scropbuleux, dont i^Ue avait él« traitée par divers médecins, et à laquelle j'avais moi^nèine prescrit le sirop mcrcuriel (le Bellet y elle se plai- {jnaHd'unediOuJeur qu'elle i-apporl«it versla dernière vertèbre l dnrsalect la première lombaire. Cette douleur la fitpencher ^^MbA psuen avant. Cette flexion du tronc augmenta au point ^Kbc les apophyiies épineuses de ced vertèbres faisaient une ^K(|nHi^e saillie, comme un angle aigu. L'enfant ne pouvait mar-- ' cher que d'une chaise à l'autre. Les douleurs de l'épine augineDt«r«nt et furent si vives , que des mouvemeus convuUîfii air vin reu t. dans les extrémités supérieures et inférieures , et Ainenôreot des accès épileptiqnes. Appelé en consultation avec le \y. jirnould., Et ayant cnseinble examiné la colonne vertébrale , nous reconnûmes que la dernière vertèbre dor- §ale «t les delix premières lombaires étaient gonflées, dures, iWuloureuses au toucher quand la pression que nous fai- 9 extérieurement était un peu forte. L'enfant avait les iodes sous-maxillaires , axillairtfs et inguinales , tuméfiées i' ^Hrca> Persuadés qu'il existait un vice scrophuleux , s décidilmes que nonobstant plusieurs traitemens anti- [aériens qui avaient été mis en usage , nous lui ferions r le^sirop de Bellei à plus haute dose , et qu'on lui t quelques lûgùres ouctions mercurielles sur l'épine ;

64 SL'H i.A ^■iT('ll^: Ev le traitement

mais auparavant nous jugeiines k propos de Inî faire mettre (leiix moxa sur la partie latérale de la colonne vertébrale , ce qui fut en effet exécuté et d'abord avec quclqucsappaiences de succès, qui ne furent pas durables; lesïétonseusuite nefurent pas oubliés. Mais tous ses maux, bieutoin de diminuer, aug— meotèrent. Les accès d'épîlepsie devinrent de plus eu plus fi'^qiieus et violens ; et l'eufant périt de marasme, le D'. .4p-nouldse convainquit, par rauiop.sie , que le corps de la dernière vertèbre dorsale et celui de la première vertèbre lombaire étaient atteints de carie , leur face antérieure ayant, perdu une grande partie de leur hauteur naturelle i ce qni donnait lieu à la flexion violente antérieure du canal vei-tébral, avec rétrécissement de la cavité médullaire, tellement que la moelle épiiiîère , ou plutôt les nerfs qui vont former Ja queue' â cheval , étaient comprimés â leur sortie du canal spinal. Ti y avait en outre dans le' canal vertébral une ccirtaine quantité de matière muqueuse Swn jaune noirâtre *■ m ucil agi rieuse , tiiélée à des Substances gfisâtres, comme purjformes. Le crâne ayant été ouvert, on reconnut que les os de sa cafctle étaient tellement minces que les pariétaux , dans leur partie latérale eon*vexe , et les quatre bosses occipitales n'étaient presque que membraneuses et pelliicide»; le cerveau était irès-ramolli, rougeâtre dans sa substance méduDaiiHt. La glande pituitaire était d'un volume trèj-eonsidérable et très-uom^ pacte ; les ventricides du cerveau contenaient une humour muqueuse de couleur noirâtre. On reconnut dans l'aorte plusieurs points d'ossification près de l'orîAqe du ventrkide gauche du cœur; ce qui en avïiit produit le rétrécissem^ en même temps que re ventricule était plus ample , quoique ses parois fussent plus compactes et blanchâtres. Quant à plusieurs glandes conglobées lymphatiques , elles nous parurent remplies d'une substance stéatomateuse plus ou moins: concrétée. i

ftemùiyiies, 11 n'est pas] étonnant que l'épilepsie soit survenue chez cette jeune fille, dont la moelle ^pi mère et le cerveau étaient très -altérés. Mais laquelle de ces deux, parties a,-t-eUe commencé de l'eue , et à laquelle des deux

DE l'épilepsie; 65

altératioiis cérébrale ou spinale faut-il rapporter les premiers accès épileptiques? Il paraîtrait , d'après la douleur qui a existé primitivement dans les vertèbres tfaoraciques inférieures et dans les lombaires supérieures , que l'épilepsie a d'abord été sympathique , et que les altérations cérébrales auront été consécutives ; mais c'est ce qu'on ne peut afErmer d'une manière positive.

JObs. XIII. J'ai ouvert le corps d'un enfant qui avait éprouvé ie vrais accès d'épilepsie à la suite de convulsions dont îl avait été atteint pendant le travail de la dentition , et j'ai reconnu que les vaisseaux sanguins du système dentaire étaient pleins de sang^ surtout autour dçs alvéoles, dont la nature tendait à faire sortir les dents. Les vaisseaux sanguins du cerveau contenaient aussi beaucoup plus de sang que dans l'état naturel. Ses membranes en paraissaient injectées , et même il y en avait d'épanché entre les circonvolutions de cet organe , dans ses ventricules et dans sa propre substance. J'ai reconnu dans cet enfant des endurcissemens considérables dans la substance médullaire cérébrale , comme après les fortes inflammations. Indépendamment de ces indurations , j'ai vu qu'il y avait un ramollissement remarquable de certaines parties de la moelle allongée.

Obs. XIV. Un jeune homme éprouvait une douleur de dents avec une toux sèche qui fut suivie d'une syncope , à laquelle succédèrent des' accès ^épilepsie. Bientôt les forces de ce malade s'épuisent , et il meurt. On reconnut , par l'ouverture du corps , que la partie supérieure du poumon droit était noirâtre , et que le cerveau contenait un abcès comme un œuf de pigeon , dont le pus , blanc et fétide , s'était frayé une route vers la moelle épinière. {Joum, des Sav, , Lieutaud , III, obs. ii8. )

Remarques. On voit par cette observation , comme par beaucoup d'autres que nous rapporterons , que l'épilepsie , qui est la suite de Todontalgie , est presque toujours aussi la suite de l'inflammation du système dentaire , compliquée de celle du cerveau , quelquefois des poumons et d'autres organes, laquelle est souvent suivie de suppuration, de congestions sanguines et autres altérations plus ou moins considérables.

€6 SUR LA NAtURE JET l£ TRJ^ITEMENT

Obs. XV. Un enfant de i5 mois, fils d'un père d'une faible santé par la mauvaise disposition du s^tème nerveux , avait la tête très-grosse et très-pesante, le$ yeux étiuent tristes, un côté de la poitrine ét^Ut 4déprimé, il y avait de W faiblesse dans ses jambes dont l^s chairs étaient molles.. A peine était-il parvenu au commencement de ^ seconde woee qu'il fut atteint de quelques incommodités pour lesquelles on lui tira deux onces de sang. Le travail de U dentition commença, mais le jeune malade éprouva des convulsions qui purent fsiire croire qu'elles étaient épileptiques. Cependant une dent canine parut di^osée à sortir de son alvéole ; la fièvre survint et ensuite un accès d'épilepsie subit et très* violent. La respiration était stertoreuse et le pouls avait presrque disparu ; on fit des frictions à la nuque^ aux tempes, aux narines, on lui fit flairer Todeur de l'esprit de sel ammoniac. Ton recouvrit ses pieds avec deu3^ pigeons partagés en deux parties, et on lui tirade nouveau trois onces de sang. Ce traitem^ent parut, d'abord avoir quelques succès ; mais cependant l'enfant mourut six heures après. Le savant P. Molinelli , médecin célèbre de Bplogne , fit l'ouverture du corps de cet enfant, et il ne reconnut. que très-peu d'eau sanguinolente dans le crâne et dans le cerveau. La poitrine , dans l'endroit où elle était rétréçie^ contenait un peu de s^ng , et la partie du poumon qui lui avait donné issue paraissait comme corrodée. {Morgagniy Ëpist. ix,, art. 4«;)

Ren^arques. Nous avons déjà plusieurs fois fait observer que chez les enfans morts d'épilepsie par la dentition y on trouvait souvent du sang dans le crâne ou dans le cerveau et souvent aussi beaucoup d'eau. Il y en avait peu chez Tenfdpt dont je viens de parler d'après Morgagni ; mais ce peu d'eau était sanguinolente et elle pouvait être très - irritante ainsi » que le sang. Aussi Morgagni a-t~il fait observer que les parois de la cavité pulmonaire qui contenaient du s^ng étaient comme corrodées,

Obs. xvr. Madame J)*** a perdu deux enfaps dans le travail de la dentition , par les convulsions , avec perte de connaissante etsaUve écumeuse à la bouche. Je les ai vus^yec M. Geojffroi père. Nous leur prescrivîmes les anti-spasmp-

DE L'KPlLEPSiZ. 67 '

diqnea divers, les bains, ]a saignée par la lancette et f>ae : les s.ingjucs au3 tempes, mus ces rcinùdes ne les empêchèrent pa* de mourir.

A TouvcitHredu corps de l'unde ces cafaa» , qwi fut faîte en pfBseuc^ deiUM. Geoffrvi, 'ITié^ettoi, accoutlioiir , et da waÀf nous reconnùinesqu'iL était dans le travail de ladentitibn par le goDHoment des geucJKei , et par le dévetoppement des d«nts càniacs qui lendaieat à soitir do Iclirs aUeblas. Les vaisseaui des meDibr«nos du oerTeau ûtaicnt ^(irgosdé saug, et U y>»vait, entrc.rarachnoide et loa çircoavc4)t-T tlous do cet orgiuie, aiosi^ qu'entre cette membrane' et la pie — mère, uni; substance muquatuw ^isdtn:.

Sanguins des deux substamms-du. oei-v^ati, ooiticiie e< « dullairc, contenaient befmcotip de«BBg , dé in^lne qbclea ptcxus cboroïdesquien i^'liii^tgli>i^ést>i}iMSJl i^taiCpJui rStre. On vemarqm dans lé eevvea»' âe l'un de ces oiUaits.^ dÈst^^i<!liles AiUtérenlesbilx fiaToisde )a yne-mèraïqBi tot^ ^se l4s grands 'i-«mi'ictTlt«j< ddut iésuAL'Ki éuilent pleines d'une 'eftH Jinipidft et 'd^aiMna^'inucllagineusi^sy .« blan-^ cliàties ; dans quelques-unes il ue paraissait yi avoii^ que drt rang noU' coagiiU. Le^'WetilrUuies contanaMiit.de l'eauea ' ipiantitc. La «ubsiaïkco corticale du cn-maii , éiail très-rangey «t tr^s-rantoilie, plus qu'ellp - n'est mét^ie à -cet âge, et Ul substance niûdulkii-e était, en quelques eadroits^ serlout dans U moelle allongée , un peu plus endurcie; tnndis que dans d'autres endroits voisins cette Kobstancc pavaiassit r mollie, comme ûaide.

Rem.i Nous pourrions rapporter plusieurs autres observations ayec ouverture de corps de qnelques enfans morts par. bt dentition, après avoir épTotivé des convulsions avec saiivi tton, ou chez lesquels noua avons recooun plus ou moins d iiang surabondant daira le cerveau, lors même qu'il y avaic béaaenup d'eau dans- les cavités du cr.'lnc et du canal ver-^ timbrai aii^si que dans celles du cerveau, de la moelle épU> nitre et quelquofois 'dans les autres cavités du corps.

Oss.xvii. « L âgée df' vingt-cMiq ans, réglée à i5aas,<

épilepttque dèS' l'enfance 1 attaquas très-lrfquentes pprfcA. .J «(«(f», at'tOtnp<i(,'nte on sniwies de vtirligM. sans prodromeat*!

peut douter que très-*9ouvent cela ne soit . ainsi vicà versa^ Obs. XX. Uue jeune ÊUe» âgée de seize ans^ fut ame* née cbei moi en consultation par M. Solier ^fMrur^ien : elle n'était pas encore réglée et portait sous la niâclioire inféirieure plusieurs glandes tuméfiées ; Ton en distinguait mêihe au toucher une rangée longitudinale de chadgite côté du c«Uy lesquelles ps^^aiisaient se prolonger dank la. poitrine^ Cette jeune fille avait eu quelques accèsi d'éplepsie qui avaieatt été précédés par de violentes palpitations du cœur , et qui au^ffuentaient pendant leur durée » d'une manière formidable , en diminuant ensuite ; cependant ces palpitations lestaient toujours plus fréquentes et plus violentes que dans Y était naturel, et avc^c. quelques interniittences et inéga-li^és.. J'dtdonnai une saignée du pied » et je recommandai de recourir ensuite, de t^mps en temps, à l'application des san^uesi au fondement, aux aines ou à. la saignée dû b^as, selon les circonstances ; je prescrivis des bains tièdes fir^queimment , les apéritifs ferrugineux réunis aux anti-' spasmodiques , à la Valériane et au quinquina. Cette fille fit aussi usage du sirop dé{)uratif anti--S£orbutique , et un cautère au bras fut établL Ce traitement parut avoir un succès heureux, puisque les accès épileptiqucs ne furent, après son usage , ni aussi fréquens ni aussi forts ; cependant ils continuèrent, et toujours précédés , accompagnés et suivis d'un ^lOuvement violent du cœur ; les règles ne paraissaient pas ; des orthopnées fréquentes et longues avaient lieu. Enfin les extrémités inférieures s'œdémalièrent, etTanasarque survint avejc un épanchement d'eau dans le bas-ventre ; c'est ainsi que cette, fille miourut.

On, reconnut par l'ouverture du corps que les cavités dw cœur étaient plus amples qu'elles ne devaient être , et que IjCurs parois étaient singulièrement épaissies, surtout celles du venUicule gauche dont la substance était lardacée. Il y avait dans la crosse de l'aorte quelques endurcissemens cartilaginiformes. Le péricarde contenait une eau rougeâtre filamenteuse. Le cerveau était abreuvé d'une pareille eau qui remplissait aussi ses ventricules. La substance de la moelle allongée était généralement ramollie et tuméfiée. Cependant,,

en qttdqiies endroits elle était un peu plus compacte qu'elle ne l'est ordinairement..

Rem, L'épilepsie de cette fille était réellement réunie à un vice stéatomateux qu'on traita avec peu d'avantage. Les intumescences et collections aqueuses dans le cerveau en furent * la suite , ainsi que celles du cœuravec dilatation de ses ventricules et «paisâssement morbide d^ leurs parois , particulièrement dans le ventricule gauche, dont l'actipn relative à la circulation ne pouvait être que très-afifaiblie. Il n'est pas éton-^ nant que l'hydropisie en ait été la suite , pouvant survenir par. cause du vice stéatomateux et encore par suite des dila-tations du cœur , que Ce vice produit en épaississant sts paroi$ et en difninuant\QMT force contractile , malgré l'opinion de quelques modernes qui considèrent comine actifs ces sortes d'wévrismes.

Obs. x^i. Une très^jeune fille , parvenue à peine au côm-. mencement de sa seconde année, est saisie d'une diarrhée violente, et éprouve de temps en temps des vomissemens. Elle portait une dureté dans Vhjrpochondre droit. Ses excrémens étaient blanchâtres; il y avait tme petite fièvre avec de la toux qui troublait chaque nuit son sommeil. Enfin , il survint une épilepsie qui la fit périr.

On observa que la partie gauche de Vestomac était noire et comme putréfiée. Là cavité de ce viscère contenait une humeur verte. Le foie était squirrheux, et la vésicule du fiel pleine d'une bile noire. Il y avait de l'eau dans le cerveau. {Bonet, Lieutaud y i , obs. 160.)

Rem, Il pourrait paraître que l'épilepsie ne fût d'abord que sympathique ou médiate , et non idiopathique ou immédiate dans le cerveau, l'intumescence du foie et l'inflammation de l'estomac ayant donné lieu à l'épanchement d'eau dans le cerveau , laquelle eau pouvait bien être aussi plus ou inoins stimulante ou irritante par une acrimonie bilieuse , puisque la "vésicule du fiel en était pleine , et qu'elle avait en partie reflué dans l'estomac , et qu'elle pouvait seule l'irriter au point de déterminer l'épilepsie en agissant sympathiquement de ce viscère sur le cerveau.

Obs. XXII, Un agriculteur des environs de Versailles , âgé

7 2 ^ SUR LA NATURÏ ET tE TRAITEMENT

de trente-deux ans et d'mxe forte constitution, éprouva, à la suite des travaux de la moisson, pendant les chaleurs trè»* fortes de Tété ^ une fièvre violente avec un très-grand lùal de tête et délire. Qn le transporta à l'hospice de la Charité de cette ville. Il tontba dans un profond assoupissement; des convulsions de la face et du tronc avec salivation survinrent* La saignée du pied fut pratiquée, des vésicatoires aux jambes furent ensuite appliqués ; des boissons rafraîchissantes et relâchantes, ainsi que des lavemens de même nature, furent prescrits. Cependant la maladie fit des progrès; les accès de forme épilçptique devinrent de plus en plus violens , et ce malade mourut à la fin du troisième jour de sa maladie. — - L'ouverture du corps fit voir que les vaisseaux du cerveau étaient gorgés de sang ainsi que ses sinus dont les parois étaient endurcies et leur cavité plus ou moins rétrécie ; les substances des hémisphères étaient extérieurement et intérieurement , dans leurs diverses parties , plus ou moins endurcies ; il y avait dans les ventricules beaucoup d'eau ,mais on observa que celle du ventricule droit était d^un rouge beaucoup plus intense que celle contenue dans le gauche \ les vaisseaux sanguins des poumons étaient aussi très-pleins de sang , et la substance de cet organe était généralement plus endurcie qu'elle ne Test dams l'état naturel ; elle était aussi plus rouge. Le péricarde cotitenalt très-peu de sérosité et ses parois étaient rouges ; les oreillettes et les ventricules du cœur contenaient beaucoup de sang avec des concrétions noirâtres. Le bas-ventre ayant été ouvert on reconnut que l'estomac et les intestins grêles surtout étaient beaucoup plus rouges qu'ils ne le sont naturellement ; il y avait en eux deux vers strongles ; la cavité abdominale contenait une certaine quantité de sérosité dans laquelle ctn remarquait des concrétions filamenteuses blan-»; châtres. (Lieutaud.)

Rem. On voit par cette observation que les accès épilep— tiques se sont bientôt réunis à l'inflammation du cerveau {céphalite) ; cela n'est pas étonnant puisqu'on en a recueilli plusieurs exemples à la suite de pareille maladie (i). Mais

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