‹ Observations sur la nature et le traitement de l'hydropisieChapitre 15 sur 23 · I. Bydropisies par défaut où parexcès étA^acuatiùhs · texte numérisé non relu

I. Bydropisies par défaut où parexcès étA^acuatiùhs

I®. Hyiiropisie$ par défaut d^éifàcuations. — -XTne femme 'éprbiive une suppression des règles f9kr suite d^itn chagrin; son veqtre se tu^éfie^ et ron y recon- Qait ,pi||| ascite dont elji^ meut\, 0ii.yil.par Touvertura du corps qu'il y avait dans. le bas-ventre douae Hyret

2f3ô D£^ l'hydropisié en céneraz.»

d*eau , et qu« le foie éUît dur , sec et di vertement caloré. — Baillou.

Une femme doutles règles tiweniéié supprimées'^ éprouvanneiniumoscencedu bas» v en trc^ et iJ le mourut (Thydropisie. On. découvrit qu^il y avait dans le bas ventre une innombrable qu».nlité d'Iiydatides tellement pKînes d'eau, qu'on IVvalua à plus de soixante mesures (i).— -Persi us ) /.A. a. m. y I.- , Lieuiald,

fiarilioîin , Coïtor, Hœfer , ont rapporté des faits à-peu -près semblables, i&i^/.

Une fille de trente ans éprouve une :suppression des règles^ des douleurs rhumatismales lui surviennent^ elle maigrit coQsiJérablement , et ensuite une asciC» se manifeste avec une très- vive douleur dans la région du pubis. Elle a un pied très douloureux ^ la maladie devient plus violente , et celte fille meurt. Indépendamment de l'eau qu'on trouva dans le bas- ventre, on reconnut qu'il y avait à la partie externe de l'utérus une lunieur orbicùlaire charnue on squinbeuse blan^ cliàiie, — -Ckkllius, LiEtTACo, obs. i374*

•Une feninic é|>rou\ait une suppression dfS règles depuis deux ans à la suite de grands chagrins; des dou* l^Qi-s dans tout sou corps surviennent avec des vomis* semens de matières ver Jàtres ; ses forces défaillent enfin^ et elle finit de vivre. Le. cadavre ayant ét^, ouvert y on vit quejla cavité abdominale contenait, vingt li«

(i) n serait & desSreV qne la capacité tfc ces mfsnres ei^t «te dé» tënbifiéè'; BMié,'niilheoitfô«éit^iil, \kk aéleors que boos.ViRtona litf

Dfe L'hydrôpisie en* central. 23 f

Très (l'eau satiguîniolenté, q"e rëpîploon élaît entièrement détruit j que le foîe était paie , adhérent de tontes parts ; les intestins y étonriamment contournés, étaient. refoulée ▼«rs le diaphragme et recouverts d^une substance <^pcrète.' — MéL des Curieux dé la Nature. ^''"

Une femme de quarante-deux ans , qui* n'avait pas eu d'enfans , est privée de ses règles depuis trois ans; elle éprouve u.ne augmentation dans le volume ^ -bas -ventre avec une fluctuation matiifeste çt cèdématie deâ eittrémités inférieures *, le bas- ventre prend un accroissement extrême, nonobstant tous les remèdes qu'on prescrit. Le^ parties supérieures tombent dans Y amaigrissement^ Tajbpétit pour les alimens est languissant; il y a de la soif ^ les urines sont rares , le ventre se tuméfie et est resserré, Ip pouls faible et fréquent, la rèspiriitiôn très-difficile; la malade ne peut plus se coucher , la toux devenant continuelle; les veilles sont opiniâtres et les forces défaillent. On a i^ecours à la paràcentèjEfè • on ex« traH. vingt-cinq livres d*eau avec soulâfg^incnt de la malade ; on réitère la ponction, qui' donne deux fois beaucoup d*eau , mais méFéè à des matièresf purulentes ; enfin celte malade meurt. ^

On découvrit, par rouverture du bai-Ventre, un Sic énoroÉH contenant plusieurs cellules qui contenaient une grande quantité de sérosité pùrVilente , vîsqvetMe , qu'on évalua à (/uarante livres.

Tout les viscères du bas*ventre étaient hors du sac

On pourrait réunir à cette observaiion celles sor des hydropisies survenues après de grandes bémorrh»-» giessuites de plaies, ou par des maladies avec pertede sang par les narines j. par la baucbe ^ par Tamis , fas la vulyechezles femmes^ surtout après les coucha, elc Ces observations seraient très-nombreuses.

Un sexagénaire, atteint d^un cours de venifeaYe^ des tranchées / est saisi tout d*un coup d'une hé-» miplégie du c6té droit ; il balbutie , mais sa raison n'est pas troublée. Il ^eurt le quatrième pur. U. y avait de Teau dans le cerveau , et les vaisseaux des membranes de ce viscèlre étaient enduits d'nne htt« meur visqueuse. Il y avait des érosions dans Tun. des corps striés. — Valsalva, Mobga.gkI) epist.IF'.

Une fille de vingt- quatre ans. éprouvait depuis trois ans, tantôt une eVaci/a£io/i immodérée des réglas^ et tantôt une diarrhée avec dégoût pour les atimens. Elle fut enfin atteinte d-une leucophlegmçtie ^ à lar quelle se joignit une toux avec expùition purulente; Dn s'assura , par l'ouverture du corps , que le foie était obstrué et un peu livide , et que les potmiona étaient pleins d*ulcérations.-p-*DiBj|BaaAOECR, Opéra omnia.

Un.honime de cinquante -quatre ans, qui était souvent tourmenté par des hémorrhoïdes^ et paf . la diarrhée y en fut délivré» mais il eut des douleurs de poitrine obscures avec une difficulté de respi-^ rer qui revenait quelquefois. Il éprouvait ensuite des accès, ^asthénie , dont un fut si violent qu'il de^ vint aphone avec des convulsions qui (uieol mox^

tÈ L^HYbRO^ISlÉ Eli èÉNEIUti. 2^f

telles» Les poumons écaîept de toutes parts adhéreu» à la plèvre, et celle-ci {tu diaphragme et jfu'përic£^dè. Le diurne du co^ur était augmenté » et sa forme était plus arrondie. Il y avait de. Teau datié les ventrit;ules du cerveau el-dans le carialvertébral. -i^ LâncisiI

Une femme quadragénaire éproutait une Ae/not*** rhagie utérine depuis pins de de\lx thoinj celte perte s'étant supprimée , le ventre s*enHa et se tftméfià insen-^ eiblement beaucoup \ la tympanitese {ftôhonça , Tascite s'y rénnît; la maladie se prolongea déut atis, et enfin cette femme mourut dlinà le mairasàie. ^a cavité de rabdoràen contenait une grande quantité d*eau sor-^ dide et très^éiide; les. intestins étaient très racornis, et la matrice était en état d^ulcérâtion, — ^ MéL des Curieux de la Nature y liv. I, 44^*

Un jeime homme de dix-huit an9, a^rè5 des éva^ cuathns als^ines^esi atteint de la toux et d'insomnie; il tombe dans une mélancolie qu'on attribue à une .. no^algie; des convulsions surviennent avec petitesse dbi pouls et âiojnnolience. Ces symptômes font des progrès; , et le jeune homme meurt.

Il ffit reconnu par Totlverture du corps que les vaisseaux du cerveau étaient remplis dun sang aussi noir que dé 1 encre, et les veniricules^ du cerveau distendus par Teau quUls contenaient. -— BÀanàaB , J^erses observations anatomiques tirées des ouver^ tures des corps d* un grand nombres decadat^res ( Per«

|Ȕgnan, i^Si ) in-4^)/

tJn soldat , après unie grave dysenterie ^ était ûé'^

^%nvLhydropiqiie avec fièvre. On reconnut' après' sa

•2S8 DE l'hYDROPISI£ EN CÉnÉRAL.

mort que les poumons étaient adbérens à la* plèvre coslale avfic dies marques de gangi ène, et plongés dans Teau contenue d^ins les cavilés pectorales; le foîe était squîrrheux, la. vésicule du Gel vide, et il y avait beaucoup d*eau dans le ventre.— - Laubius, Lieu-

TAUD ) I. • o.bs. 644*

Une jeime fille de cinq mois est saisie par unç

fièvre SLvec diéyqiement. Le troisième jour elle est atteinte de coni/fi/»oit5 de ses extrémités •supérieures « ensnhe d'une jaunisse ^ et elle meurt le.septième jour. LUptestin rectum était de couleur noire , et lepé^ ricarde plein d eau; il y avait de la sérosité ^ire les méninges , laquelle était concrélée en forme de gélatine autour des vaisseaux. — -Yàlsâlya , Moa4AGHi| epist. If^,

Une petite fille qui avait à peine un an, éprouTait une diarrhée très-iptense, avec un vomissement qui survenait de temps en temps, et une induration considérable dans rbypocbondre droit. Les selles étaienl blanchâtres , et il y avait une petite fièvre, de la soif| de la douleur à la tète, des insomnies; Tépilepsie survint, et enfin la mort. L'estomac, noirâtre et comme en putréfaction , contenait utiè humeur verte; le .foie était squirrheux ; la vésicule du fiel était gorgée d'utie bile noire , et le cerveau* dans tune dlathèse aqueuse.-— Théophile Boset , Sq^ulchreL anat.

Un .homme de quarante ans , d*un tempérament phlegmatigae j et atteint . d'une hernie inguinale, fut pris d'-un vomissement considérable de sang aan^

avoic éprouvé aucune. ^pèce de loux. La fièvre 8ur-<^ vint 9. et les forces du malade , pendant qu'il fai? sait divers remèdes, s'afTaiblirent; le, bas* ventre et les extrémités inférieures se tuméfièrent.; le malade tomba dans une eapèce d'hébétement ,1a fièvre devjujt anomale , ei enfin il survint un accès dV/u7^/95i^ mortel. On vil, par Vpuverture du corps, qu'il y avait beau* C0up ^i'eau dans les ventricules du cerveau ,^ dans les cavités de la poitrine et du bas-ventre. — ^ Joseph Baader , Obseryationes mediçœ inçisiqnibus C(idave^ ràm qnatomices iUustratœ , i^tiS , in-B^* . .

Un i^une homme éprouvait depuis iroi^ mots un. flpt^ de ventre y lorsqu'il tomba dans un délire sans aucune cause ms^pifesie ^ le lendemajii., le délire avec violentes agitations continuaot, il mourut.

Les organes de la poitrine et du bas- ventre furent trouvés sains \ les vaisseaux étaient pleins de saqg ; la dure«mèreé(aiicouvertede petites vésicules pleines d'eau, ramassée^' par paquets en f][uelques^ endroits^ Les ventricules du cerveau contenaienl de r>eau , et il y^n.avait'.envirofi une once autour de la moelle nUongée. — Hàeebohkl»

Un homme âgé de cinquante. ans , qui vivait d'on très -mauvais régimie, éprouva une diarrhée x^pi» . niétte : il lut atteint d nne ascite dont il mourut* On trouva ^ans le bas-ventre , indépendamment d* plusieurs mesures cTeaii sanguinolente', répipl6(Mi pleiq de concrétions granuleuses , et tellement prolongé .dans cette cavité , qu'H descendait dans le scrotum* Le foie était entièremejat d- unecoulenr blaa»

a^O. DE lWdROPISIE Elf CEIŒBAL.

châtre \ la vésicule du fiel était tellement remplie d'an liquide lymphatique nullement jàutie, qu'elle avait le volume d'un œuf de poule ^ et le conduit cystiqae était bouché par un calcul biliaire. — ^ Liedïadd, Hist. anaU med.^ lib.I) obs. 901.

C'tôtsansdouteà'aprês cette observation et quelques autres qucf Lieuiaud avait recueillies ,■ qu^il s^est élevé contre Topinion de ceux qui croyaient que la bile découlait dans la véhicule du -fiel par des c<^iiiauz particuliers ou h^patico-cjrsjtiques ^ et qu'il a avaticé et prouvé que la vésicule du fiel ne recevait la bile que par une espèce de reflux dé ce Itqùideitu catial cholédoque dans le canal cystique. (/^o^^rl ce sujet notre AnaU niéd, , tom. V^ 292 et sùiv.) *-

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