REMÈDES PHARMACEUTIQUES
Boissons , Infusions , Tisanes^ Décoctions^ •
PeUt'lait anli-scorbiUique el. diurétique .^^ Tf. Feuille» ^oseille, une poignée et demie 5 |le béloine ^àt cerfeuil y , demi-poignée; coupées par peiUes parties y tamarins. j%)^} inejttezL dans l&ii) de petil-iaitsur la fin , sans cependanÇ faire Jbouillir 3 coulez^ eljnelez à la colature § ij de sirop de . groseille» A prendre par petites tasses lou Les. les, deux 011^ Uqis heure». ; e., .;- .
Boisson. — y EaU; Ibij; miel^ ^ij; acide nijl^ifiq^^ 5 ij jt pour une boisson à domer par lasse. ^-^ff^ï>i%iii;^JMan, de^ ^ Méd. pratique. - • : - <
^,^/ai souvent prescrit ^ comme. trés^bp^^iM^^^M^c^ la simple infuHon de cerfeuil ^ el quelquefois réunie -à celiçï dQ.la râpure de sassafras dans de Teau tiède ^ avec. addition^ * d^éther sulfurique (viiriolique) à k dose <^ 6.à .8 gpjuttes^, pour clique lasse d^infusion , à prendre irqis ou qua4ra fois {>ar ^our avec un peu de sirop des cinq raciojçs pour édulcorer.
Au lieu d'éther^ > al quelquefois a jouté. $ j^t^ gouttes de teinture de scille sans ou avec un peu. 4?. teinture de digitale pourprée lorsqu'il y avait de TiiTrégMlarilé. dans les mouvemens du cœur et dp pouls j deu;(,^ou - trpis fois par joqr çt avec succès ^^ relaUveoient àPexcrétion der, urines. ,. , ,
^iielquefois je prenais pour base.de rinfusion une dé-^ coç.ljon légère de racines de chiendent et 4e f&iiiUes d». pariétaire^ dans laquelle je recommandais dA (i9LirQ,infus«^>
4o6 i>£ L^HYDKoiasii: "m cimiRAv:
le cerfeuil avec ensuite addtlion des teintures dîore-' tiques,
Odier a fait usage de diverses infusions diurétiques avec? beaucoup de discernement et selon les accidens snrvenu» à dei h^dropiquê». Il a retiré de bofis effets dé la oascarillc; du scordium^ lorsqu^il y avait une disposition trop grande à la dinirrhëe on aux von^issemens ( Man. de Médm
pr£2/.>pagèiE84*) • '
D'autres fois, au contraire , pbnr purger tes malades^
Odjter â( jpfësètit l'infusion de feuilles A'arum ou pied -de -
veau fraîche»; d'arnica, on sëiilemênt du cassis, eie. ^
ftbHaht lej^ direrëcs circon^iartèes. Combien de fôts n^
me sui»«je pas borné à conseiller la simple infVrsfori àë
thé ^ dont }é me stiis bien trouvé ! Dans aucune maladie
pltfsqt^ie daii^iè^tr&tiement des hydtopisies t^ ^atiatibn^i'
ne doivent mieux être observées.
LV/j/Efirifôrt'd'u'ûe demi-poignée de bendres de gènét dati» <fhe f ifvié d'éàu , avec un peu de vin blânC clairet'j'ëét "c^éKrAi'ien Angleterre et rëconMrtatidéepar MèiiU, {Môn^ et Priééèf/i. FtiéS, j càp.vni*)* ' * '
' ^ râprirè de sassafras , thé Vert, i pîncécd'efehàqtïfe, pour ût\é' pïMiê ûHnfiision qcîi Servira de bohion'ordi* naire prise avec du vin blanc. — *, BoerHaave.
^ radiés peisdeux espèccfs d^Anstoivdhe , ^]^7 é**** giémbi*e'/ 5Vj*ji^cMnmilés d'abàilithe vulgaire, dècenlàore« (petite), brties'dc genévirier, Sâ^j; Sel'd'absihlbe, gif. Aprètf avoir nef lové, écraè<é et ntéféiôdlVs ces subsfànées^ on les ttra fnfà^ef dans Ib iVdVs^rii deg«»nièvré aa sdleil pendant quelques j(^urs à vase cli>s« La dose est 'donner onc<^ quatre fo» le joi/r à jeun en suivant lin régime 'convfenable, ^— BôérhaaVe, Mût, Wà/. y page ao4 ^ cilé pa» Oaub*/pageiëo^otivragecirif# ^
DE LHYDROPISIE EN CENERAfl. 4^7
Tisanes, — y racines de patience et de bardane , ?a f (S ^ feuilles de pariétaire et de scolopendre ^ ^ m. fi ^ faites bouillir dans trois poissons d^eau^ réduisez à i chopine j coulez et ajoutez 3 iS de sel de Glauber: à boire en un ou deux verres.
^ racines de bardane^ salsepareille coupée par petits morceaux, Sa^iS^ faites bouillir long-temps dans s. q. d^eau pour réduire à i pinte avec antimoine cru bitn porphyrisé » 5 ij ^ dans un nouet de linge : à prendre pour boisson ordinaire avec du vin blanc ^ dans Thydropisie après des sécrétions trop abondantes.
Tf racines de chiendent , pug' j ; de fraisier y de chardon-roland , Sa ^ j ; feuilles de scolopendre^ de pariétaire , d^oseille , Sa demi-^poignée ; cristal minéral y 3 fi; faites bouillir dans suffisante quantité d'eau 5 réduisez à une pinte; coulez et ajoutez ox^mel simple ^ %\y ou bien sirop de limon ou de groseille , S)^*
Of racines de scorsonère, de fenouil, aa^j; antimoine dans un nouet, ^j; eau, l&iij; réglisse, 3ij; faites bouillir jusqu'à réduction d^un tiers.
Tisane diurétique plus forte . •— ^ ra ci n es de ga ra nce, de petit houx, d'asperges, d'tris-nostras, de persil, d'aehe^ de raifort sauvage , de cabaret , Sa ^ j ; faites bouillii^ dan» q. s. d'eau pour une pinie de tisane; ajoutez en retirant du feu cerfeuil et feuilles de turquette , Sa demi-poignée ; coulez et ajoutez sur celte pinte de tisane , sel de nitre , 3 fi > ou de Tacide nitrique , €id gratam aciditaiem, ou bien encore élher nitrique^ 3 ij.
7f racine de chausse «trape, Jj; fruits d'alkekenge ^ n^X; racine de réglisse, 3 j; eau , q. s. pour réduire à Ib ij ; coulez et ajoutez nitre purifié , 3 fi.
y racine de garance, % fi ; eau , s. q. pour réduira 4
4o8 bE L HYDROPISIE Klf CENERÀL^
Ib ij. Lorsque la tisane sera faile, ajoutez scolopendre^ m. û} baies d'aikékenge^ 3 iv^ réglisse, s. q.
Of sel de tartre^ 5 vj; dissolvez dans eau^ Ib j; donnez^ en trois doses dans la matinée.—' Quarin cileun heureux exemple de celte solution ^ de Morb. chron,, p. lai. >
j4pozhmes.
^ racines de raifort sauvage^ d'asperges/ de fenouil , de petit houx^ degarance; Sa ^û^ ou bien une ou deux de ces racines seulement à la dose de J j ; feuilles de scolopendre, ' de pariétaire^ m. Û} ajoulez^ en retirant du feu^ fleurs de genêt et de cerfeuil, Si pug. ] ) coulez: pour deux verres é'apozhme auquel on a)outeray oxymel scillitique, ^'â ou f j I ou, si Ton veut le rendre plus actif, sirop d'épine- vinelle, § j. On pourrait ajouter dans chaque prise de cet apozème 7 à 8 gouttes d'élher sulfurique dans ^ vj duquel on aurait^ fait infuser 5 \ de feuilles de digitale pourprée.
Cet apozème a élé souvent prescrit avec succès pour provoquer Técouieraent des urines, particulièrement par Lieutaud ( Mat* méd*). Celui fait avec les racines d'ache, de persil , de fenouil , de houx ^ d^asperges , est recommandé par Odierj avec diverses additions, selon les causes présumées de l'hydropisie.
' Diurétiques doux» — y racines de guimauve , de nénuphar. Sa ^iS; feuilles de scolopendre , m. iS ; fleurs de mauve , m. j 5 sel de prunelle, gr. xviij j eau^ s. q. pour réduire à ib j^ sirop de violettes, J j. •
Autre moins doux. — ^ racines de houx, de garance , Sîa 3 iS^ feuilles de pariétaire , de cerfeuil , Sa m. j; sommités de houblon j de genièvre. Sa m. j ; eau, s. q. pour réduire àlb j ; ajoutez nilre ptirifié; 3 j ^ sirop de guimauve^ $ ]•
DE LHYIAOPISIE EN GENERAL. ^Og
Bouillons,
yf cerfeuil récemment cueilli^ m. v| ; veau coupé par tranches, Ib j; sel de prunelle^ 5 j; faites bouillir au bain-marie dans s. q. d'eau pendant 4- ou 5 heures; passez avec expression pour le donner à la dose de § vj de quatre en quatre heures dans Fhydropisie. -— Geofp. , Mat. méd. , t. VI, page 20.
^ racines de patience, de persil^ ffa5ij; cerfeuil, m. â 3 baies d'nlkëkenge , 5 ij; cloportes, n^ 1005 faites bouillir un quart d'heure dans i pinte d'eau de poulet , pour deux doses.
0^ racines d'asperges, J ^ i faites bouillir avec un poulet dans eau s. q. 5 après i heure de cuisson ajoutez écorce de racinedeiDoy. chausse-trapepilëe et mise dans un nouet ; feuilles de bourrache, de scolopendre ^ Sa m. ^5 cloportes lavés, ^* ^«i ^- ^» 1* ui^ bouillon auquel on peut ajouter jus de cresson, 3 ij. — Lieut» , Mat. méd. , tom. I.
Emulsions.
Of, Semences froides , 5 ij ou iij ; pilez en versant pardessus 3 vj d'une infusion légère de pariétaire ou de cerfeuil j ajoutez esprit de nitre dulciBé, ad gratam aci" ditatem; sirop de nymphœa, J )•
On peut encore ajouter à ce médicament , térébenthine 3 fi qu'on aurait dissoute dans i jaune d'œuf.
Au lieu de çemences froides ,,nos anciens médecins em« ployaientquelquefois celles du fruit delà sapotille {achras sapota^lÀnn.) y et ils se vantaient d'en avoir retiré d'heureux effets. Mais n'est-ce pas plutôt à la seule disposition du malade qu'ils ont dû ces succès? Nous avons conseillé cette émulsion avec les graines de sapotille sans aucun
410 I>E LHYDROPISIE EX GENERAL.
avantage. Les semences de bardane concassées^ ^{S dan» g ij de sirop d'allliaea, el données par cuillerées à café, de « heures en 2 heures, ont été recommandées par O^/er, qui ena rcliréd'heureui effets, ^an, deMéd.prat.y p. 284.) Emulsion purgative douce. — Tf racine de jalap pulvérisée, 5 j â^ sucre pur ^ 5 ij dans^ iij d^eau de pluie pour i emulsion; coulez et ajoutez %ûàe sirop de rhubarbe pour I dose. — BoBniiAAVB. /^o/. Gaubius^ de Methodo concinnandijbrmulas , pag. aoo.
Emulsion purgative forte, *— ^ semences de carthame ; 3 ij ; scammonée pare^ gr. viij ; écrasez ces substances et ajoutez peu à peu , eau distillée dMcorce d^oranger, 5 j ô; ensuite mêlez afec sirop de spina cervina, épine^vinetle, 5 ij : pour une dose à prendre le matin. — BoiRHAAVE. Fojr* Gaubius , de Methodo concinnandi Jbrmulas , page 199.
If résine de jalap, gr. xi j^ 0,6; sucre blanc, 3 ij, 8,0^ triturez dans un mortier de marbre avec on pilon de bois,, et ajoutez peu à peu la moitié d^un jaune d'œuf et éraulsion simple, Jv, 1 60,0; eau de fleur d'oranger, 5 ij, 8,0: pour une dose qu'on doit varier selon Page du nmlade. — Exir. Codex méd. , page 85 , Paris , 1818.
Emulsion adoucissante diurétique. -^ Y graines de chardon-marie, de bardame^ d'ache , de pavot blanc ^ Si J j ; amandes douces , n* xx ; infusunt de réglisse , s. q. j faites une emulsion de Vb iij ; ajoutez nître puriBé ^ 5" ij j sirop de guimauve , J j tf : la dose est de J ij toute» les demi-heures. On mettra la bouteille au frais.'~GiuB. , page 197.
y semences de pavot blanc , de chardon bénit ^ £& 5 ij ; eau de scorsonère, J vj 3 sirop de diacode> S ^ -^lAEUTLMiiy Mat..mêd,
Sirops,
Sirop antirarihritique et anti-hydropique. — y scatntnonëe puRérisée , 3 iv^ sucre en poudre^ S^v; bonne cau-de-vie, J viij j on met le tout dans un vase convenable^ on allume IVau-de-vie , on laisse brûler la matière en agitant de temps en temps; coulez avec expression à travers un linge ; et ajoutez § iv de sirop de violettes : la âose est de I à 2 gros datis ^ vj d'eau de persil.
'^ suc exprimé des baies de nerprun ^ Ib iij ; laissez dépurer et ajoutez sucre blanc ; Ib ij; cuisez en consistance de sirop. La dose est de ^ j ou %\] dans ^ iv d^eau Je persil ou de pariétaire ^ avalant par-dessus un petit potage. — Geoff. , Mat, méd,y tom. IX, page ai 7.
àf. vin blanc ^ %^^y jalap pulvérisé, 3 iS; gingembre pulvérisé, gr. xij ; sirop de nerprun , J j; mêlez. Le malade prendra cette'potion tous les jours ou de deux jours Vun jusqu'à ce queses parties soient désenflées."— Geoff. , ibid,, page 218.
Oxjmei colchique, — Vogel assure avoir guéri une énorme hvdropisie du péritoine avec celoxymel. — Qua- BiN^ page i3i.
Sirop anti'scorbutique dépuratif, — y racines de gentiane , 5 fi \ racines de garance, 5 ijj quinquina , 5 ij , raifort sauvage, ^fi^ cresson de fontaine, s. q.; cochléaria^ id,} sublimé corrosif (muriate suroxigéné de mercure), i;r. ij ; e^u, Ib 'j qu'on fait réduire à j. J'ai quelquefois prescrit ce sirop avec succès comme diurétique.
' Pour la prépnralion de ce sirop selon la méthode de
M^ Bouillon-Lagrange, "voyez nos Mém, surlaNaX, et, le^ Trait, de plusieurs malad, , tom. II , page 286 , Pa*
4l^ BE LfiYDROPISIE EN GENERAL*!
Teintures.
Deux sortes de teintures sont fréquemment prescrite» dans le traitemenft des hydropisies i celle de sciUe et celle de digitale pourprée j à la dose de cinq à six gouttes dansune ou deux cuillerées de quelque liquide diurétique ou autre; selon Tindication^ car sous ce point de vue il n'y su presque aucune teinture qui nepuisseélre prescrite^ sinon pour évacuer les eauX; du moins pour etupécher une nouvelle colleclion. On trouvera la composition de ces teintures dans les diverses pharmacopées. Nous nous bornerons à dire que nous les avons conseillées^ et surtout celle du docteur Maloëi y dont nous donnerons ici la composition.
Teinture de scille dont Maloët ^ notre savant confrère ; faisait un grand usage. -— ^ fort vinaigre scilli/tique préparé avec du vinaigre distillé; $\'i]} scj fixe de tarlre , 5 M 7 "i^lez pour faire la dissolution qu'on fera éva* porer ensuite à consistance de miel 5 puis on versera par* dessus e$prit*de-vih très-rectifîé ; § iij. La dose est d'une demi-once par jour.
Teinture purgative dite eau-de-vicallehiande,"^ ^ racine de jalap choisie ; Ybû} turbilh végétal, ^j; scam-monée d'Alep ; S U* Après avoir écrasé toutes ces substances dans un mortier; mettez-les dans un vase avec alcool ( à 52^) , Ib vj ; après S jours passez et conservez. — Extr. Cod* méd. y page i3i ; Paris ^ 1818.
Teinture éthêrée de digitale pourprée, — y feuilles sèches de digitale pourprée et réduites en poudre^ 3 jj ^ 8 â élher sulfuriqûe (40®= 56**); $ j ^ 33 ; faites macérer pen«« dant 2 jours dans une bouteille bien bouchée ; iransvaseat. et conservez poQr l'usage. — Exîr, Cod. méd. j page i3ij^ Paris, 1818.
DE l'hYDROPISIE EN GENERAL* 4^^
Sucs de plantes.
y feuilles, de pariétaire, de bourrache, de cerfeuil, de cresson de fontaine , parties égales, pour en extraire, par la simple expression, § iv de suc qu'il faut bien fiU trer, et auquel on doit ajouter 5 Û dMlher nitrique , ou 7 à 8 gouttes de teinture de scille ou de digitale , ou ces <leux teintures à la fois, une ou plusieurs fois le jour ^ oxymel isimple , 5 ij, ou ox^^mel scillitique, 5 j. On peut prescrire 2 ou 3 doses semblables de ces sucs tous les jours.
Le suc de cerfeuil seul , ou mêlé avec du nitre puriB^ ^t du sirop des cinq racines apérilives^ pris assidûment dé 4 en 4 heures, est fort utile dans toute sorte d'hydropisies : il rétablit les urines. Ce remède est, en effet, un puissant diurétique. — Geopp. , Mat. méd, y tom, IV, page i8. 7f feuilles d'ache , de pariétaire, de cerfeuil, de cres- .^on de fontaine , 6o cloportes en poudre } sel de tartre^ ^r. XV ; mêlez.
Suc d'iris y célébré ^^sLinnœus comme spécifique pour provoquer le cours des urines et pour purger j quelquefois aussi pour faire vomir.
Je l^ai prescrit à la dose de J{ j , une ou deux fois le jour« Dm>ernej le jeune Ta réuni avec celui de Lasarum. On en a fait encore un oxynieL Quarin n'en a retiré aucun avantage, t. II, page il^i.
Suc de bryone donné dans une infusion de cerfeuil. -«>• ^BOFF. , Mat, méd»
Suc contre l'hydropisie, — ^ écorce moyenfie de sureau récente , q. s. pour en extraire suc , ^ j 5 sirop de violettes, g ûj mêlez pour Tusage. — Boeiihaave, Mat. méd, y page 209, rapp. par Gaub. , page 181.
.fioerbaave dit avoir connu uo charlatan qui donnait
4l4 ^^ LIIYDROPISIE EN GENERlI»
deux onces de suc de pelile joubarbe {sedumacre) dans du lail ou de Ja bière pour guérir Thydropisie el la fièvre quarle. — - ( Traité des Plantes du jardin de Leyde. )
Juleps j Potions, Mixtures , Loocks.
Julep. — ¥ eau de lis, de fraisier, J ijj suc clarifie de pariétaire, de cerfeuil^ Sa ^ ij ^ esprit de nilre dulcifié (alcool nitrique) , adgratani aciditatetnf ou bien dViher nilreux^ 5fi^ sirop des cinq racines apéritives , ^ j. On peur prescrire d^autres juleps avec les infusions de cerfeuil, de pariétaire , loou 12 gr. de nilre ou 3o gouttes à 5fi d^éther nitrique, qu^on édulcore aveo les sirops de groseille, delinaon,d^épine-vinette,eteny ajoutant, si Ton veut les rendre purgatifs, Fox^mel ou le vinsciiUlique^ colcbique, etc. , à des doses convenables.
Julep. — Tf. eau de pariétaire, de cerfeuil, Sa ^ j ; des trois noix , 5 ij ^ de menlbe , S j 5 oxymel scillitique, 5 fl ^ alcool nitrique, 5 fi : pour un julep à prendre par cuillerées dans la journée.
Potion diurétique. — y décoction de pariétaire, ^iv; .teinture de digitale, 5 fi; vin scilliiique , 5 ij; éiher ni* trique alcoolisé, goutt. xxiv ; sirop des cinq racines, §|. *-»Extr. du Disp. des Hôpit, de Paris y 1819.
Potion de Iliifeland, — Of racine de scille, 5iv j eau de fontaine/ § x 5 faites bouillir, el ajoulez , sur la fin de Tébullition , poudre de racine de valériane, 5 ij 5 passez la décoction et ajoulez-y gomine^résiné de gaïac en poudre^ 5 iJ5 mucilage de gomme arabique, 5 ijj; teinture acre d^anlimoine , 5 ij 5 laudanum liquide de Sydenharo ^ gouu. XX 3 esprit de nilre dulcifié, 5 ij; d'écorce d'orange, f j. On donne une cuillerée a bouche de oette potion toutes
DB l'hYDROPISIE EN GENERAL; 4^^
les a heures. •— Exir. du Form. mag., par Gadel-Gassi- •court^ page 216 , 3* édil.
Potion de Haller. — ^ ipëcacuanha en] poudre, 3 ; fi j ^coree d'orange , 5 ij ^ crème de tartre , gr. xxxvj 5 faile» bouillir dans § iv d'eau de fontaine; passez et ajoutez à la colature^ j û d'oxymel seillilique. On donne celle potion par cuillerées. — Extr. du Form. magislr, de Gadel-Gas- «icourty 3« ëdit., page 21 1.
Potion. — y sel de nilre, gr. xx; sirop de pavot, 3 ij j eau de cannelle simple, eau commune, Sa Jj; f. s. 1. Buchan conseille celte polion dans les suppressions et rétentions A^ixùne. •^^ Méd. domest. ^ t. V, page 4^4» trad. par Duplanil.
Potion. — If oxymel seillilique, ^ fi ou 16; eau distillée de pariélaire officinale, $ iv ou 1385 de menthe poivrée , J j ; acide nilrique alcoolisé ; 3fi 3 mêlez pour l'usage et tenez la bouteille bien bouchée. A prendre par cuillerées. — Extr. du Cod. méd: , page 89, Paris, 1818,
Mixture* — y gomme ammoniaque, 5ij ; oxymel seillilique , S ij j eau distillée d'hyssope , ^ iv : donnez par cuillerées toutes les ,3 heures à un hydropique qui éprouve une grande diificullé de respirer.
Mixture diurétique» — ^ huile distillée de genévrier, goult. XX ) sirop de guimauve , $ ij ; sel volalil de succin ^ gr. X j coques d'œufs pulvérisées ; 3 j 5 eau distillée de persil ; S ^U * ^a dose est de deux cuillerées toutes les heures. — Gaubios , de Meth, conc.Jbrm. , page 21 5.
Mixture purgative, — If extrait de sciile , gr.' xvj ; terre foliée de tartre^ 3 ij à iij j eau d'anis, siiiifucommun, § j : la dose est une demi-cuillerée toutes les quatre heures. — QuAniN, page 106. Pour purger légèrement sans nuire à rexpecioralion elporler aux urines.
4l6 DB l'hYOrOPISIE EN C£NÉ^At;
Mixture, — ^ Espril de corne de cerf, 3 û } vinaigre scilliliquC; s. q. pour saturer ^ eau de rue, Jiv; sirop d^œillet, § j : la dose est d'une once et demie toutes les quatre heures. — Quarin (p. 107) célèbre celte mixture contre Phydropisie de poitrine.
Looc/i pour apaiser la soif. — ^ Suc dépuré de joubarbe , sirop de grosseilies , de violettes , lia f ij 5 esprit de soufre , goutt. vj : pour donner par petites cuillerées toutes les heures ou demi-heures. — Gaubius, àeMethod. concin, JbrmuL
Mixture diurétique. — ^ y huile distillée de genièvre, goutt. XX ^ sirop dî'althœa de i^erne/; ajoutez sel volatil de succin , gr. X ; coques d'œufs pulvérisées , 3 j 5 eau distillée de persil , ^ xi j : à prendre par cuillerées toutes les heures. •— GaubiuS; pag. 2i5, ouvr. cit.
Vins.
Vin scillititjiue, — y squammes de scille ( scilla ma" ritima) sèches ; S j 5 après les avoir écrasées avec un pilon de bois , ou les mettra macérer dans un vase de verre avec vin de Malaga ; I& j ; 5oo -, après 12 jours colez et passez. On tient la bouteille bien bouchée. Donnez par cuillerées à bouche.
On prépare de la même manière le vin colchique. — Extr. Cod, méd, ^ Paris, 1818.
Of racine d'année 9 § jj nilre ou sel de genêt, 3 j ^ vin blanc ^ Ib j 3 partagez en deux doses.
Tf cendre de tiges de fève et de genêt , aa Ib iS ^ cochenille conl. y%\ } renfermez dans un nouel de linge qu^on fera infuser dans 4 livres de vin du Rhin j à froid, pendant la nuit , et dont on donnera tous les jours au malade trois doses de 3 onces chacune.
DX l'hydropisie en céneràl; 4^7
^ absinthe pont, , irèfle d'eau ^ Sa $ j ^ roseau aroma'^ tique; S iS ) faites infuser pendant 20 heures dans du vin ^"^ Autriche généreux ^ ajoutez à Ib j de la colalure : sel dt tartre; 3 j^ oleo-saccharum anisé; J j : pour un vin diurétique. — QuAiiiN ; page X 33.
On peut faire cette boisson avec de Peau sans vin en diminuant la quantité de sel de tartre.
if écorce de sureau ; S â ; ognon de scille ; § j ; racinesd'aulnée; 5 ij; cannelle; 3j; sel de genêt | 3 j ; faites infuser à froid dans Ib j de vin blanc clairet du Rhin^ do Chabli ; de Graves , de Sauterne, pendant ^4 heures. On fait prendre au malade deux ou trois petits verres de via tous les jours.
A&n de diminuer les nausées et même les vomissemeno que produit la scille ; Pun des meilleurs diurétiques que nous ayons ; j'ai plusieurs fois utilement prescrit , apréis quelques doses de ce vin ; Tanti-émétique de Rivière j ou une once de suc de limon avec huit grains de sel d'absinthe.
Ce remède m'a paru quelquefois ne pas nuire à l'action du vin diurétique.
On prépare encore dans les pharmacies un vin diurétique au vin de Madère , ou autre vin d'Espagne ou de Portugal. On pourrait remplacer ce vin diurétique^ selon les circonstances ; par celui de Fullerj dont la formule se trouve dans l'ouvrage de Cadet Gassicourt, ainsi que par . les vins diurétiques de Richard, oà du vin anglais de la Charité (1)3 enfin par d'autres dont les pharmacopées contiennent les ingrédiens et la manière de les préparer. On voit que chacun doit principalement son ei&cacité à
(i) S oje^ Formulaire pratique det hSpUaux tiviU de Paris , par Rati«r , D. M, P. » i8a3 , i vo/« inriSé
^l8 Ï)E L'nYDROPlSlïi EN GENERAL.
la scille qui en fait partie, mais diversement combinée à îl'autres remèdes.
Extraits et Electuaires,
L'extrait de hicotiane a été prescrit sans efFet contre l'hydropisie. — Quarin ^ de Morb. chron, , lome IJ , page 102.
Extrait de grande chêlidoine, — y 5 j j liqueur de lerre foliée de tartre, Jû ; oxymel scillilique , sirop , aajj Û) eau d'anis^ Jiv. — Quarin.
Extrait d'arnica y célébré à Berlin cotilre l'hydropisie de poitrine , sans succès. — Quarin.
Extrait de gratiole. Duvernfj- en a vu d'heureux effets en 1703. -^ Cet extrait ne produisit aucun vomissement , mais il augmenta le cours des urines. Duverncy a observé que Texirait des feuilles était plus diurétique et moins purgatif. On s'en est bien trouvé ^ dans les h6- ))ilaux de Vienne , contre Fhydropisie^ et Ton en a de ])tus conseillé l'usage aux personnes atteintes du vice . stéatomateux^ et en général à celles d'une constitution lâche et inerte, mais jamais il ne faut l'administrer aux personnes trop irritables. — Quarin ; Aniniad. pract* , tom\ I^ page il^i,.
. Electuaire contre thydropisie réunie ou qui a succédé à des Jièyres rémittentes. — ^ écorcedu Pérou en poudre^ 5 vj j roseau aromatique^ 5 iij ; oxymel scitlitique^ q. s. ; pour former un élecluaire à donner dans la journée ^ en 5 k 6 prises.
y conserve de cynorrhodon , § j 5 rob de sureau , 5 vj j semences d'yèble, 5 jfij poudre de vers de terre pr'éparée^ larire vitriolé ^ aa 5 j^ sirop-de capilUire^ q. s. On ]»ren cl de cet électuàire ^ la grosseur d'une noix ; troiê
fois par jour dans l'hydropisie. — Geoff. , Mat. méd. , loin. XI; pag. 114.
Poudres.
ç râpure de bois de sassafras , S j; hilre purifié, 5 j; somiiiilés de petite centaurée > 3 j ^ pour une poudre <}ii'on divisera en plusieurs prises de 3 â chaque, dont le malade pourra prendre 3 ou 4 par jour , en buvant immédiatement après un verre de quelque tisane apéritive : <lans rbydropisie , pendant ou après diverses fièvres.
Poudre hjrdragogue.'^ y racine de jalap , xxv part, j méchoacan ^ xij; cannelle , viijj rhubarbe choisie , viij; gomme giitte , iij^ feuilles de soldaneHe sèches , vj; semences d^anis, xij 3 faites une ppudre très-fine. -— Extr. du Cod. méd. Par.y page 28.
^ trèfle d^eau ou petite centaurée, f iv ; roseau aro-^ tnati^ue, 3 iij^ scille, 3 2} racines de réglisse, ^ù; mettez en digestion dans q. s. dVau, coulez pour Ibij ^ «joutez sel de tartre , 3 j 5 oleo-sacchar, aurant, , J j : |)Ourdonnerau malade ^af/7/1^; ^û, — Quarin, pag. 129.
La scille en poudre, à la dose d^un à deux grains, a été célébrée contre rbydropisie ; mais Quann ( page i o5, vol. II ) observe avec juste raison qu^élaflt donnée sous cette forme, elle peut produire Tinflammation de ("estomac.
Mead donnait la poiidre de scille jusqu^à 3j , maia Quarin blâme cette méthode avec juste raison.
if extrait de scille, x gr. ; yeux d^écrevisses , 9fj sucre , 3 j; mettez en poudre pour i4 prises : en don* uer I toutes les trois à quatre heures. — Quahin, pag. io4«
On peut encore prescrire la poudre de scille compo- ^ •ce de Stahl y celle de nilre de Fan-ffelmonl , dont les formules te trouvent dans le Formul. magisir. de Cadef,
4^0 DE l'jiYOROPISIS EN GENERAL;
ainsi qae la poudre de digitale donnée à deux ou trois grain jl contre certaines hydropisies ; et antres poudres plus ou moins efficaces^ et produisant des effets très-divers pour ilvacueç led eaux ou pour rétablir la faculté de l'absorption des vaisseaux ^ selon la disposition des malades.
^ safran de mars, xviij gr. } poudre de yaillefeuille , zxxvj; pour former des pilules de v à vj.gr.
If poudre de scille , gr. xij } écailles d^huttres en poudre^ 5 jj sel de tartre , 36; mêlez et divisez en 12 prises.
!Jf soufre doré d^antimoîne , limaille de fer^ aa 5 j; divisez en la prises dont le malade prendra deux ou trois fois par jour^ chacune dans une cuillerée à bouche d'eau de tnenihe*
Lapoudrededigitalepourpréeyàladosedeâgr.à i gr., jusqu'à quatre fois dans la journée. Donnée en trop grande quantité elle peut causer la paralysie ; les convulsions. — ^ QuAniN; page loy. Elle donne souvent des vertiges.
Poudre diurétique de Weiss. — :f scille préparée çl pulvérisée ^ gr. iv -, nitrc purifié^ gr. viij.
^utre, — y sel de tartre et de nilre purifié, aaSiij; mêlez : la dose est de 3 û à g ij.
^utre ^ cloporte^ préparés, pierres d'écrevisses ,
S gr.'xij j nilre , gr. vj, — Lieux. , Mai. méd.
Poudre de Dower. — 7f sulfate de potasse, iv part. ; nitrate de potasse , iv part. } mêlez exactement et ajoutez :
extrait secd'opiumpulvérisé,j part. ;racined'ipécacuanha, de réglisse, £â j part, j réduisez en poudre très-fine. —1. ôwEDiAun , PJiarmacop. , Exlr, du Cod. méd. Par. ^ page 2QO.,
y poudre de scille, 5 j,-. élhiops minéral, 3 ij 5 diittsez pour i5 prises dont on donnera 3 ou 4 par jour.
BE L^HYDltOPlSIEEX GlÊNfRAL. 4^W
chacune dans i cuillerée à bouche de sirop des cinq racines apéritives.
Le célèbre TVbrlhoff traitait un malade qui avait una suppression totale d'urines contre laquelle les remède» qu^il avait employés n'avaient apporté aucun soulagement. Au contraire il survint un délire continuel avec mouvemens convulsifs, sueurs froides^ enflure du bas-ven(re^ pouls faible y irrégulier et fréquent ; enfin j crainte d'une mort prochaine.
Ce médecin lui donna^ toutes les quatre heures^ un grain de poudre de cantharides dans une émulsion. A fa troisième dose^ le malade rendit une urine un peu granuleuse et san'glante qui devint ensuite claire et limpide. Le remède fut ^ continué jusqu'à la neuvième dose : le malade rendit plu* sieurs pintes d'urines par jour^ et il fut promptement guéri. -^ Geoff.^ tom. XI ; pag. 398 et suiv. Toutefois l'ad-» ministration des cantharides à l'i-ntérieur exige beaucoup de prudence.
y sel fixe de tartre^ Jj; vinaigre scîlli tique ^ S^Ûf^ faites épaissir par FévaporatioQ douce jusqu'à consistance Je miel j ajoutez alcool f vj ; mêlez : donnez jusqu'à 3a^ gouttes.
Pilules •
^ extrait d'aulnéc; S fi; safran de mars* apéritif ^ 5 j; kermès minéral^ Sfi; aloès soccotrin, 3 63 extrait do rhubarbe > 5 j ; sirop de nerprun^ s. q. j^our incorporer ces substances et forn>er des pilules de 4 grains , dont la malade prendra tous les jours 4^6 pour tenir le ventre libre.
¥ savon médicinal ; S fi 3 safran de mars apéritif; S j[ j. éihiops minéral ^ 3 f 5 extrait d'absinthe, Sijj sirop dm:
432 BE LIlYDROnSIE EN GESTEKÀV^
gentiane, s. q. pour former des pilules de 4 crains ; on prend 4 ; 6; jusqu^à 8 de ces pilules par jour.
If savon médicinal 9 J£^ gomme ammoniaque ; 5 ijf scille préparée, 5)^5 élhiops minéral, 5 û; seldesuccin,^ 3 j j poudre de cloportes, $ iij ; sirop des cinq racines «périt^ives , s. q. pour faire des pilules : la dose est de ^| à 3 j. J^ai fak usage de ces pilules dans les hydrbpisies avec des engorgemens ou obstructions des organes.
if extrait de pissenlit ^ de petite chélidoine y aa 5 j j de rhubarbe, 3 fi; de digitale pourprée, calomel, Sagr.xf soufre doré d'antimoine, gr. v; sirop de gomme, s. q., pour incorporer et former des pilules de 2 grains chacune qu'il faut mettre dans de la poudre de graine de lin tamisée. On peut en donner 3 ou 4 tous les jours comme apéri^livea et diurétiques. On en augmente lenombre si Ton veut qu'elle» soient purgatives*
Y extrait de fumeterre,3 ij; flçurs de soufre, safran de mars apéritif, aa5j; mer^redoux^5jj aloèssuccotrin, gr. X y sel essentiel de quinquina , 5 j ; oiymel sciliitique, s. q. pour former des pilules de 4 grains, dont le malade prendra 4^5 dans la journée. Ces pilules OBt été utilement conseillées aux hydropiques, au nombre de:$ ou 3, plusieurs ïoh dans la journée lorsqu'ils éprouvaient de légers resseo^ timens de fièvre intermittente.
Pilules de Bontius, — Of aloès succotrin , gomme gùtte , gomnae ammoniaque, part, égales. On réduit ces substances en poudre et on les fait dissoudre dans de fort vIcHiigre, puis on passe la liqueur par expression pour la faire évaporer u consistance convenable et en faire des pilules dont la dose est de i à. 6 gr. — « Extr. Cod. méd. Par. y page 3aa.
A la dose de i grain seulement, qtt'il faut réitérer 2 à3
DE LIIYDROPISIE EN GENEBAL. 4^5
fois le jour, ces pilules sont alléranles et diurétiques^ à c«IIe de 6 à 8 grains elles sontpurgalivesi
Pilules toniques de Bâcher. — y extrait d'ellébore Doir (i), f j; e)[ irait de mirrhe, J j (2); feuilles de chardon bénit {centaurea benedicla) en poudre, 5 ij 5 mêlez et formez une niasse qu'il faut mettre dans un lieu chaud jusqu'à ce qu'elle se soit assez durcie pour en pouvoir former des pilules de i grain . — Cod. méd. Par, , 1818.
3 ou 4> ^6 ces pilules sont altérantes^ diurétiques. En UTie quantité un peu plus grande, 6? ^; eWes sont légè« rement purgatives. J^en ai donné pour bien purger jusqu'à 20 y 24 en 2 doses, à 1 heure de distance ,, et jo conseillais ensuite, pour boisson, le thé préférablement. J'ai fait un très-fréquent et long usage de ces pilules.' Souvent réuni avec leur auteur, j'en ai retiré les plus grands avantages. Je ferai remarquer que Bâcher ^ bien loin de prohiber les boissons aux hydropiques pendant Tusage de ces pilules, leur conseillait de boire, beaucoup plus que 1^ autres médecins xuR le faisaient , du petit-lait ou quelque légère infusion diurétique) celle de cerfeuil très-souvent ain&i que du thé.
¥ myrrhe choisie, 3 J5 extrait d'hellébore, 3 65 mercure doux , gr. XV 5 scille en poudre , 3 j J gomme gulte , 3 j 5 jalap , 5 j 5 sirop de noirprun , s. q. pour incorporer et former des pilules qu'il faut argenler. En donner 3 jusqu'à 6 pour purger légèrement et sans diminuer l'cTcrétion des urines , nÉ^ine en la provoquant ,
(i) F'oy. poar la formation de cet extrait , Cod» méd, y p. 18%» (u) Pour faire cet extrait , ibid. , page x8a.
4^4 DE LHYDAOPISIE Eir GENERAIS
Bols»
if savon médicinal ,^\i gomme ammoniaque %gT tl^ poudre de acille ^ gr. iv; mêlez et faites i bol avec sirop de cochléaria. Ce bol se rëpëtera deux ou' trois fois par jour^
^u/re.— Jf savon blanc^ 3fi^ huiledetërëbenlhine^ goutt. viij } poudre de scille préparée^ gr. iv ^ sirop des cinc| racines apërilives^ s. q. j f. s. a. -^Lievt. ^ Mat, mid.
y gomme ammoniaque y gr« vj \ poudre de scille ^ f^.iij; térébenthine^ 5 fi j sirop de fumeterre^ s. q. pour former un bol.
1^ poudre d^arnm^ gr. x; de gingembre^ gr. vj; de «cille ; gr. \\y ealomel^ gr. iv; pour former i bol avea jS. q. de sirop d'écorces dWanges amères. Qp prend i boL semblable tous le^ matins pendant plus ou moins de temps pour purger et provoquer les urines.
y poudre de racine de garance j 5 j; safran de mar* apéritif^ gr. xij ^ aloès succotrin ^ 3 ij ; faites un bol avec sirop des cinq racines ap'éritives : recommandé par Cho^ mel, — Geoff. , tom. IX, page 277.
y panacée mercurielle subHmée plusieurs fois , résine de scammpnéè d'Alep bien ehoisie,. Sagr. vjf gomme gulte bonne et fraîche^ gr. vj à vij; réduisez séparément chacune de ces substances en poudre fine , ensuite mëlez-les ensemble pour en faire un bol avec la coufeclion: hyacinthe. Ce bol , purgeant fortemc||t> ne peut être donné qu'aux hydropiqùes très-robusi£«
Remtde du docteur Jean Grœnevçie {1} contre Fhjrdro^ pisie, — - y cantharides pulvérisées^ gr. xi)^ camphre
(x) Traité de la Sûret4deVu»a^e interne des cantharides.
DE L^HYDROPISIE EN GÉnÉRAL. 4^^
dissous dans huile d'^màndes douces, gr.xv; faites -en a ou 3 bols qu'ion prendra à quaire heure dMnt^rvalle Fun de Pautre, après avoir employé les évacualions qui conviennent à la maladie. Grœnevelt conseille de faire bolfe co* pieusement du lait, du bouillon , des décoctions émoi* lientes, iUd.y page 396. Ce remède nous paraît trop violent.
Notez qu^on peut faire des bols avec toutes les poudi^ et avec toutes les pilules énoncées ci-dessus.
Topiques,
If onguent roercuriel y %\y teinture de scille , 5 j 5 mêlez et aromatisez arec quelques gouttes d'essenoe de X citron ou de bergamote.
' Onguent mercuriel blanc de Zeller. — 3jp mercure précipité blanc 9 5 j ; ccrat ou pommade blanche à la rose, $J5 mêlez exactement.
y cérat blanc, f ij; hyode, depuis gr. v jusqu'à x: mêlez.
Le cyclamen (vulg. pain de pourceau). « Si l'on frotte 3> le ventre avec du suc de cette racine, il fait aller à la » selle, évacue les eaux des hydropiques, et fait revenir les » règles, etc. »— Gboff. , Mat, niéd.^ t. VI, page 187»
On opérerait le même effet avec le suc extrait de la ra« cine de bryone fraîche, comme Ray Ta dit, ainsi qu'avee Fonguent d'arthaiiita^ mais il faut toujours craindre, en employant les topiques irritans , de s'en servir lonmu'il y a naturellement trop d'excitation , et ne pas oublier que lorsque la peau est en état d'inflaimnation , elle est beau* coup moins capable d'absorption.
Fésicaioires. -^Dam les hydropisies de la poitrine^
4 35 DE i/hYDROPISIE EN GENERAL.
ils sont peu uiiles s'il y a épancaerjiient ; ils peuvent Telrc davantage s'il n'y a qu^unehydropisie des poumons. — QuAP.iN, page 1 10, ouvr. elle', /^oj. précéderament no« remarques sur les vésicatoires.
On emploie souvent avec succès en forme de linimens ou de fr ici ions , les teintures de scille et de digitale pourprée sur les parties œdémateuses , et les elTels de ces linimens ne sont pas seulement topiques, puisqu'ils augmen« tent souvent récoulemenl des urines. On a observé que la leinlure de digitale, répandue extérieurcfmenl sur la peau , pouvait produire un assoupissement plus ou uioins profoud , etc.
Voilà le précis des remèdes contre Thydropisie adoptés par les plus grands médecins, et que j'ai prescrits, pour la plupart, dans ma clinique en y joignant ceuxdont ma propre expérience m'avait fait connaître les heureux effets. Je dois cependant dire que si j'ai relire de ces remèdes des avantages réels, c'est lorsque j'ai su les prescrire dans les cas convenables , non-seulement selon la nature du remède, maïs encore selon Tétat du malade^ lel remède produisant un effet dans une circonstance qu'il n'opérait pas dans d'autres. Celle clinique, ainsi suivie, m'a paru plus efficace que celle de Tarbiiraire , à laquelle le traitement des hydropiques est presque généralement subordonné. Je suis cependant forcé d'avouer que, quoiqu'elle m'ait souvent Irésheureusement conduit , il m'est plusieurs fois arrivé que d'autres médecins qui ne suivaient pas la méthode qui dirigeait mes prescriptions , ont fait rendre à des hydror piques des eaux , soit par les urines , soit par les selles ou par d'autres voies, ce que mes remèdes n'avaieut pu
DE L^HYDROPISIB Erf GENERAL. 4^7
faire. J'ai vu pluiieurs fois les mêmes effels ohlenns «le la pari des empiriques , ou si l'on veut, des charlatans les pins dcpoiirvus de' connaissances médicales , lesf|iif Is ont donne à mes malades des remèdes qui souvent me paraissaient insignifians et quelquefois dangereux , el qui leur ont cependant fait rendre une telle quanûi<5 dVaii par les sueurs^ par les urines et pdr les selles a la fois o?i par Tun de ces émoncloires seulement /particulièrement par les urines, qu''on lésa cru guéris, ce qui a fait d'autant plus de bruit dans la capitale qu'on y aime peul-éire comme ailleurs à publier les revers des médecins et surtout de ceux qui sont les plus connus.
(J'est pour bien connaître les circonstances qui ont pu donner lieu à la différence des effets des remèdes ^ que je les ai soumis à un rigoureux examen dans ma cllnique^ et j'avoue que plusieurs fois , par l'obscurilc du diagnostic , me laissant conduire par la routine ^ j'ai ob-* tenu quelques succès inattendus , mais peu nombreux en. comparaison de ceux que m'auraient donnés des traitemeus rationnels. Le savant Mecui a cru , après avoir donné lui même une excellente exposition sur Thydropisie el sur ses succès y devoir publier uu exposé des cures que dos empiriques ignora ns avaient opérées sur dfs malades que d'habiles médecins avaient traités. J'oserai imiter son exemple et publier plusieurs faits de ce genre cpii concernent ma clinique^ et quelques autres dont on m'a donné connaissance.
1*. Un malade fut atteint d'une ascite après avoir bu une très-grande quantité d^àu à Bourbonne-Ies-Bains. M. Juvet, médecin de ces eaux, me l'adressa à son retour à Paris. Je prescrivis à ce ma^îide les diurétiques le» mieux éprouvés sans aucun succès. Je lui conseillai To-
428 DE l'hYDROPISIE ETT CENERAIr.
pératioa de la paracentèse j mais ^ pour IMviter^ il ails consulter un homme qui lui conseilla de boire une pinte de thé avec deux grains de tartre stibié et une once de sirop de Glauter. Ce remède ayant procuré de fortes évacuations alvines , fut suivi d^un écoulement d^urine si prodigieux que le bas-ventre de ce malade en diminua considérablement. Ce remède fut réitéré deux fois encore et le malade fut guéri. Il vint me voir pour me montrer son heureux état qui s'est soutenu. J'en fus un peu moins élonné que je ne Feusse été de toute autre espèce d'hydropisie^ le malade n'ayant aucune altération morbide qu^on pût reconnaître^ el Thydropisie dont il avait été atteini n'ayant été occasionée que par excès de boisson d'eau ^ ce qui arrive souvent aux grands buveurs d'eaux miné-' raies. •
2**. Je puis transmettre ici l'histoire d'un abbé âgé d'environ cinquante ans dont le ventre contenait une énorme quantité d'eau. M. de Fernage, célèbre médecin de cette capitale, m'y conduisit : il lui conseilla Topéralion de la paracentèse; mais le malade n'ayant pas voulu s'y soumettre^ il fit usage d'un remède que sa gouvernante lut
fit prendre d'après les éloges qu'une de ses voisines en avait faits. Cet âbbé, trois mois après ; se présenta chex M. de Femage^ où je me trouvais j celui-ci ne le recon-^ naissant pas d'abord, ni moi non plus , M. l'abbé lui raconta son heureuse aventure. Le remède qu'il avait pris pendant cinq à six jours était une pinte d'eau de la Seine dans, laquelle on avait mis vingt pierres à fusil rougjes au feu» M. de Femage m'a assuré avoir vu cet abbé trois ans, après en bonne santé.
50. J'ai donné des conseils inutiles à la fille d'une marchande de la rue Dauphine ; âgée de quatotrze ans | qui
DÉ l'iÏYDROPISIE EN GENERAL. 429
«lait alleinle d'une leucophlegmalie et d'une ascile. Rigai, chirurgien, m'avait fait appeler auprès <)e cette jeune malade. Ses parens voyant que les remèdes conseillés n'opëraient aucune diminution de Phydropisie^ appelèrent un charlatan qui fit boire à la jeune malade une chopine de thé avec demi-gros de.nitre ; il lui frotta aussi le bas* ventre avec de Tonguent d'arthanila : les voies alvines el celles des urines fournirent une si abondante quantité d'eau qu'elle guérit de son hydropisie.
4®. Je rappellerai ici l'hisloirede M. Fuséc'Aublety qui •'est guéri d'une hydropisie ascite en exposant son ventre aux ardeurs du soleil en Provence où il alla faire un voyage, ^oj^. plus haut, page 386.
5^. Madame la marquise de la Y ille-Meneux , âgée d'environ soixante ans, était atteinte d'une ascite. Je lui avais prescrit les remèdes que j'avais cru lui convenir, principalement les diurétiques les mieux éprouvés , mais sans succès remarquable. Ennuyée ou fatiguée de mon traitement, elle appela un empirique (Graille) , qui étail réfugié au Temple. Il lui conseilla une tisane limpide , presque sans goût, dont elle but près de deux pintes. Il survint des évacuations alvines, et encore plus un si grand écoulement d'eau que la malade en rendit par les selles, et par les urines surtout, plus de vingt pintes. Tout Paris retentit de cette cure; mais "malheureusement pour la malade elle ne fut pas durable , ime nouvelle ascite dont elle mourut étant survenue.
6®. Pendant que je suivais la clinique à Montpellier, vers le mois de septembre 1764; sous le àoG\e\xv Recoultts , médecin de la Charité de cette ville , une femme âgée d'environ cinquante ans , était atteinte d'une leucophleginatie^ el en outre d'un ppanchement d eau dans le bus*
43o DE L HYDROPISIE EN GENERAL.
veuire. Ou lui avail prescril- pendant Jong-lenips divers 1 ciiièdes sans suecès. £Ue s'opposa à la paracentèse^ qu'on lii avail conseillée. Ledocteur Recoules lui ordonna alors liuîi onces de suc dépuré d^iris nosiras y à prendre en deux cluses, sans trop compter sur Tefficacité de ce remède. Cept!udant la malade rendit par les urines et par les selles liiie énorme quantité d'eau. Ce moyen fut continué quel' ques jours, et la malade guérit. Je ne sais pas si dans . c<Mte malade l'hydropisie n'est pas revenue.
7". Une femme de la rue aux Fers, âgée de cinquante ans, mère de plusieurs enfans , éprouva , après avoir fini détre léglée, une jaunisse considérable; elle vint me c^uibuller. Je reconnus dans la région du foie une iniur.:c5ceHCe dure ^ rénitente. li y avait un commencement d'itilumesceuce aérienne ou d'emphysème qui me fit craini^Te llfydropisie. Je prescrivis les pilules savonneuses^ lesextrails amers^ avec quelques grains de poudre de scille et des buissons diurétiques. Ces remèdes parureut avoir pcocltiit un bon effet. La malade revipt chez moi dans un ifieiîleur étal, n'ayant presque plus le teint jaune; mais il y avait toujours en elle de la bouffissure aux jambes et an visage. Je prescrivis quelques diurétiques , et quelq'ie temps après, j'appris qu'elle avait été plus enflée, qu^m avait même reconnu en elle une vraie leucophleg* liiaiie, et que , après avoir pris inutilement plusieurs renièJes qu'un chirurgien lui avait prescrits, une bonne frmme lui avait conseillé de boire tous les matins un ou tlcux verres de l'urine d'une vache, connue quel-^uefois Si>us le nom d^eau de mille^eurs , ce qui avait été fait avec un tel succès que la malade fut guérie.
8'. Un charlatan que j'ai connu s'étant emparé d'une femme atteinte d'une anasarque à laquelle deux habiles
DE LlïYDROPISlE EN GENERAL. ^ A3 1
niétlecins avaient j)re.-cTil des remèdes en apparence les mieux indiqués ; mais i|ui n'eurent aucun succès. 11 la fit frolier avec une leinlure rubéfiante qu'on jugea élre celte des canlharidesj elle produisit une si prodigieuse évacualion d'urine que celle femme fui désenflée. Je n ai pas entendu dire que celle hydropisie soit revenue.
9<*. Peytr {Eph. d'Ail. ; décad. a, année 2) rapporte qu'un soldat se trouvant aUeint d'ii^dropisie à iVlonl* peliier^ voulut , après avoir fait usage de plusieurs remèdes sans succès ; prendre d'une décoction d'absinthe^ mais que s'étanl trompé et ayant pris de la tanaisie au lieu d'absinthe , il commença à rendre, trois heures après les deux premiers verres, une si grande quantité d'urine q«fe son enflure se dissipa promptement et qu'il guérit. Toutefois la méprise n'est pas très grande.
10°. J'ai vu une fille âgée de quinze ans . d'une forl« constitution, non encore réglée, qui ful^ après un violent catarrhe^ affectée d'une anasarque irès-considérahie. Les urines étaient troubles et en petite quantité, la res* piration très-pénible, et il y avait des syncopes si fortes qu'on craignait que la jeune malade n'en périt. Divers remèdes apéritifs, béchiques, diurétiques, purgatifs, furent prescrits par des médecins; mais, fatiguée de prendre un si grand nombre de remèdes, la malade n'en voulut plus faire aucun. Une bonne femme lui ayant dit que Tune de ses parentes avait été guérie d'une hydropisie par un usage copieux de sucre, elle en demanda avec instance , er en mangea en si grande quantité qu'elle en consomma un pain de deux à trois livres en auiant de jours. Les urines devinrent plus abondantes et plus claires; lexpectoralion des matières glaireuses, blanchâres , fut copieuse; les^ éelles furent plus Ijbres, l'enflure diminua^ enfia^ dans
4^2 DK LHYDROPISIE ElNf GENERAL; .
une quinzaine de jours ^ celte jeune demoiselle fut guérie. Les règles s'établirent; et elle n'eut aucune récidive de son bydropisie anasarque. Le résultat de celte observation est confitroié par celui d'une autre guérison par le sucre y rapportée dans le Dictionnaire de Médecine du docteur Pougens j article Anasarque y tome L
Ge médecin dit que M. Garnier ^ âgé de cinquante ans, fut guéri à la Guadeloupe d^une anasarque compliquée d'ascite après avoir subi cinq ponctions inutilement et par les remèdes les mieux indiqués , en mangeant plus d'^un qointal de sucre dans l'espace d'un mois.
il®. Une femme' quadragénaire ; portait depuis quinze ans une tumeur dans le bas-ventre ^ qui augmentait de volume d'anqée en année. Elle était veuve, et ceux qui la voyaient pouvaient la croire grosse de deux enfans. Cette tnmeur paraissait extérieurement avoir la forme du foie; elle était très-dure et d'un volume monstrueux; la compression la plus forte la rendait à peine douloureuse. Cetlefemme avait la plus grande difHculté de respirer lorsquelle montait un escalier. Il n'y avait point d'enflure aux pieds et les règles avaient leur cours. Celte malade, ennuyée de prendre une mullitude de remèdes que Sauvages et autres bons médecins lui avaient inutilement prescrits, avala en une seule dose un gros et demi de mer^ curé doux y dose que ce médecin lui avait conseillé de prendre dans de la conserve (Tenula campana , en plu-* sieurs doses et en cinq jours. A peine trois heures s'é« taienl-elles écoulées que la malade se plaignit d'une très* vive douleur dans l'abdomen. Au milieu de ses souffrances, elle dit à grands cris qu'elle sentait quelque chose qui se détachait de la poitrine et qui descendait dans la partie la plus basse du bas-veotre. La tumeur, sur ces entrefaites ^
DE L'HYtrROPlSIB EN CENÉRAti 4^*
ifisparut^ cl la malade , presque morie , ne put se lever de son lit. Sau\^ages ayant été appelé pour revoir celte malade, la trouva d'ans une extrême prostration de forces } à peine lui sentit-il le pouls. Il semblait au toucher que 1er intestins nageaient dans de l'eau ] la partie dans laquelle avait résidé la luraeqr avant sa disparition , ayant éle légèrement comprimée , la malade se plaignit d y éprouver une vive douleur. Cependant , les forces ayant été diïninuées, ep quatre jours le bas-ventre se tuméfia ^vec une fluctuation sensible. Le septième jour de cet événement extraordinaire, le docteur Fargeon fut appelé en consultation, et il fut résolu avec son confrère Sauvages que la paracentèse serait pratiquée. On évacuapar celte opération de dix à quinze livres d'eau limpide ;. cependant trois jours aprè6> non-seulemenl le ventre fut tuméfié, maisencore toutle corps. C'est en vain que Fon eut recours aux
hydragogues végétaux les plus vantés ou les mieux éprouvés^ il fallut bien prescrire encore le mercure doux et le réuni» àk Tantimoine cru. Ce fut en eOet ainsi que cette malade fut guérie et sans exislenced'aucune douleur dans la région du foie, lors même qu'elle était soumise à une assez forte compression. Il y avait trois ans que eette cure avait été opérée lorsque le docteur Broussonet la publia. ( Yoyea Nosol, de Sauvages, tom. II, page 479*)
12**. M. Lqfontaine, médecin de Varsovie^ a communiqué à l'Académie de Gollingue l'histoire d'une hydropisie de poitrine qu'il assure même avoir été guérie par le naphtœ vilrioli. Ce médecin n'avait d'abord ordonné ce remède que pour le prendre par peliles cuillerées à café; mais le malade ayant rendu beaucoup d'urine peu de temps après ; avala la totalité du remède <|ue le vase con-
4^4 ^^ l'uydropisie sn ciNiRAi»:
tenait^ et continua d^prouver un tel flux dWine qu'il fut radicalement guéri.
i3°. Un militaire^ âge de vingt-huit anS; venait dMlre reToriné à cause d^une ascite dont il était atteint depuia plus de deux inois; et qui avait résisté aux différens remèdes qu^on avait mis en usage dans plusieurs hôpitaux de l'armée. Celte maladie s'était manifestée quelque temps après le traitement et la guérison prompte d'une gale qui durait depuis six mois. On fut obligé de recourir à la pa^ racenlèse, après laquelle M. Champion, docteur en méde* cine très-estimé à Bar-le-Duc , ayant palpé attentivement le bas-ventre^ ne reconnut aucune obsjLruction ni engorgement dans les viscères de cette cavité. Divers remèdes furent prescrits pour prévenir la récidive del'hydropisie^ mais ce fut en vain , puisque^ en peu de temps^ le bas-ventre parut assez plein d'eau pour qu'on fût obligé de pratiquer une seconde ^o/ic//on. Ce malade étaitdans un tel état ; lorsqu'il but^ d'après l'instance de quelques conseils f environ trois onces d'eau-de-vie , et demi-heure après il rendit une copieuse quantité d'urine. L'hydropisie n'eut plus lieu et le malade recouvra une bonne santé.
Nous ne finirions pas si nous voulions rapporter tous les remèdes qui ont été administrés à des hydropiques , traités par d'habiles médecins sans succès ^ et qui ont cependant procuré l'écoulement des eaux qui produisaient leur maladie ^ et si heureusement ^ que plusieurs ont été guéris; mais ces cas deguérisons sont si rares qu'on ne peut y compter si on les compare avec ceux qu'on a obtenus par des remèdes méthodiquement prescrits. Aussi sommes-nous convaincus que si ^ dans le traitement de riiydropisie comme dans celui de toutes les autres oiala-
TE L^HYDROPlàlC EN ciNiViÀL. ^55
ite$f Tempirisme ofFre des avantages qaelquefoiS| ce n'est que lorsqu'il est ëclairëpar la connaissance des causes det maladies et par celle de la constitution des malades. - Tel est le but de cet ouvrage ; puissent des mëdecint
plus habiles le porter au degré de perfection dont il es( susceptible !