Observations sur la pétition du Comité révolutionnaire de la Section révolutionnaire, en faveur du citoyen Viard
Sur la pêtitioji du Comité Révolutionuairo' de la Section Révohttiomiaire , en Jàveur du citoyen Viard.
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Do.z E eîtoyeDs paiiVrès et t1 vrais cte îeiir tfàvail k Montagne-snr-Remarde , district de DonjRau avoient été mis en arrestation par le ccmité de surveillance de cette ccinmnne pcnr quelques propos répréhensibles , dont il éroit i’cbjet. La . société populaire, l’assemblée entière des ciroyens, la société popuiairede L om dan nous adressèi eut, sur cette arrestation, les reckmations les plus vives, par lesquelles , eii convenant des torts^ des détenus , elles nous exposoient (f‘i’iis étaient trop punis parce (ju’ils avoient 'soultert et par la mi^ sère où leur détention réduisoit leur famille.-
.MBRARY ^
reclâiîiÊLtions Gtoient bien faites pour nolis déterminer 5 mais notre collègue Couturier avoit régénéré les autorités constituées , exécuté les mesures de surete generale dans les différens dis-* tricts de Dourdan et d’Etampes , nous crûmes que la prudence nous prescrivoit de le consulter. Il nous répondit ; Qu’eftectivement les prévenus avoient eu des torts , mais qu’ils étoient suffisamment expiés , et que l’intérêt même de la République et la sûreté générale exigeoient que nous fissions^ cesser une punition qui les rendoit l’objet de la pitié publique.
Nous revîmes de nouveau les pièces que nous lui avions fait passer 5 elles nous parurent décisives , et les douze détenus furent rendus à leurs concitoyens.
Il paroît que le comité se trouva offensé de cette mesure et voulut se venger de ceux qui l’avoient provoquée. Il fit conduire à la maison de détention a Versailles , les trois citoyens qui' avoient montré le plus d’ardeur pour obtenir la liberté des douze détenus, Koch, agent pour les subsistances de la commune de Paris , dans le district de Dourdan 5 Michard , membre de ce district ; et Guillaume , citoyen, de Dourdan , et envoyé par la société populaire de cette commune près celle de Montagne-sur-Remarde , pour agir en faveur •de ces douze infortunés.
Nous fûmes instruits sur le ohamp de cet arrêté du comité. Il nous parut uné révolte contre l’autorité nationale , dont nous étions revêtus. Il nous paru,t dangereux èn ce qu’il compromettoit l’arrivée des subsistances dans la commune de Paris ;
en ce qu’il enlevoit à radininistration du dktrîct un (ie ses membres les jdiis lal.orienx. Il nous parut barbare en ce (lu’il ôtoit la liberté à un homme sur lequel le comité n’avoit aucun droit . puisqu d n etoit jias citoyen de sa commune: en ce qu il la lui otoit au moment même ou il remplissoit une mission de bienfaisance, et uniquement pour lavoir fait. Nous ne balançâmes point « rendre la liberté aux détenus, et nous crûmes devoir punir des hommes que l’amour-propre blessé avoit portes a^des mesures aussi vexatoires. Nous primes un arrête pour la destitution et le remplacement du comité , et pour faire arrêter les cito^ns Baudry , Douche et Viard , qui en étoient
^Viard est réclamé avec instances par la section révolutionnaire. .Son mémoire ne nous est parvenu que long-temps après la hn de notre inksion. Ede 1 annonce comme un patriote et un chaud ami de la révolution. Les pièces que nous avions sous les yeux ‘ ne nous le presentotent pas sous ce point de vue. La relation pieme laite par lui à la barre del’Assemblee nationale ,^de ce qui s’atoit passé au châ-
au du 9 au lo acjüt 1792 faisoit naître quelques doutes. 11 s’annonçoit lui - même commi aZTt signe une pétition au tyran, comme ayant perlclj pour le pam de la conciliation. Dans^ cette nu^ memorab.e il commandoît un poste au château et 1 opinion generale est que tous les chefs de corns qui s y trouvoient étoient les cliauds amis du ro^ La société populaire de Montagne-sur-Remarde de presemoit comme un homme astucieux qnf ïn !
T"-®®®® P®"'*' un comité oû il
etoit introduit quoi qudl ne fût pas citoyen de la
commuiie ^ et qui continüoit à rinfluencer en avoir été exclus.
Notre mission a fini avant que nous ayons été mis en état de juger si le citoyen Viard a été suffisamment puni pcir quelques jours de détention , de la faute réelle qu’il a partagée avec le comité de surveillance. Nous remettrons au comité de sûreté générale , toutes les pièces qui peuvent éclairer sa religion.' 11 nous suffit d’avoir prouvé que tout nous prescrivoit de sévir contre Viard et contre le comité dont il étoit l’ame.
Quant à Koch , que l’on paroît'nous reprocher d’avoir rendu à la liberté, ce n’est point lui, il nous étoit inconnu , ce n’est point lui , que nous avons considéré , mais la justice qui devoit le mettre à l’abri d’une vengeance particulière , mais rintérêt de la commune de Paris , dont sa détention pouvoit compromettre les subsistances. Dans tout le cours de notre mission cet objet nous a paru Fun de ceux qui rnéritoient la plus sérieuse attention. Au reste ce sont ses concitoyens qui l’ont employé , que ses concitoyens le jugent.
Ch. Delacroix , J. M. , Musset*