‹ Observations sur la pétition du Comité révolutionnaire de la Section révolutionnaire, en faveur du citoyen ViardChapitre 3 sur 3 · LIBERTÉ, ÉGALITÉ · texte numérisé non relu

LIBERTÉ, ÉGALITÉ

«La société populaire de la commune de la Mon’*! tngne-siir-Renii'rde, ci-deyant Saint-An onlî , sen-r’ tant pleinement le droit de censure , qui lui est naturellement confié et. assuré par la loi, déclare ïianiement et ilnaniineir!.ent que le nommé Viard n’a pas sa confiance,

La' société déclare encore qn^elle est étonnâmment surprise d’apprendre (jne le vœu de la com- 7iiune lui étant connu p ir ré'ection d’un nouveau membre au comité de sûreté générale , ledit Viard ait encore assisté plusieurs lois audit comité.

<2ue le refus positif que vient de faire ledit Viard de se rendre dans son sein sur son invitation, le. mépris dont il a' accompagné ledit refus, porte la société à prendré à cet égard les mesures sévères qui conviennent à ses droits, et persiste à demander que ledit Viard se rende à rinstant en son sein, et charge les commissaires Michard , F ortin et Samson dê lui porter, séance tenante, ledit arreté, 5?

L’expédition délivrée aux commissaires , dudit arrêté, ils se sont transportés vers le citoyen Viard , qni étoit encore au comité.

Les commissaires, de retour à la société, annom cent que des hommes armés, qu’ils ont rencontrés dans ia cour du comité, ue leur ont pas permis de rempl’r leur mission; et à l’instant de leur arrivée, plusieurs voix se sont élevées contre des hommes, armés qui les suivoient , et se sont permis d’entrer jusquesdaiisle sein de la société. Un membre ayant à la tribune pour porter la parole^ s’esi; ap-

perçu qu’une sentinelle ëtolt au l:as de là tribune^ et étoit entrée dans le sein de la société (sarictnairc de la liberté) par une petite porte (pii corninnnique au comité de sûreté generale. La société, iiuligi^éo de cet attentat, s’est réservée c-e le dénoncer aux autorités qui doivent en connoître.

La société a arreté à l unanimité que le comité de sûreté générale de cette commune avoit perdu entièrement sa confiance, attendu qu'il est incapable de te gouverner , puisqu'il se laisse constamment mener par un homme que la société A déclaré ne l avoir pas , et qui ayant éta nommé illégalement , cl été remplacé suivant la toi, et continue , malgré cela , de se trouver dans le sein du comité , lors de ses délibérations ^ dont la loi eccige le secret,

La société a arrêté cj^ii’avis en seroit donné ait comité de sûreté géne^rale de la Convention , à l’agent national près le district de Dourdan , aux représentaris du peuple dans le département à& Seine et Oise , avec invitation au nom de la fraternité et du bon ordre qui règne dans la commune et du besoin de l’y conserver , de se rendra le plutôt possible à la Montagne-sur-Remarde ^ pour y épui*er le comité et s’assurer par euxmêmes du besoin de sa régénération, v

La société a arrêté que décadi prochain, trente du courant , on commenceroit l’épurement dejj membres de la société.

Arrêté que .la société feroit imprimer l’ historique de l’affaire ^ qui a causé la détention der douze détenus de cette commune , après avoir été entendu par deux fois , à deux séances consécutives , et approuvé par la société.

La société a arrête que les commîssaîres nom* mes pour les réparations du lieu des séances de la société, sont chargés de faire clore en dedans la petite porte qui donne issue dans le lieu des séances du comité de sûreté générale.

Aneté qu aussitôt après l’épurement de la société , les membres qui la composeront, feront une souscription libre et volontaire pour l’armement et équipement d’un cavalier.

Arrêté que la société ne tiendra ses séances que les jours dé décades et demi-décades, afin de ne point oeranger les ouvriers de leur travail et que les séances , par ce moyen , soient plus nombreuses et plus intéressantes.

heires**^''”'^'' levée par le président, à dix Pour copie conforme , ^

; Huej-kt , vice-président , Chauveau .

secrétaire. *

Extrait du registre des délihératiens du comité de surveillance révolutionnaire de la commune de la Montagne-sur üemarde, ci-devant Sainte Arnoulty le dix-neuvième nivêse , l>an second de la République française une et indivisible.

Il appert ,

De l’arrêté pris par le comité, le 17 nivôse,

1 an deux de la Republique française une et indivisilile , <:

Que les citoyens Michard et Guillaume, domi-

ciliés en la commune de Doiirdan, y sont considérés et déclarés comme suspects , et. qu’ils doivent , aux termes de la loi , être mis en état d’arrestation et conduits sur le champ en la maison d’arrêt des récollets à Versailles j ({ue nos frères de Dourdan sont invités à mettre le présent arrêté en exécution 5 que le citoyen Koch , habitant et domicilié en la, section des Arcis ^ à Paris , est de même regardé et déclaré suspect , qu’il sera de même arreté et incarcéré dans sa section ou dans cette commune où il a un logement ; que dans ce dernier cas, il sera de même conduit à Versailles , en la maison d’arrêt , dite des récollets , que le scellé sera apposé sur leurs papiers , que l’extrait du présent arrêté sera envoyé aux termes de la loi , article VIII , au district de Dourdan. Fait au cômité , ce jour et an que dessus , et avons signé ainsi.

Signé y P. Dumur , J, L, Leoiirmî , Dugné , P. Bénard, Dugné, vice - secrétaire , et Fcurnet, Secrétaire - greffier , Laumont.

Pour copie conforme ,

Signé Robuste A u, président.

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