‹ Observations sur la relation de la campagne de 1815, publie?e par le ge?ne?ral Gourgaud; et re?futation de quelques-unes des assertions d'autres e?crits relatifs a? la bataille de WaterlooChapitre 3 sur 17 · PAR LE MARECHAL DE GROUCHY, Ÿ PHILADELPHIE · texte numérisé non relu

PAR LE MARECHAL DE GROUCHY, Ÿ PHILADELPHIE

De l'Emprimerie de 3. r. nurTEt, No. 124, Qd. Rue Sud.

Sur la rélation de la Campagne de 1815, publiée

par le Général Gourgaud. ( *)

A vssr long-tems que ma conduite , la veille et le jour de Ia bataille de Waterloo , n’a été improuvée que dans des rélations de la Campagne de 1815, empreintes des préventions nationales de etranger , ou rédigées sous l'influence d’officiers généraux qui ont cru, en m’attaquant, servir leurs intérêts personnels , sacrifier au pouvoir , et échapper au reproche que J'ai à leur faire d’une coupable lenteur dans l’exécution des mouvemens que j'ai prescrit, et d’une mollesse inaccoutumée dans les attaques que j’ai ordonné; enfin tant que je n’ai été calomnié que par quelques ambitieux décus , qui, dans lPexaspération ’inutiles regrets, déchirent aveuglement tout ce qui leur semble avoir concouru au renversement de leur existence politique et militaire, j’ai laissé au tems le soin de donner la mesure de leurs vaines imputations, et fort, du sentiment d’avoir fait pour le succès de nos armes , tout ce que permettait la position où l’on m’avait place, j’ai dédaigné de repousser, moi-même, un blâme immérité, me bornant à gémir que la passion püt rendre si complettement injuste.

Un autre motif aussi m’empêchait de rien écrire sur la bataille de Waterloo, le respect dû aux malheurs d’un chef trop magnanime et trop conséquent pour avoir maintenant la peusée de rejeter sur ses lieutetenans le tort de nos derniers revers, puisqu’à l’époque où il était le plus éminemment intéressé à

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