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facilités pour s’interposer entre Napoleon et mon corps, qu’on regardait si peu comme une réserve nécessaire à l’armée agissante contre les Anglo-Belges, que Pobjet qu'on Jui avait donné à remplir était de poursuivre les Prussiens dont on ignorait la direction de retraite, quand on l’avait envoyé sur leurs traces. Il n’existe donc aucune justesse entre le rapprochement qui a été fait de ces deux événemens militaires ; et on aurait tort de croire que je pouvais avoir sur les destinées de la bataille de Waterloo, une influence aussi décisive que celle du Gal. Dessaix sur le gain de celle de Marengo, puisque nous nous trouvions à des distances, dans des positions et sur des terreins qui ne peuvent être assimiles.
La supériorité numérique des Alliés, et Pimmensité de leurs moyens , imposant à l’armée française une tâche aussi dificile que celle qu’elle avait à remplir, la rapidité de ses opérations devenait un des principaux élémens de ses succès : on peut donc être surpris que le 15 Juin , le quartier genéral Impérial n'ait pas été porté au-de-là de Charleroy, et que le 16, les Prussiens n’aient été attaqués qu’à trois heures après midi, sur tout si l’on sait que dès six heures du matin , j'avais prévenu de Parrivée dans les plaines de Fleurus de troupes ennemies très nombreuses, dont j'avais distingué de mes propres yeux , les premières colonnes , en fesant la tournée de mes avant postes , au point du jour. Les corps français qui ont combattu à Ligny, se trouvaient d’ailleurs à des distances si rapprochées que Paction pouvait commencer quatre ou cinq heures plutôt ; le plus éloigné était celui du Gal Gérard qui avait pris position au Catelet, le 16 au soir, mais n’étant qu’à environ deux lieues de Fleurus, il aurait dû être sur le champ de bataille, bien avant une heure après midi, qu'il y arriva.
Ilest difficile de se rendre raison du choix de la ligne de bataille , sur laquelle on a combattu le 16, et du changement de front à gauche qu’on a fait faire à l’armée française. En attaquant par St. Amand, Ligny et Sombreff, on rejetait
les Prussiens surles Anglais. Si au contraire on eût fait obli. quer notre armée à gauche, qu’elle eût ensuite opére un changement de front à droite et attaqué l’ennemi par les sources du ruisseau qui coule dans Ligny, ce mouvement séparait le Mal Blucher du Duc de Wellington, le forçait en cas qu'il fût battu à se retirer sur la Meuse, et rendait impossible toute coopération de sa part à la bataille de Waterloo. Enfin sans chercher à expliquer les inexplicables marches et contre marches du corps du Cte. d’Erlon enlevé au Mal. Ney, au moment où il allait donner et complèter la défaite de la portion de l’armée anglaise avec laquelle il était aux prises, qu’on n’a pas laissé arriver jusques à Ligny et qu’on a fait retourner aux Quatre-Bras quand le jour était évidemment trop avancé pour qu’il pût y être rendu avant que laffaire n’y füt terminée, je me bornerai à dire qu’il est à regretter que ce corps de plus de vingt mille hommes qui n’a pas brülé une amorce pendant la journée du 16, n’aît point été lance à la poursuite des Prussiens, pendant la nuit du 16 au 17, plutôt que renvoyé au Mal. Ney, lorsqu'il ne pouvait plus lui être utile.
Ces seules remarques expliquent le peu d'influence des sanglantes affaires de Ligny et des Quatre-Bras, sur le sort de la campagne , et elles devaient naturellement trouver leur place dans cet écrit qui a pour objet de montrer pourquoi a avorté un des plus beaux plans de campagne qui aient été conçus.
Quant à la bataille de Waterloo, je repêterai encore ce que j'ai précédemment établi: que sa perte à été en grande partie occasionnée par l’inaction de l’armée française durant la matinée du 17, inaction qui a été la suite de lintempestivité des moyens employés pour avoir de suffisantes données rélativement aux mouvemens des Prussiens et de la non pénétration du plan adopté, après la perte de la bataille de Ligny par les généraux en chefs ennemis, auxquels on à laissé le tems
et la possibilité de s’entendre et de convenir que lun recevrait la bataille à Waterloo, s’il pouvait être joint et
soutenu par l’autre. Toutefois cette fatale inactivité eut été reparée par ladoption de mesures différentes de celles qui furent prises. Mais elle ne pouvait l’étre par le tardif envoi du Corps sous mes ordres, à la poursuite des Prussiens pour compléter leur defaite, et les empecher de se reporter vers Charleroy , à Peffet de couper nos communications avec la France. ( Tei a été suivant le Ga. Gourgaud l'objet que se proposa Nupoléon, en me détuchunt.) Le bui le plus important à atteindre, etait de battre lParmée Anglaise, Après y avoir réussi, on eût facilement fait repentir le Mal Blucher de son mouvement sur les derrières de notre armee, S'il eùt ose le tenter. Il est donc permis de penser que Se bornant à envoyer une partie de sa cavaierie legère à la poursuite des Frussiens, moins pour les harceler et les retarder dans leur retraite, (ce que fon n'était plus à tems de faire le 17 à midi, )que pour étre imiormé de leur position, et surveiller leurs opérations ulterieures, le general en chef français eût du se porter avec tout le reste de ses forces, contre l’armee Angiaise, marchant à elle sur plusieurs colonnes en tuyaux d'orgue , celle de droite à une lieue ou une lieue et demie de distance, de sorte qu’elle eût pris part à la batailie, si le Duc de Wellington se determinait a ia recevoir, et contenu les Frussiens s’ils se inontraient. Mles troupes formant cette coiunne de droite, se seraient trouvees sur le flanc de celles que le Mal. Biucher dirigea ie 18, de \vavres sur Waterloo, et eussent occupe ia tete du delfiie de St. Lambert , avant que le Gal Buiow y iût arrive. Attaques en flanc pendant leur marche , par trente et queiques mile français, qu’exaltaient leurs succès du 15 et du 16, Îes f’russiens n’auraient pu eviter des pertes sensibles et ieur jonction avec le Duc de Wellington eût ete retardee de piusieurs heures. Il est d’ail. leur probable qu’iniorme de [a presence de mon corps sur son flanc, position bien plus genante pour lui que celle en queue et à piusieurs lieues derrière son armee , le Mar Blucher m'aurait point essaye de faire sa jonction avec le Duc de Wel-
ington, de ce côté-ci de la forêt de Soignes, et que s'il Pavait tenté, il n’y eût réussi qu’en passant par Hohain : alors il n’eut débouché ni sur Planchenoit ni sur la ligne d’opération de l’armée française, mouvemens qui lui ont été les plus funestes, et la longueur des détours qu’il eût eu à faire aurait donné à Napoléon le tems de complètement battre les Anglo-Belges, avant qu'aucun corps prussien pât être à même de les soutenir , sur-tout sila bataille eût commencé six heures plutôt. Mais attaquer le Duc de Wellington à midi, au lieu de l’aborder dés le point du jour, était une faute et puisqu'on se décidait à combattre sans avoir de données précises sur la direction suivie par larmée prussienne dans sa retraite, les chances hazardeuses auxquelles exposait une telle résolution cussent dû être atténuées par la célérité des opérations contre les Anglo- Belges ; si cette célérité eût été telle qu’elle pouvait Pêtre , le Mal. Blucher n’aurait pas été en mesure de faire arriver deux de ses corps au soutien du Muc de Wellington. On a alléguée que la soirée et la nuit du 17, ainsi que les premières heures de la matinée du 18, avaient été si pluvieuses , que les terres étaient détrempeées , et les chemins ‘rompus au point de rendre les mouvemens de notre artillerie si-non impossibles, du moins d’une extrême lenteur : ais ces inconvéniens eussent été les. mêmes pour l’ennemi, quoiqu’en position : après la première attaque, et pendant les diverses périodes de l'affaire , il eût eu comme nous à faire mouvoir ses bouches à feu, etles mêmes obstacles en eussent ralenti ou paralisé les mouvemens. Une telle con-
sidération me devait d’ailleurs être que d’un intérêt secondaire :°
car si Île canon prépare et facilite le gain des batailles, il est ordinairement le résultat d’une dernière attaque audacieuse , que met à mème d’effectuer une série de dispositions qui, au moyen dun développement soudain , ou de l’arrivée imprévue d’une réserve qu’on a su masquer, permettent de déborder, de tourner et décraser une des ailes de votre ennemi, ou de réunir et de faire agir au point où lon s’est decidé à opcrer le décisif effort , un nombre de troupes
inévitable défaite.
tellement supérieur à celui qu’il peut y avoir, que vous parvenez à couper sa ligne et à lui
faire
essuyer une
Quelques écrivains ont avancé ainsi que le Ga.
Gourgaud, que Napoléon, en proposait à-la-fois,
de tourner
le
et de couvrir
erreur.
le flanc IL imaginait n’avoir affaire qu'aux Anglais, et
de flanc gauche
droit
me
détachant le
faire poursuivre les Prussiens, de l’armée Anglo-Belge, de la sienne. C’est une
pensait avec raison être assez fort pour les vaincre, sans Ja coopération du corps ‘qu’il détachait: moins heureusement ne FlPavait éte en
inspiré qu’il
il n’avait point prévu le mouvement du
tant d’autres Mal.
occasions
Blucher :
la plus probable des déterminations qu’il pourrait prendre après Ja perte de la bataille de Ligny ( celle de se rapprocher de l’armée Anglaise ,) lui avait échappé : il croyait encore le 18 au matin, qu'il se retirait sur Liège ou Louvain, plutôt que
vers Bruxelles :
ses ordres,
que
rélatte le
Gal. Gour-
gaud , ( ordres envoyés durant Ia nuit du 17 et qu’on sait déjà ne m'être jamais parvenus, } sont entièrement basés
sur lhypothèse de
leur retraite
dans ces différentes di-
rections, et n’admettent aucunement celle de leur marche
sur
Waterloo.
du champ de bataille le
Enfin la lettre du Major général, écrite 18, à une heure après - midi,
prouve qu’il ne reconnut la nécessité de faire couvrir son flanc, et qu’il n’en eut, pour la première fois, la pensée qu’au moment de l’apparition du Gal. Bulow sur les hauteurs Alors il n’était plus à tems de rappeler à cet effet, des troupes qui étaient à plus de quatre lieues
de St.
de lui.
Lambert.
Tout indique que Napoléon n’imaginait point que le bataille ayant le dé-
Duc de Wellington file de la forêt de Soignes derrière posant si son centre était enfoncé,
recevrait
la
son armée,
s’ex-
à voir ses ailes coupées , presque toute son artillerie prise et à essuyer une defaite
aussi sévère que celle des Autrichiens à Hohenlinden, où
Fer.) l’Archiduc Jean commit la faute de combattre dans uné position semblable. La détermination du généralissime français fut le résultat de l'opinion trop elevée qu’il eut du genie militaire de son adversaire, Car, quoique couronné par la fortune aux champs de Waterloo, il wen est pas moins vrai que le choix de la position occupée par larmée Anglaise, lui aurait été fatal, si la nôtre l’eût attaque plutôt, et n’eût pas ête affaiblie par un détachement de trente et quelques mille hommes. Je
suis donc loin de penser que le Duc de Wellington aît dé
veloppé durant la campagne de 1815, et le jour de la bataille de Waterloo, une supériorité de talens qui ajoutent à la gloire militaire qu’il avait dejà acquis. Après s’être laissé surprendre dans ses cantonnemens, il s’est borné à faire moissonner par les troupes et l’artillerie française la fleur de son ariée , Sans opposer aucun mouvement habile aux attaques de Napoléon qui a eu l’avantage jusques à six heures du soir, quoiqu’il n’eût mis en action que deux de ses corps et environ trois mille hommes de cavalerie: et enfin il n’a dû la victoire qu’à Phéro. ique fermeté du soldat anglais, et à la marche rapide du Mel. Blucher.
Quelque frappante que soit l’inconséquence de la plépart des explications forcées qu’assignent à nos revers, es romanciers militaires qui ont écrit sur a campagne de 1815, et notamment le Gel. Gourgaud , je crois devoir cependant en signaler ici quelques-unes. Ils établissent que dans la soirée du 17, l’obscurité, et des torrens de pluie contraignirent Napoléon à arrêter Ie mouvement de larmee principale et que le 18, le détrem. pement des terres et l’état des chemins rendirent impossible d’at, taquer le Duc de Wellington, avant midi: mais ils se gar. dent bien de dire que les mêmes causes de retard existaient pour le corps envoyé à la poursuite du Mal. Blucher, et que Ja rapidité de ma marche , et la précision de mes opé. rations ne pouvaient manquer den ressentir les (âcheux effets. Ils improuvent la direction de Gembloux, dans laquelle j’ai porté mes troupes le 173; et oublient qu’une plus fausse m’avait été indiquée par Penvoi du Gal Pajol sur la route de Namur. Ils vi comme un fait connu le 17, n
tm
que le Mal. Blucher se retira pendant la nuit du 16, sur deux colonnes, qui passèrent l’une par "Filly , et Pautre par Gembloux ; et ne s’apperçoivent pas que si effectivement , Napoléon en eût été informé, et m’eût ordonné de débor. der Paile droite des Prussiens, ainsi que le Gal. Gourgaud cherche à persuader que le prescrivaient des instructions evidemment altérées par lui, nor-seulement il n’aurait pas souffert que je me portasse sur Gembloux, mais il m’eut recommandé de ne point me diriger sur Tilly, et de laisser ce village de beaucoup sur ma droite.
La maladresse des réticences de ces écrivains est à l’égal de leur partialité. Au lieu de se borner à dire , que le tems ne permit point que la bataille de Waterloo commençat avant midi, ils eussent “à avouer que nous n’avions de munitions que pour un combat de huit heures et que cette funeste pénurie dont on ne/rendit compte à Napoléon que le 18 au matin, futla vraie cause qui Pempêcha d'attaquer dès six heures, ainsi qu’il en avait le dessein. (*) Us comptent pour rien l'influence des causes secondaires et cependant elle s’est fait sentir d’une manière funeste pendant cette campagne, Jusques alors la transmission des ordres du grand quartier général aux corps les plus éloignes s'était opérèe dans l’armée française avec une célérité, une précision et une adresse auxquelles nos ennemis eux-mêmes avaient rendu justice. Durant la campagne de Waterloo, les moindres distances et des dificultes imaginaires ont sans doute été transformées en obstacles insurmontables puisque des ordres de la plus hante importance ne Sont pas parvenus. Ainsi furent égarés ceux pour le rassembiement de la cavalerie que j’eusse dû recevoir à Laôn A dés le 12 Juin, et qui ne me parvinrent pas: de sorte que je ne sus que de la bouche de Napoléon lorsqu'il arviva dans cette ville, que ce rassemblement ordonné avant
(*) Ce fait m'a encore été récemment confirmé par un aide-decamp de Napoléon, le Général Bernard.
son départ de Paris, devait avoir lieu. Les faux mouvemens du corps du Cte. d’Erion Le 16 , ne peuvent être expliques que par la non transmission des ordres qui ont dû lui étre donnes. De toutes les lettres qu’on prétend m’avoir été écrites dans la nuit du 17, et la matinée du 18, aucunes ne me furent remises, tandis que trois dépêches dirigées par la route que Napoléon navait indiqué pour communiquer avec lui, sont arrivées rapidement et sans que les officiers qui en étaient porteurs aient rencontré d’ennemis sur cette communication en arrière qui à toujours été libre. De tels faits eussent dû être rangées parmi les mobiles de Favortement du plan de campagne de 1815, et sont nonmoins dignes de remarque , qu’il ne Pest de voir maintenant les mêmes individus qui , en 1814, travaillaient avec autant d’assiduité et de souplesse à captiver la bienveillance royale, qu’ils mirent d’empressement à se ranger sous les drapeaux tricolors en 1815, déchirer deux des véterans de l'armée quand Pun est descendu dans la tombe, victime du sort le plus rigoureux, et quand l’autre menacé d’une semblable destinée a dû chercher un asile sur une terre lointaine , où il est dépourvu de la plüpart de ses moyens de défence. S’il appartient à ces cameléons politiques d'oublier que de grandes adversités consacrent en quelque sorte leurs victimes, courtisans déliés ils devraient s’appercevoir qu’ils outragent celui qu’ils voudraient encore encenser, en supposant qu’il eût employé deux hommes que leur: dérangement moral et intellectuel , leur faiblesse et leur invapacité , eussent rendu si peu dignes de lêtre. Mais ce n’est pas assez pour eux, de chercher à persuader qu’ils n’ont ni exécuté ses ordres, ni su les comprendre; à les en croire les officiers généraux en masse mériteraient des reproches ; non moins grâves: devenus timides et circonspects dans toutes leurs opérations, ils veulent bien avouer qu’il leur restait encore quelque bravoure personnelle, mais ils soutiennent que leur objet principal durant cette campagne a été de se compromettre Le moins possible ( Gal: Gourgaud, page 70,) comme si lorsque vos destinées reposent sur Île sort des batailles, une pareille pensée pouvait appracher de vous, et vous faire oublier que dans des circonstances telles que celles dans
(ras |
lesquelles nous nous trouvions , lorsque l'épée est tirée, le four-reau en est jeté.
Placé ainsi que je l’ai déjà dit, dans latriste nécessité de publier une défence qui pour être complète a dûù révéler quant aux événemens , et à quelques individus, des vérités que j'eusse désiré de voir ensévelies pour toujours dans l’oubli, je terminerai cet écrit par l’observation que, semblables aux autres hommes , les plus grands capitaines ne sont pas toujours égaux à eux mêmes et qu’à l’exemple de Fréderic, qui abandon. nait sa campagne de 1744, (*) à la critique de ses ennemis , sans essayer d’en justifier les fautes, Napoléon avouerait s’il écrivait l’histoire de sa vie que ses operations en 1815, n’ont point été marquées par ces inspirations heureuses, (+) par cette prévoyance habile, par cette irrésistible activite qui légitimaient ses brillantes destinées, lorsque des Apennins s’élançant sur
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(*}) Qui peut nier la trop réelle justesse de cette observation? en voyant Napoléon oublier, après la perte de la bataille de Waterloo qu’il Jui restait une armée intacte à la tête de laquelle il devait préférer de se placer, plutôt que d’aller annoncer lui-même à la Capitale des désastres dont par sa présence et son génie, 1l eût atténué les conséquences, en demeurant près des lieux qui en avaient été le théâtre,
(+) L'article 24 de linstruction militaire du Roi de Prusse, me semble si applicable à la situation dans laquelle m’ont placé nos revers à Waterloo , et elle est si propre à m'empêcher d’attacher plus dimportance qu’elles n’en méritent, aux attaques dirigées contre moi, que je crois devoir l’inserrer ici.
« Ce serait un article trop long, si je voulais traiter de tous les accidens qui peuvent arriver à un général à la guerre. Je me retran- “ cherai à dire qu’il y faut de Padresse et du bonheur. Les généraux « sont plus à plaindre que lon ne pense. Tout le monde les condamne « sans les entendre. La gazette les expose au jugement du plus ul public. “ Entre plusieurs milliers. de personnes il n’y en a peut-être pas une ‘ qui sache conduire le moindre détachement. Je n’entreprendrai point « de parler en faveur des généraux qui ont fait des fautes: je sacrifie
EN
méme ma campagne de 1744: mais j'ajoute qu’avec plusieurs fautes, j'ai fait quelques bonnes expéditions, comme par exemple , le siége ‘: de Prague, la retraite et la défense de Colin, et encore la retraite é en Silésie, Je ne les toucherai plus: je dirai seulement, qu’il y a des malheureux contre lesquels, ni la prévoyance humaine, ni les
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" # . 7: ad Tnt it réflexions solides ne font rien
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