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tiques sur la dernière campagne du guerrier célèbre dont Ia victoire couronna si souvent les conceptions ,; jose esperer qu’on les envisagera moins comme l'effet d’une ridicule présomption de ma part, que comme l’inévitable conséquence de la malveillance et de la partialité adulatrice de certains individus qui voudraient substituer des causes fictives, aux vrais mobiles de nos désastres , occasionnés , non par les fautes des lieutenans de Napoléon qu’on cherche gratuitement à entacher, mais par une série de dispositions secondaires mal calculées , et l’absence de ces inspirations heureuses , qui, à d’autres époques, l’avaient si bien secondé.
La division de Parmée Française immédiatement après le passage de la Sambre en deux corps, dans des proportions telles que celles qui leur furent données, me semble blàmabie. ‘Ouvrant la campagne près de Charleroy, il était probable qu'on n’aurait d’abord affaire qu’aux Prussiens , et que les Anglais, dont les cantonnemens étaient plus éloignés , ne pourraient être en ligne aussi-tôt qu'eux. La veille même du passage de la Sambre , les rapports des espions validaient cette opinion puisqu’ils annoncaient qu'aucun mouvement wavait encore eu lieu dans l’armée du Duc de Wellington. Ainsi en opposant à l’armée Anglaise, ou plutôt en envoyant dans la direction qu'on imaginait qu’elle prendrait, un corps aussi considérable que celui du Mal. Ney, (46,780 hommes , Gal. Gourgaud , page 56, ) on se privait d’une partie des moyens dont on aurait pu se servir pour écraser l’armée Prussienne et on diminuaïit inutilement ses chances de succés, puisque le calcul du tems et des distances autorisait à préjuger que, tout au plus une avant garde Anglo-Belge seraït en mesure d'agir de concert avec l’armée Prussienne, pendant les deux premiers jours qui suivraient le commencement des hostilités,
Les événemens ont justifié cette manière de voir. Le Mal. Ney, avec 22,720 hommes , ( Gal. Gourgaud , page 85 s) a battu ou contenu , pendant les journées du 15, et du 16, les troupes Anglo-Belwes qu'il avait en face de lui, et les
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a empêché de rien faire, pour soutenir les Prussiens. D'où il résulte que le but qu’on se proposait aurait été at. teint avec la moitié des forces qui lui furent données.
À tort dirait-on que l’espoir de pouvoir faire attaquer le flanc et les derrières de Parmée Prussienne, par un corps nombreux en même tems qu’on les aborderait de front, rendait nécessaire de donner an Mal. Ney des forces aussi considérables. D'abord il était probable que les Alliés éviteraient tout engagement genéral jusques à ce que les Russes et les Autrichiens fussent en mesure de coopérer à l'invasion de la France. Ensuite en supposant que le Mal, Blucher se déterminât à recevoir la bataille, comme on ne pouvait savoir où elle aurait lieu, il etait douteux que le corps du Mal Ney fût à même d’y prendre part, tandis que l'éloignement d’un aussi grand nombre de troupes affaiblissait sans utilité démontrée l’armée qui aurait à agir contre les Prussiens, s'ils commettaient la faute de combattre. ‘Tant de chances d’ailleurs, rendent illusoire la coopération des corps détachés, que lorsque l'ennemi est à même de s’interposer entreux et l’armée principale, et qu’ils se trouvent hors d’un cercle d’opérations dont le rayon est de plus d’une lieue ou d’une lieue et demie, il est peu sûr de compter sur eux pour le gain des batailles. Nous eussions été défaits à Marengo, si la division Dessaix eût été moins près qu’elle ne letait du theâtre de Paction et quoique se trouvant en arrière de l’armée Française, elle füt dans la classe des réserves ordinaires, que sa coopération ne püût être prévenue par les Autrichiens qui n'étaient point en mesure de se porter entr-elle et larmée de Napoléon, et qu’elle n’en füt séparée par aucun obstacle naturel Ma position le jour dela bataille de Waterloo, différait en tout de celle du Gal. Dessaix. Place sur le flanc, et à une distance beaucoup plus considérable de la grande armée Francaise, j’en étais sépare par une rivière derrière laquelle on avait laisse aux Prussiens le tems de prendre position ; enfin ils avaient toutes
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