SÉANCE DU 12 JUILLET 185Z
nombre quinaire. La disposition des carpelles varie beaucoup : quelquefois ils constituent deux paires alternes, et tendent à la disposition circulaire; ils sont parfois comme alignés; ailleurs on rencontre jusqu’à huit carpelles, disposés sans ordre appréciable. Ces fleurs à carpelles multiples présentent généralement des pétales et des étamines en nombre normal.
M. Trécul présente la communication suivante :
NOTE sur, L’INFLORESCENCE UNILATÉRALE Dli TRIFOLIUM LUP1NASTER,
par Itt. A. TRÉCUL.
Tous les trèfles ont une inflorescence indéfinie, ordinairement resserrée en un élégant capitule, qui s’allonge quelquefois sensiblement; mais sur toutes les espèces qui affectent cette forme, les fleurs sont régulièrement distribuées autour d’un axe eylindracé, de manière à présenter une figure symétrique. Une seule espèce parmi celles que j’ai observées, qui ont un pédoncule cylindrique ou seulement strié, présente une certaine irrégularité dans la disposition de ses fleurs : c’est le Trifolium Wormskioldii , Don. Le sommet organique de son inflorescence est un peu excentrique, ses fleurs étant notablement moins nombreuses du côté qui regarde l’axe de la
tige.
fol
bien plus remarquable encore. Ses fleurs, au lieu d’être symétriquement reparties autour d’un axe central, constituent une inflorescence unilatérale. Ce trèfle n’a pas, en effet, comme les autres, le pédoncule cylindrique; celui-ci est profondément déprimé sur la face antérieure ; il est couronné par un involucre membraneux, denté, qui parait unilatéral à la première vue, mais qui se prolonge tout autour de la base de l’inflorescence, dont il suit les sinuosités. Cet involucre, du côté externe, a la forme d’un fer a cheval dont la courbure répond au sommet géométrique du pédoncule. C’est donc sur la face antérieure de ce réceptacle que sont insérées les fleurs, qui sont
pédicellées à l’état adulte.
Si l’on étudie l’évolution de cette inflorescence, on la trouve formant, a l'aisselle des jeunes feuilles, une sorte d’écaille a l’extrémité supérieure de laquelle apparaissent les rudiments de I involucre et ceux des premières fleurs. Celles-ci sont disposées de telle manière que la plus âgée et la plus avancée dans son accroissement est terminale; les deux qui sont immédiatement à côté d’elle, sont un peu moins développées; celles qui viennent ensuite à droite et à gauche, en suivant toujours de haut en bas le bord de l’écaille, sont d’autant moins avancées qu’elles sont placées plus bas sur le réceptacle. Pendant que cette première série périphérique de fleurs se forme, Il en nait une deuxième immédiatement au-dessous d elle et concentrique-