‹ Observations sur le fluide organo-électrique et sur les mouvements électro-métriques des baguettes et des pendulesChapitre 10 sur 121 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Conditions nécessaires pour obtenir des mouvements avec

les instruments organo-électriques,

L'expérience m’a démontré que tous les êtres animés sont doués de deux fluides analogues aux fluides électriques ; que ces fluides exercent sur eux une action qui ne cesse que quelque temps après la mort. Ces fluides, dans le corps humain ; comme dans la pile voltaïique, y sont toujours en activité , et donnent naissance, chez l’être animé, à des effets différents, suivant que l'organisme dans son état normal se trouve avoir extérieurement les fluides séparés ou réunis. Ainsi l’homme dont l’action des fluides correspond à ceux d’une pile dont les pôles sont séparés , diffère de celui dont les fluides correspondent à ceux d’une pile dont les pôles sont réunis. En effet, le premier sera doué généralement de la propriété de communiquer des mouvements aux instruments organo-électriques, tandis que le second en sera constamment privé. Cependant mes observations

m'ont conduit à reconnaître qu'il est possible, par l'emploi des substances douées de propriétés positives ou négatives, appliquées sur certaines parties du corps humain , d’en séparer les fluides extérieurs et de les assimiler ainsi à ceux d’une pile à pôles séparés. C’est ainsi que je suis parvenu à déterminer les mouvements de mes instruments dans les mains de personnes qui n’en étaient nullement susceptibles auparavant.

Ces conditions étant essentielles et indispensables, pour que l’homme ressente les mouvements des mstruments organo-électriques, il en résulte que certaines personnes en sont privées. Parmi celles qui en sont douées, de très grandes variations s’observent quelquefois dans les résultats obtenus par deux sujets différents, comparés l’un à l’autre. Cette différence dans l’action produite rend donc cette étude très difficile dans son application , et les anomalies qui en résultent portent malheureusement trop souvent les gens peu observateurs ou peu patiens , d'abord au doute, puis à l’incrédulité.

Les différences qui se remarquent continuellement dans les expériences comparatives, faites d'homme à homme, sont toutes naturelles et d’autant plus conséquentes que l’organisme lui-même varie et change à l'infini d’un individu à l’autre. Plusieurs personnes soumises à la secousse de l’é-

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